Shock Corridor
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83 critiques spectateurs

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Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

184 abonnés 2 626 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 octobre 2017
spoiler: Ce film peut-être parfois prêter à sourire dans sa manière d'illustrer la folie,
mais il n'en est pas moins passionnant à suivre.
belo28
belo28

84 abonnés 1 130 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 février 2011
tout ça pour ça! Fuller dresse un portrait cruelle et cynique d'un système alors naissant le confrontant avec la morale américaine! Un éléctrochoc a coup de scénario coup de poing et d'intérprétations en béton!!!
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 janvier 2019
L’homme va à sa propre destruction par son aveuglement.
Ce n’est pas seulement du sensationnalisme mais une percée angoissante dans le labyrinthe de la folie.
Le réalisateur impressionne par le lent cheminement qu’il propose au sein de l’hôpital. On ne sait rien des fous et on ne peut rien prévoir. Les scènes y sont brutales et abruptes. La normalité n’est qu’un état passager chez ces gens et la folie s’installe sans que personne ne s’en rende compte car l’enquête va s’y fondre.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 novembre 2024
Saisissant, ce drame psychologique qui suit l'internement volontaire d'un journaliste désireux d'une enquête digne du prix Pulitzer illustre à travers trois aliénés les traumas de l'Amérique (les guerres asiatiques, la ségrégation, la bombe atomique), offrant une charge politique virulente puisque face aux démons de la nation même l'homme le plus artificiellement éduqué, cultivé, intégré, devient fou. Jouant des couleurs, des focalisations et des angles de caméra, la réalisation met en valeur le jeu proprement halluciné des comédiens, dont les outrances servent un récit symbolique puisque les femmes sont réduites à un statut d'objet sexuel ou de cas hystérique (alors même qu'elles sont abusées). Extrêmement pessimiste, l'intrigue ne semble offrir d'échappatoire à aucun personnage, dès lors que les médecins se rendent complices d'un système détraqué, reflet d'un univers où selon Epicure "si Dieu décide de détruire, il commence par rendre fou"...
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mars 2025
Johnny est journaliste et décide de se faire passer pour fou pour être interné dans un hôpital psychiatrique et enquêter sur un meurtre qui s'y est produit. C'est de cette façon, pense-t-il, qu'il pourra obtenir le prix Pulitzer, mais il prend le risque d'y perdre la raison.
Avec Shock Corridor, Fuller trouve le sujet idéal pour laisser libre cours à sa réalisation nerveuse et saccadée, qui vient souligner par des coupures abruptes et des gros plans grotesques la folie qui habite chacun des personnages rencontrés. Cela donne au film une allure véritablement dérangée, et accompagne parfaitement sa critique acide à l'égard du passé violent des États-Unis. En effet, la galerie de personnages rencontrée n'est autre que l'incarnation du passé refoulé du pays - que Fuller met crûment sous les projecteurs. Si le procédé - la rencontre, la discussion, la révélation - est un peu répétitif et mécanique, le message est toutefois d'une virulence telle qu'il ne peut laisser indifférent.
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 février 2015
Au début des années 1960, Samuel Fuller réalise "Shock Corridor", film assez méconnu mais pourtant culte au sein d'un cercle d'initiés, dans lequel un journaliste carriériste décide de se faire interner dans un hôpital psychiatrique pour y résoudre un meurtre. Un peu lourd dans la démonstration mais réussi dans l'ensemble et parfois visuellement inventif, l'œuvre vaut surtout pour ses nombreux sous-textes politiques. À travers ses personnages marquants et décalés, Fuller pointe du doigt tour à tour la ségrégation raciale, le puritanisme ou le conditionnement militaire, passant de l'un à l'autre avec une fluidité remarquable. Tout cela enveloppé sous les traits d'une enquête policière rondement menée. À découvrir.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juillet 2017
Un journaliste ambitieux (Johnny) décide de se faire interner en hôpital psy pour élucider un meurtre, écrire un livre sur le sujet et remporter le prix Pulitzer. Son projet va l’emmener loin sur les sentiers de la folie.
De tous, ce film est le meilleur de Samuel Fuller. A travers son personnage principal et les aliénés qu’il rencontre, Fuller en profite pour passer en revue toutes les dérives d’une société américaine malade : un afro américain incarne les tensions raciales, un autre se prend aussi pour un Général de la Guerre de Sécession et dénonce la Guerre du Vietnam, un scientifique se prenant pour un enfant représente la peur de l’arme nucléaire utilisé par les américains eux-mêmes,… et Johnny là-dedans n’est guère plus sain en fait. Pur produit de l’Amérique, il est avide de reconnaissance et hyper sûr de lui. Cette assurance lui fera perdre aussi pied avec la réalité. Alors lorsqu’on le sent psychologiquement en pleine sortie de route et qu’en parallèle on apprend qu’il a obtenu le Prix Pulitzer… c’est un peu gros. C’est bien dans les faiblesses du scénario que Fuller perd le spectateur, la découverte du meurtrier par un Johnny lui-même devenu psychotique n’est pas crédible un instant. Formellement aussi, le film n’est pas forcément visuellement une réussite-
Intéressant pour le pamphlet adressé envers un Etat malade… mais çà s’arrête là
Mon blog: tout-un-cinema.blogspot.com
Nirina
Nirina

134 abonnés 38 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 juin 2011
Un grand film dans la ligne du film de forman "vol au dessus dun nid de coucou" mais plus violent et avec moins d'émotion! Un film coup de poing, sans concession sur les USA de l'époque... Je suis pas très connaisseur de fuller, mais ça donne envi de connaitre plus...
willyzacc
willyzacc

97 abonnés 1 544 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 mai 2015
Niveau technique le film est parfait et le noir et blanc (version remastérisé) est vraiment magnifique. Mais c'est au niveau du sur-jeu des acteurs (dès qu'on passe dans l'univers psychiatrique)et du trop grand nombre de métaphores que le film se perd dans un trop plein de bruits et d'hystérie qui perd son spectateur. Pas convaincu du tout par ce film si estimé.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 décembre 2025
L'ambitieux journaliste Johnny Barrett, qui rêve du prix Pulitzer, feint des troubles psychiatriques pour enquêter dans un centre de soins à propos d'un meurtre non élucidé qui y a été commis.
Le film de Samuel Fuller a, pour autant qu'on puisse en juger par sa réalisation à l'économie, sans extérieurs, et par ses interprètes de second ordre, des airs de série B. Pour autant, son sujet ne manque pas d'ambition. Ni sur la forme, avec ce travail en noir et blanc tout en ombre et lumière invoquant sans doute la dualité mentale des personnages ; ni sur le fond, où les aliénés du film osent exprimer à travers leur souffrance les maux et les tabous de l'Amérique : racisme, sexualité...communisme...
Pourtant le film ne m'a pas convaincu. Et, même, il semble avoir pris un sérieux coup de vieux dans son approche trop vulgarisatrice de la psychiatrie. Réunis dans la Rue, ce long couloir de promenade, les malades présentent des pathologies dont les manifestations m'ont paru un peu simplistes, et les comédiens, suivant un mode trop discursif pour être réaliste, se heurtent à la trop grande difficulté d'incarner des "fous".
La mise en scène de Fuller est bien trop explicite -ainsi ces annonces appuyées que le journaliste téméraire pourrait y laisser sa santé mentale. Elle abuse notamment de la voix off (du héros), comme une façon de concéder ses limites dans la suggestion ou, peut-être, pour suppléer les lacunes de son interprète principal, constamment et péniblement dans l'émotion surjouée. L'évolution de son personnage est outrancière, pas très cohérente.
Et, si on est sévère, certaines séquences relèvent quasiment de la série Z (telle cette tentative spoiler: de viol collectif sur la personne du journaliste par une meute de nymphomanes ! )
, à moins d'y voir, pourquoi pas, une intention surréaliste.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 avril 2021
Shock Corridor est un thriller plutôt angoissant et vraiment convaincant.
Un sorte de Shutter Island avant l'heure, puisqu'on suit une enquête policière au sein même d'un asile psychiatrique et la perspective de résoudre l'enquête et de quitter les murs de cette prison semblent s'évaporer au fur et à mesure de l'intrigue. L'effet angoissant de ce film est particulièrement réussi et le film a beau approcher des soixante bougies, il se regarde avec la même délectation.
Les acteurs sont plutôt pas mal et Peter Breck est franchement convaincant en journaliste découvrant une part de folie de plus en plus exacerbé dans son esprit.
Très bon film.
Newstrum
Newstrum

56 abonnés 261 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 janvier 2018
Peut-être le film le plus impressionnant de Fuller. Dénonciation des maux de l'Amérique des années 1960 sous couvert de plongée dans l'univers d'un asile psychiatre, Shock Corridor est aussi l'histoire d'un amour unilatéral, celui que porte Cathy à Johnny qui ne pense lui qu'au prix Pulitzer qu'il espère obtenir à l'issue de son reportage dans l'asile. Constance Towers est magnifique dans le rôle de Cathy. Les scènes où Fuller utilise des images documentaires qu'il a lui-même tournées en Corée, au Japon et au Brésil sont marquantes. Grand film à ne pas manquer lors de la rétrospective en cours à la cinémathèque. Voir ma critique complète sur mon blog : newstrum.wordpress.com
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 janvier 2019
Ce film psychologique m’est vivement conseillé, après recherche, ce n’est qu’a cet instant que je le découvre. Ce n’est pas si récent que ça, un vieux film en noir et blanc datant de 1963, l’intrigue qui m’est parvenue fut celui de ce journaliste obnubilé par le prix Pulitzer, il passera par l’étape la plus dangereuse au risque de sa santé mentale, infiltrer un asile de fous afin de résoudre un meurtre mystérieux au sein de l’établissement. La réalisation met en pratique sa théorie basée sur l’étude psychiatrique, les questions fermées, pensées et intentions passives, cachées sont symboles de refoulement. Pour les questions ouvertes, l’expression de leurs manies, la vie normale qui précède la folie, une étape passagère jusqu’au franchissement du non retour à force de s’engouffrer. Le striptease est existentiel pour la compréhension, d’autre moment difficile à cerner, les rapports familiaux par exemple pour compléter le scénario, ça devient la permanence volontaire de l’autoflagellation, la conscience tient toujours une place quelque part dans le subconscient. Il y a des moments coups de poing électrochoc, les chics chocs nymphomanes, des angoisses, de la peine. Une dénonciation de la société américaine en ces temps, la politique enracinée de l’anti-communisme, la métaphore raciale endosse l’habit du membre KKK, en étant tous zinzins, le cerveau surchauffe. La faiblesse de l’homme est son intelligence, la philosophie religieuse n’y est pour rien dans ce jeu pathologique. Le diagnostic du médecin cinématographique est la schizophrénie, la fin du cauchemar voulu, l’objectif s’était fixé dès le début, l’aveu du coupable retenu.
Parkko
Parkko

191 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 août 2012
Lors du tournage de Shutter Island, Scorsese a diffusé des films aux acteurs, afin de les imprégner de l'ambiance. A mon avis celui-ci en faisait parti. Bref, passons.
Malgré quelques lourdeurs au niveau de la mise en scène à certains moments, et quelques passages pas toujours très convaincants (la vision de ces années là sur le monde du strip-tease et des hopitaux psychiatriques...) on est vraiment porté par l'histoire que j'ai trouvé très intéressante.
Je regrette grandement le fait qu'au final on ne soit pas plus impliqué dans l'enquête. Le personnage principal sait qui a été tué, il sait plein de choses (les témoins etc.) mais à aucun moment le spectateur n'est informé et n'est intégré dans cette enquête. Un peu raté de ce côté là. Mais sinon un film assez réussi grâce au scénario vraiment intéressant.
il_Ricordo
il_Ricordo

118 abonnés 407 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 novembre 2012
A force de trop jouer au fou, on le devient vraiment. C'est donc à cette conclusion de conte pour enfants qu'aboutit Shock Corridor. Seulement, Shock Corridor est très loin d'être un film pour enfants.
Shock Corridor, c'est une plongée dans le monde de la folie, où le spectateur boit la tasse autant que les personnages. C'est un film-choc, un film qui déstabilise toute notre confiance en ce qui nous entoure, et particulièrement qui nous force à revenir en arrière par crainte d'avoir imaginé ce que nous avons vu. C'est une preuve incontestable du talent de Samuel Fuller, dont les films à l'atmosphère pesante et aux acteurs suffocants de chaleur baignent dans l'hallucination et l'expérience sensorielle : on touche le film, on le sent, on sue avec les personnages dans cette folie fracassante.
Mais Shock Corridor ne serait rien sans la photographie de Stanley Cortez, dont les contrastes saisissants donnent au film tout son aura effrayante, et les mouvements de caméra glaciaux. On peut regretter les quelques images exotiques en couleurs qui rompent l'unité esthétique claustrophobe du film, mais cela n'entame pas beaucoup l'aspect terrifiant du film.
Ce qui doit être le plus terrifiant est que nous suivons le personnage principal et on s'identifie facilement à lui dans le cadre de l'enquête qu'il mène, et on est rassuré de le voir simuler la folie (il échoue dans le bureau du psychiatre quand machinalement il remet un tableau à l'horizontale, mais cela nous rassure cette fois de sa sanité). Ainsi, on s'égare en même temps que lui dans les abîmes de la folie, et si le cadre ne nous déstabilise pas totalement comme lui (et pourtant, pour une fois la voix-off est utile et nous plonge dans les pensées du héros comme si elles lui étaient étrangères et venaient du lointain), si nous ne devenons pas fous pour autant, le lien tissé entre nous et le héros se casse avec une violence inouïe, et notamment lorsqu'il est enfin parvenu à trouver ce qu'il cherchait - ce que nous cherchions, il fracasse le crâne du fou qui faisait son portrait, en hurlant : "that's not me !" Il a dès lors perdu toute faculté de jugement, il a perdu son identité dans le couloir de la folie. Shock Corridor ne nous remet pas en question nous-mêmes, comme on pourrait le prétendre pour bien des films, mais il nous bouleverse tellement, que nous ne pourrons jamais plus faire confiance aux personnages que nous suivons, aux films que nous voyons ou que nous croyons voir : à la fin de ce film, c'est presque comme si nous doutions que c'en était un.
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