Shock Corridor
Note moyenne
4,0
517 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

83 critiques spectateurs

5
24 critiques
4
29 critiques
3
20 critiques
2
6 critiques
1
4 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Evasion88
Evasion88

2 abonnés 2 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 juillet 2016
Un film bien orchestré qui nous expose clairement la réalité de certains établissements psychiatriques. Au delà de cet aspect connu par certains, le scénario monte crescendo en suspens spoiler: pour finir dans un tourbillon d'images qui sont la plupart du temps à la frontière entre le dramatique et l'horrifique.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mars 2019
Intercalé entre « La fosse aux serpents » d'Anatole Litvak (qu'il faudra que je regarde d'ailleurs) et le surpuissant « Vol au dessus d'un nid de coucou » de Milos Forman (étant l'un de mes films favoris), se trouve ce « Shock Corridor » qui voit un jeune reporter, souhaitant glaner le prix Pulitzer se faire interner dans un asile psychiatrique pour mener une enquête sur un meurtre ayant été commis au sein même de l'asile. Le film de Samuel Fuller (auquel on doit le très bon « Au-delà de la gloire ») semble être une case quasi incontournable car le thème de la psychiatrie est finalement assez peu exploité au cinéma, même si depuis quelques années, on peut constater une présence un peu plus importante de films s'emparant du sujet. N'étant finalement pas aussi remarquable que sa réputation pourrait le laisser penser, le film vaut quand même le détour pour son immersion dans certains confins de la folie humaine. Inventif parfois. En témoignent ces scènes, issues des rêves des malades tournées en couleurs, alors que le film quant à lui est tourné en noir et blanc ! Mais la principale force du film de Fuller, c'est qu'il réussit, comme ça l'est mentionné dans une critique un peu plus bas, à insérer de nombreux sous entendus à très forte connotation politique. Pas mal de thèmes y sont ainsi abordés : le puritanisme (étant plus que jamais en vigueur), la peur de la bombe atomique, la ségrégation raciale (qui atteignait un point culminant à l'époque), mais ce qui ressort le plus, c'est la phobie du communisme. Car oui, il fut un temps où aux Etats-Unis, les communistes étaient considérés comme des terroristes et faisaient l'objet d'une véritable chasse aux sorcières. Le McCarthysme quoi. Quelque chose avec lequel Elia Kazan par exemple, a eu pas mal d'affinités. Et tous ces thèmes sont abordés avec beaucoup de fluidité et beaucoup d'intelligence. En revanche, l'intrigue policière pourrait être un peu plus sujette aux critiques car limite trop facile. Il suffit d'interroger deux ou trois patients pour en connaître les solutions. Cependant, son dénouement est des plus cruels, voir le film pour en savoir un peu plus. Un film à découvrir.
Philcroc
Philcroc

87 abonnés 128 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 juin 2017
Tout d'abord merci à ARTE d'avoir programmé hier soir ce classique que je n'avais toujours pas visionné. J'ai été un peu déçu car j'ai trouvé qu'il vieillissait mal, contrairement au chef d'oeuvre "Vol au dessus d'un nid de coucous" même s'il faut reconnaître le talent de Samuel Fuller à filmer dramatiquement la folie dans le couloir central de l'établissement, la « rue » où se côtoient tous les patients. Je n'ai pas trouvé les personnages du rédacteur en chef, du psychiatre et de sa compagne strip-teaseuse Cathy suffisamment crédibles. Cela dit, pour un tournage aussi court : 10 jours, c'est pas mal du tout.3,5/5
willyzacc
willyzacc

97 abonnés 1 544 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 mai 2015
Niveau technique le film est parfait et le noir et blanc (version remastérisé) est vraiment magnifique. Mais c'est au niveau du sur-jeu des acteurs (dès qu'on passe dans l'univers psychiatrique)et du trop grand nombre de métaphores que le film se perd dans un trop plein de bruits et d'hystérie qui perd son spectateur. Pas convaincu du tout par ce film si estimé.
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 février 2015
Au début des années 1960, Samuel Fuller réalise "Shock Corridor", film assez méconnu mais pourtant culte au sein d'un cercle d'initiés, dans lequel un journaliste carriériste décide de se faire interner dans un hôpital psychiatrique pour y résoudre un meurtre. Un peu lourd dans la démonstration mais réussi dans l'ensemble et parfois visuellement inventif, l'œuvre vaut surtout pour ses nombreux sous-textes politiques. À travers ses personnages marquants et décalés, Fuller pointe du doigt tour à tour la ségrégation raciale, le puritanisme ou le conditionnement militaire, passant de l'un à l'autre avec une fluidité remarquable. Tout cela enveloppé sous les traits d'une enquête policière rondement menée. À découvrir.
hpjvswzm5
hpjvswzm5

52 abonnés 459 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 août 2014
Mon premier Fuller.

Je vais essayer de ne pas faire trop long. J'aime bien ce film pour tout un tas de raisons, c'est bien fait, intelligent dans le propos, dans l'écriture des personnages, les acteurs n'en font jamais trop alors que la simulation de la folie pouvait facilement donner lieu à du surjeu pénible, le réalisateur est plus malin que ça. J'aime bien l'histoire de cet homme, son but opportuniste qui va se heurter à la réalité, et si j'aime le film c'est surtout pour ce basculement dans la folie qui est très bien géré, que ce soit avec les métaphores et cauchemars ou l'utilisation de la voix off.

Mais, car depuis le titre vous savez qu'il y a un mais, j'ai, étrangement, eu un peu de mal à accrocher au film à certains moments, et je ne me l'explique pas. Ce n'est ni un problème de scénario, ni un problème d'acteur ou de mise en scène, tout ça est impeccable, mais bon, je ne sais pas, je n'ai pas accroché tant que ça.

Mais en y repensant, avec le recul, j'ai clairement aimé le film, alors forcément je m'interroge : était-ce la fatigue ? le changement de ton par rapport au film précédent ? Je ne sais pas. Et je suis sûr que si je le revoyais maintenant, seulement deux jours après je l'aimerais sans avoir de problème.

Une réaction bien étrange donc. Je suppose donc que certains n'accrocheront pas. Ça a été un tout petit peu mon cas, mais j'ai aimé tout de même.

Peu importe, on a un bon film sur la folie, l'ambition, la manipulation des esprits pour parvenir à ses fins, la chute vers la folie.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 mars 2014
Quel dommage que le scénario soit aussi alambiqué~: je ne crois pas vraiment à l'inutile histoire de meurtre.

Mais c'est signé Fuller~; et la mise-en-scène de l'asile, ou celle de l'arrogance du journaliste ("Bien sûr, je peux regarder sans être touché~; c'est mon boulot.") ne mérite qu'un commentaire~: chef d'œuvre.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 janvier 2017
Signé Samuel Fuller, "Shock Corridor" nous emmène dans les sombres abysses de la folie humaine à travers cette histoire où un journaliste va se faire passer pour un malade mental pour résoudre une affaire de meurtre, tout ca pour avoir le prix pullizer. L'idée de base est intéréssante et le scénario construit autour est impeccable. La galerie de personnages présenté est bien écrite et passionnante, à coté du personnage principal, on y trouve un obèse se prenant pour un ténor, un noir qui prêche le racisme ou encore des nymphomanes, mais aussi la soeur du journaliste. Les liens entre les personnages et leurs évolutions sont tout aussi intéréssant et bien écrit. L'atmosphère oppressante et malsaine est impeccable, tout comme la brillante et énergétique mise en scène de Fuller. En même temps, il dresse un constat imparable, politique et choc sur l'Amérique, notamment avec ces personnages sombrant dans la folie, que ce soit à cause de la guerre, du racisme ou des expériences scientifiques. La distribution est impeccable et la reconstitution de cet hôpital est génial, les décors participent à l'atmosphère général du film. Un chef d'oeuvre, un film unique en son genre, composé de plusieurs scènes chocs et mémorable, un film sombre qui nous plonge dans la psychologie humaine, montrant que la frontière entre folie et "normal" est parfois bien maigre, tout en dressant un constat très fort sur l'Amérique. Une grande œuvre, brillante, unique, forte et géniale.
Gabith_Whyborn
Gabith_Whyborn

44 abonnés 842 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 novembre 2013
Excellent film avec une très bonne mise en scène. Y'a pas mal de scènes qui m'on donner la chair de poule et d'autres qui m'ont bien fait rire mais tout ça en étant dans une atmosphère étouffante et angoissante. Ce film traite très bien l'immersion dans la folie, j'ai vraiment accroché malgré qu'il soit déjà très vieux (1963 c'était pas hier).
Je remarque que je m'interesse de plus en plus au cinéma noir et blanc depuis que je vois de si bons films.
Enfin bref, Shock Corridor est pleins de folie et de fureur c'est un film a ne pas rater.
Moi je m'en souviendrais longtemps, c'est le genre de film qui marque les esprits!
Yetcha

1 081 abonnés 4 735 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 août 2013
Une réalisation dépassée qui ne permet pas aujourd'hui de lire une œuvre majeure du réalisateur.
Les doublages nuisent énormément à la crédibilité et il faut à mon avis absolument le voir en VO. Un film qui mériterait un bon remake et pourrait nous offrir un magnifique thriller psychologique.
Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 853 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 août 2013
A ne rater sous aucun prétexte. Pour prendre une image, ce couloir imbécile où il ne pleut jamais c'est un peu le fleuve d'Apocalypse now, avec tout au bout du chemin une chute en apothéose qui n'en est pas moins belle. Comme film décrivant la lente et pénétrante plongée dans les ténèbres et la folie, Shock Corridor n'a rien à envier à quiconque. D'autant que la forme (huis-clos), l'économie de moyens, la modestie voulue du casting mais surtout l'audace du réalisateur et l'inventivité des idées de mise en scène donnent 50 ans après raison aux choix de Samuel Fuller. Etonnement, Shock Corridor ne vieillit pas, il grandit un peu plus à chaque nouvelle séance.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 26 février 2013
"Celui qu'il veut détruire, Dieu le rend fou." C'est par cette citation que s'ouvre Shock Corridor, un film retraçant l'enquête d'un journaliste d'investigation qui monte un stratagème pour se faire interner dans un hôpital psychiatrique où s'est déroulé un meurtre. Alors qu'il se trouve confronté à des patients souffrant de réels troubles mentaux, on le voit petit à petit perdre pied avec la réalité. Un film assez froidcet violent qui n'hésite pas à aborder des thèmes douloureux pour la société américaine de l'époque, tels que la Guerre Froide, la bombe atomique, les traumatismes de guerre et la ségrégation raciale, qui se retrouvent mêlés à la folie des personnages de manière particulièrement habile.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 novembre 2012
Un film génial que j'ai découvert récemment. Un film de 1963 qui nous bluffe par son intelligence et son inventivité !
il_Ricordo
il_Ricordo

118 abonnés 407 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 novembre 2012
A force de trop jouer au fou, on le devient vraiment. C'est donc à cette conclusion de conte pour enfants qu'aboutit Shock Corridor. Seulement, Shock Corridor est très loin d'être un film pour enfants.
Shock Corridor, c'est une plongée dans le monde de la folie, où le spectateur boit la tasse autant que les personnages. C'est un film-choc, un film qui déstabilise toute notre confiance en ce qui nous entoure, et particulièrement qui nous force à revenir en arrière par crainte d'avoir imaginé ce que nous avons vu. C'est une preuve incontestable du talent de Samuel Fuller, dont les films à l'atmosphère pesante et aux acteurs suffocants de chaleur baignent dans l'hallucination et l'expérience sensorielle : on touche le film, on le sent, on sue avec les personnages dans cette folie fracassante.
Mais Shock Corridor ne serait rien sans la photographie de Stanley Cortez, dont les contrastes saisissants donnent au film tout son aura effrayante, et les mouvements de caméra glaciaux. On peut regretter les quelques images exotiques en couleurs qui rompent l'unité esthétique claustrophobe du film, mais cela n'entame pas beaucoup l'aspect terrifiant du film.
Ce qui doit être le plus terrifiant est que nous suivons le personnage principal et on s'identifie facilement à lui dans le cadre de l'enquête qu'il mène, et on est rassuré de le voir simuler la folie (il échoue dans le bureau du psychiatre quand machinalement il remet un tableau à l'horizontale, mais cela nous rassure cette fois de sa sanité). Ainsi, on s'égare en même temps que lui dans les abîmes de la folie, et si le cadre ne nous déstabilise pas totalement comme lui (et pourtant, pour une fois la voix-off est utile et nous plonge dans les pensées du héros comme si elles lui étaient étrangères et venaient du lointain), si nous ne devenons pas fous pour autant, le lien tissé entre nous et le héros se casse avec une violence inouïe, et notamment lorsqu'il est enfin parvenu à trouver ce qu'il cherchait - ce que nous cherchions, il fracasse le crâne du fou qui faisait son portrait, en hurlant : "that's not me !" Il a dès lors perdu toute faculté de jugement, il a perdu son identité dans le couloir de la folie. Shock Corridor ne nous remet pas en question nous-mêmes, comme on pourrait le prétendre pour bien des films, mais il nous bouleverse tellement, que nous ne pourrons jamais plus faire confiance aux personnages que nous suivons, aux films que nous voyons ou que nous croyons voir : à la fin de ce film, c'est presque comme si nous doutions que c'en était un.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 29 octobre 2012
Belle photographie. Direction d'acteurs impeccable. Scénario implacable et quelques images très fortes. Mais aussi quelques impardonnables longueurs...
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse