Marc est professeur de littérature à l'université de Lausanne et c'est accessoirement un séducteur qui n'hésite pas à ramener certaines étudiantes dans son chalet où il habite avec sa sœur. Quand sa dernière conquête est portée disparue, Marc voit sa vie bouleversée. Entre l'enquête de police, son poste de professeur qui est menacé, son supérieur qui séduit sa sœur, une étudiante qui le harcèle et la belle-mère de la disparue qui fait irruption dans sa vie, tout se passe un peu trop vite. Thriller aux allures hitchcockiennes qui s'intéresse plus aux relations entre les personnages qu'aux faits, "L'amour est un crime parfait" bénéficie d'une intrigue qui s'imbrique bien dans l'univers des frères Larrieu. Sous le paysage blanc immaculé de la montagne se cachent des cadavres et des faux-semblants qui finissent par se révéler peu à peu. Si parfois l'abstraction qui court tout le long du film est un peu difficile à saisir, il n'empêche que le film fonctionne très bien grâce aux relations tissées entre les personnages et grâce aux dialogues, très littéraires, mais qu'un casting de choix mené par Mathieu Amalric manie parfaitement.
Moins "Larrieu" que les autres films des frères réalisateurs.....Mais "Larrieu" quand même dans quelques instants créateurs (les routes de montagne, l'histoire du scorpion, les délires passagers d'Amalric avec la police)... Pour le reste nait un bel équilibre entre l'image, la musique et les dialogues..... L'histoire se suit avec intérêt, un professeur séduit ses étudiantes et certaines d'entre elles disparaissent..... Matthieu Amalric m'a enthousiasmé par son jeu, je ne trouve pas son élocution affectée ou maniérée, comme dans certains commentaires, et même si l'histoire policière est relativement molle, elle permet de brosser un portrait original d'un pseudo intellectuel assassin , en aucun cas une peinture sociale, mais un mélange d'humour et de perversité latente sur les intentions d'un individu... J'aime le travail original des frères Larrieu, travail indépendant dans ses objectifs et ses formes... Les dialogues sont intéressants, les plans séquences aussi, les actrices ont du charme, maiwen, Sara forestier, Karin Viard.... Le twist du film est intéressant aussi, inattendu même, mais n'entraine pas le scénario très loin, ni n'impose de surprise finale..... A noter la beauté des paysages pyrénéens (miam, miam), et celle de l'université , des salles de classes... De très solides réflexions littéraire entre la complémentarité de l'homme et du paysage, des références à la divine comédie de Dante, du Bach ? des accompagnements musicaux classiques renforcent l'aspect formel du film avec bonheur..... L'esprit vagabonde souvent, le résultat est un mélange sympathique et nourricier......Pas mal......
J'avais bien aimé l'invention formelle du dernier film des frères Larieu mais L'amour est un crime parfait déçoit. Le film est à la fois froid, clinique et surtout assez prétentieux et ennuyeux au bout de 45 minutes. Certes, les Larrieu savent manier les travellings et utiliser les paysages en les magnifiant (la beauté des montagnes est manifeste). Le fait d'avoir trouver cette université à l'improbable architecture est une belle idée qui donne une sensation fantastique. Certes, Mathieu Amalric confirme son talent mais finit par surjouer. L'intrigue se perd ensuite dans des situations à l'absurdité mal maîtrisée, aux dialogues parfois aberrants et, en voulant confondre réalité et onirisme, finit par faire sourire (voir la mort du flic). On ne compte plus non plus les incohérences scénaristiques tel le lumbago du prof qui est vite guéri ou les paysages neigeux puis sans neige... Karin Viard est ridicule (la scène sous la douche outranciée) et Maîween agace. La première moitié est assez soignée et glaçante mais la suite sombre dans un ridicule que le talent technique des cinéastes ne parvient pas à éviter.
Les personnages, comme souvent chez les Larrieu, sont assez complexes, pour ne pas dire étranges, et souvent insaisissables. Les relations, faites de séduction mais aussi de mensonge et de domination, s’inscrivent comme dans un jeu de dupes, où chacun épie chacun, ou tout le monde se méfie de tout le monde. Coté intrigue, on navigue entre drame et thriller avec une disparation qui sert un peu de fil rouge (MacGuffin ?), de liant entre les personnages, mais qui ne constitue pas, heureusement, le seul intérêt de l’histoire. Film bourré de sensualité et même de sexualité (subtilement suggérée, plus que montrée), film passionnant car ambigu, film dont les personnages et leurs intentions restent souvent obscures, en tout cas imprévisibles, film au scénario délicieusement absurde et par moment assez drôle, avec des dialogues très écrits mais jamais chiants, « L’Amour est un crime parfait » est un vrai bon moment de cinéma, un thriller atmosphérique et décalé… un film dans lequel on sait jamais trop où l’on va, où le polar se pare de grotesque avec maestria, que même la présence de la toujours insipide Maiween ne parviendra pas à gâcher.
Mon instinct, au vu de la bande-annonce, m'avait retenu d'aller le voir au cinéma tant celle-ci ne m'avait pas inspiré du tout. Devant mon téléviseur, confortablement installé dans mon canapé au début du film un doute, une angoisse m'a de nouveau saisie, mais bon..., il faut savoir laisser une chance au produit et pour trouver un film bon ou mauvais il faut quand même l'avoir vu ! Hélas parfois vos tripes vous lancent un avertissement qui se payant d'écouter ! J'ai vu que le film avait fait presque 365 000 entrées, sur les noms de Karin Viard et Mathieu Amalric sûrement, parce que pour le reste le film n'a rien à faire valoir. Tiré du roman de Philippe Djian le film semble en être une paresseuse et littérale adaptation, en tout cas si l'on en juge par le rendu des dialogues. Chaque fois que les personnages parlent tout semble récité, déclamé au mépris du naturel de la conversation, rendant les ces dernières artificielles et rigides. Ajouté à ça des personnages pas loin d'être stéréotypés et donc un brin risibles pour certains, une histoire morne et languissante qui lasse rapidement un spectateur agacé par l'inanité des péripéties parfois, en plus, matinées d'une forme d'absurde qui achève de faire sombrer une intrigue assez faiblarde. Et l'ambiance et les décors ne font rien pour égayer - et c'est rien de le dire - le paysage : paysages froids de montagnes enneigées, intérieurs d'université (ou travaille le principal protagoniste) fait de verre et d'acier donc dépouillé et froid, domicile du professeur et de ça sœur sombre et confiné ; bref les deux principales localisations des scènes du film sont donc particulièrement déprimantes en regard de ce qui s'y passe. On passe donc une heure cinquante particulièrement ennuyeuse et je dois dire que la dernière demi-heure je l'ai passée à soupirer et regarder fréquemment ma montre. Un récit rigidifié par des dialogues affreusement peu naturels, inintéressant du fait d'une intrigue insipide et trop étirée, et enchâssé dans des décors glaciaux qui achèvent de rendre ce long-métrage vide de toute humanité et de s'aliéner un spectateur rebuté en outre par des personnages antipathiques et grotesques. Un spectacle froid et insipide qui n'est même pas racheté par l'interprétation de ses acteurs. Un ratage assez évident. Un film que je ne conseillerai évidemment pas, voire que je déconseillerai sans hésitation.
D'abord il y a livre de Djian. Pas son meilleur et loin de là, mais enfin, il y a quelques leçons sur l'écriture dispensées par cet écrivain obsédé par la belle prose, et aussi les fameuses ellipses qui tuent, chères à l'auteur. Ensuite, il y a les Frères Larrieu, capables du tout meilleur ("Un Homme Un Vrai", remember ?) mais un peu enlisés dans leur propre univers salace depuis quelques temps. Les faire se rencontrer dans la froideur de la Suisse (un bâtiment à l'architecture transparente étonnante, des montagnes sous la neige) était a priori une idée un peu bizarre mais intéressante. Et puis il y a eu le mépris, la haine avec laquelle le "grand public" a répondu au film, qui décuple forcément l'intérêt qu'on peut lui porter. "L'Amour est un Crime Parfait" est, logiquement, un objet singulier, avec sa belle parole directement extraite de chez Djian, son scénario qui ne respecte aucun code du thriller, malgré les crimes et le jeu du chat et de la souris auxquels se livrent tous les personnages (rappelons-le, "Incidences" n'était pas un thriller non plus, ou alors à peine...), et ses acteurs qui ont surtout l'air de beaucoup s'amuser (une caractéristique, et peut-être la meilleure, de la plupart des films des Frères Larrieu...). Et sa mise en scène patiente, distanciée, qui laisse assez d'espace au spectateur pour qu'il se fasse son propre film dans les trous béants de la mémoire de Marc. On pourra à la rigueur déplorer une tendance à la caricature facile - mais le texte de Djian, assez pince-sans-rire, l'autorisait - et un bon quart d'heure de trop. On s'étonnera surtout que Djian ait autorisé à mettre dans la bouche de Marc des théories aussi différentes des siennes quant à la littérature... même si on comprends que le paysage comme représentation de l'être humain, c'est une sorte d'illustration de ce que les Larrieu font, et plutôt bien, depuis des années. Quant à la haine du Français moyen pour ce film, j'ai bien peur que cela soit cette haine croissante de l'intelligence et de l'originalité qui gangrène notre pays, autrefois cinéphile : "L'âge d'Or" de Buñuel serait encore plus mal reçu aujourd'hui qu'il ne le fut à l'époque...
Les frères ont tous les deux une bonne réputation d'auteur et de réalisateur. J'avais vu "La brèche de Rolland" un de leurs premiers moyens métrages qui était sorti en salles il y a de cela une douzaine d'année si je ne me trompe pas. Et puis un autre film avec Hélène dont je me souviens d'une scène où sa petite fille lui disait par derrière la porte : "Maman, maman". Scène irracontable ici mais d'une infinie beauté. ... et depuis, j'avoue que ces 2 garçons (les Larrieu) cherchent sans y parvenir à faire un film parfait qui réconcilierait le public, la critique et les marchands de cinéma. Mais hélas, sans y parvenir. L'amour est un crime parfait - adapté d'un roman de Philipe Djian - est une arnaque. Il n'y a qu'à regarder l'affiche pour se rendre compte que le film sera malheureusement formaté, ennuyeux, faussement intriguant : j'y ai vu une pub pour une université toute chic et toute belle dans un paysage de montagne pour de beaux étudiants........ Quant à deviner qui était l'auteur du crime : il suffit de regarder l'affiche. Rien ne vous échappe?
"L'amour est un crime parfait" (2013) la trois (RTBF) le 23.11.2016
Et ce navet une histoire neu-neu qui a trouvé une production on ne sait trop comment ! Ne faisons pas dans l'euphémisme : les frères Larrieu, pourtant nés à Lourdes, n'ont jamais fait de miracles en matière de films,et l'avant-dernier bide en date (rediffusé en 2016) est pour moi d'une profonde débilité. On ne dénote que 365 000 victimes ayant payé leur entrée en salles, Dieu merci. Si vous les aimez, apprêtez-vous à avaler des couleuvres à satiété ! Par exemple, Mathieu Amalric tombe toutes les jeunes filles en fleurs pleines d'acné de l'université où il sévit. Leurs mères aussi d'ailleurs. A se rouler par terre quand on voit le faciès du séducteur et son regard louc ! Le playboy embrasse même sa soeur sur la bouche et lui fait de gros câlins quand elle se couche sur lui ! Aurais-je avec la mienne un comportement trop distant ? Par ailleurs, qu''est-ce qu'on s'amuse espérais-je ? ! Eh bien non, c'est mou, décousu, long, lent, déprimant même, truffé de scènes destinée à meubler, et on connaît la route enneigée par coeur. On se demande ce que Karin Viard est allé faire chez les helvètes ! Film alimentaire ? Quand on voit le score, sûrement pas ! L'ambiance sonore est au diapason de ce ratage (...) : déprimante. A la question des douaniers suisses "Rien à déclarer ?" je répons "Si, film agaçant au possible et susceptible d'intoxiquer : quelle pub pour les cigarettes et quel exemple pour les jeunes ! Quelle abondance de volutes de fumées lors des prises de vues !" willycopresto
Mathieu Amalric est un bon acteur que je n'aime pas et ici on atteint des sommets ... Cet homme d'une grande laideur avec des yeux exhorbités comme un poisson crevé se fait passer pour un irresisitible séducteur ah ah alors la je rigole et moi je suis plus beau que brad pit. En plus il n'est pas brillant par son esprit qui aurait pu arranger le charisme du personnage et ne parlons pas de viard perdu dans ce nihilisme de scénario .
Un synopsis des plus prometteurs qui m'a fait sauter direct sur ce film. Même si je ne suis pas cinéma français à de très rares exceptions. Et vlan, encore un truc sans queue ni tête, sans vrai rapport avec le synopsis de base. On rajoute une musique angoissante à des moments ou on se demande ou est l'angoisse. C'est plat, ennuyeux.. mou...Et Mathieu Amalric est complètement absent, est-ce un rôle ou s'ennuie-t-il ferme dans ce film... ou a-t-il fait trop la fête la veuille du tournage ? Un film dépressif...
Quel ennui. Un pseudo thriller dans lequel on ne ressent aucune tension puisque tous les "rebondissements" se voient tous arriver de manières grossières. Le jeux des acteurs très théâtral est rapidement pénible voir insupportable pour Sara Forestier notamment. Le côté sexy du film lui aussi est complètement loupé, c est mou et tristounet. Bref il n y a pas grand chose à sauver si ce n est cette ambiance glaciale des montagnes suisses.
Rien ne semble échapper ici à la maestria des frères Larrieu, et ce sens de la perfection leur confère une respectabilité dangereuse. Une sophistication appuyée, vite oubliée dans cette mise en scène qui donne de la grâce à l’architecture la plus froide et un allant particulier à des personnages bien bizarres. Mathieu Amalric nous guide alors dans un dédale de situations plus bizarres, les unes que les autres. On s’y laisse conduire avec bonheur, tant le charme et la magie façonnent une intrigue sulfureuse. Il faut simplement que ça s’arrête à temps, ce qui n’est pas forcément le cas (1 h 51) Pour en savoir plus