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Hollywood-Biographer
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3,5
Publiée le 3 mai 2020
Denzel WASHINGTON et Viola DAVIS excellent dans ce drame familial bouleversant. L'adaptation cinématographique de la pièce d'August WILSON est une vraie réussite. "Fences" se révèle saisissant en montrant les rapports explosifs d'un père de famille aigri à cause des sacrifices et des discriminations. La mise en scène figée dans la maison des MAXSON rappelle bien évidemment des scènes de théâtre. Ce qui peut parfois amener à quelques longueurs dans les dialogues, mais "Fences" parvient tout de même à éviter certains écueils du théâtre filmé. Si le spectacle peut paraitre interminable et trop bavard pour certains, d'autres apprécieront l'investissement des acteurs pour rendre ce drame vraiment poignant.
J'ai vu un film... qui m'a énormément touché par la force de son interprétation de l'ensemble du casting. On suit à hauteur d'homme le combat difficile d'une famille noire dirigée par l'Homme de la famille (Denzel Washington... impérial dans le jeu et dans la réalisation) avec l'objectif de faire au mieux et de prendre des décisions justes de père de famille, avec ses peurs, ses freins et ses aspirations... Cet homme fait des erreurs, croit faire bien, veut faire mieux, mais c'est juste un homme, avec ses forces, ses certitudes, ses fêlures... Et avec ça, il essaie, il se trompe, il essaie, il avance, il essaie, il freine son entourage, il essaie, il veut bien faire, il essaie, il échoue parfois, il essaie, il réussi parfois aussi, mais toujours il essaie... Les dialogues sont d'une force qui m'a littéralement emporté dans une forme de poésie... Les mots auraient pu venir du théâtre, ils doivent sans doute venir du théâtre... Il faut voir ce film sur la résilience, la famille, la compréhension, l'incompréhension, la dignité à trouver...C'est un film pétri d'émotions, de sentiments contradictoires et personnages bousculés par la vie... Un grand film...
Le film vaut surtout pour la performance de Denzel Washington qui est très bon dans son rôle. Le reste du casting est bon. Si l'histoire et la mise en scène n'ont rien d'extraordinaire, grâce aux acteurs le film est bon.
Le film repose sur ces prouesses numériques pour l'époque et l'alchimie entre les personnages. Les effets numériques à travers les tornades ont légèrement vieillis mais n’enlèvent rien à l’atmosphère du film qui jongle entre camaraderie et suspense. Twister se sert des tornades pour mettre en avant les relations humaines de ce petit groupe de chasseurs. Ainsi le film est plutôt sympathique à regarder mais les années passées ont enlevé la tension palpable de l'époque. Comme quoi, survivre au temps est plus dur que de survivre aux tornades.
Troisième réalisation pour Denzel Washington près de 10 ans après « The Great Debaters » (2007) et plus encore avec « Antwone Fisher » (2003). Il revient alors à la charge d’une adaptation d’une pièce de théâtre répondant au même nom. Pour commencer, ce « film » a un problème. Le huis-clos est tenté d’être dissimulé mais en vain. Le souci vient de l’adaptation qui se veut (trop) théâtrale par moment. La différence avec le cinéma, c’est que l’on choisit les plans, les personnages et les discours à montrer au spectateur. Au théâtre, libre à ce dernier de suivre l’évolution d’un individu ou sur l’ensemble de la scène. Ici, l’apparition et la prise de parole des acteurs reste parfois dépourvues d’émotion, alimentées par des longueurs sans intérêts. Les protagonistes répondant aux noms de Jim Bono et Gabriel sont le parfait exemple de ce constat. Ils se présentent dans le rôle d’interlocuteur, ni plus ni moins. Il en va de même pour certains objets dont on se contentera s’apercevoir afin de marquer des transitions peu emballantes, mais l’effort est à souligner. De plus, le scénario peut sembler être une redite des œuvres passées, convoquant les mêmes sentiments de culpabilité et de responsabilité. Et c’est pour Denzel, noyau de ces débats familiaux, que l’on vient partager et discuter de sa vision des choses. Troy Maxson, le personnage qu’il incarne, est d’une dureté tout ce qu’il y a de plus brute. Rongé par l’insatiable désir de protéger sa famille, il tend d’apprécier la vie et de transmettre la richesse de son expérience. Entre sa femme Rose (Viola Davis) et ses fils Cory (Jorvan Adepo) et Lyons (Russell Hornsby), se tissent alors des liens complexes, ne reposant que sur un détail du contexte initial. Chacun recherche une reconnaissance paternelle mais dès lors que l’intrigue change de registre, on perd le fil et on revient à une dure réalité. La position de Troy est de confronté l’envie et le devoir. Entre les deux, le besoin subsiste pour nous démontrer que les « barrières » de Troy entraine une histoire bouleversante. Mais en somme, « Fences » est surestimé étant donné le contexte politique et morale qui frappe l’Amérique. La situation sociale est le support que l’on attendait, elle est présente et nous sentons le poids des mots. Les erreurs d’une vie semblent pardonnables mais reflètent le véritable sentiment d’une personne. Le film s’attarde sur ce point et réussi à émettre son discours, malgré quelques confusions techniques.
Deuxième strike petit, te fais pas sortir, t’as plus le droit à l’erreur !
Se déroulant dans les années 1950 en Pennsylvanie, Fences est un drame qui porte bien son nom avec toutes les barrières et autres malaises qu’il transmet à travers la famille de Troy Maxson, ancien joueur de baseball devenu éboueur pour subvenir aux besoin de son foyer. À la fois réalisateur et acteur principal, Denzel Washington (Déjà vu, American Gangster, Les Sept Mercenaires) démontre une fois de plus son grand talent en jouant un personnage complexe et perturbé, cinquantenaire à l’ancienne estimant qu’il faut accepter n’importe quel travail pour mériter d’avoir un toit et qui élève ses fils très sévèrement. Son épouse Rose est jouée par Viola Davis (Trist, Prisoners, Suicide Squad) tandis que Mykelti Williamson (Les rues de feu, Sauvez Willy, Forrest Gump) interprète son frère Gabriel.
Si Troy reproche à l’aîné Lyons d’avoir choisi la voie de la musique et de dépenser n’importe comment les dix dollars qu’il lui donne le vendredi, il est encore plus dur avec Cory en voulant carrément l’empêcher de faire partie d’une équipe de football américain, sous prétexte qu’il doit continuer son travail actuel et l’aider à construire une clôture pour la maison. Il cherche en réalité à ce que son fils ne devienne pas comme lui, estimant que les noirs ne sont jamais réellement acceptés dans le sport de haut niveau, et appréhendant sans doute que lui réussisse là où il a échoué à une époque pourtant moins tolérante.
Pour chasser l’possum, il r’cule devant rien !
Denzel Washington dépeint ici le portrait d’un père de famille reportant les discriminations qu’il a subies sur ses proches, à travers une vision du monde très rigide, un excès d’alcool et une présence qui peut paraître étouffante comme l’illustrent de longues scènes de dialogues, non sans rappeler le style de Quentin Tarantino. Trop parfait pour être sans faille et parlant sans cesse comme s’il s’agissait d’un match de football, il insiste sur le fait que la maison lui appartient car c’est lui qui l’a payée et qu’aimer ses enfants n’est pas un devoir dans le sens où aucune loi ne le dispose.
L’intensité monte plus d’une fois avec une certaine violence dans la supériorité du père dans les foyers de l’époque, laissant en réalité place à un malaise dû à un manque de temps pour soi dans la vie de famille, en engendrant des fautes bien souvent irréparables. Viola Davis fait également preuve d’un bon jeu d’actrice dans ce qu’elle subit malgré ses efforts pendant dix-huit années de vie maritale. Malgré sa volonté d’enfin dire non à son père en refusant spoiler: d’être présent à sa sépulture lors de la séquence finale, Cory montre qu’un fils qu’il a toujours un peu d’amour en lui comme en témoigne l’héritage de la chanson de Blue le chien, qu’il fredonne avec sa petite sœur sans avoir aucun mal à l’accepter. Un très bon film !
L’action commence en 1957 à Pittsburgh. Elle se déroule pour l’essentiel au foyer de Troy Maxson un Afro-américain d’une cinquantaine d’années marié à Rose. Dans sa jeunesse, Troy fut un surdoué du baseball auquel les lois raciales interdirent de faire carrière dans le sport. Éboueur pour la ville de Pittsburgh, il remâche sa rancœur. D’un premier lit, il a eu un fils, Lyons, qui peine à vivre de sa musique et ne cesse d’emprunter de l’argent à son père. Avec Rose, il a eu un second fils, Cory, qui espère, contre les conseils de son père, passer professionnel en football américain.
« Fences » repose sur un double malentendu. Le premier aurait pu être surmonté ; le second, hélas, est fatal.
Réalisé par Denzel Washington, « Fences » donne au sympathique acteur le rôle principal d’un … salopard. Car c’est bien à cela que se réduit le personnage de Troy Maxson. Sans doute son caractère s’explique-t-il par son enfance misérable, ses rêves contrariés de carrière, son passage en prison. Mais, tous comptes faits, Troy est un salaud qui trompe sa femme aimante et tyrannise ses enfants. L’ambiguïté est d’avoir confié ce rôle au plus sympathique des acteurs. Pendant presque tout le film, on s’attend à ce que l’acteur et son double se retrouvent : Troy Maxson va-t-il faire tomber la carapace du salaud pour révéler la bonté prisonnière au fond de lui ?
Plus grave est le malentendu provoqué par la mise en scène. « Fences » est au départ une pièce de théâtre. Ecrite en 1983 par l’immense dramaturge afro-américain August Wilson, elle s’est vu décerner le prix Pulitzer en 1987. Le rôle de Troy Maxson a été créé par James Earl Jones et repris à la scène par Denzel Washington lui-même. Le film « Fences » porte la trace de cette trop lourde généalogie. C’est du théâtre filmé dans ce qu’il a de pire : des décors statiques auquel une caméra virevoltante essaie sans succès de donner du mouvement, des dialogues interminables et trop écrits dont une interprétation, au demeurant excellente, ne parvient pas à restaurer la spontanéité.
Des échanges, des lieux, un découpage, tout ici respecte une spatialité de théâtre. La pièce est ainsi filmée et avec beaucoup de plaisir on découvre de prêt le visages de ces acteurs qui jouent ici leur plus grand rôle. Les dialogues et les tournures sont incroyablement inspirés, authentiques.
En tant que réalisateur, Denzel Washington signe son troisième long-métrage en 2016. Il incarne lui-même le rôle d’un père de famille particulièrement exigeant avec son entourage en raison d’une amertume enfouie au plus profond de lui-même. Cette autorité aveugle vise surtout à protéger ses proches de toute injustice en particulier la ségrégation raciale. Si ce film reste extrêmement bavard avec des monologues qui ont parfois tendance à assommer le spectateur, le message global fait mouche. En complice aimante, Viola Davis (Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle) parvient malicieusement à déboulonner cette rancœur toxique. Bref, un huis clos théâtral dont la justesse des propos sur le parcours d’une vie et les relations humaines interpelle nécessairement l’auditeur.
Magnifique huis clos que ce film de Denzel Washington, interprétation non moins magnifique du même Denzel Washington et de Viola Davis dont l'oscar du meilleur second rôle féminin est parfaitement mérité. Pour ma part, je trouve que même si les 45 premières minutes du film peuvent sembler longues avec quelques monologues fastidieux, elles me semblent cependant nécessaires à une bonne lecture du personnage plutôt complexe de Troy Maxson. Histoire singulière d'une famille afro-américaine à Pittsburgh dans les années 50 dans laquelle s’enchevêtre conflits de générations, discriminations racistes et l'abnégation d'une femme dans sa vie de couple.
3,3 - Des rôles à Oscar... Denzel Washington plutôt à contre emploi dans ce rôle mais toujours aussi exceptionnel !! Un (presque) huit clos social puissant quant au thème qu'il traite mais malheureusement assez ennuyant même si le fond est puissant et "dur". Il pose quelques questions sur le couple, la parenté, les aspirations de chacun etc Le tout resituant le contexte dans une période socialement difficile notamment pour les "Noirs" aux Etats Unis
Où voir la pièce ? Quoique ! Décrochage au bout de 20 minutes après les monologues sur dame la mort.. ou sur l'enfer (ou le diable ?) mais là j'ai commencé à me dire que j'avais surement mieux à faire. Bravo a Dama Viola qui a eu son Oscar.
Au début du film j'ai failli décroché à cause des monologues incessants de Troy, parfois le film est trop théâtrale et donc déconnecté du décors réel dans le quel il est censé être, ce qui donne l'impression que certains moments ne sont pas crédible par rapport aux réaction des personnages. Des décors que j'ai beaucoup aimé d'ailleurs, c'est très chaleureux. Les interprétations des acteurs sont très juste, en particulier Viola Davis, qui est très touchante. De façon générale c'est un film très authentique et c'est ce qui en fait sa force. Un beau moment de cinéma.
Excellent film et un parfait jeu d'acteurs que nous avons ici. Une note parfaite pour l'actrice VIOLA dans le rôle de Rose, c'est elle la véritable héroïne du film. Le spectateur se retrouve hypnotisé par les dialogue depuis le début. Beaucoup d'émotions garanties.
Mise à l’écran de la pièce du même nom par Denzel Washington, également acteur principal, on ne s’étonnera pas de passer 2H20 quasiment en huis-clos, entre la cuisine et surtout l’arrière-cour d’un appartement modeste du quartier Noir de Pittsburg dans les années 50, dont notre héros fabrique les « fences », les clôtures en bois, tout au long du film. Enfant de la pauvreté, de la brutalité paternelle, de la délinquance et de la ségrégation, cet éboueur analphabète de 54 ans, ancien prodige de baseball, ne vit que pour son épouse aimée et dévouée, son fils brimé et excessivement élevé à la dure, son collègue et meilleur ami connu en tôle il y a longtemps, son frère handicapé mental depuis une blessure de guerre, et son premier fils musicien issu d’une aventure de jeunesse. Parangon de la conscience responsable, du travail bien fait, de l’ordre et de la dignité morale, sa verve intarissable et les dialogues alternés entre tous se succèdent en révélations épisodiques de son passé, en leçons de morale et d’apprentissage de la vie et en sujets philosophico-sociaux aussi divers que variés. Cette comédie dramatique familiale prendra pourtant une tout autre tournure dès la divulgation d’un adultère et d’une enfant illégitime. Le drame, le déclin et l’ironie de ce sympathique despote naitront de sa propre fermeté, ses certitudes et son irrésolution, qui l’éloigneront de tous ceux en qui il a si bien imprimé ses valeurs, basculées maintenant en instruments de son propre isolement.