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musclecine
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3,5
Publiée le 6 janvier 2015
Un film dans l'ambiance de ces peintures. Une réflexion sur l'art et le processus de création au sein d'une vie mouvementée du point de vue sentiments. Néanmoins il y a quelques longueurs dans le film.
Si j'oublie qu'il s'agit d'un film sur les 25 dernières années du génie William TURNER c'est un film plaisant, même touchant quelque part bien que la caricature ne soit jamais loin... Je ne sais pas si Turner ressemblait à une gargouille ou à un porc (l'acteur en fait des tonnes mais c'est faute au metteur en scène) - un autoportrait, vers 1799, le montre bien différent, élégant et plutôt bien fait alors ? La (vraie) beauté est intérieure ? Vieux poncif auquel les idiots peuvent bien adhérer... Ce qui est certain et je ne connais aucun film qui ait su approcher, sans maladresses plus ou moins grossières, un tant soit peu le "mystère" de la peinture ou le travail alchimique du peintre - Mike Leigh semble s'évertuer à (dé)montrer que le génie peut jaillir d'un être grotesque (c'est sûrement rassurant pour les masses) à tel point qu'on pense à cette anecdote de l'âne dont on avait trempé la queue dans un pot de peinture et qui en l'agitant sur une toile avait fait la démonstration de l'imposture de Turner... On ne comprendra jamais ici pourquoi ce génie a poursuivi toute sa vie, parcourant le monde de long en large y épuisant sa santé, le mystère de la lumière (ou le soleil) qui selon lui était "Dieu".
Le film parcours la distance à révéler le maitre peintre Turner, le meilleur d'Angleterre. Plaisant de découvrir comment était ce mec. Rustre mais brillant et pas francophobe comme l'anglais commun. Film rafraichissant!
La mode est décidément aux biopics, et parfois on voit arriver des personnages tellement peu connus que les découvrir est d'un bel intérêt. Si Mr Turner nous ébloui de par son comédien principal (Mike Leigh et son visage si particulier) et sa mise en scène racée. Le soucis vient de son scénario, pas très convaincant.
Très beau film autant au niveau de l'histoire ,qui représente bien l'époque de l'académie dans laquelle vivait turner, qu'au niveau de l'image puisque l'on a l'impression d'être dans un tableau de Turner du début à la fin, seul bémol je l'ai trouvé un peu long même si cette longueur me paraît nécessaire afin de bien cerner l'évolution du peintre. Mention spéciale à Timothy Spall qui mérite amplement son prix d'interprétation.
Mr. Turner est un bon film britannique (un peu trop long) écrit et réalisé par Mike Leigh, qui retrace les 25 dernières années de la vie du peintre britannique Joseph Mallord William Turner (1775-1851) un homme bourru et grossier (ce qui me rend le personnage pas très sympathique) interprété par l'acteur (fétiche du cinéaste) Timothy Spall (très bien, mais sans plus, alors qu'il a reçu le Prix d'interprétation masculine au festival de Cannes 2014 ???, les autres acteur devaient être visiblement pas très bon)... Mike Leigh réalise un film beaucoup trop long (au moins 45 minutes de trop) pour pouvoir (m') être totalement intéressant (dommage car par moment le film est magnifique) superbement photographié par Dick Pope (les images ressemblent a une très belle galerie de tableau du peintre).. ce qui donne un film (malheureusement) trop long pour être intéressant, mais esthétiquement irréprochable...
Extraordinary film. Mike Leigh's masterpiece. Stupendous performance by Tim Spall. And the dialogue, apart from the grunts, is excellent "As I live and breathe!"
Timothy Spall est remarquable dans le rôle du peintre, qu'il interprète avec beaucoup de naturel et extraordinairement (cf ces petits grognements agacés, ou quand il commence à être malade etc.) Le film lui-même et le montage pouvant étonné de prime abord (puisque le film ne suit aucun fil rouge particulier, ne contient pas de réelle action mais relate des tranches de vie du peintre, avec parfois des scènes qui n'apportent rien en particulier mais montre un moment d'émotion ou de sensations ou quelque chose de marquant pour Turner) il se révèle être un film à l'image de la peinture de l'artiste : impressionniste, saisissant un moment de vie. Et il se trouve que Leigh nous permet de nous rapprocher beaucoup de Turner, à qui on s'attache beaucoup. Mention spéciale à la photographie et aux paysages, absolument magnifiques !
Joli tableau que nous dresse là Mike Leigh sur les dernières années de la vie d'un des plus grands peintres de tous les temps. Il dépeint les préoccupations d'une époque à côté de celle d'un génie dans son art, presque un marginal tant il se dissocie de ses semblables par son talent et son caractère. Et pour cause, les peintres qui crachent sur leurs toiles en étant applaudi ne courent pas les rues ! Pris en étau entre deux courants artistiques, Turner fait office d'OVNI. Il lui fallait donc un interprète haut en couleurs mais non moins brillant pour lui rendre hommage. Timothy Spall, récompensé à Cannes à juste titre, est brillant. Sa silhouette se fond dans les grands espaces et à l'inverse, s'impose naturellement dans les milieux civilisés. Ses grognements, sa robustesse... Une attitude peu conventionnelle pour un peintre, duquel on attend en règle générale qu'il retranscrive d'un œil vif et sensible le monde qui l'entoure d'un coup de pinceau plein de grâce. Ses déambulations donnent à elles seules unes idée du personnage, patibulaire à souhait. Et pourtant, la magie opère ! Seul regret : qu'il n'y ait pas de réelle introspection ( plutôt dommage pour un Biopic.. ), ce qui aurait permis, non pas forcément de percer à jour le mystère entourant l'artiste, mais au moins de comprendre de façon plus nette comment se conjuguent en lui le sublime et le grotesque ( digne d'un personnage de Victor Hugo ). A côté de cela, un vrai travail apporté à l'esthétisme du film, qui force l'admiration, du fait de l'ampleur du projet notamment en ce qui concerne la reconstitution historique. La longueur des plans et le soin tout particulier qui leur est apporté permet de le justifier. Peut être donc que Mike Leigh a trop chercher à faire de la vie de Turner une œuvre à part entière, mais le résultat est probant dans son ensemble.
Du bon et du moins bon... quelques belles lumières et des atmosphères de18ème S bien rendues. Par contre des longueurs - c'en est pénible !De plus les râles incessants de "Turner" deviennent vite lassants, la scène où pris de pulsion il saute sur la première "femme" à sa portée, fait plus penser à un animal qu'autre chose. Globalement terne et ennuyeux !! **
J'aurais aimé un film, un beau qui mette en lumière l'art de la peinture à travers un homme et son histoire. Hors ici je me trouve face à un sénario décousu, des scènes qui ne nourissent ni beauté (encore moins de la langue) ni autobiographie. Un manque total de profondeur et d'émotion, si ce n'est de l'agacement pour un personnage et son jeu d'acteur qui me semble creux. Où est la peinture, le peintre et la poésie de la vie?... Pas dans ce long métrage manifestement.
Ce qui est intéressant avec ce film c'est que l'on ne cherche pas à construire de façon chronologique la vie d'un homme de façon purement objective. Le film se veut plutôt une belle représentation d'une époque et du personnage que pouvait être Turner. Avec une superbe interprétation de Timothy Spall, le film va chercher le génie du peintre pour le mettre sous nos yeux. Un personnage bourru mais sympathique qui va jusqu'au bout de ses idées sans se soucier de l'avis des uns et des autres. On retrouve avec audacité comment Turner va devenir le précurseur de l'impressionnisme avec ses détracteurs et ses admirateurs.
Tout sonne faux dans ce film. Les personnages sont caricaturaux. Tous les acteurs en font des tonnes . Les dialogues sont d'une banalité affligeante, soit dits d'un ton grognon par Turner, soit avec des petites voix de mijaurée par les personnages féminins. En plus, on a un film sur Turner, un peintre, dont on apprend finalement pas grand-chose d'intéressant. Pas grand-chose sur son inspiration, sa technique. On ne voit qu'un homme bougon et désagréable.
Excellent film, avec des imperfections mineures. Oui les borborigmes sont un peu trop présents, mais la performance d'acteur est exceptionnelle. Le film est rythmé et bien composé. Très bonne distribution. Je le recommande avec insistance, même aux personnes peu intéressées par la peinture.
Un film sobre mais sensible et intelligent. Le travail des acteurs est remarquable. La reconstitution historique est bien léchée comme dans toutes les productions britanniques... Une question farfelue me trotte dans la tête: la France et l'Allemagne ont coproduit ce film, pourquoi ? pour que l'on cite Nicolas Poussin et Claude Le Lorrain, deux peintres favoris de Turner, pour que celui-ci s'extasie quand une dame joue du Beethoven au piano forte ?