Fences
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LeMagduCiné
LeMagduCiné

71 abonnés 626 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 février 2017
Le monologue du voisin

Nombreux sont ceux qui ont eu l’audace ou tout simplement le courage de transformer une pièce de théâtre en une œuvre cinématographique. Un des exercices les plus casse-gueules qui soient. Par exemple, cette adaptation par Roman Polanski de Carnage, la pièce de Yasmina Reza a fait couler beaucoup d’encre, de fiel devrait-on dire. Mais à l’autre bout du spectre, on a pu avoir des pépites comme Incendies de Denis Villeneuve (adaptation d’une pièce de Wajdi Mouawad), ou dans un autre registre, le récent Juste la fin du monde de Xavier Dolan, une adaptation plausible de la pièce de Jean-Luc Lagarce.

Denzel Washington vient donc de se rajouter à cette longue liste, en adaptant Fences, la pièce du même nom d’August Wilson. Créée en 1983, la pièce a été reprise à Broadway en 2010 par Kenny Leon, pour une saison de 13 semaines, avec déjà au premier chef Denzel Washington lui-même, ainsi que Viola Davis. Pour ce qui est du scénario, le dramaturge en avait déjà élaboré une version bien avant sa mort en 2005. Des ingrédients dont Washington s’est emparé pour concocter cette version cinématographique.
papalou
papalou

18 abonnés 225 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 mars 2017
Étonnamment ce film est peu distribué, pourtant Denzel Washington a porté ce projet, l'a produit et y joue...
Ce qui m'a vraiment plu c'est le sujet et la narration progressive du recit.
Porté par le charisme de Denzel, je me suis attaché à ce personnage de père de famille éboueur et ancien joueur de baseball. Un homme qui se bat pour le confort de sa famille....et tout doucement on découvre sa famille sa femme, ses enfants, sa maison.....excellent et là tout dérape .... D'un homme respectable .....il s'avère être un été aigri, et encore c'est le moindre.... En effet c'est une tragédie qui ne dit pas son nom....
La pièce présente les difficultés de la transmissions, les fausses routes et les compromissions souvent acceptés par sa famille, les faux prétextes pour ne pas avancer et la peur....de se rendre compte qu'on a été un médiocre faible....d'autant qu'on est noir au Us dans les années 50....tout un programme.
Denzel excelle dans ce crescendo pourtant je n'ai pas eu l'impression qu'il faisait beaucoup d'effort dans la nuance... Et c'est à ce niveau que cela m'a moins plus.
Comme c'est une pièce de théâtre filmé en décor naturel, les comédiens évolue donc en plein air mais continu à jouer la pièce .... Et la pièce étant tres écrite cela donne une sorte de décalage entre le milieu très modeste dès personnage et la qualité des dialogues....
Denzel clame son texte comme si les micros avaient du mal à le capter.... Contrairement aux autres comédiens qui restent très nuancés dans leurs rôle; Denzel reste scotché à sa déclamation.... À croire que ce personnage des 50´s devait parlé comme othello pour se faire comprendre de sa famille.... Là je n'ai plus accroché !
viola Davis est très juste et utilise habillement la situation de pièce filmée ce qui lui donne beaucoup de naturel...et aussi le collègue Éboueur de Denzel, Stephen Henderson, noir albinos , excellent, sorte de confident et ami et tres réaliste sur le bonhomme incarné par Denzel W ; le côté étonnant c'est qu'il a un air de Edward J Robinson dans "soleil vert" , mais en plus massif!
FEnces, ou Barrières semble pour moi une demi réussite.

J'ai noté 3 étoiles / 5
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 février 2017
Durant le premier quart d’heure il faut avouer qu’on a un peu peur. Denzel Washington débite des logorrhées verbales qui n’en finissent plus sur des sujets aussi divers qu’inintéressants. Puis on s’habitue peu à peu à ces longs dialogues et confrontations verbales entre deux acteurs notamment les deux principaux, le réalisateur lui-même et Viola Davis. Lorsque ces deux-là évoquent leur mal-être et leur bonheur ou font le bilan de leur vie, on assiste à des joutes verbales de platine incarnées par des comédiens en or massif. Il faut avouer qu’ils connaissent bien leur texte et ces rôles puisque ils les ont déjà déclamés et interprétés dans la pièce de théâtre d’August Wilson dont est adapté le film.

Le problème est qu’un film ayant comme matière première le théâtre a parfois du mal à se départir de son matériau original. Et ici, il est vrai qu’on a la trop désagréable impression les trois quarts du temps d’assister à une pièce tant le film ne quitte que rarement la maison de Troy Maxson, et même pire, uniquement le salon et surtout la cour extérieure. Et la mise en scène du comédien ne transcende malheureusement pas vraiment l’adaptation qu’il en a tiré à tel point qu’on doute de l’utilité d’un tel film. Les plus de deux heures que dure le film paraissent parfois bien longues, certaines séquences et les sujets qui y sont débattus étant sporadiquement intéressants. Et comme c’est un peu long à se mettre en route, on est à deux doigts de raccrocher…

Heureusement les thèmes traités s’avèrent plus souvent intéressants voire passionnants et les prestations de Denzel Washington, encore une fois monstrueux, et Viola Davis, proprement renversante, permettent tout de même de croquer un beau morceau de cinéma. On y parle avec sens de ce qui fait l’éducation ou la réussite dans la vie, mais également un peu du racisme et beaucoup du temps qui passe et de l’évolution des mœurs. Des thèmes qui peuvent parler à tout le monde et solubles dans un film qui se déroule dans les années cinquante mais semble toujours autant d’actualité à travers ce qu’il évoque. Il faut avouer que c’est davantage un film d’acteurs et de texte mais on peut l’apprécier selon l’humeur. Modérément certes mais c’est dans ces domaines un travail d’orfèvre.
Padami N.
Padami N.

63 abonnés 514 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 février 2017
on sent tout suite l adaptation théâtrale êhuis clos que la mise scènes n évite pas avec longs dialogues et intonations incluses. le jeu de Washington et Davis est magistrale et nous fais oublié le côté théâtrale ,pas d'ennui juste un.lein d'emotions et de questions
Jean-Claude L
Jean-Claude L

52 abonnés 289 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 février 2017
Un film bouleversant et un jeu d,acteurs extraordinaire et nous observons cette famille évoluée presque en huit clos ou chacun essaie de vivre malgré tous les problèmes rencontrés c'est superbe juste un poil trop long.
Fanatoile
Fanatoile

19 abonnés 210 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 février 2017
Bon huis clos, un peu trop long, avec acteurs chevronnés mais je trouve que Denzel Washington se met trop en avant ce qui accentue d'autant ses nombreux travers : il n'y en a que pour lui, il "bassine" son entourage en racontant x fois les mêmes histoires, il critique tout, il invoque le devoir avant toute chose notamment quand il explique à son fils qu'il n'a pas à l'aimer dans la mesure où il fait son devoir en lui assurant le gîte et le couvert, l'empêchant au passage d'assumer sa passion pour le football ce à quoi son fils répond qu'il agit de la sorte par jalousie car lui a dû arrêter le base ball ce qui me semble très plausible. Enfin, il est faible étant incapable de repousser les avances d'Alberta et détruit ainsi la vie de son épouse qui reste hyper digne entre autre en assumant le rôle de mère pour la fille que son mari a conçue hors mariage.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 25 février 2017
August Wilson, que l’on pourrait qualifier avec beaucoup de liberté d’Arthur Miller black, a fait sa réputation en écrivant sur la vie des noirs hantés par leurs démons – femmes, alcool, jazz – dans les quartiers populaires du Pittsburgh des années 40, lui-même ayant vécu une vie similaire à ces héros ordinaires.

Denzel Washington en était amoureux, on le sait. Ayant déjà joué Fences avec Viola Davis à Broadway en 2010, on ne pouvait que craindre d’avoir droit à du théâtre filmé quand il décida, dix ans après The Great Debaters, de repasser derrière la caméra.

On avait raison.

Ce n’est pas mauvais, loin de là, mais l’extrême sobriété des décors (une rue, une maison et puis c’est tout) entrainant l’extrême aridité d’une caméra se retrouvant face à l’insoluble problème de filmer un monologue de 15 minutes sans ennuyer le spectateur. Il jaillit un plan serré saisissant de temps en temps mais soyons clair, Fences c’est avant tout du théâtre filmé.

Ça n’empêche en rien ces bêtes d’acteurs de sortir des performances à Oscar à travers la large gamme d’émotion maitrisée sur laquelle ils construisent le récit, et ça n’enlève rien au texte nous laissant deux heures pour juger un homme déchiré entre le salaud magnifique ou le brave type échouant à abattre la barrière qu’il a construit entre lui et ses proches (c’est si beau…).

Le texte et le jeu nous emportent jusqu’à un dernier acte malheureusement en deçà du reste. Cela n’enlèvera rien aux morceaux de bravoure qui l’auront précédé, l’oscar pour Viola Davis étant quasiment assuré, Denzel restant bien placé, ni à la force des thèmes abordés : déterminisme, rapport père-fils, mari et femme, le danger de rester dans la rancœur ; dérangeant au possible dans le meilleur sens du terme. La pièce n’a pas eu son Pulitzer pour rien mais cinématographiquement parlant, en faisant le choix d’effacer la caméra pour ne pas tomber dans le film à dispositif comme le dernier Dolan, il n’y a pas grand-chose à dire de plus que oui, c’est une excellente transposition, mais certainement pas un excellent film.
Lucas J.
Lucas J.

8 abonnés 34 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 février 2017
Les films qu'on aime, ou adore, sont généralement faciles à décrire et à critiquer. Mais pour ceux qui en plus de prendre notre tête et notre cœur ont pris, sans le demander et sans qu'on s'y attende, une partie de nous qui est inaccessible, il est alors beaucoup plus difficile d'en parler objectivement. Ou plutôt d'en parler sincèrement. Je vais donc me réfugier dans les faits : n'en attendant rien de précis, le film m'a arraché 20 minutes complètes de larmes sans interruption, une première. Au delà de cet aspect physico-sentimental, j'ai adoré ce récit qui relate la vie et les décisions d'un homme qui nous échappe sans cesse, sans aucune prévisualisation possible car tout simplement issues d'un parcours traumatique réellement difficile à approcher. A la fin des questions qui trouvent peu à peu leur réponse : le fils aîné vient il quémander un billet pour son usage personnel, ou parcequ'il sait qu'ainsi il flatte son père ? Le frère du héro est il le seul pour qui Troy éprouve de l'empathie ? Si le sens de la barrière est évident, avec l'importance du dialogue concernant le matériau utilisé etc... Qu'en est-il de celui du frigo, dont l'étrange contrat entre les deux amis viendra aussi marquer la fin de cette longue amitié ?

A voir donc... Mais le film vous prendra, ou non, selon votre propre histoire et sensibilité.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 25 février 2017
Denzel Washington revient à la réalisation avec ce film qui prend place dans l'Amérique des années 1950, avec comme toile de fond le baseball. Il y aborde différents thèmes qui lui sont chers, et brode un film largement maitrisé. Le film dure 2h20 mais on ne voit pas le temps passé, seulement la fin traine un peu en longueur. Pour aborder les relations familiales, il fallait de très bon dialogues, et bien ils sont excellents, c'est le gros point fort du film, des dialogues percutants et pertinents. Cependant, ce n'est pas le seul point fort, l'interprétation est juste parfaite : Denzel Washington et Viola Davis en tête (tous deux sont nommés aux Oscars et il mériterait largement de gagner), mais les seconds rôles sont tous aussi bons. En bref, Denzel Washington montre, si c'était encore à montrer, qu'il est un grand réalisateur et un grand acteur.
PaulGe G
PaulGe G

124 abonnés 607 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2017
un "presque" huis clos superbe. les comédiens au sommet pour un moment de vie bouleversant . c'est une histoire simple mais raconté avec un brio extreme.une mise en scène éblouissante de légèreté, de simplicité, de finesse, des dialogues fabuleux aux service d'un film rare tendre et cruel. que c'est beau.
Travel S
Travel S

16 abonnés 54 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 février 2017
FENCES est le 3éme long métrage réalisé par Denzel Washington et adapté de la pièce de théâtre d'August Wilson.

Le résultat est poignant !

Pour ma part, j'ai toujours trouvé cet acteur bouleversant dans la plupart de ses rôles.

Et je dois dire qu'en tant que Réalisateur, je ne me suis jamais vraiment penché sur ses oeuvres et je le regrette car FENCES m'a vraiment ému.

Ce film aborde énormément de thématiques comme La reussite, L'echec, L'amour, La mort, Le conflit et surtout La responsabilité d'élever une famille.

Troy Maxton, le père de famille ( Denzel.W ), est un homme frustré de ne pas avoir reussi a vivre de sa passion du Baseball.
Ce personnage symbolise énormément de choses dans ce film : Il peut symboliser à la fois La "Lumière", celui qui aime et protège sa femme ( interprétée par l'excellente Viola Davis ) et ses enfants spoiler: ( comme le dernier plan du film, nous le fait comprendre )
, ou incarner le "côté sombre", l'obstacle pour ses proches.

Le film se deroule en grosse partie dans la petite cour qui borde la maison de la Famille Maxton, parfois à l'intérieur ou dans la rue qui longe celle-ci.
Et cette mise en scène est pour moi le tour de force de ce film, car elle réussie à nous faire sentir comme chez nous.
On s'attache rapidement à cette maison, aux moments de vie qui s'y déroule.
Particulièrement aux visites de Jim Bono, et à cette bouteille de Gin, bue entre copains, qui symbolise la récompense du Vendredi soir pour Troy et son ami de longue date.

D'ailleurs, c'est à travers cette relation que le film démontre, là aussi, des oppositions dans l'esprit de Troy : spoiler: Il peut être un ami fidèle, comme un mari infidèle.


Et son comportement instable sera un cauchemar pour son plus jeune fils, Cory ( qui veut devenir sportif professionnel ) mais également pour lui même.

On sent à travers cette oeuvre que l'écriture à était travaillée dans les moindres détails, même jusqu'au titre du long métrage, qui est "Fences" et qui signifie "Barrière" ! Ce qui est totalement l'aspect principal de ce film :

Troy Maxton est une barrière pour l'accomplissement des rêves qu'on ses enfants, ainsi que pour sa femme spoiler: , qui lui demande d'ailleurs de construire une barrière autour de cette fameuse cour, derrière la maison
. Sa couleur de peau est pour lui, une des raisons de son échec dans le Baseball, donc cela est également perçu comme une barrière sociale spoiler: et la petite Raynell ( l'enfant que Troy à fait en trompant sa femme, avec une autre )
deviendra à un moment donné une barrière entre le couple des Maxton.

Les plans sont maitrisés et rendent les images magnifiques, les costumes et les décors donnent une véritable âme au film et les interprétations de Denzel Washington et Viola Davis sont incroyables.

Pour résumé, quelques semaines après le sortie de SILENCE en salles, c'est FENCES qui m'a rendu réellement silencieux, après être sortie de la salle ! ;-)
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 février 2017
Un père tyrannique et aimant, une mère dévouée à sa famille, des enfants rongés par l’éducation à la dure de leur paternel… Durant plus de deux heures, « Fences » plonge le spectateur dans le quotidien d’une famille afro-américaine profondément humaine. Une fratrie avec ses qualités et ses défauts, ses déclarations rassurantes et ses non-dits dévastateurs. Bouleversant.
titicaca120

432 abonnés 2 179 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 février 2017
un film d'une rare puissance avec un Denzel Washington et une
Viola Davis extraordinaires de justesse entourés d'acteurs tout aussi talentueux.
l'action presque en huis clos dans cette maison est oppressante
et chaque phrase prononcée est lourde de sens.
magnifique.
Yo Happy H
Yo Happy H

23 abonnés 53 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 février 2017
Pour commencer, le jeux de rôle de Denzel Washington est parfait comme a son habitude. L'histoire vaut le coup d'être vu. Il a voulu nous projeter de l'émotion et c'est réussit. Par contre , le film est lent voire trop a mon gout. Je le préfère en tant qu'acteur que réalisateur.
Claudine G
Claudine G

229 abonnés 518 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 février 2017
Trop long. J'adore Denzel Washington et ne connaissais pas Viola Davis (que j'ai découvert et beaucoup appréciée). Mais le début du film avec Troy et la philosophie qu'il essaie d'échanger avec son meilleur ami est nulle, conclusion cela amène à un film pas très bon. On sent toute l'amertume du personnage principal qui se plaint sans arrêt, qui critique tout et son contraire, qui n'a pas réellement la tête sur les épaules, qui peut se montrer agressif (une enfance certes malheureuse, mais ce la n'excuse pas tout), en fait qui n'a pas accepté l'échec de sa vie, après avoir connu une certaine notoriété, qui heureusement a une femme qui elle n'est pas dans le déni mais est chaleureuse et positive. Jusqu'au faux pas de son mari où elle révèle son vrai caractère, sa personnalité et l'amour pour ses enfants. Alors que lui, non seulement critique sans arrêt ses deux garçons, surtout le dernier, alors qu'il a peut-être du talent, mais impose ses choix, étant chez lui. En fait, la fin m'agrée, car le méchant disparaît....
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