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    Solo: A Star Wars Story
    note moyenne
    3,3
    9619 notes dont 934 critiques
    répartition des 934 critiques par note
    129 critiques
    269 critiques
    277 critiques
    162 critiques
    51 critiques
    46 critiques
    Votre avis sur Solo: A Star Wars Story ?

    934 critiques spectateurs

    Walter Mouse
    Walter Mouse

    Suivre son activité 441 abonnés Lire ses 425 critiques

    2,5
    Publiée le 23 mai 2018
    Légère entorse à la règle. Kathleen Kennedy rompt temporairement sa promesse de ne lancer des films indépendants dérivés de l'univers Star Wars qu'à partir de sujets originaux pour consacrer son deuxième spin-off à la jeunesse de Han Solo. Les fans ayant dû dire au revoir au contrebandier dans l'Épisode VII, la démarche commerciale n'est pas bête bien qu'extrêmement risquée. Peu de personnes sont prêtes à accepter que le gentil vaurien ait un autre visage et préfèrent garder une zone d'ombre sur son passé. Un regain de confiance inespéré apparaît quand sont annoncés à la direction du projet Phil Lord et Chris Miller, créateurs de La Grande Aventure Lego et de la duologie 21 Jump Street. Problème, les réalisateurs spécialisés dans la comédie ne vont pas être sur la même longue d'onde que leur big boss et vont prendre des libertés importantes avec le script. Lawrence Kasdan, véritable autocrate s'étant approprié les fétiches de la Trilogie Originale, rapporte son mécontentement auprès de Lucasfilm qui licencient de suite le duo à mois d'un an de la sortie en salles et alors que les 3/4 du film ont été tournés. Difficile de démêler le vrai du faux dans cette affaire entre la mauvaise entente sur le plateau et le recrutement express d'un coach pour diriger la tête d'affiche. Toutes les sources se contredisent, y compris sur le poids de Ron Howard pour le montage final, ce dernier affirmant qu'il a filmé entre 70 et 80% de ce qui est à l'écran alors que d'autres informations assurent qu'il ne reste rien du travail de Lord et Miller. Ce qui devait être une opération facilement rentable (un budget d'une centaine de millions de $ à l'origine) se transforme en un doublement des dépenses et un retard marketing dangereux. Le choix du remplaçant s'avérera logique, la carrière de Ron Howard ça a beau être les montagnes russes, il est un vieux de la vieille et avait déjà été sur la liste des favoris de George Lucas pour La Menace Fantôme. Il connaît donc bien cet imaginaire et est réputé pour exécuter les commandes sans encombres. Les conséquences des reshoots ne se font pas attendre. En dehors d'une attaque de train très bien fichue et résolument moderne où la caméra suit efficacement les mouvements des acteurs lors des combats au-corps-à-corps, la spatialisation devient de plus en plus rikiki au fil des 2h15 d'action non-stop jusqu'à rétrécir l'espace à des salles, des couloirs et des terrains embrumés. Pratique pour économiser, moins pour nous transporter. La variété géographique ne se ressent pas, l'esthétique étant inexplicablement massacrée par Bradford Young qui obscurcit à l'excès chaque plan. De jour comme de nuit, en intérieur comme en extérieur, on peine souvent à reconnaître qui parle à qui ou qui fait quoi ( spoiler: la révolte dans les Mines de Kessel
    ). Parfois, cela se justifie comme lors du service militaire de Han (dont on nous épargne les 3 années passées dans les rangs impériaux alors qu'elles sont très importantes pour son acheminement psychologique) mais la plupart du temps, ça fait seulement très mal aux yeux. Je n'ose imaginer la torture que cela doit être en 3D. Le film assume pourtant son statut d'histoire plus petite, l'Empire est relégué au second plan, la Rébellion est à l'époque naissante et brièvement évoquée et les enjeux, matériels et humains, sont mineurs. Tout un pan de la mythologie que nous n'avions exploré qu'en surface est au centre du récit, à savoir les guerres entre organisations criminelles, mais le manque de temps et d'argent rattrape toujours Solo ( spoiler: le vol raté du carburant, le marché avec Dryden Vos et la rencontre avec Lando se font à des distances minuscules sans qu'on puisse capter le temps écoulé ou la longueur du trajet
    ) jusque dans son dernier acte où le grand méchant voit ses hommes être réduits à une dizaine de figurants. Triste résultat pour un seigneur dont on nous vante la puissance depuis le début. Un soupçon d'exaltation arrive parfois à immerger dans les deux premiers tiers (l'arrivée de Chewbacca est particulièrement réussie, le Wookie ne parviendra malheureusement pas à briller par la suite) puis s'efface lentement avant de dériver vers un final à soupirer d'ennui. Incomplet, décevant, le pompon est atteint avec spoiler: le caméo-surprise de Dark Maul, revenu d'entre les morts depuis The Clone Wars et que les producteurs ont le culot d'utiliser comme cliffhanger pour ordonner aux fans de regarder 2 séries afin de comprendre comment il a pu survivre (11 saisons alors qu'il n'est là que dans 9 ou 10 épisodes) et pour peut-être lancer une suite, même ceux suivant l'Univers Entendu ne pouvant comprendre comment il a pu arriver à la tête de l'Aube Écarlate après avoir été fait prisonnier par l'Empereur. Et même là, c'est stupide, le personnage mourant définitivement dans Star Wars : Rebels.
    Le fan-service était plutôt bien géré (le thème de l'Empire de l'Épisode IV, la référence à Aurra Sing) avant ce twist ridicule. On a du mal à croire que Kasdan et son fiston ont attendu aussi longtemps pour laisser une fin ouverte comme celle-ci. spoiler: Faire mourir Qi'ra
    aurait enterré pour de bon la facette rêveuse de notre héros et annoncer directement le hors-la-loi que le spectateur découvrira dans la cantina de Mos Eisley. On attend ce moment magique où un Han maussade, se retrouvant aussi seul qu'à ses débuts avec son monde détruit, tourne son regard et constate que dans tout ça, il a gagné un compagnon inséparable en la personne de Chewbacca. Une scène comme celle-ci tendait les bras pour que les scénaristes la saisissent. Seul rescapé de la production bordélique, John Powell, qui s'est visiblement bien amusé. Le compositeur trouve l'inspiration nécessaire pour sortir des standards musicaux de la saga et signe des partitions très réussies aux sonorités parfois surprenantes pour un Star Wars. Il a également la chance d'être épaulé par un Main Theme créé spécialement par la légende vivante John Williams. Bilan des courses, ni honteux, ni réussi, Solo : A Star Wars Story s'apparente à un luxueux pilote de série télé qui n'a d'intéressant que les grandes lignes de son scénario et quelques séquences à sauver dans un gros tas pas désagréable mais sans réelle saveur. La catastrophe prédite par les détracteurs des SW next-gen et par la presse n'a pas eu lieu mais il en faudra bien plus pour convaincre la communauté de continuer à faire confiance à une présidente qui n'a pas la moindre idée de ce qu'elle fait avec l'univers de George Lucas.
    laurence g
    laurence g

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    4,0
    Publiée le 29 mai 2018
    Moi j'ai bien aimé ! Sympa. À voir bon film même si Solo n'est pas Solo. À voir bien ficelé bon scénario
    coronius68
    coronius68

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    3,5
    Publiée le 23 mai 2018
    Loin de là catastrophe tant redoutée, Solo se laisse regarder sans être passionnant pour autant et surtout sans rien apporter à la Saga... Les acteurs sont assez bons notamment Alden Ehrenreich qui n’avait pas la tâche facile en jouant Solo jeune mais le rendu est bon. Malgré ça un film comme dit qui apporte peu (voir aucune..) réponse ou explications concernant le reste de la saga contrairement à Rogue One ce qui lui ôte pas mal d’intérêt à mon sens.
    reymi586
    reymi586

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    4,0
    Publiée le 7 juillet 2018
    Vu les premiers retours critiques de cette nouvelle histoire Star Wars, je n’attendais pas grand chose de ce Solo. Et bien j’ai été très agréablement surpris ! Le film est bien rythmé, on ne s’ennuie pas, on retrouve des personnages qui ont fait la renommée de la sage et surtout c’est très agréable de découvrir la genèse de Han Solo. J’ai trouvé l’acteur Alden Ehrenreich très bon et parfait pour prendre la relève d’Harisson Ford. Très sympa, d’autant que le dernier Star Wars 8 avait été pour le coup très décevant.
    anonyme
    Un visiteur
    2,5
    Publiée le 23 mai 2018
    Le film se regarde sans déplaisir mais je ne suis pas vraiment entré dedans... Le scénario souffre de baisses de régime et finalement il n'y a rien de bien palpitant dans cette histoire... Dommage !
    cylon86
    cylon86

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    3,0
    Publiée le 31 mai 2018
    De tous les films estampillés ''Star Wars'' jusque là, ''Solo'' était celui qui sentait le plus mauvais. Déjà parce que faire un film sur la jeunesse du vaurien le plus classe de la galaxie sans Harrison Ford avec la volonté de nous montrer comment Han Solo est devenu Han Solo, on s'en moquait un peu. Ensuite parce que le renvoi des réalisateurs initiaux Phil Lord et Chris Miller, l'arrivée en urgence de Ron Howard sur le projet pour quasiment tout retourner et les rumeurs persistantes sur la production ayant embauché un coach d'acteurs pour Alden Ehrenreich n'envoyaient pas vraiment du rêve. Force est de reconnaître que l'on s'était un peu inquiétés pour rien : si ''Solo : A Star Wars Story'' n'est pas exceptionnel, il n'a absolument rien de la catastrophe annoncée. Howard, solide artisan et gentil faiseur du cinéma hollywoodien s'est visiblement adonné à la tâche avec plaisir tant le cinéaste semble généreux, décidé à offrir à son public un divertissement pur et dur, calqué sur le mode du western et du film de casse (avec duels, braquages de train, plans foireux, trahisons et courses-poursuites) tout en truffant son film de références à un univers prenant décidément de plus en plus de place dans la galaxie cinéma. Alors certes, on pourra toujours rechigner sur l'écriture pétrie de facilités et la caractérisation de certains seconds rôles parfaitement ridicule (Lando est vraiment limite dans ses relations avec... un droïde mais c'est Qi'Ra qui emporte la palme tant le personnage est mal écrit et Emilia Clarke incapable de lui donner la moindre consistance) mais dans l'ensemble, ''Solo'' se tient plutôt bien. Le film est d'ailleurs rempli de surprises, permet de donner vie à un univers franchement passionnant avec de beaux décors et s'avère aussi spectaculaire (la scène du train est très réussie) que trépidant avec en prime certains personnages vraiment réussis (Woody Harrelson forcément irrésistible en vieux briscard, Chewbacca décidément attachant). Attardons-nous aussi sur Alden Ehrenreich qui ne mérite vraiment pas toute l'ire des fans qu'il se prend en pleine tronche. L'acteur, dont le talent a été remarqué par Francis Ford Coppola (''Tetro'', ''Twixt''), Park Chan-wook (''Stoker'') ou encore les frères Coen (''Ave, César !'') n'a jamais été aussi mauvais et s'il ne parvient pas à faire oublier Harrison Ford et son charme inimitable, il se fond dans le rôle de Han Solo avec un certain talent et arrive à porter le film sur ses épaules. Le résultat, s'il n'est pas inoubliable et s'il connaît déjà les affres d'un box-office décevant, reste cependant un divertissement honnête et efficace dont on sait reconnaître la générosité tout en questionnant son utilité...
    L'Otaku Sensei
    L'Otaku Sensei

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    4,0
    Publiée le 25 mai 2018
    Les critiques ne sont pas tendres avec les Star Wars de la « 3ème génération » débutée depuis fin 2015 ; pourtant, force est de constater que les nouveaux films de la franchise ont beaux être majoritairement descendus en masse, cela ne les empêche pas de cartonner comme jamais, il n’y a qu’à voir les 1 333 000 000 de dollars encore rapportés par l’épisode VIII, « Les derniers Jedi » il y a quelques mois pour s’en convaincre. Plus que jamais aujourd’hui depuis le rachat du LucasFilm par Disney en 2012, « Star Wars » n’est plus une saga cinématographique mais un véritable empire marketing à lui tout seul dépassant les frontières du cinéma pour céder au côté obscure du succès et sombrer dans des motivations animées bien évidemment par un objectif lucratif avant tout. En parallèle, Disney et LucasFilm, en plus d’envisager la Postlogie (VII/VIII/IX) décidèrent de tenter le spin off. Là encore, les fans mordirent à l’hameçon en décembre 2016 avec la 1ère « Star Wars story », « Rogue One » sur la lutte du commando Rebel, le film ne manqua pas de finir 2ème au box-office mondial de l’année avec encore 1 milliards 56 millions de dollars ajoutés à la cagnotte (derrière « Capitaine America : Civil War ») ! 3 films et 3 films au-dessus du milliard, plus rien n’arrête « Star Wars » et son bulldozer plus en….Force que jamais ^^. Evidemment, le combo Disney/LucasFilm marchant du tonnerre, plus question de se contenter du magot, on relance les dés et on redistribue les cartes pour une nouvelle partie ! C’est donc avec la venue d’un 4ème film dans la troisième génération que l’Empire SW continu de contre-attaquer ! Fort du succès de « Rogue One », on remet ça avec une deuxième « Star Wars Story », le retour du spin off, et cette fois, sur l’un des personnages les plus emblématique qui a volé le cœur des fans, le plus grand escroc play-boy de la galaxie : Han Solo !
    Bon, « Solo : A Star Wars Story », 4ème film de la Troisième Génération de SW, deuxième spin off de la saga culte initiée par G.Lucas en 1977, fut d’abord confié à Phil Lord et Chris Miller (« 21/22 Jump Street », « La Grande Aventure Lego » en 2014) avant de passer entre les mains de Ron Howard, connu pour des films comme le célèbre film fantastique familial « Willow » (1988), des films avec notamment Chris « Thor » Hemsworth comme « Rush » (2013), « Au cœur de l’océan (2015) et avec Tom Hanks dans « Da Vinci Code » en 2006 et dernièrement le Thriller américain « Inferno » en 2016 .
    L’histoire nous entraîne dans la jeunesse d’Han Solo, bien avant les événements d’ « Un Nouvel Espoir » et de sa rencontre avec Luke et Obi-Wan sur Tatooine.
    spoiler: Né sur une planète malfamée du nom de Correlia, repaire de voleurs grouillant de criminels et, ou les ressources étaient contrôlées par Lady Proxima, Han est une jeune tête brûlée qui passe son temps à voler. Lui et son amie Qi’Ra aspirent à s’enfuir de leur planète miséreuse mais lorsque les deux amants passent à l’action, Qi’ra est malheureusement attrapée pendant leur fuite par les Storm-Trooper et Han est contraint de s’enfuir seul, laissant son amie sur Correlia. Bien décidé à revenir la chercher un jour, Han s’inscrit à l’école de pilotage…de laquelle il ne manquera pas d’être bien vite renvoyé pour insubordination. Le jeune Solo se retrouve alors dans l’armée. Lorsque son chemin sur le champ de bataille croise celui d’un groupe de contrebandiers mené par Tobias Beckett, Han Solo s’engage alors dans le coup, prêt à tout pour devenir un pilote hors pair et parvenir sauver Qi’Ra sur Correlia. Dans sa quête, Han rencontrera Chewbacca, un wookie qui deviendra son futur copilote, et Lando Calrissian, escroc charmeur, possesseur de l’imposant vaisseau…le « Faucon Millenium ». A travers ce voyage dans la galaxie, Han apprendra ce que signifie être un héros qu’il y a des causes pour lesquelles il vaut le coup de se battre. Han réussira-t-il à retourner sur Correlia pour sauver son amie ? Ou le mènera ce voyage à bord du faucon millenium ? Et surtout, quel est donc cet étrange groupe que l’on appelle « L’Aube écarlate » ? Pourquoi semblent-ils chercher la même chose que Beckett ?

    Voilà pour le pitch global.
    Verdict : Présenté hors compétition lors du dernier Festival de Cannes, il a fallu revoir ses attentes à la baisse au vu de la moyenne presque désastreuse du film de 2,3/5 par la Presse sur Allociné (un peu remontée maintenant). Personnellement, je déplore très fortement l’impopularité de la nouvelle trilogie qui pourtant a à mon sens peu de choses à envier aux deux autres. Après ça, autant je suis à fond dans la Postlogie, autant les spin-off de Star Wars m’excitent beaucoup moins. Ayant serte bien aimé « Rogue One » mais qui selon moi (c’est-à-dire THE minorité) reste le moins « Star Wars » des Star Wars, pour « Solo » c’était pas la méga grosse hype comme pour les 7 et 8 mais avant tout une curiosité de voir s’étendre la mythologie SW et d’explorer les « origins » d’Han Solo (avec quand même une envie de le revoir après sa disparition dans le VII ^^). Et donc « Solo », qu’est –ce que ça vaut réellement ? Eh ben franchement pas mal du tout en fait…même carrément une très bonne surprise si j’ose dire ! Très très agréablement surpris par cette deuxième « Star Wars Story » ; pas le cheval le plus côté, je misais pas dessus ma ça a la surprise de n’en être que plus agréable ! Franchement ce nouveau « Star Wars » a de l’allure, il a même fière allure. Alors là, faut m’expliquer pourquoi toutes ces mauvaises ondes à son encontre car le film n’est surement pas honteux. A mes yeux il s’agit même là du deuxième meilleur Star Wars qu’on ait eu avec « Le Réveil de la Force » (2015), je place même ce « Solo » au-dessus des « Derniers Jedi » !
    « Solo » est au-dessus des derniers « Star Wars », je l’affirme. Pourquoi ? Eh bien parce que ce spin off de SW ose avec beaucoup de cran se distancer du Space Opéra pour pratiquement devenir un…Western !! Lorsque Star Wars rencontre les bon vieux Western de John Ford des années 40-50, les Westerns avec Clint Eastwood des années 60 avec un esprit Disneyien assez proche de « La Planète au Trésor » (2002), ça donne une « Star Wars Story » bien palpitante !! Malgré une production très chaotique et le départ du duo Lord/Miller, le réalisateur de « Da Vinci Code » a su chausser ses bottes et reprendre les rênes de la diligence en évitant tous les cactus sur son chemin !
    « Solo Bravo » possède donc un scénario surprenant car narrativement le film est habilement pensé à la fois entre les codes du Western et ceux du Space Opéra et la fusion des deux genres rend le tout extrêmement succulent ! Les 2 genres coexistent et se complètent sans se battre, le film ne souffre aucunement d’une « schizophrénie » de genre ! Le plus incroyable étant qu’en s’écartant du Space Opéra, Howard a prit un très gros risque, celui de ne plus ressembler du tout à un Star Wars…et pourtant, « …Et pour quelques bombonnes de Coaxtium de plus » se trouve être à mon sens le plus « Star Wars » des SW des années 2010 ! Le paradoxe génial qui s’opère c’est que Ron Howard a réussi à récupérer l’essence de SW, l’esprit le plus « Lucasien » parmi les 4 films sortis depuis l’épisode VII…en s’écartant des traits standards de Star Wars. « Le Faucon Millenium sifflera trois fois » est donc un Star Wars contre-standard, il a des traits pourtant hors du registre conventionnel de Star Wars mais permet de retrouver une fraîcheur familière bienvenue ! Mieux prendre ses distances pour saisir l’essentiel, capter l’âme/l’essence, Howard a très bien joué ses cartes !
    Pensé comme les bons vieux Westerns de la Warner, « Règlement de comptes à Kessel Corral » est un Space Opéra scénarisé et découpé comme un Western. Le film obéit à des canons scénaristiques classiques du genre du film de Cowboy donc en aucun cas il n’apporte une touche de neuf mais là ou « La Belle, le Bandit et le Wookie » réussi c’est dans sa manière de sublimer du cliché. On est dans le déjà vu, dans le conventionnel avec peu de surprises…mais il s’agit d’un conventionnalisme stylisé au moyen d’échelles de plans et de photographies typiques aux couleurs chaudes jaune-orange arides empruntés aux Westerns.
    spoiler: L’attaque du train transportant du coaxtium, par la troupe menée par Beckett au début est clairement un hommage au genre, la rencontre entre Han et Lando dans une partie de poker fait très « saloon », et sans oublier le recours à l’insert sur le gun laser de Solo face aux sbires de l’aube écarlate à la fin nous immerge totalement dans un Western à la Ford ou à la John Sturges.

    On ressent vraiment un amour du réalisateur porté aux Westerns de la Warner/MGM. Ron Howard a vraiment su nous transmettre, à nous faire parvenir son intention esthétique qui émane à tout instant de cette « Star Wars Story ». En soit, malgré une histoire peu recherchée (que la transposition des codes du Western dans le Space Opéra ne peut malheureusement dissimuler tout entière), il est vrai que « Solo » possède peu de péripéties finalement mais si elles sont peu, c’est une stratégie pour gagner du temps et arriver à toutes les développer en 2h15. On peut aussi souligner la séquence dans spoiler: Les mines de Kessel avec la rébellion des droïdes menées par L3
    Qui pourrait éventuellement se rapprocher d’un mini clin d’œil (dissimulé sous l’humour) aux films de propagande Russes de Serguei Eisenstein comme « La Grève » (1925) ou « Le Cuirassé Potemkine » (1926).
    Sans cesse alimenter de références documentés et de citations conscientes des classiques du Western (essentiellement « Fordien »), côté personnages, ceux de « Solo » répondent à une logique fonctionnelle de cahier des charges spoiler: (en témoigne ceux de Val et de Rio qui sont expédiés du récit juste après la séquence de l’attaque du train),

    néanmoins le jeu est investi (hormis une Emilia Clarke, la Sarah Connor de « T.Genisys », à la prestation trop « timide et sage » dans le groupe). Mission quasi impossible d’égaler Harrison « Indiana Jones » Ford en charisme et même si Alden Ehrenreich, du haut de ses 28 ans, arrive à être incroyablement à l’aise et convaincant en tant que relève dans la peau du personnage culte. Grâce à son jeu d’acteur et sa forme juvénile, l’acteur offre une seconde jeunesse au partenaire de Chewbacca et nous permet même de (re)découvrir une facette presque de dandy chez Han Solo qui devient un « kid » au révolver avec une petite classe naissante façon Clint et son pancho dans « Pour une poignée de dollars » (1964) et « …Et pour quelques dollars de plus » (1965) avec un côté beau gosse un peu à la Errol Flynn (acteur connu pour avoir joué chez Michael Curtiz dans « Robin des Bois » en 1938 ou encore « Capitaine Blood » en 1939). Déjà vu chez Woodie Allen dans « Blue Jasmine » (2013) et chez les Frères Coen dans « Avé César » en 2016, Ehrenreich avec le temps qui sait, pourrait bien réellement devenir un nouvel Harrison Ford (même si pour le moment cette place reviendrais plus à Chris Pratt pour moi ^^). Sinon, QUEL PLAISIR que de voir Woody Harrelson dans un Star Wars !! Après avoir été l’antagoniste du dernier volet de la trilogie « La Planète des Singes », « Suprématie » en 2017 face à Andy « César » Serkis, l’acteur d’ « Insaisissables » (2013) tout récemment vu dans le remarqué thriller policier dramatique « Three Billboards : les panneaux de la vengeance » (récompensé au Mostra de Venise et au Festival de Toronto entre autres) endosse ici le rôle du capitaine de l’escouade Tobias Beckett pour paraître presque comme un nouveau John Wayne ! Sans oublier bien sûr Donald Glover, extra dans le rôle du roublard Lando XD !
    En conclusion, non je ne comprends absolument pas et n’approuve aucunement cette douche froide de critiques négatives que se prend le film. « Solo : A Star Wars Story » est un excellent Star Wars et un excellent spin off ; là ou « Rogue One », bien que l’angle film de Guerre était pas mal trouvé, m’avait plût mais juste « bien », cette deuxième SW Story se révèle être une très très bonne surprise. Ron Howard a fait le pari fou de se distancer des codes du Space Opéra et d’opter pour un « Western spatial ». En choisissant d’être contre standard, le réalisateur a su dégainer juste puisque jamais avant l’esprit Lucasien n’avait été aussi ressenti de nouveau ! J’ai toujours peur que la machine à billets Star Wars en fasse trop mais « Solo » me rassure beaucoup, il est « Un Nouvel Espoir » pour les Star Wars Story !!
    m n.
    m n.

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    4,0
    Publiée le 24 mai 2018
    J'ai trouvé ce star wars très divertissant. L'esprit léger et l'humour des épisodes 4,5,6 est de retour.
    Lucie O.
    Lucie O.

    Suivre son activité 29 abonnés Lire ses 190 critiques

    3,0
    Publiée le 18 juin 2018
    Alors, j’y suis allée avec un peu d’appréhension vu les critiques du film. Déjà un film sur Han solo euh ok mais y’a d’autres perso qui mériteraient un film entier sur leurs histoires notamment Yoda par exemple !!!

    Je n’ai pas à me plaindre du casting des nouveaux personnages en particulier L3 que j’ai beaucoup appréciée ! Cependant c’est un film beaucoup trop prévisible à mon goût. Il avait des occasions de nous surprendre mais il ne l’a pas saisit.
    Le fait que Georges Lucas ai mis son grain de sel ça se voit direct !

    Je m’attendais à moins bien et on apprends qu’il n’a jamais vraiment volé le Faucon millenium 😧 ! On peut voir la naissance des alliées il y a pas mal de choses que l’on apprends. Un film cool à voir
    djnasty
    djnasty

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    4,0
    Publiée le 28 mai 2018
    Je n’attendais rien de particulier de ce nouveau spin Off Star Wars dédié à la jeunesse de Han Solo, mais au final je dois dire que la surprise a été plus bonne. On découvre pas mal de choses donc sur notre vaurien, de son origine, ses rencontres avec Chewbacca ou Lando, son gain du Faucon ou encore sur le fameux raid de Kessel. Tout s’enchaîne plutôt bien, et je dois dire que Alden Ehrenreich tient vraiment bien son rôle, on retrouve régulièrement les mimiques et posture qu’avait Harrison Ford a l’époque du 1er Star Wars. La fin nous réserve également une très grosse surprise, qui ouvre la porte vers l’univers étendu de Star Wars et donc sur des suites potentielles. En espérant que les résultats au box office suivent et que ces suites soient réalisées. En tout cas, fans de Star Wars, n’hésitez surtout pas
    Cinéphiles 44
    Cinéphiles 44

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    2,5
    Publiée le 21 mai 2018
    Robots sur les marches, Chewbacca dans les soirées et feu d’artifice tiré sur la plage, l’événement fût mémorable sur la croisette de Cannes 2018. Pourtant ce nouvel épisode de Star Wars est bien en dessous du niveau des autres de la franchise. Fin 2016, « Rogue One : A Star Wars Story » souhait mettre la lumière sur la découverte des plans de l’Etoile Noire par l’Alliance Rebelle. Ce nouveau spin-off intitulé « Solo: A Star Wars Story » va mettre en scène la légende entourant Han Solo que l’on connaissait sous les traits d’Harrison Ford. Le méconnu Alden Ehrenreich endosse le rôle pour incarner la jeunesse d’Han Solo. Problématique pour ceux qui ne connaissent pas super bien Star Wars, il ressemble étonnamment à Ewan McGregor qui joue Obi-Wan Kenobi. Bref, son passé, l’origine de son nom, sa rencontre avec Chewbacca ou Lando Calrissian, la récupération du Faucon Millenium et le raid de Kessel sont expliqués par le réalisateur Ron Howard. Ce dernier ne prend aucun risque et cherche absolument à remplir le cahier des charges de Disney avec ses scènes d’action, ses dialogues légers et son humour simplet. Jamais l’épisode ne surprend et les effets spéciaux sont loin d’être remarquables. Il existe aussi un fort problème de synchronisation entre les bruitages et la musique, qui ne reprend d’ailleurs quasiment jamais le thème historique. Quant au casting, Alden Ehrenreich s’en sort bien mais ne marque pas et Emilia Clarke, célèbre pour son rôle de Daenerys Targaryen dans la série « Game of Thrones », ne convainc pas du tout dans celui de Qi'ra, la petite amie de Solo. « Solo: A Star Wars Story » est très certainement le plus mauvais épisode de la franchise par son manque de fraîcheur et de couleur, une mise en scène quelconque et un casting mal choisit.
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    Flaw 70
    Flaw 70

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    3,0
    Publiée le 28 mai 2018
    Comme le veut désormais la coutume où l'on alterne entre un Star Wars canonique et un spin-off par an, cette année on a le droit à un spin-off sur la jeunesse de Han Solo. Après un très bon Rogue One en 2016 qui montrait que cette envie d'opus alternatif n'étant pas forcément une mauvaise idée, on se retrouve sur quelque chose d'assez différent avec ce Solo. Un opus qui soulève plusieurs craintes, tout d'abord qu'elle est l'intérêt de raconter la jeunesse d'un tel personnage ? Surtout que le risque est de finalement le démystifier lui qui est devenu un des protagonistes les plus cultes et emblématiques de la saga. Mais aussi quel est l'intérêt pour ces spin-offs de vouloir absolument combler le vide entre la prélogie et la trilogie originale en nous contant des histoires qu'au final on connait déjà un peu, là où la saga pourrait essayer de faire quelque chose de nouveau. On sent un manque d'imagination certain et un manque de prise de risque pour des opus secondaires qui veulent capitaliser sur le succès des principaux au lieu de créer leur propre univers.

    Surtout que ce Solo a même eu un développement chaotique, lors que les réalisateurs initialement attaché au projet, à savoir Phil Lord et Christopher Miller sont partis en plein tournage pour cause de différents artistiques et furent remplacés au dernier moment par Ron Howard. Le film partait donc avec un sérieux handicap alors que le projet était de base peu alléchant. Car là où Rogue One se concentrait sur des personnages inconnus et arrivait à créer des enjeux autour d'eux, Han Solo lui est un personnage culte. On sait que rien de grave lui arrivera à lui ou aux autres personnages connus de l'univers (Lando ou Chewbacca) et surtout comment imaginer un autre acteur que Harrison Ford dans le rôle ? Et pourtant, malgré tout ces craintes, le film arrive quand même à s'en tirer avec les honneurs surtout au niveau du casting. Même si Alden Ehrenreich n'a pas le charisme de Ford dans le rôle, il arrive a se montrer plutôt convaincant notamment dans sa manière de réapproprier la malice du personnage. Il arrive à faire perdurer sa classe et trouver le bon dosage pour lui faire honneur. Jamais mémorable mais il s'en sort pas trop mal. C'est surtout Donald Glover qui impressionne ici dans le rôle de Lando en conférant au personnage un aura et une profondeur qu'on ne lui connaissait pas tout en transcendant le charisme et la nonchalance qu'on lui prêtait. Ils sont soutenus par des seconds rôles impeccables, Woody Harrelson en tête, même si tout les personnages ne sont pas si intéressants.

    Il est difficile de prêter de l'intérêt à des personnages dont on sait qu'on ne reverra pas et qui prennent part à une histoire sans réels enjeux. Ici le méchant manque de substances pour vraiment donner l'impression de créer un danger tandis que la romance entre Solo et son premier amour ne se montre pas engageant car elle souffre de la comparaison avec ce que l'on sait du personnage. L'avenir de Solo étant déjà connu on ne peut jamais prendre cette romance au sérieux. Reste son mentor qui arrive à donner un peu d'épaisseur et de nuance à son origin story. Car le but principal de l'histoire et de venir nous expliquer les anecdotes que l'on a pu entendre sur lui durant la trilogie originale. De sa rencontre avec Chewie, de celle avec Lando en allant au fameux raid de Kessel en 12 parsecs, tout y passe mais sans que jamais le film nous offre bien plus sur le personnage. Malgré tout, ce qu'il raconte il le fait globalement bien et même si l'ensemble manque d'enjeux et de nouveautés, on reste face à une histoire qui se suit sans déplaisir. Arrivant même ici et là apporter des choses intéressants car l'intrigue s'inscrit dans un tout plus grand et annonce des futurs spin-offs qui seront probablement connectés entre eux. Un point qui pourrait se montrer vraiment intriguant, même si ici cela se résume surtout à un caméo certes excitant mais assez mal exécuté.

    La réalisation est par contre impeccable. Même si le film ne brille jamais par son scénario, il offre quelques moments spectaculaires soutenu par des effets spéciaux impeccables et un bestiaire plus varié mais aussi plus inventif que les derniers Star Wars. Très lovecraftienne, les créatures présentent ici marque l'esprit et s'accompagnent avec une bonne direction artistique. En plus on note aussi un travail assez osé sur la photographie, où Bradford Young offre une direction très tranché et qui accompagne très intelligemment le récit. Parlant surtout de personnages asservis qui cherche l'émancipation, il prend le parti de commencer le récit avec une photo très sombre et saturé qui donne un cachet plutôt étrange à ce Star Wars avant d'illuminer de plus en plus son travail au fur et à mesure de l'accomplissement des personnages. L'ensemble se montre radical mais aussi très beau accompagné d'une mise en scène des plus efficaces de Ron Howard. On aura connu le bougre plus inspiré mais il accouche quand même de scènes d'actions prenantes, parfois même percutantes et avec un sens de la chorégraphie et du mouvement impressionnant de fluidité.

    Solo: A Star Wars Story est un film plutôt plaisant même si il se montre finalement assez inutile au sein de la saga Star Wars. Il n'apporte que peu de nouveautés et même si il sert de portes ouvertes à d'autres spin-off, en lui-même il reste relativement léger. Pourtant le divertissement est là et le film ne fait pas l'erreur de dénaturer l'aura de son personnage emblématique. Accompagné d'un casting convaincant et d'une bonne réalisation, Solo fait son taf honorablement. Il divertit, il amuse et on souligne surtout le travail osé sur la photographie qui va diviser mais qui se montre souvent somptueuse. On en attendait rien et on craignait même le pire, et même si c'est sans doute le Star Wars le plus faible depuis la reprise de la franchise par Disney, Solo: A Star Wars Story reste un blockbuster assez sympa.
    Nicolas.BSN
    Nicolas.BSN

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    4,0
    Publiée le 28 mai 2018
    Une aventure galactique intéressante mais pas inattendue. Je suis sorti mitigé de la salle (imax)... Certes les courses poursuites spatiales avec un Faucon Millenium flambant neuf sont spectaculaires (le raid de Kessel est bluffant) mais il manque l’identité propre aux films de Star Wars: des décors somptueux et des extraterrestres en pagaille. Là, le film est un peu avare dans ces deux domaines. De plus, il faut attendra la toute fin du film pour relier ce long métrage à l’univers de Georges Lucas (l’apparition de DM m’a cloué à mon siège!). Quant au méchant, il manque de panache et de charisme. Heureusement Alden Ehrenreich arrive à s’approprier le rôle emblématique d’Harrison Ford sans trop tomber dans l’imitation. Dommage que sa relation avec Chewbacca ne soit pas plus développée.
    littleplayer77
    littleplayer77

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    3,5
    Publiée le 5 septembre 2018
    En rachetant "Star Wars", personne n’imaginait à quel point Disney allait exploiter le filon et preuve en a été que l’application de la methode "Marvel" n’est pas forcément gage de réussite avec une qualité inégale mais surtout avec un public peu enclin à tout accepter. 6 mois après un assez décevant "Les derniers Jedi", ce nouvel épisode - décrié notamment par rapport au choix de l’acteur principal - s’avère plutôt intéressant (d’autant que Han Solo est vraiment un personnage charismatique de la saga) et à titre personnel, je trouve qu’il surpasse largement le précédent volet. Néanmoins, l’oeuvre sera à juger dans sa globalité ...
    Raphaël D
    Raphaël D

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    4,0
    Publiée le 28 mai 2018
    Un très bon spin-off de la saga. Très réussi dans la mesure où l’on retrouve bien l’identité des « originaux ».
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