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littleplayer77
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3,0
Publiée le 9 décembre 2014
Alors que le gouvernement Américain entame une lutte sans merci contre la drogue qui envahit les rues des Etats-Unis, un journaliste d'un petit journal décide de remonter la filière et tombe sur LE scoop. Dès lors, malgré toutes les pressions et les tentatives pour le salir et le décourager, il n'aura d'autre obsession que celle de faire éclater la vérité (jusqu'à sa mort disons ... légèrement suspecte ...). Soyons honnêtes : il ne s'agit pas là du film de l'année, juste d'un film d'investigation intéressant sur la reconstitution d'une affaire d'Etat que la CIA a eu beau jeu d'enterrer. Le rythme n'est pas forcément très enthousiasmant, les acteurs plutôt bons dans l'ensemble. Distrayant et enrichissant à défaut d'être inoubliable
Un film engagé et un peu dérangeant plutôt bien fait et bien joué. Le côté réaliste donne un côté presque documentaire, appuyé par le grain de l'image.
un bon thriller bien joué avec une nouvelle histoire peu glorieuse pour ce grand pays épris de justice et de liberté qu'est les états unis. une pression terrible pour que ce petit journaliste se taise malgré toutes les preuves qu'il a rassemblées. il n'est pas bon de dire la vérité dans le monde et a n'importe quelle époque.
bon film ,une histoire Haletante du début a la fin avec une bonne distribution ,je me suis pas ennuier une seul second,a entendre les critiques il aurait fallu allez voir les archives ,lire des bouquins sur le sujet avant d'aller voir le film pourquoi? c'est que fait l'acteur pendant tout le film
C'est assez rare que j'aille voir un film grâce à sa bande-annonce pour que je le souligne. Sans être exceptionnelle, celle de Secret d'état me paraissait très efficace. La promesse d'un film plutôt captivant dans sa mise en scène, mais probablement surfait dans le propos. Voilà une bande-annonce très honnête.
Le discours pseudo-politique est extrêmement convenu. Reconstitution d'une affaire d'état qui vire à la chronique d'un héros ordinaire. C'est souvent qu'on nous raconte l'histoire d'un journaliste, flic, juge, ou politicien...qui par son intégrité soulève un lièvre, et ce contre vents et marées. Une abnégation toujours héroïque qui change la face du monde. Dernière de ces épopées chevaleresques, Zero Dark Thirty. Le problème c'est que ces portraits des héros des temps modernes n'approfondissent aucunement le propos politique. Dans le cas précis du trafic de drogue que raconte Secret d'état, c'eut été intéressant de rendre compte du mal que cela a directement engendré. La propagation et la dépendance sont bien mentionnés, mais ses ravages trop peu démontrés. La pertinence d'adapter cette histoire vraie n'est pas évidente. La phrase d'accroche « Inspiré de faits réels » est presque antonyme avec le 7eme art, univers de création. Un documentaire aurait sans doute été plus profondément intéressant.
Néanmoins, cette fiction est très ludique. La mise en scène est entraînante, le son et la musique travaillent à cela. Jeremy Renner fait enfin figure de vedette et il est super cool. Le casting est très masculin, excepté Rosemarie DeWitt (adorable) et Mary Elizabeth Winstead. La présence de cette dernière est surprenante. Son rôle n'est pas assez approfondit, la rédactrice en chef Anna Simons semble avoir du tempérament et de l’expérience. Physiquement, l'actrice ne se prête pas avec évidence à ce rôle. Mary Elizabeth Winstead n'est pas mauvaise mais son personnage est trop conciliant et pas assez consistant pour être crédible.
Comme à peu près toute reconstitution de faits historiques, Secret d'état est intéressant mais pas convaincant. La question de l'authenticité se pose toujours. Distrayant mais pas considérable.
La dénonciation des méfaits de la CIA pourrait être un genre en soi du cinéma américain tant les crimes de cette administration secrète qui ont émaillé notre histoire récente ont le parfum de mystère et de scandale qui permet de conter de belles histoires. Secret d'Etat fait bonne figure au milieu de ce tableau, mais on aura du mal à le distinguer de dizaines de films similaires. Pas de franche originalité, on a déjà vu le cynisme de l'Administration américaine, la poltronnerie de la presse ou des dénonciations de trafic de drogue ailleurs..Seule originalité ici, une histoire édifiante de couple qui se rétablit après une séquence d'infidélité du vilain mari, atteint des sommets de cucuterie. Filmé sans génie, mais plutôt bien interprété, ce secret d'état nous laisse sur notre faim.
Un film efficace rendu d'autant plus crédible que c'est une histoire vraie, on se rend compte o combien nous pouvons être berné par notre propre gouvernement ! Un film très intéressant
Haletante cette enquête du reporter Gary Webb. Cet homme a révélé un incroyable secret : la CIA a importé du Nicaragua durant les années 80 des tonnes de drogues qu'elle a vendu dans les quartiers défavorisés américains pour financer sa guérilla dans ce même Nicaragua. Ubuesque ! Brillamment réalisé, au tempo alerte et à la construction fluide, ce film vous emporte tout d'abord dans son enquête à l'allure d'un watergate pour ensuite se transformer en drame politique et journalistique.
On parle souvent de corporatisme dans les médias et d'esprit de corps. Pas ici, soyez en sûr. Pas quand la vexation qu'une feuille de chou avec ses journalistes "minables" déniche LE scoop politique, LE scandale social, l'emporte sur toutes ambitions éditoriales. Et faute d'avoir eu un scoop, c'est à toute une tentative de déstabilisation et de discrédit que le quatrième pouvoir va s'acharner. Un véritable ouragan qui fera au moins une victime : la déontologie.
Ce qui est intéressant ici est de voir l'impact qu'a cette affaire sur Gary Webb et sa famille. De voir comment peut se tendre et se dissoudre le tissu familial quand la pression est trop forte. De vérifier qui sont ses amis. Qui sont ses appuis. Qui ne le sont pas. Une très belle histoire humaine nous est contée. Intense et fragile. Un joli moment d'émotions dans les dernières minutes du film noue la gorge et achève de nous transporter.
Ce que rapporte de vouloir révéler la vérité à tout prix ? Pas toujours qu'un Pulitzer... 3,5/5
Deux atouts pour ce film. Le premier, ses acteurs, justes et précis, en premier lieu l'excellent J. RENNER, ainsi que R. DE WITT, dont la présence épisodique irradie l'ensemble par sa puissance d'expression. Le second, une vision peu classique du genre "journalisme d'investigation US", qui ne manque pas de révéler les limites de l'exercice dans la réalité historique. Même s'il ne joue pas sur les ressorts traditionnels éculés du suspense et du danger qui guette le héro de la Presse, il y a un peu de déception sur une fin qui pêche par manque de tonitruance. Mais le revers est la grande qualité du traitement psychologique du personnage. Attachant, à défaut d'être sidérant.
Pour son quatrième long-métrage, Secret d’État, Michael Cuesta, connu davantage pour ses collaborations à Six Feet Under, Dexter et Homeland, réussi un sympathique film qui a le mérite de mettre à jour, surtout pour le public américain, l’histoire de Gary Webb, journaliste d’un petit journal de province, récipiendaire du prix Pulitzer à la suite d’un article mettant en cause la CIA dans un trafic de drogue. Il a fait appel à Jeremy Renner qui nous fait oublier ses seconds rôles dans les production Marvel, en interprétant le reporter avec justesse et émotion.
Gary Webb (Jeremy Renner) est informé par hasard de l’implication de la CIA dans le trafic de crack venant du Nicaragua. Il se saisit de l’affaire, enquête et décide de publier ses conclusions. Une campagne calomnieuse est alors organisée pour le déstabiliser.
Secret d’État, c’est la phase cachée de l’administration américaine et de ses services de renseignements. Parallèle étonnant, avec un traitement plus sérieux, Secret d’État traite du même sujet qu’American Bluff dans lequel Jeremy Renner jouait un maire corrompu. À savoir, la limite fragile entre activité politique et légalité. Sous l’administration Reagan, ce dernier voulait lutter contre l’implantation communiste en Amérique du Sud, quitte à financer des milices fascistes. Au Nicaragua, son ambition était de financer les Contras, main dans la main avec Videla, général et dictateur argentin proche de l’idéologie nazie. Seulement, le Congrès américain lui refusa les crédits nécessaire. La CIA dut alors trouver d’autres financement à cette guerre idéologique. C’est ainsi qu’elle acheta la complicité de différents trafiquants de drogue nicaraguayens qui en échange d’une liberté de mouvement et de commerce, financèrent les opérations paramilitaires des contras. Naturellement, la drogue était revendu sur le territoire américain et se déversa sur les quartiers les plus défavorisés. Aux États-Unis, les gros dealers étaient protégés et l’on assista qu’à des arrestations mineurs alors même, qu’hypocrite menteur, Reagan faisait de la lutte contre la toxicomanie, un de ses cheval de bataille.
En 1996, mis au courant de l’affaire par la femme, Coral Bacca (Paz Vega), d’un petit trafiquant, « Freeway » Rick Ross (Michael K. Williams, dont on a parlé pour American Nightmare 2), Gary Webb s’en saisit et rentra dans un jeu qui aller changer sa vie. Petit journaliste d’un quotidien provincial, il convint sa rédaction de le laisser enquêter et ainsi monta un dossier solide où ne manquait que le témoignage d’un membre de la CIA qui conforterait ses dires. Seulement, aucun témoignage ne vint, et devant le succès de son article, le prix Pulitzer lui fut remis. Devant l’affront, la CIA décida de lui couper l’herbe sous le pieds, avec les méthodes habituelles. La première fut de faire courir des rumeurs à son sujet comme le fait que la femme avec qui il avait trompé sa femme quelques années auparavant s’était suicidée. Une histoire réelle et tragique mais à laquelle le couple formé avec sa femme Susan (Rosemarie DeWitt) avait survécu. La seconde fut de convoquer tous les médias mainstream et pro-gouvernemental tel que le Washington Post pour publier des contre-enquêtes mensongères et le décrédibiliser. Ce qu’ils s’empressèrent de faire, la jalousie aidant, comme de bon laquais du pouvoir. Lâché par sa rédaction et muté dans un petit bureau, il démissionna. Il ne vivat plus jamais de son métier de journaliste. En 2004, Gary Webb a été retrouvé dans son appartement de Sacramento avec deux balles dans la tête. L’enquête a conclu à un suicide. Un suicide par plusieurs balles est possible mais extrêmement rare. Heureusement, nous ne sommes pas adepte de la théorie du complot chez la Graine. Depuis, la CIA a reconnu avoir eu des accointances avec les contras et les trafiquants de drogues nicaraguayen… En pleine affaire Lewinsky/Clinton, les aveux sont passés inaperçus…
Totalement contemporain, Secret d’État nous rappelle qu’aujourd’hui encore, on accuse de tous les maux les lanceurs d’alertes tel Julian Paul Assange ou que l’on condamne fermement des citoyens épris de liberté tel Chelsea Elizabeth Manning. Et que dans certains médias, le premier est qualifié d’agitateur et le second de traître.
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film ennuyeux et manquant de rythme. Le réalisateur est passé à côté de cette affaire et n'a pas su rendre hommage au journaliste qui l'avait mise à jour au péril de sa vie.
Secret d'état ne nous livre aucun secret malgré le fait qu'il traite d'un des plus grands scandales de l'histoire des Etats-Unis (l'administration Reagan ayant pris part à la vente de drogue aux US pour financer une contre-révolution au Nicaragua), le film restant bloqué sur une fin bâclée. Dommage car le sujet méritait d'être approfondi...
Un bon film qui relate une histoire vraie malheureusement pas assez connue de tout le monde. Jeremy Renner est bon acteur, et malgré un début assez lent, on tombe ensuite dans une histoire un peu plus sérieuse où la corruption de ce monde fait peur, où l'injustice prime sur la justice. Une histoire assez classique dans sa réalisation, mais qui nous touche.
Sans doute est-ce la réalisation de plusieurs épisodes de la série Homeland qui ont poussé Michael Cuesta à s’essayer, à l’occasion de son troisième long-métrage, au genre du thriller politique. Pour cela, le scénario sur lequel planche Peter Landesman depuis une dizaine d’années lui a semblé la meilleure occasion de créer une intrigue journalistique tirée d’une histoire, un schéma directement inspiré de la référence du genre, Les hommes du président. Mais, contrairement au chef d’œuvre d’Alan J. Pakula, le scandale de l’implication de la CIA dans le trafic de drogue sur laquelle enquête Gary Webb, étant aujourd’hui connu de tous, n’a pas la portée de l’affaire du Watergate. De plus, l’investigation est bien trop parasitée par la charge émotionnelle liée à la vie privée du héros et d’autres scènes inutiles pour servir de base à un suspense intense et soutenu. Le récit est pourtant assez prenant, grâce à une mise en scène qui donne du rythme au drame que vit le reporter et à un casting impliqué, même si beaucoup de rôles secondaires sont sous-exploités malgré le recours à des acteurs de renom (Robert Patrick, Andy Garcia, Ray Liotta…). Jeremy Renner offre d’ailleurs une prestation remarquable, sa meilleure depuis Démineurs, permettant au film d’être un sympathique thriller qui suit fidèlement l’exemple de ses modèles.
Cette histoire m'a fait penser à Don Quichotte de Cervantés. En effet, quand par l'intermédiaire d'un source énigmatique, Gary Webb (Jéremy Renner) vrai journaleux dans les années 80 d'un quotidien local dans l'Amérique profonde ose mettre les pieds dans le plat dans une gigantesque affaire impliquant la CIA dans l'organisation d'un trafic de drogue, afin de financer une guerre au Nicaragua, la série d'articles est dévastateurs. La riposte l'est tout autant et le pauvre journaliste, malgré une bonne dose de pugnacité en face des loups, a bien du mal à sauver sa crédibilité et à prouver les événements. Le souci avec ce film, c'est qu'on reste à la surface des choses, on bavasse, on se perd dans le récit, on approfondi pas les témoignages. Du coup on s'ennuie un peu. Il y aurait fallu un peu plus de Ray Liotta, un peu plus de Andy Garcia, éléments et témoins révélateurs de cette histoire. Malgré tout, cela reste un film honorable sur la solitude du journaliste, quand celui ci à le courage, malgré les menaces, de dénoncer les affaires malveillantes au sommet de l'état.