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Un visiteur
2,0
Publiée le 15 janvier 2015
L'affiche sublimée par de critiques élogieuses promettait un film "exceptionnel" "extraordinaire" mais pourtant ces deux adjectifs ne vont pas du tout à ce film là... L'idée de départ et le scénario étaient pourtant originales, un huit clos, un seul homme, des coups de fils et une vie changée. La force du film réside sûrement dans le fait de capter la curiosité du spectateur, on veut savoir comment sa soirée va tourner, comment va t-il gérer le chantier... Le film est mou, on va pas se mentir, tout se passe par téléphone, la soirée évolue, les choses changent... mais dans un thriller de ce genre, on s'attend à un dénouement digne de ce nom, à un retournement de situation de fou qui rattraperait tout le reste mais finalement on fini de regarder le film avec un goût de déception, avec une légère impression d'avoir perdu 1h20 de sa soirée (ou journée)... Je dois avouer qu'à la fin j'me suis dit : "Tout ça pour ça ??" Cependant la seule phrase vraie sur l'affiche est "Tom Hardy est fantastique", oui il l'était. Bref, ce film plaît ou ne plaît pas, j'aurais facilement mis 4/5 si il y a eu un vrai retournement de situation ou même une vraie fin.
Locke de Steven Knight. Le pitch : un contremaitre expert en béton quitte son chantier un soir de match. Le lendemain c’est une grande journée...c’est LA journée de sa carrière car une énorme quantité de béton arrive sur son site afin d’ériger le plus grand bâtiment d’Europe, et il en est responsable. Au lieu de rentrer chez lui, retrouver sa femme et ses deux enfants, il roule sur l’autoroute, vers une destination inconnue. C’est la semaine des prouesses cinématographiques : après Boyhood et son tournage étalé sur 12 ans, voici Locke, un film à un seul personnage visible, un mec dans sa voiture pendant une heure trente (qu’on ne sent pas passer), correspondant avec une poignée de personnes au téléphone. Alfred Hitchcock avait eu l’idée d’un film se déroulant entièrement dans une cabine téléphonique. J’ai d’emblée pensé à cela au bout de quelques minutes, comprenant que l’on ne sortirait jamais de cette BMW-téléphonique. Et ça fonctionne ! Parfaitement même ! Il y a des éléments de suspense qui font que cette anti-action s’accélère par moments, mais l’élément crucial de ce film reste Tom Hardy, que l’on savait être un excellent acteur, qui devient ici un immense comédien. La formule est galvaudée, mais prend ici tout son sens, Tom Hardy porte le film sur ses épaules, à bout de bras, à bout de ce que vous voulez ! Son interprétation est parfaite, intelligente, sans gras, qui nous permet de voir tout ce qui se déroule off sans jamais sortir de cette voiture. L’action se déroule en temps réel, en une heure trente donc, et pose de sacrées questions sur l’honneur, la place de chacun entre vie professionnelle et vie privée, sur les fautes commises, petites, grandes, et la responsabilité de chacun. Un dernier mot sur l’ambiance dans la salle : samedi après midi, UGC les Halles, 16 heures. Salle aux trois quart pleine, testostéronéé au max, avec des individus dont on sent qu’ils sont fans de Fast and Furious» et qui imaginent qu’ils vont voir avec «Locke» un genre de «Drive» nouvelle version.» Ah ah ah ! Quel bonheur que tous ces ronflements, ces interrogations émises à haute voix «C’est quoi ce film ?», ces fauteuils qui grincent sous le poids des changements de position, ces respirations bruyantes qui définissent trop bien l’ennui et l’incompréhension, puis forcément les sorties, une par une, à la queue leuleu. Je jubile...et recommande vivement.
Ce thriller, huis clos à la mise en scène tout en simplicité se retenant à l'habitacle du véhicule est, malgré une intrigue manquant de poigne, pourvu d'un scénario bien écrit et reposant entièrement sur l'éblouissante prestation de Tom Hardy. Un divertissement de qualité.
Steven Knight démontre avec brio qu'il n'est pas nécessaire d'avoir des centaines de millions de dollars pour faire un film, que parfois le plus minimaliste des scénarii peut nous toucher l'esprit et le cœur. Dans le même genre, autant "Under the skin" était prétentieux et creux, autant "Locke" est sincère et humain. Cette plongée dans l'intime risque cependant de toucher bien peu de monde...
Cette histoire banale traitée de façon originale et intelligente nous tient en haleine durant toute la durée du film, grâce à la qualité des dialogues et la présence de son unique acteur Ton Hardy.
Une belle prouesse cinématographique. Sur le papier, Locke n'est pas très emballant, mais franchement, ce film a quelque chose de spécial, d'envoutant et de prenant.
Le jeu d'acteur de Tom Hardy y est pour beaucoup, le scénario est assez basique, une tranche de vie lambda mais ce qui est incroyable ici, c'est que malgré l'unique lieu restreint qui nous est proposé, l'ambiance est pesante, oppressante. Les sentiments du personnage d'Ivan Locke sont très expressifs ce qui permet de ne pas s'ennuyer une seule seconde.
J'ai été ravie de découvrir ce film, j'ai passé un excellent moment devant !
Dans ce Locke, nous nous retrouvons dans une BM, enfermé pendant 1h20 avec le conducteur, dans le trajet qui va changer sa vie. On plonge dans la vie de ce Ivan Locke, via différents appels grâce au bluetooth de sa voiture. [SPOILER : Un problème de chantier, un problème de couple suite à une annonce comme quoi une femme va accoucher de lui cette même nuit]. Des problèmes de Mr Tout le monde en somme. Mais qui sont distillés de façon très dynamique et qui caractérise très bien le personnage. Ivan Locke c'est un homme qui à lister tout ce qu'il doit faire durant ce trajet, et qui pense pouvoir tout régler, et c'est ce qu'il fait, il gère depuis ses appels. Evidemment il y a certaines choses que l'on peut trouver bizarre, des incohérences, des choix très étrange. [SPOILER : Pourquoi fait il tout cela pour assister à l'accouchement d'un gosse qu'il n'elevera même pas ?] Mais en vrai on s'en fout car il y a un putain de sentiment d'urgence, professionnel comme sentimental, et on est jamais ennuyé, par la vie d'un homme normal. Après il y a quand même des moments très gênants, quand le fils parlent à son défunt père à travers son rétroviseur, où dès que l'on va plus loin dans des tentatives de psychologie, sur le passé de Locke, qui tente de se trouver des excuses du genre ouais mon père m'a abandonné, donc je peux pas faire ça a ce gosse. Et puis très vite la question de la mise en scène se pose. Faire un huis clos dans une voiture est une proposition vachement radicale, cela restreint grandement le champ des possibilités du réalisateur. Du coup il abuse de jeu de flou, de changements de focal, sur les lumières de la ville notamment, de l'utilisation de reflets dans l'angle où l'on film le bonhomme à travers sa fenêtre. Tout ça est assez vain, voir même dégueux. Steven Knight va faire le tour de toute la panoplie de prises de vues possibles, défilant sans aucun propos ni interet, juste celui de ne pas lasser le spectateur. Il n'a pas réussit à surpasser son concept, et c'est ma vrai limite. Je me dis vraiment que ce film aurait été une tres bonne pièce de théâtre, mais surtout un excellent podcast audio. Par moment je fermais les yeux et écoutais seulement cet homme solo dans sa caisse, et c'était vachement bien, mais le problème c'est que c'est bel et bien un film. Pour finir je voudrais juste glisser un mot sur Tom Hardy, qui ici est dans un rôle tout en retenu, qui fait vraiment humain, mais qui joue tout de même. Sa performance est des plus appréciable, pourtant pas aidé par le metteur en scène qui ne le met pas très en valeur. Enfin bref, un film au propos intéressant et prenant, mais au visuel sans aucun intérêt, voir même énervant par instant.
(...) Et si toute une vie pouvait se décider en une fraction de seconde, en une décision prise au dernier moment ? Tout n’est que question de choix, au fond. Mais certains choix ont plus d’impact que d’autres. La pilule bleue ou la pilule rouge ? Sophie ou Émilie ? À droite ou à gauche ? Pour Ivan Locke, tout va basculer à un feu rouge, dès les premières secondes du film. Engagé dans la voie de gauche, celle qui doit le ramener chez lui après une longue journée de travail, il va finalement choisir de partir à droite. Le spectateur ne le sait pas encore, mais ce brusque changement de voie va dicter les événements des quatre-vingt-dix prochaines minutes.
l'histoire de cet homme qui assume ses erreurs au risque de tout perdre pourrait être intéressante, mais la raconter dans une voiture avec un conducteur et son téléphone la rend monotone, même lassante. du bavardage pour pas grand chose.
Des films basés sur un seul personnage présent tout le temps à l'écran, il y en a quelques uns à commencer par l'excellent Phone Game avec le brillant Colin Farrell ou le récent The Guilty, sans parler de Seul au monde (Tom Hanks), de Gravity (George Clooney - Sandra Bullock)... L'histoire tient à la performance de son acteur et à ce titre, Tom Hardy est comme à son habitude impeccable. Il réussit le tour de force de nous intéresser réellement aux aléas du coulage d'une dalle de béton ! Rassurez-vous, ce n'est qu'une partie de l'histoire. Le suspense est moins haletant que dans Phone Game mais les images de l'autoroute, la nuit, sont belles. Le voyage dure 1h30 sans que l'ennui s'installe. Un bon film et un très bon acteur.
Je ne vois pas trop l'intérêt d'un tel film en réalité. Il est agréable à regarder, prenant et tout ça mais je ne vois vraiment pas l'intérêt. Si la fin avait été dramatique ou quoi oui, mais rien de grave ne se passe réellement. Tom Hardy est le seul et unique acteur du film et heureusement qu'il est très bon parce que sinon je crois que je ne l'aurais pas fini. Nous, spectateurs nous mettons à sa place, prenant place à la réflexion. Je regrette vraiment qu'il ne se passe pas plus de choses dans ce film.
Intelligent, audacieux et immersif, Locke est un film expérimental passionnant en forme de road-movie moribond où l’excellent Tom Hardy nous compose un personnage qui en pleine déchéance tente de retrouver une ascension morale, et ce quitte à décevoir ses semblables. Une très bonne surprise qui ne laisse pas indifférent, que l’on apprécie ou non.
Une réussite. Un scénario qui accroche, tant sur le plan émotionnel que sur la mise en scène, des dialogues simples mais qui peuvent tous nous concerner. Plus on avance dans le film, plus on se met à la place de cet homme détruit en une seule nuit. Le côté dramatique est montré sans excès et on s'attache très vite au personnage principal, qui au passage est très bien interprété par Tom Hardy. La nuit et les gros plans apportent un plus au sujet sombre du film. Un drame qui se contente de rester simple et de ne pas rentrer dans le côté trop larmoyant, se qui permet de mieux apprécier le film. Très bon.
Steven Knight est connu pour son travail de scénariste sur de nombreux films: Amazing Gace, Les recettes du bonheur, World War Z 2, etc. Pour Locke, Knight signe son premier film en tant que réalisateur et produit un long métrage brillant !
L’histoire, très simple de primes abords, nous entraîne dans un huit clos intelligent et prenant. Ivan Locke, héros éponyme du long métrage, est un directeur de chantier très apprécié. Demain a lieu un des projets les plus importants de sa carrière et pourtant, un coup de fil vient interrompre son quotidien et rien ne se passera plus comme prévu. La journée est terminée et sa famille attend son retour pour assister à la diffusion du match de la saison à la télé mais Locke a un autre projet en tête : il doit se rendre à Londres au vite.
Durant l’heure quinze du film, nous serons, en temps réel, passagers aux côtés de Tom Hardy, acteur remarquable dans ce rôle et vu, notamment, dans Inception, Quand vient la nuit et prochainement dans Mad Max : Fury Road. On assiste à la précipitation du héros dans ses retranchements, ses colères, ses introspections et ses choix difficiles au travers une multitude d’appels téléphoniques passés depuis son véhicule. Difficile d’en dire plus sans spoiler l’intrigue mais une chose est sûre Locke est une petite merveille d’interprétation et de réalisation dans ce genre. Sorti en DVD le 2 janvier dernier, c’est une belle façon de commencer l’année. Un film quatre étoiles à voir en VO bien évidemment !
(...) D’une façon simple et sobre, « Locke » se dévoile comme une leçon de vie à la fois triste et poignante. Je me suis surpris à éprouver de l’admiration et aussi de la tristesse pour ce personnage affrontant l’ombre de son père, au demeurant magnifiquement interprété par un Tom Hardy en grande forme. Le déroulement monotone et linéaire de l’intrigue pourra certainement lasser voire déplaire à beaucoup de monde. Et on pourrait même émettre une petite réserve sur la conclusion, manquant de force, et qui en laissera certains sur leur faim. Néanmoins, et c’est un point de vue tout à fait personnel, j’avoue avoir vibré. Je me suis laissé porter par ce drame, qui rappelle à chaque instant que la vie est dure, ne tient qu’à un fil et dépend le plus souvent des décisions que l'on prend. A méditer...