The Riot Club
Note moyenne
2,6
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122 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 25 juin 2016
The riot club n'a aucun but, aucun fait intéressant. il n'y a pas d'histoire, pas d'écriture. On regarde un film sans comprendre où l'on nous mène, ni ce que l'on cherche à nous montrer. Les bizutages s'enchainent et nous perdent. Inutile !
Ciné2909
Ciné2909

93 abonnés 1 668 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 février 2015
Les premières minutes donnent d’abord l’impression que le film va voguer sur les flots du second degré mais la suite ne nous donne pas vraiment raison. Comme pour de nombreuses confréries étudiantes, The riot club se laisse ensuite aller aux traditionnels bizutages sans imagination et jusque là on se croirait dans un teen-movie à l’américaine. Pour découvrir ce qui se cache réellement derrière ce film, il faut attendre le fameux diner où les choses se dérident mais là encore nos attentes ne sont pas totalement comblées. Même s’il met un peu de temps à démarrer, c’est plutôt sympa et si l’histoire avait fait preuve d’un peu plus de provocation ça aurait pu être une très bonne surprise.
Isabelle G
Isabelle G

26 abonnés 70 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 janvier 2015
J'ai jeté un coup d'œil aux critiques du public et je comprends que les avis soient mitigés !
Je suis partagée sur ce film, bien filmé mais je crois que le scénario souffre de creux qui nous font trouver certains passages longs, bien longs. Finalement, le 3ème tiers du film, plus intense, plus glaçant, plus violent, plus cynique donne un aperçu de ce qui aurait pu être tout le long : un film de facture plus tenu, plus dense. On peut regretter que le film s'arrête là où il s'arrête car les conséquences auraient été tout aussi intéressant que la constitution du club et le "fameux" banquet.
On sort toutefois un peu secoué par tant de cynisme de la part de "l'élite" mais tout cela est rendu faussement sulfureux par le scénario.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 7 janvier 2015
Petit film sympa, qui nous montre bien l'inégalité entre les classes sociales. L'élite d'Oxford, baptisé le "Riot Club", regroupe une dixième d’étudiants, tous des fils de riches, qui se croient tout permis sous prétexte qu'ils ont de l'argent. Deux étudiants, Miles et Alistair vont être recruté dans ce club, au pris de leur amitié.
L'un, Alistair, mis à l’écart par les autres et jaloux de Miles, l'autre, qui réussit tout, a une copine et est un membre très apprécié du Club. spoiler: Mais lorsque le groupe se soûle et se drogue dans un restaurant, Miles se rend compte que la situation dérape, et que le Club va trop loin. Alistair va alors profité de cette occasion pour se venger de Miles en gâchant sa relation avec Lauren ( la copine de Miles ) et en allant jusqu'à battre quasiment à mort le directeur de restaurant afin de mettre Miles mal à l'aise. Il tentera par la suite de lui faire porter le chapeau, et de l'envoyé en prison. Ce sera pourtant bien Alistair qui sera arrêté mais aucune charge ne sera retenus contre lui et il sortira finalement. Pourquoi ? Parce qu’il a de l'argent.
Et c'est autour de ça que tout le film tourne, le fait que certains individus pensent pouvoir tout se permettre, y compris spoiler: détruire un restaurant et tabasser le restaurateur
seulement parce qu’ils ont les moyens de dédommager. Si l'idée est bonne, la réalisation laisse à désiré, il y a pas mal de longueurs et c'est pas toujours hyper bien filmé. Les acteurs sont très bons, les principaux du moins, Sam Claflin, Max Irons, Holliday Grainger, Douglas Booth,Tony Way ou Jessica Brown Findlay interprètent leurs personnages à la perfection et arrivent à nous les faire aimer puis détester avec de subtils transition spoiler: ( je parles de Sam Claflin bien sûr )
Après je suis resté un peu perplexe devant le jeu de Natalie Dormer, qui gâche un peu la performance des autres, c'est dommage. The Riot Club reste un film pas trop mal malgré ses défauts.
Jean-Patrick Lerendu
Jean-Patrick Lerendu

16 abonnés 152 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 janvier 2015
Un film qui commence bien et qui finit dans l'horreur d'une aristocratie bien à plaindre.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 6 janvier 2015
Le huitième film de la réalisatrice danoise Lone Scherfig, The Riot Club, prend le contre-pied complet du dégoûtant La crème de la crème, sorti l’année dernière et dont l’avant-première nous avait laissé nauséeux. Sur le même sujet, bien que souffrant de longueurs interminables au début du film, The Riot Club finit par frapper fort et ne se cache pas derrière un humour prétendu pour cacher la part d’inhumanité du milieu qu’il décrit.

Miles Richards (Max Irons), au caractère réservé et Alistair Ryle (Sam Claflin) , jeune homme prétentieux et désinvolte ont réussi à accéder à l’Université d’Oxford. En tant que représentant de l’aristocratie anglaise, leur seul but est d’intégrer le secret Riot Club qui a fait de la débauche son credo.

Saluons déjà l’initiative de Lone Scherfig de présenter un film sur les congrégations étudiantes sans les tourner en ridicule dans une comédie pour adolescents prépubères type American Pie ni dans une parodie de satires en faisant l’apologie déguisée comme La crème de la crème. Effectivement, ce n’est pas un sujet à traiter à la légère. Nous savons l’intérêt limité que ces mouvements ont pour le bien commun organisant de dispendieuses fêtes mais s’assurant bien peu du bien-être étudiant, phagocytant les subventions par copinage et surtout, de temps à autre, défrayant la chronique avec des bizutages qui tournent mal et laisse un membre sur le carreau. Il ne s’agit pas de dire ici que le marché libre est une loi inaliénable transcendant toutes les autres libertés et donnant même le droit de cracher sur la dignité humaine, non, il s’agit de dénoncer le cynisme effarant avec lequel certaines élites capitalistes s’en accommodent et les défendent, même sous le vernis des apparences.

On ne sait pas grand-chose, durant la longue première partie du film où il ne se passe rien, qu’elles sont les ambitions sociales et politiques des jeunes aristocratiques qui constituent le Riot Club. Si ce n’est que la scène d’ouverture a donné le ton avec la mort ridicule de Lord Ryot, celui qui a inspiré trois siècles plus tôt la création du club, on ne sait pas trop où veut en venir Lone Scherfig. C’est après une interminable attente, où l’on manque de s’assoupir, que la jeunesse dorée dévoile son vrai visage : mépris de classe, sexisme crasse et pulsions violentes refoulées. Comme dans La crème de la crème, les protagonistes considèrent que toutes les femmes prolétaires sont des prostitués et peuvent s’acheter pour quelques billets. Ils poussent l’ignominie jusqu’à s’arroger le droit de tout saccager dans un restaurant sous prétexte qu’ils payent, que le client serait roi… Mais dans The Riot Club, le peuple sait dire non à cette racaille en costume luxueux. Et dans une certaine mesure, la fin offre une alternative aux moins idiots de la troupe pour retrouver un semblant d’humanité en tournant le dos aux principes écœurants du Club.

Là où La crème de la crème faisait l’apologie du proxénétisme et considérer sans second degré que la loi du marché prévaut sur tout, The Riot Club envoie valser ces pervers ambitieux, qui croient tenir le monde entre leur main, à leurs responsabilités, ne cherchant jamais à les dédouaner ou à porter un regard compréhensif sur eux. Un regard qu’il ne mérite pas.

Retrouvez nos autres critiques sur Une Graine dans un Pot :
virnoni
virnoni

109 abonnés 578 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 janvier 2015
Bon film sur une énième confrérie de petits enfants pourris gâtés. Rien de neuf sur le sujet mais tout de même une maitrise du thème et de son traitement ainsi que des jeunes acteurs brillants et sensuels. Le film démarre classiquement et doucement pour atteindre un paroxysme assez puissant et outrageant. On en ressort assez mal à 'aise et stressé. La réal n'hésite pas à aller loin, très loin et c'est en cela (le repas d'intronisation des jeunes recrues) que le film se démarque et touche direct. C'est aussi bien filmé, associant plein de délicatesse et de beauté du luxe à, paradoxalement, de la brutalité voire bestialité à l'ensemble des personnages et des scènes. Ainsi, tout devient moche et ridicule. On en rirait presque si ce n'était pas aussi tragique au final. Je ne m'attendais pas à ce que le film tourne principalement autour d'une même et longue scène (diner). C'est en cela qu'il devient original dans son traitement. La réal sait capter l'essentiel, la dérive des personnages, la soif de vengeance de l'un, les rivalités, les tendances homosexuelles, les non-dits, l'hypocrisie de tous etc. en un événement, brillant! J'avais bcp aimé le film "une éducation", de la même réalisatrice. On y retrouve ici le même sens descriptif des caractères, la même critique et presque nonchalance dans le traitement de jeunes gens bourgeois. Sous couvert de classicisme, au contraire, la réalisation est plutôt moderne, fine, directe. Seul bémol, après l'apothéose du diner, je trouve la fin trainante et peu surprenante (pas de morale, les riches s'en sortiront toujours avec l'argent et le pouvoir). Ou alors ce diner était si explosive que le reste apparait fade? je recommande mais attention aux yeux!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 janvier 2021
Tout le monde a déjà entendu une fois cette phrase : « Carpe Diem : fais ce que tu veux et aime ». Célèbre phrase qui fut reprise par le groupe les Frangines dans une de leurs chansons, et si ce n’est pas le cas, tout le monde devrait se souvenir du Cercle des Poètes Disparus, sorti en 1993 qui illustrer déjà ce propos. Eh bien on peut dire que vingt-cinq ans (35 au moment de l’écriture de la critique) : la réalisatrice Lone Scherfig, qui a réalisé les drames Un Jour et Une Education, décide de reprendre le concept et adapte à l’occasion la pièce culte « Posh » de Laura Wade.

Le film tout comme la pièce raconte l’histoire de dix jeunes fils de riche, étudiant à la prestigieuse université d’Oxford et qui font partie d’un cercle très secret à la réputation non-moins sulfureuse, intitulé The Riot Club. En hommage à leurs fondateurs. Un aristocrate égocentré et luxurieux. La maxime du groupe est de vivre une vie de débauchée avant de se « ranger ». Parmi eux : un nouveau Miles Richard, qui rêve d’intégrer le cercle pour perpétuer la tradition familiale mais qui va vite se raviver. *

Ce qui étonne déjà au début de ce film, c’est le ton au début très humoristique du long-métrage qui colle bien à cette ambiance teen-movie. Ou tout serait parfais, rose bonbon, voir nunuche. Mais plus, on avance dans le temps, et plus les rouages de l’enfer se mettent en place. Notre héros rentre dans une spirale infernale, dont déçu il essaye de sortir s’en réussir. Inutile de revenir sur les différentes « épreuves » qui mettent en place ce côté malsain (sexe, alcool, vulgarité, violence sont au rendez-vous. Et le cocktail, est assez arrosé). L’ambiance d’abord joyeuse devient finalement glauque voir malaisante. Et l’on est dans une descente aux enfers émotionnels autant qu’on assiste à celle des personnages. Pour tout de même revivre un peu à la fin. Mais, je ne dirais rien de plus. Heureusement la « love story » quoi que pas très exploiter et trop furtive, apporte un peu de légèreté.

L’autre aspect scénaristique de The Riot Club est qu’il livre un portrait très véridique de ces « fils à papa » qui ont tout, casse tout, règle leurs soucis par l’argent et considère les personnes de classe moyenne comme des sous-races. D’ailleurs, il est très amusant de voir la nouvelle clique du cinéma américain réunit dans un seul et même film.
Et puisque que l’on parle du casting, il est à noter qu’il est composé de Max Irons (fils de Jermey Irons et vedette de la mini-série The White Queen), Douglas Booth (révéler en 2009 et 2013 par Julian Fellowes, créateur de la non-moins prestigieuse série Downton Abbey, dans les films Roméo et Juliette, Le Secret de Green Knowe.), Jack Farthing (méchant culte de Poldark), Ben Schnetzer (vu dans Goat et chez Xavier Dolan dans Ma Vie avec John F. Donovan), Holliday Grainger (Cendrillon, Game Of Thrones), Jessica Brown-Findlay (la lady Sibyl de Downton Abbey, justement), Sam Claffin (Enola Holmes) et un petit dernier pour la route Josh O’Connor (The Crown, La Famille Durell). Caricature d’eux même ou pas ? Ce casting est à lui seul un coup de maître, qui renforce le film.

Il y a en effet de quoi nous faire rougir. Sans rentrez dans trop de détails, ils sont tous parfait dans leurs rôles. Mais trois sont vraiment à saluer : Ben Schnetzer, complètement fou et drôle à souhait dans son rôle. On sent qu’il prend du plaisir à jouer son personnage à fond. Douglas Booth que j’avais particulièrement aimer dans Le Secret de Green Knowe, joue à nouveau un rôle arrogant. Et si c’est son personnage qu’on déteste le plus, sa performance n’en reste pas moins brillante et pleine de nuance.

Après la révélation du film, c’est Mix Irons qui démontre clairement qu’il n’a rien à envier à son père. Déjà, je l’avais grandement aimé dans The White Queen, mais ici il m’épate, me bluffe de bout en bout. Son personnage est le moins caricaturale de tous. Parce que la performance est toujours pleine de justesse et remplie d’émotion. On a de la pitié pour lui et beaucoup d’empathie.

Pour le reste le montage s’enchaine trop vite, on ne profite pas assez. La réalisation donne un côté trop académique, la scène du début semble inutile et d’ailleurs le scénario a un côté bancal. Les personnages sont bien dépeints mais trop caricatural froid et antipathique. Et la musique aurait mériter à davantage mettre en valeurs les moments d’émotion. Même la photographie n’est pas hyper belle.

Pourtant malgré tout ces défauts THE RIOT CLUB est l’un des films les plus violents, matures et bouleversant que j’ai pu voir depuis longtemps. Le casting masculin est formidable et porte le film sur des sommets rarement atteint pour un film d’ados. Quoiqu’il faille être assez mature pour le comprendre et en apprécier les saveurs. Je dirais une énorme claque cinématographique, taillée dans le même bois que le Cercle des Poètes Disparus. Mais en plus trash, et plus adulte. Donc, oui je recommande. Si ce n’est pour sa très bonne critique de cette génération de « fils à papa », qui ne connaît pas vraiment la vraie vie.

*inspiré du Bulldington Club
Chris Art
Chris Art

86 abonnés 398 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 janvier 2015
(...) The Riot Club n'a rien d'original dans son propos, si ce n'est peut-être sa localisation. Car voir les débordements d'une université aussi prestigieuse et supposément coincée qu'Oxford pourrait surprendre (...) C'est bien sûr à cette seconde catégorie que The Riot Club va s'intéresser : cette société d'élite est en effet réservée aux plus riches, aux plus intelligents et aux plus influents des élèves (...) Le scénario nous montre donc l'essentiel de la majorité de ses membres, et les rend tous distincts, ce qui en soi est déjà remarquable. Il se concentre ensuite sur deux d'entre eux, nouvellement arrivés et qui auront pour tâche de faire découvrir au spectateur les dessous du Riot Club avec un œil neuf. Si cette partie est plutôt bien traitée, les conflits, eux, sont malheureusement réduits à la portion congrue. Car ce qui fait le sel de ce récit, plus que le comportement gentiment choquant des membres du club, c'est bien l'évolution des rapports entre ses membres, et principalement la relation entre Alistair et Miles (...) Si l'on découvre assez bien la personnalité de Miles, incarné par un Max Irons convaincant, c'est bien le vénéneux Alistair, interprété par l'excellent Sam Clafin, qui nous échappe. Et c'est bien dommage, car c'est lui qui va se révéler l'élément déclencheur du film. Passer plus de temps en sa compagnie aurait pu être un choix judicieux (...) Saluons également, le travail de Laura Wade, qui a parfaitement réussi le passage de la pièce de théâtre au scénario pour le grand écran (...) The Riot Club est une très belle plongée dans l'univers de ses sociétés secrètes (...) Lone Scherfig parvient à nous entraîner dans ce monde fascinant réservé à l'élite (...)
Le Blog Du Cinéma
Le Blog Du Cinéma

121 abonnés 300 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 janvier 2015
(...) L’impression persistante d’assister à un épisode de Gossip Girl ou Beverly Hills ne m’a guère quitté devant ce film rempli de beaux gosses, d’opulence et d’insolence. Le Riot Club (« Club de l’émeute » en traduction littérale) regroupe des jeunes issus des plus grands lycées, souvent originaires d’un sérail habitué à l’aisance et à une place tout en haut de l’échelle sociale. Tout comme les jeunes de l’Upper West Side ou de LA, Oxford a enfanté des premiers ministres, d’illustres financiers et des dirigeants depuis des temps immémoriaux. Le futur est garanti, le présent doit donc être le plus agréable possible. Les membres du Club ressemblent à Chuck Bass, Brandon Walsh ou Dylan McKay (pour ceux qui connaissent) et les acteurs hantent les pages des magazines féminins actuels (preuves à l’appui). Difficile donc d’attendre autre chose qu’une dérision sardonique, sans vraie réflexion ou maxime philosophique.

Le manichéisme est omniprésent. Les deux recrues ont des caractères opposés, la maxime sociale rappelle l’adage de « Cloud Atlas » sans la même profondeur (Weak is Meat that Strong do Eat), les personnages sont avant tout jouisseurs et guère fouillés. Les fêlures psychologiques sont absentes et Lone Scherfig privilégie la facilité aux méandres labyrinthiques. Le drame final est prévisible même si non désagréable. D’ailleurs le film lui-même se suit avec intérêt, car rythmé et suffisamment pervers pour maintenir l’attention. C’est un spectacle hautement divertissant que de voir ce dont sont capables de jeunes éphèbes alcoolisés et imbus d’eux mêmes ; l’attente de savoir quel personnage subira les ires de ces décervelés à cuillère d’argent dans la bouche… Aucun d’eux n’a retenu l’histoire de la création du Club (...

L'intégralité de notre avis à propos de THE RIOT CLUB, sur Le Blog du Cinéma
Bulles de Culture
Bulles de Culture

147 abonnés 634 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 janvier 2015
The Riot Club est un travail tout à fait savoureux sur de nombreux aspects :
- une déco foisonnante qui assume totalement l'univers mi-Harry Potter mi-chasse à cour dans une université d'Oxford hyper-cinématographique ;
- une image dotée d'un "so British" second degré avec du kitsch placé au bon moment qui saupoudre la lumière de talc et transforme un flashback situé au 18ème siècle en Fragonard érotique ;
- un scénario en trois actes et une conclusion bien ficelés (par Lone Sherfig et Laura Wade, auteur de la pièce Posh dont le film est tiré) ;
- quelques excellents dialogues et traits d'humour comme ne savent en offrir que les scénarios anglais ;
- un casting PAR-FAIT... dans lequel les acteurs les plus beaux sont les meilleurs. Mention spéciale à Sam Claflin (Alistair), impeccable en odieux-issime psychopathe anti-pauvres. On espère qu'il a la délicatesse de cotiser à la pension de retraite de Hugh Grant. Son co-premier rôle Max Irons (Miles) s’en sort bien aussi, malgré un côté “cucul la praline” vraiment pas nécessaire.
Seul bémol formel : la musique grandiloquente mono-instrumentale qui souligne sans apporter grand chose.

Mais au final The Riot Club est un film kiffant et bien fait qui aurait pu être brillant, s’il s’était abstenu de sa touche nunuche.
LucyYy
LucyYy

13 abonnés 92 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 novembre 2020
Superbe casting, par contre le sujet global abordé est limite niveau morale, mais il faut le considérer comme une étude d'une classe sociale particulièrement sans limites. On a un problème au niveau de la durée des scènes, si le début s'enchaine relativement bien, on assiste pendant presque 1h à une scène de débauche, où les personnages deviennent plus irrespectueux que jamais. Donc bof, les acteurs ne font pas tout...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 27 janvier 2016
Insupportable! Que ce soit le sujet, le scénario, le jeu d'acteurs... la longue soirée dans le restaurant m'a achevée.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 31 décembre 2014
Film très sympa, où l'on passe un bon moment, même si c'est assez révoltant de voir cette jeunesse dorée agir de la sorte, mais ça reste un film ! ;-)
On ne s'ennuie pas, on reste captivé, que demander de plus...

.. ah oui, il y a de beaux gosses, ce qui ne gâche rien ;-)
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 8 décembre 2015
Le Riot Club, société secrète composée de la crème de la crème des garçons les plus riches et débauchés d’Oxford, fondée par Lord Riot, avatar du Don Juan byronien, a pour principe de s’adonner à tous les excès, au-delà de la plus écœurante satiété.

A travers l’itinéraire de deux jeunes hommes intégrant une société secrète d’Oxford, l’une des meilleures universités au monde, The Riot Club nous montre les afres d’un système corrompu, et d’une société sclérosée par des élites endogames et verrouillées dans leur suprématie. Tandis qu’Alistair Ryle, archétype de la froideur british conservatrice, s’intègre au groupe avec le plus grand zèle, laissant ainsi s’exprimer toute sa violence physique et politique, Miles Richard, plus américain dans sa composition, beau, sympathique, gentillet, voire lisse, incarne la vertu aux prises avec ses principes, face à un déferlement de débauche et de violence qui culmine dans la (très) longue scène du dîner dans le pub.
Cette duplicité a du bon, dans le sens où elle donne au film une bi-dimensionnalité, d’un côté le pur plaisir visuel (sexuel ?) pour midinettes de 15 ans, de l’autre la critique sociale et politique d’une élite méprisante et abusant de ses privilèges. Mais cette duplicité prend également la forme d’un simplisme binaire qui oppose les méchants conservateurs qui haïssent les pauvres, et le gentil progressiste victime de sa naïveté (Miles).
La démonstration est efficace quoique victime de son épaisseur. Elle désoriente le public venu pour le régal des yeux, et peut susciter le scepticisme de ceux qui attendait, à défaut d’une véritable réflexion, un juste exposé sur la réalité mystérieuse de ces sociétés de moins en moins secrètes. On ne sort pas du film indifférent, troublé par une violence en apparence gratuite, mais qui accompagne une (re)valorisation du mérite républicain mêlé à un féminisme de bon aloi (les personnages les plus intelligents du films sont les femmes, toutes issues de milieux moins favorisées, mais dont l’esprit détonne avec les abominables petits fils à papa, perdus au fond d’un abîme de concupiscence et de cruauté).
Le film, sous-tendu par l’honorable intention de nous désintoxiquer du désir de richesse et de luxe, en nous dressant l’ignoble portrait des ravages psychologiques et spirituels de l’argent sur de jeunes aristocrates anglais, pêche par le manque de clarté de sa démarche et un marketing approximatif, mi-comédie pour ados attardés fans de Projet X, mi satire à gros traits de l’ upper class britannique, le film déçoit les uns et laisse l’autre partie du public sur leur faim.
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