Shock Corridor
Note moyenne
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83 critiques spectateurs

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Jrk N
Jrk N

48 abonnés 246 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 janvier 2019
Le cinéma de Samuel Fuller (1912-1997) se caractérise par deux mots : intégrité absolue du propos et violence brute de la réalisation (jeu des acteurs sans apprêts, montage brutal, photo implacable souvent signée du très grand opérateur N&B Stanley Cortez).
Ces traits ne sont nulle part plus accusés que dans Shock Corridor (1963) : dénonciation de l'archaïsme médiéval des HP américains des années 60 même teintés de pseudo-psychanalyse -électrochocs (toujours utilisés aujourd’hui) et camisole de force-, dénonciation du racisme et des lynchages, dénonciation de l'agressivité anticommuniste, dénonciation de l'agressivité meurtrière de la toute la société américaine.
Certes on *voit* moins de violence que dans beaucoup de navets et blockbusters des années 2010 mais ses ressorts, ses raisons, sont infiniment mieux décrits, mieux expliqués et on ressort de ce film mieux armé contre la jungle psychiatrique, le racisme, la course au succès.
Pour ceux qui aiment les films qui éclairent le paysage et les cinéastes qui parlent au spectateur comme à un citoyen adulte capable d'exercer sa réflexion et de préparer son action.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 janvier 2019
Ce film psychologique m’est vivement conseillé, après recherche, ce n’est qu’a cet instant que je le découvre. Ce n’est pas si récent que ça, un vieux film en noir et blanc datant de 1963, l’intrigue qui m’est parvenue fut celui de ce journaliste obnubilé par le prix Pulitzer, il passera par l’étape la plus dangereuse au risque de sa santé mentale, infiltrer un asile de fous afin de résoudre un meurtre mystérieux au sein de l’établissement. La réalisation met en pratique sa théorie basée sur l’étude psychiatrique, les questions fermées, pensées et intentions passives, cachées sont symboles de refoulement. Pour les questions ouvertes, l’expression de leurs manies, la vie normale qui précède la folie, une étape passagère jusqu’au franchissement du non retour à force de s’engouffrer. Le striptease est existentiel pour la compréhension, d’autre moment difficile à cerner, les rapports familiaux par exemple pour compléter le scénario, ça devient la permanence volontaire de l’autoflagellation, la conscience tient toujours une place quelque part dans le subconscient. Il y a des moments coups de poing électrochoc, les chics chocs nymphomanes, des angoisses, de la peine. Une dénonciation de la société américaine en ces temps, la politique enracinée de l’anti-communisme, la métaphore raciale endosse l’habit du membre KKK, en étant tous zinzins, le cerveau surchauffe. La faiblesse de l’homme est son intelligence, la philosophie religieuse n’y est pour rien dans ce jeu pathologique. Le diagnostic du médecin cinématographique est la schizophrénie, la fin du cauchemar voulu, l’objectif s’était fixé dès le début, l’aveu du coupable retenu.
weihnachtsmann

1 621 abonnés 5 745 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 janvier 2019
L’homme va à sa propre destruction par son aveuglement.
Ce n’est pas seulement du sensationnalisme mais une percée angoissante dans le labyrinthe de la folie.
Le réalisateur impressionne par le lent cheminement qu’il propose au sein de l’hôpital. On ne sait rien des fous et on ne peut rien prévoir. Les scènes y sont brutales et abruptes. La normalité n’est qu’un état passager chez ces gens et la folie s’installe sans que personne ne s’en rende compte car l’enquête va s’y fondre.
Redzing

1 455 abonnés 4 943 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 août 2018
Ambitieux et déterminé à gagner le prix Pulitzer, un journaliste décide d'infiltrer un asile psychiatrique pour enquêter sur un meurtre. Mais en se faisant passer pour fou, il va être pris à son propre jeu... "Shock Corridor" n'est pas le seul film à traiter de la folie et à dénoncer les hôpitaux psychiatriques, mais il fut l'un des premiers marquant du genre. Entre un montage visuel et sonore à la fois poétique et dérangeant, et des idées originales de mise en scène (pluie dans un couloir, des rêves en surimposition, un patient noir suprématiste blanc...), Samuel Fuller distille peu à peu la folie qui gagne le protagoniste... et la passivité des médecins qui semblent déconnectés de leurs patients dévorés par les névroses. Peter Breck est quant à lui excellent dans le rôle de ce jeune loup arriviste qui croit berner tout le monde, et qui va vite détériorer. On suit ainsi sans mal sa descente aux enfers, la trame policière étant secondaire. Un drame poignant.
Vinz1
Vinz1

274 abonnés 2 845 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 février 2018
« Shock corridor » de Samuel Fuller est vraisemblablement le film qui aurait inspiré l’excellent « Vol au-dessus d’un nid de coucou » de Milos Forman. Même si dans celui-ci on n’assistera pas à des scènes en salle commune ou de torture à la fois physique et psychologique d’un des membres du staff des docteurs et infirmiers. Non, là on aura bien des électrochocs, un homme enfermé volontairement (ici, un journaliste pour les besoins d’une enquête sur un meurtre) mais surtout des séquences dans « la rue », des malades, autrement dit un couloir dans lequel les fous peuvent déambuler et avoir un semblant de discussion. Mais ce qui est décevant, c’est de voir que les scènes sont très bavardes et parfois répétitives avec toujours le même schéma : le journaliste arrive à faire ami-ami avec un malade, il le fait parler et au dernier moment, l'homme redevient fou et incohérent dans ses propos. Et pendant tout le temps où les pensionnaires de l'asile parlent, on a évidemment droit à une critique bien précise écornant « l'American Way of Life » (le racisme latent, le communisme, la guerre de Corée, celle de sécession…). Et puis il y a Peter Breck qui est tantôt convaincant, tantôt assez ridicule quand il est pris de certaines crises de folie. Difficile alors d'être convaincu pleinement par ce film, un peu daté, parfois irrationnel (comme par exemple la fiancée qui se fait passer pour la sœur du journaliste sans qu’aucune enquête à ce sujet ne soit ordonnée) et au scénario assez prévisible quant à la fin. Bref, une déception.
peter W.
peter W.

56 abonnés 1 137 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 janvier 2018
Visiblement Fuller avait beaucoup d'idées pour ce film. Il profite de cette enquête d'un journaliste dans un hopital psychiatrique pour aborder divers thème. Hélas il ne s' embarrasse pas de détails et caricature beaucoup. Le film perd ainsi parfois de son attrait mais l'ambiance du film reste bonne. On assiste à scènes intéressantes et quelques bonnes performances d'acteurs.
Newstrum
Newstrum

56 abonnés 261 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 janvier 2018
Peut-être le film le plus impressionnant de Fuller. Dénonciation des maux de l'Amérique des années 1960 sous couvert de plongée dans l'univers d'un asile psychiatre, Shock Corridor est aussi l'histoire d'un amour unilatéral, celui que porte Cathy à Johnny qui ne pense lui qu'au prix Pulitzer qu'il espère obtenir à l'issue de son reportage dans l'asile. Constance Towers est magnifique dans le rôle de Cathy. Les scènes où Fuller utilise des images documentaires qu'il a lui-même tournées en Corée, au Japon et au Brésil sont marquantes. Grand film à ne pas manquer lors de la rétrospective en cours à la cinémathèque. Voir ma critique complète sur mon blog : newstrum.wordpress.com
mac guffin
mac guffin

8 abonnés 86 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 janvier 2018
L'un des chefs-d'oeuvre de Fuller et l'un des films les plus originaux du cinéma américain de l'époque, véritable transition vers l'époque des francs-tireurs des années 60-70. L'on pense à "Vol au-dessus d'un nid de coucou", mais les 2 films sont bien différents, car si l'oeuvre de Forman se veut plutôt une dénonciation du système psychiatrique, ici la priorité de Fuller est de dénoncer rien moins que les tares américaines de son temps à travers la métaphore de l'asile. Le style n'est pas réaliste, mais baroque, voire délirant : Fuller innove, mélange noir et blanc et couleur, fait appel à une photographie hyper contrastée de Stanley Cortez (le chef opérateur des films d'O. Welles), avec des blancs incroyablement agressifs, des gros plans saisissants, un montage saccadé et un travail sonore constamment surprenant (voir les vocalises de Pagliacci notamment

Le réalisateur ose tout, jusqu'à déguiser un personnage noir, victime du racisme, en membre du Ku Klux Klan, ou un brillant physicien nucléaire en enfant de 6 ans. Comme toujours chez Fuller, une approche anti-conventionnelle prime, afin de donner plus de poids à la dénonciation.
Si l'intrigue est secondaire, la construction du film, intelligente avec ces focus successifs sur les trois témoins, ménage tout de même une certaine tension, et la folie progressive du personnage est bien rendue notamment par l'utilisation de la voix off, qui accentue le sentiment de schizophrénie. Au final, ce n'est pas tant la fréquentation des aliénés qui entraîne le personnage vers la folie, mais plutôt ce voyage au cœur de la folie américaine. Le film se veut ainsi plus symbolique que purement crédible.
Enfin, il convient de souligner, au milieu de cette folie furieuse, le personnage très émouvant de Cathy, encore un magnifique personnage de femme de la part de ce cinéaste chantre de la brutalité masculine.
Nicolas L.
Nicolas L.

118 abonnés 2 085 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 janvier 2018
je m'attendais à mieux. J'avais depuis longtemps envie de voir ce film. C'est brutal, violent mais les personnages sont stéréotypés. Reste des bonnes idées de mise en scène
ronny1
ronny1

56 abonnés 913 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 janvier 2018
Contrairement à " Beyond a Reasonable Doubt" de Lang, Fuller dans Shock CORRIDOR ne cherche ni innovation cinématographique, exception faite de l’incorporation de plans en couleur d’autres de ses films (ceux de HOUSE OF BAMBOO sont contestables, car déjà vus, donnent une impression de stock shot pour films de série Z) ni à construire un suspens à tiroir, l’intrigue n’étant qu’un prétexte.
Pour gommer interférence narrative, la simplicité de la mise scène et des mouvements de caméra, du grand Stanley Cortez (qui a signé, entre autres, "La splendeur des Amberson", "Obssessions", "La nuit du chasseur") et les décors minimalistes donnent un poids certain à la destruction du rêve américain. En premier les valeurs américaines qui comprennent l’arrivisme accompagnée d’une totale sureté de soi, symbolisée par le journaliste en mal de Pulitzer (personnage aux motivations très proches du Dana Andrews du film de Lang). En second la description d’une galerie d’aliénés. Elle va de l’afro américain qui pense être le fondateur du Ku Klux Klan, de l’ancien de Corée (James Best dans un de ses meilleurs rôles) qui se prend pour une général confédéré après être passé avec armes et bagages dans l’autre camp, à un savant atomicien (Gene Evans) que le remord moral a fait régressé. Le clou (si j’ose ainsi m’exprimé), plonge le spectateur dans une désarroi perturbant lors de la scène des nymphomanes. Si les femmes ne sont donc pas épargnées, en revanche Constance Towers interprète admirablement (elle portera THE NAKED KISS l’année suivante) le seul personnage à la fois sensé et humain vis à vis de la cupidité des patrons de presse indifférents au malstrom qui emporte l’homme qu’elle aime. Ironie de Fuller vis à de la tartufferie américaine, elle exerce le métier de strip teaseuse. Pouah ont-ils dit ? Certainement car l’accueil critique sera partagé outre Atlantique, comme celle des spectateurs.
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

185 abonnés 2 643 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 octobre 2017
spoiler: Ce film peut-être parfois prêter à sourire dans sa manière d'illustrer la folie,
mais il n'en est pas moins passionnant à suivre.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 785 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juillet 2017
Un journaliste ambitieux (Johnny) décide de se faire interner en hôpital psy pour élucider un meurtre, écrire un livre sur le sujet et remporter le prix Pulitzer. Son projet va l’emmener loin sur les sentiers de la folie.
De tous, ce film est le meilleur de Samuel Fuller. A travers son personnage principal et les aliénés qu’il rencontre, Fuller en profite pour passer en revue toutes les dérives d’une société américaine malade : un afro américain incarne les tensions raciales, un autre se prend aussi pour un Général de la Guerre de Sécession et dénonce la Guerre du Vietnam, un scientifique se prenant pour un enfant représente la peur de l’arme nucléaire utilisé par les américains eux-mêmes,… et Johnny là-dedans n’est guère plus sain en fait. Pur produit de l’Amérique, il est avide de reconnaissance et hyper sûr de lui. Cette assurance lui fera perdre aussi pied avec la réalité. Alors lorsqu’on le sent psychologiquement en pleine sortie de route et qu’en parallèle on apprend qu’il a obtenu le Prix Pulitzer… c’est un peu gros. C’est bien dans les faiblesses du scénario que Fuller perd le spectateur, la découverte du meurtrier par un Johnny lui-même devenu psychotique n’est pas crédible un instant. Formellement aussi, le film n’est pas forcément visuellement une réussite-
Intéressant pour le pamphlet adressé envers un Etat malade… mais çà s’arrête là
Mon blog: tout-un-cinema.blogspot.com
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 juin 2017
Le plus terrifiant dans "Shock Corridor", outre sa galerie de malades mentaux, réside dans l'incapacité à repérer un quelconque point de bascule dans la folie de Johnny Barrett. Il y a même fort à parier que son esprit soit déjà torturé avant même qu'il n'entre dans l'asile, malmené à force de séances de conditionnement qui sont pour Fuller le point d'ancrage d'une morale : la théorie peut se confronter au réel, mais à un moment donné, elle finit par être dépassée, anéantie. Les moments de questions-réponses auxquels Johnny se confronte dérèglent le cerveau du journaliste alors que ce dernier pense que leur caractère mécanique lui servira d'arme face aux vrais médecins et aux vrais malades. Il s'agit ensuite de questionner trois témoins fortement dérangés dans une affaire de meurtre où un membre du personnel de l’hôpital aurait tué l'un des patients. La rencontre avec ces trois malades sera autant un moyen de rendre compte de la désorientation mentale de Johnny (la voix-off le montre parfaitement), de connaître la vérité sur cette affaire de meurtre et surtout de dresser un tableau d'une Amérique hantée par son passé sanglant. Le dispositif très méthodique employé par Fuller et donc par son personnage, soit un catalogue assumé où les rencontres avec les malades sont les trois grands temps narratifs du film, réalise une progression dramatique en même temps qu'il énumère les tares des trois patients dont la plus effrayante reste celle de Trent, un jeune noir qui se met dans la peau de ses agresseurs et qui, dans une scène glaçante, porte le masque du Ku Klux Klan et lynche avec les autres malades une autre personne de couleur. "Shock Corridor" raconte l'histoire d'un journaliste qui perd pied dans un lieu ou aucun espoir n'est possible, incapable de comprendre qu'il saisit les brefs instants de lucidité des témoins parce que lui-même n'est lucide que dans le même temps. Il faut donc bien mesurer la radicalité du propos de Fuller : l'Amérique est un gigantesque asile, et personne n'en réchappe.
Estonius

4 743 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 avril 2017
Quelques bonnes scènes, mais trop de défauts, le film nous décrit quatre personnages atteint de folies, deux d'entre eux sont caricaturés à outrance et en deviennent ridicules (le sudiste et le black), de plus les dialogues traînent en longueurs. La scène des nymphomanes est pitoyable et ne sert à rien. L'enquête policière n'a qu'un intérêt secondaire mais aurait pu être plus subtile. On ignore pourquoi Fuller a voulu faire de l'a compagne du journaliste une strip-teaseuse et qui plus est : nous montrer un strip-tease, résultat, on a sans doute le plus mauvais striptease de l'histoire du cinéma. Une série B bien surestimée mais restant relativement intéressante
pierrre s.

560 abonnés 3 435 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 août 2017
Shock Corridor n'est pas le chef-d'œuvre que j'espérais. J'imaginais plutôt un thriller à la Shutter Island, et je me retrouve avec une version assombrie de Vol-au-dessus d'un nid de coucou. L'enquête n'est pas du tout au centre de l'histoire, qui se concentre d'avantage sur la folie et la perte des repères du personnage principal. De plus, on constate de nombreuses baisse de rythme, ce qui fait que l'on tombe parfois dans l'ennui...
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