Sympa ! Ne pas regarder la bande-annonce pour mieux apprécier le film. Le jeu des acteurs est parfait. On s'attache à certains personnages et on a envie d'en gifler d'autres parfois !!
Le plus : l'accent So British qui donne un charme à ces belles gueules !
Un film qui se targuait d’investir les clubs ou sociétés secrètes des grandes écoles ne pouvait laissait indifférent et ne pas donner envie. Il y a quinze ans un film américain au souvenir très périssable se servait de ceux-ci par le prisme du film de genre, le thriller étudiant plus précisément. Ici Lone Sherfig entend vraiment montrer ce que sont ces clubs élitistes fréquentés essentiellement par la très haute bourgeoisie. On est à Oxford, l’une des plus prestigieuses écoles au monde, enfin prétendument. Malheureusement, hormis les belles gueules de son casting très lisse (enfin on retiendra surtout le sublime Douglas Booth), rien ne marche dans ce « Riot Club ». Ces clubs n’étant pas clairement rapprochés de la franc-maçonnerie dans le film, elle rate la partie la plus intéressante de son récit. Ensuite, hormis des rites de sélection attendus et gentillets, les deux tiers du film se déroulent dans une pièce d’un pub anglais où les dix membres du club fêtent leur suprématie supposée et élisent leur président. Jusque là le film se laissait regarder mais dès lors qu’on entre dans cette séquence c’est du grand n’importe quoi : dialogues vulgaires, provocations supposées choquantes, cuite dantesque, brouhaha agaçant, violence gratuite, scènes exagérées, … On a le droit à presque une heure de bêtise avouée où des jeunes dandys aisés plus détestables les uns que les autres se croient tout permis. Ce n’est pas du cinéma mais la mise en scène d’un exutoire, celui de toutes les conneries et de l’état d’esprit de nantis prétentieux. Si ça vous tente… Donc à part Douglas Booth…
Film éprouvant à regarder. Malsain, la mise en lumière des plus bas instincts humains et surtout de l'humiliation jubilatoire des plus faibles par les plus forts, les notables, les riches, la classe supérieure. On ne peut qu'être saisi de dégoût devant ce spectacle désolant. Ce film n'est pas beau, trop cruel, trop malsain, trop difficile à supporter mais surtout à accepter. Un spectacle désolant.
Une nullité extrême... Une réalisation digne d'un téléfilm, un regard stéréotypé poussé à l extrême, une crédibilité qui fait plus que sourire, des incohérences scénaristiques grotesques digne des sketches de Benny Hill. Le package boys band aristo pseudo riches fait de la peine à voir et ridiculise le Cinema anglais.
Grande envie de voir ce film et très agréablement surpris. On ne s'attend pas à ce que l'histoire prenne ce sens, même en ayant vu la BA. Très bien monté ; un crescendo qui se vit intensément. Une séance de cinéma qui reste dans les meilleures de mes dernières sorties !
Cette fois-ci la réalisatrice danoise nous plonge au sein d'une confrérie étudiante dans les décors austères et empreint d'Histoire de Oxford. Malheureusement le plongeon dans ce milieu reste particulièrement vaine et cousu de fil blanc. Rites et initiations sont logiques mais les personnages sont des clichés qui n'apportent qu'ennui. C'est court et d'un cynisme simplifié. Même l'université d'Oxford est décevante alors qu'elle aurait dû être un personnage à part entière du film. Ca reste un bon film, techniquement rien à redire, les acteurs sont tous bons et ce genre de sujet reste interessant. Dommage que ce même sujet ne soit jamais traité à fond.
De savoir que c'est Lone Scherfig, ancienne disciple de Thomas Vinterberg et Lars von Trier, qui réalise met l'eau à la bouche. D'autant plus qu'après une introduction un peu longuette, cette nouvelle bourgeoisie se retrouve en huis-clos dans un pub de province pour un jeu de massacre façon Festen. (...) Mais il ne reste pas grand-chose du Dogme et ce Riot Club s'embourbe dans un ennui poli et une mise en scène académique.
Oxford, son prestige, son passé, ses rites, ses vices cachés. Un symbole très britannique et séculaire que ce Riot Club, censé être la crème de la crème anglaise. Il se décline en 3D : débauche, décadence et débordements. Une drôle d'élite, ou qui se considère comme telle, avec la morgue de ceux qui se croient supérieurs au commun des mortels et donc tout permis. Avec des comportements détestables, insolents et vulgaires, dérapages inclus. Comme The Riot Club n'est pas un documentaire, on pourrait s'attendre à ce que le film de la danoise Lone Scherfig (Une éducation) propose un regard distancié, une vision critique des us et coutumes de cette bande de snobs, prétentieux et imbus d'eux-mêmes. Le message y est bien mais le scénario se contente d'être factuel et n'aborde pas de front son sujet, se permettant même de garder une petite place pour une romance assez niaise qui est nettement hors sujet, vu le contexte.
Un film dark, qui explore les facettes les plus violentes et cyniques du genre humain en mettant en scène une bande de brillants jeunes gens du gotha britannique, sombrant dans la débauche et l'arrogance. Le synopsis se tient sans être non plus à couper le souffle et les acteurs montrent qu'ils ont plus qu'un simple physique d'apollon. Une agréable surprise, donc.
Dérangeant est le premier qui me vient juste après avoir vu ce film . On ne s attend absolument pas à cette évolution de l histoire et toute la longue scène du pub est incroyable à la limite du supportable mais c est bien réalisé et joué. A découvrir.
Un très bon métrage qui reste malheureusement parcellaire dans sa façon de traiter le sujet principal. Les acteurs sont néanmoins très très bons dans leurs rôles respectifs. Dommage que la scène du restaurant soit un peu longue, au risque de supprimer des scènes de l'école qui auraient pu être intelligentes à exploiter. Peut-être une autre fois.
Entre soirées étudiantes complètements débridées et ambiance feutrée des salons mondains anglais, Alistair et Miles vont aborder le Riot Club de deux façons différentes. Le premier, jeune homme envieux se sentant vite rabaissé, va s’en servir pour s’affirmer et libérer toute la violence et la haine contenues en lui . Quant au second, bien dans sa peau et souriant, il va aller de désillusion en désillusion, hésitant souvent entre les soirées arrosées et la vie avec sa petite amie, la ravissante Lauren (Holliday Grainger). Lone Sherfig, dont le travail se base sur une pièce de théâtre, construit son film principalement autour d’un lieu – le pub où se déroule le dîner d’intronisation – et limite le nombre de personnages secondaires. Une atmosphère étouffante et sombre, propice aux secrets d’alcôve et accentuant les débordements de violence.
Durant toute la scène du Pub, qui occupe les 3/4 du film, la tension monte crescendo. Chaque verre vidé – d’un trait – entraîne un conflit : verbal d’abord et moral ensuite. Avec, en toile de fond, un décor d’éclats de verre et de porcelaine, comme pour symboliser la destruction des valeurs du peuple par la classe des privilégiés.
Posh or not Posh ?
Les discussions socio-politiques sont au centre des préoccupations des membres du Riot Club. Être ou ne pas être « Posh » (« de la haute »), telle est la question, abordée tantôt avec humour, tantôt avec cruauté. Un film qui utilise les codes du huis-clos et du « teen movie » pour parler d’un sujet assez rarement abordé au cinéma et faire éclater la soif de pouvoir et de domination de ces jeunes gens de la bonne société britannique. Pour les incarner, Lone Scherfig a choisi des acteurs charismatiques et expressifs, flirtant parfois avec les limites du surjeu; c’est notamment le cas de Sam Claflin, lorsqu’il s’adresse au propriétaire du Pub. Trop de lèvres retroussées et de sourires ironiques enferment les personnages dans des stéréotypes. Plus de nuances dans leur construction aurait relevé l’ensemble d’une subtile froideur : c’est le seul bémol de ce Riot Club, qui reste très agréable à suivre et élégamment réalisé
S'appuyant sur un sujet révoltant, celui d'un groupuscule usant de leurs richesses et de leurs pouvoirs pour foutre le désordre, la réalisatrice de "Une Éducation" prouve encore une fois sa capacité à défigurer les visages de ses (brillants) interprètes pour y montrer le pire, bien qu'au final elle n'ose pas grand chose (la violence a été tellement banalisée et son sujet vu et revu qu'on n'est plus étonné par tout ce qui peut arriver à un tavernier). Cela servirait-il qu'a nous énerver? Non : à réveiller les consciences, oui. Tout ça ne se finit pas assez vite : la scène de torture, déjà atteinte de remous, se fait poursuivre par une sorte de prolongation qui fermente un final inutile. On est heureux de voir le générique de fin arriver.