Le Cabinet du docteur Caligari
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 février 2012
Véritable manifeste du cinéma expressioniste Allemand, l'oeuvre de Wiene reste encore aujourd'hui magistrale. Charme et poésie en émmane, chef d'oeuvre devant lequel on s'incline près d'un siècle après sa création!
Plume231

4 416 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 juin 2009
Un chef d'oeuvre absolu qui surprend par sa modernité en particulier par son scénario qui contient de nombreux rebondissements et qui n'hésite pas à utiliser la technique du flash-back dans le flash-back sans pour autant que le moindre instant la clarté du récit en souffre. De plus, les décors expressionnistes sont aussi délirants qu'inoubliables tout comme le jeu des acteurs qui est remarquable en particulier pour Werner Krauss, Conrad Veidt et Lil Dagover. Attention ce film contient aussi le premier final-qui-tue de toute l'Histoire du cinéma.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 895 abonnés 8 251 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mars 2010
Le Cabinet du docteur Caligari (1919) est une œuvre emblématique de l’Histoire du cinéma expressionniste Allemand, au même niveau on peut aussi citer Metropolis (1925) de Fritz Lang.
Film muet et en noir & blanc, le film regorge de décors surréels, grandioses et surprenants, la mise en scène, se découpe quant à elle en six actes, changeant de couleurs par moment, accentuant ainsi de temps à autre l’inquiétude, l’interrogation ou bien la peur.
Scénario intelligent, novateur et moderne, Robert Wiene laisse son empreinte dans l’Histoire du 7ème Art avec cette œuvre stupéfiante et toujours aussi déroutante.
Malevolent Reviews

1 110 abonnés 3 207 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 février 2012
Un sublime chef-d'œuvre du cinéma muet. Le film n'a pas vieilli (à prendre dans le contexte bien sûr) et garde tout son charme désuet. Le suspense est toujours bien présent, glaçant à souhait, avec une interprétation plus que convaincante et une musique envoutante. Bien avant les twist-endings récurrents de cette dernière décennie, le final du Docteur Caligari est vraiment surprenant, glauque et inattendu, transformant le film en un thriller muet atypique et extraordinaire. En somme, une perle magnifiquement mise en scène que l'on se doit de voir et revoir.
Moorhuhn
Moorhuhn

168 abonnés 579 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 mai 2011
Bon je reste assez déçu quant à ce film dont j'attendais peut-être plus alors que je ne peux que remarquer la virtuosité des décors et l'intelligence du scénario. Si j'ai pu rester admiratif sur ces aspects-là (je ne spoilerais pas bien sûr la suite de l'intrigue), disons que je suis resté un peu indifférent face au film. Il ne m'a pas franchement transcendé et force est de constater qu'il souffre de quelques problèmes de rythme et que la pellicule a pris un sacré coup, ce qui nuit véritablement au visionnage même si bien sûr ce n'est pas la faute du film en lui-même (mis à part le problème du rythme). Disons que j'ai quand même pas mal baillé durant le film, de plus ça met un petit bout de temps à décoller. Disons que les 20 dernières minutes sont sûrement les plus intéressantes.
Je reviens aux points forts du film qu'il est utile d'aborder: Tout d'abord un scénario intelligent, traitant du thème de la folie et brillamment mené. Il conserve une certaine force qui a traversé les âges et qui n'a (presque) rien à envier aux production actuelles. Ensuite viennent les décors qui pour moi constituent vraiment la grande force de ce film. A l'allure cauchemardesques, on ressent bien la puissance de cet univers mental troublé par la folie avec ces lignes brisées et obliques, ces formes tortueuses soulignant vraiment bien le déséquilibre mental.
En gros un film qu'il faut tout de même voir, rien que pour ces deux aspects-là. L'esthétisme des films expressionnistes allemands me plait énormément, toute fois j'ai tout de même du mal à être passionné de bout en bout. Je compte cependant le revoir d'ici quelques années, et en espérant également une restauration digne de ce nom de la pellicule.
 Kurosawa

676 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 mai 2019
Il faut toujours replacer un film dans son contexte et celui du "Cabinet du docteur Caligari" se compose de deux composantes essentielles : le muet et l’expressionnisme. Ce sont sur ces deux points qu'il faut d'abord juger le film en les raccordant évidemment à la substance primaire du cinéma qu'est la mise en scène. Le classique de Robert Wiene donne une impression de lourdeur qui n'est pas étrangère à l'utilisation calamiteuse de cartons à la fois trop nombreux et explicatifs; leur présence donne des informations que l'on avait déjà comprises et empiète sur l'image, souvent réduite à un état illustratif. Étrange constat alors que le film est considéré comme un sommet de l’expressionnisme allemand; or, si on le compare au chef d'oeuvre de Murnau, "Faust", il y a trois classes d'écart dans la manière d'employer les décors et de les mettre en relation avec les personnages. Quand Murnau joue habilement sur des changements d'échelles pour suggérer la domination du Mal ou l'écrasante faiblesse de ceux qui subissent l’obscurité, Wiene filme à peine les différents lieux, que ce soit le cirque ou l'hôpital psychiatrique. On reconnaît ça et là une porte de travers ou des rues asymétriques mais le décor ne raconte rien en soi, il ne gagne à aucun moment un statut narratif; c'est au contraire le scénario tout-puissant qui guide le film, beaucoup plus qu'une mise en scène finalement peu inspirée. Mais l'écriture laisse aussi à désirer – quand bien même les fins d'actes sont plutôt réussis avec à chaque fois des sursauts d'intensité percutants –, surtout du côté de personnages somme toute squelettiques. Le personnage de Caligari avait pourtant un fort potentiel mais Wiene n'en fait qu'un médecin manipulateur, loin du mythe maléfique décrit dans la dernière ligne droite du film. Quelques ruptures rythmiques intéressantes et une petite poignée d'instants stimulants sont à mettre au crédit du long-métrage, c'est tout de même bien insuffisant pour ériger "Le Cabinet du docteur Caligari" au rang de monument expressionniste.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 14 mars 2011
Difficile de noter un long métrage tourné dans les premières années du cinéma. On notera surtout une chute finale qui n'a rien à envier aux films modernes et qui expliquera un décor unique qui ne manquera pas de vous intriguer.
stebbins

569 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 décembre 2011
Excellent! Le cabinet du docteur Caligari est l'oeuvre fondatrice du cinéma expressionniste qui fut réalisé en 1919 par un certain Robert Wiene ( qui soit dit en passant était jusqu'alors inconnu ). On retiendra de cette pièce maîtresse les fabuleux décors totalements déformés, tortueux et pourtant si magnifiques ( les règles de la perspective y sont pour le moins transgressées ) ainsi que le scénario diabolique et passionnant ( le film se divise en six actes, et la tension monte en crescendo à la fin de chacun d'entre eux: le rythme ne s'essouffle jamais, ce qui est rare pour un film muet ). Le film raconte l'histoire d'un mystérieux médecin qui passe ses journées à s'occuper un monstre somnambule. Un jour il décide de prendre la peau d'un forain et prédit l'avenir à un jeune étudiant en lui annonçant sa mort imminente ( " Vous mourrez à l'aube " lui dit le somnambule )... La prestation de Werner Krauss est brillante et précise, en plus d'être expressive ( le cinéma expressionniste rend compte d'un jeu d'acteurs où les sentiments et la gestuelle sont exacerbés ). Un film majeur, machiavélique et visuellement étourdissant...
Death_Metallus
Death_Metallus

19 abonnés 417 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 octobre 2013
Bien que Le Cabinet Du Dr. Caligari soit, plus largement, encré dans le genre fantastique que dans l'horreur pure, cette oeuvre-clé du cinéma expressionniste allemand des années 20 deviendra surtout une des pièces fondatrices du cinéma d'horreur. En effet, bon nombre d'éléments de ce classique deviendront des symboles récurrents dans le domaine de l'épouvante : l'image du docteur Caligari n'est pas sans rappeler celle du savant fou, tout comme celle du somnambule rappelle celle du mort-vivant ou du zombie. Un serial killer, une foire aux monstres, un asile d'aliénés, le décor est bel et bien planté! Sans occulter le fait que tous ces ingrédients viennent avant tout de la littérature et en soulignant l'importance du théâtre du Grand-Guignol ouvert depuis 1897, l'enfantement de Robert Wiene et celui de quelques autres réalisateurs, tels que Paul Wegener (Le Golem, 1915, puis 1920), Louis Feuillade (Les Vampires, 1915) ou encore John S. Robertson (Dr. Jekyll & Mr. Hyde, 1920), allaient lancer les bases de l'horreur au grand écran. La mise en forme du Cabinet Du Dr. Caligari est plutôt atypique avec ses perspectives étranges et ses effets d'éclairage très ombragés qui deviendront une des caractéristiques de la vague du cinéma expressionniste. Certes, les décors font un peu bon marché. Mais, ce qui est encore plus intéressant dans ce film, c'est le fond, car l'histoire et l'enquête qu'effectue le personnage principal, gardent toujours plusieurs portes ouvertes laissant libre court à l'interprétation du spectateur. Est-ce que le somnambule est la créature qui réalise les fantasmes les plus cruels du docteur ou est-ce que toute cette histoire est inventée par le héros, éventuellement dans le déni de son propre meurtre passionnel?
teofoot29
teofoot29

109 abonnés 648 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 mars 2010
Un superbe film aux décors sonctueux.
Nico2
Nico2

98 abonnés 939 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Véritable manifeste du cinéma expressioniste allemand, Le Cabinet du Docteur Caligari est un film fascinant aux décors grandioses (beaucoup de toiles peintes) qui est en même temps un portrait d'une Allemagne malade qui souffre de la défaite de la Grande Guerre, qui tente de mettre en place une république de Weimar encore jeune et fragile. Le scénario est angoissant, l'interprétation un peu trop théâtrale mais les acteurs des films expressionnistes venaient tous du théâtre. Un film qui pose le doute: Caligari est-il dangereux? Qui croire? Tout ça pour dire que ce film est un chef d'oeuvre.
oranous
oranous

164 abonnés 1 097 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 août 2007
Ce film n'est pas "un chef d'oeuvre expressionniste du cinéma anglais" mais c'est un chef d'oeuvre expressionniste du cinéma Allemand.
De somptueux décors , une histoire angoissante ! La fin est époustouflante, de très bons acteurs!
En revanche au bout d'une heure la musique devient un tantinet lassante. Ce qui n'est ma fois pas réellement dérangeant!
Un classique, un chef d'oeuvre du cinéma Muet.
Jack G
Jack G

12 abonnés 175 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mars 2021
Manifeste du cinéma expressionniste allemand, Le Cabinet du docteur Caligari est la première expression dans les salles obscures d’une société allemande meurtrie et tourmentée après la défaite récente de 1918.
Initialement pressenti par le producteur Erich Pommer pour adapter le scénario de Carl Mayer et Hans Janowitz, Fritz Lang (Metropolis, M le maudit) est trop occupé par le tournage des Araignées (1919) et cède sa place à Robert Wiene, dont il s’agira du premier et meilleur film de sa carrière. Robert Wiene apporte toutefois quelques modifications au scénario en rajoutant un prologue et un épilogue qui ont pour but de faire comprendre aux spectateurs qu'il s'agit d'un récit sorti de l'imagination d'un fou.
Divisé en six actes, Le Cabinet du docteur Caligari présente une structure narrative basée sur la première personne inédite jusqu’alors, avec l’usage d’un renversement final similaire à des films bien plus récents, comme Shutter Island, dont le cadre de l’intrigue se déroule également dans un asile psychiatrique. Mais si la folie est au cœur de ce film fantastique, elle ne doit pas le réduire, comme cela a été trop souvent le cas, à être considéré comme le premier film d’horreur de l’histoire.
En effet, Le Cabinet du docteur Caligari est avant tout le reflet d’une société allemande en proie aux démons de la défaite de la Première Guerre mondiale, et le rejet d’une expression artistique réaliste au profit d’un symbolisme puissant, d’un romantisme de la mort, des fantômes, des ombres et de la nuit.
Après la défaite sanglante de l’Allemagne impériale, Le Cabinet du Docteur Caligari cristallise à l’écran les angoisses et fantasmes du peuple germanique à travers un personnage typique du cinéma muet allemand : le criminel diabolique qui exerce sur la population une impression mêlée d’horreur et de fascination. Cette allégorie invite à réfléchir sur une idée terrifiante : plonger une population entière dans un état d’hypnose collectif et la voir s’offrir à la mainmise du fascisme. « Devenez Caligari », affiché sur les murs des villes, prend alors une dimension politique : pour ne pas se laisser prédire son avenir, mieux vaut devenir maître de son présent. L’acte est révolutionnaire, à l’image de l’esthétique du film, mais le message est clair : un sombre présage est à l’œuvre.
Le décor est essentiel pour comprendre ce basculement et ce goût morbide, alimenté par de fausses perspectives, des angles aigus et des proportions tronquées. Peint en trompe-l’œil, il déforme la réalité par des lignes brisées et obliques. Le bureau du docteur est l’illustration parfaite de cette forme picturale si tourmentée et caractéristique d’un art allemand en plein bouleversement. Les maisons et les escaliers sont tordus, les portes, les arbres, les fenêtres, les rues, les couloirs prennent des formes étranges, et tout est lié à un déséquilibre psychique. Ainsi, l’un des trois décorateurs du film, Hermann Warm, insiste sur ce caractère fantastique et irréel en déclarant : « Les images du film devaient être éloignées de la réalité et revêtir un style graphique fantastique ». Mais il insiste également sur le rôle crucial de l’éclairage, qui souligne l’affrontement entre l’ombre et la lumière : « Les films doivent être des gravures rendues vivantes ».
À sa sortie en Allemagne, le film rencontre un grand succès, puis finit par être diffusé partout dans le monde. Le Cabinet du Docteur Caligari est le premier film diffusé aux États-Unis après la fin de la Première Guerre mondiale. Incontestablement, Le Cabinet du docteur Caligari a marqué les esprits de générations de cinéastes futurs. C’est la naissance cinématographique d’une iconographie, de thèmes et de personnages qui ouvre la voie aux productions de Fritz Lang et F.W Murnau, mais aussi à celles de grands classiques de l’épouvante, comme Dracula (1931) et Frankenstein (1931). Son empreinte se vérifie également sur la production hollywoodienne des trois décennies suivantes, au sein de laquelle vont travailler de très nombreux expatriés allemands, réalisateurs et directeurs de la photographie, qui sont obligés de fuir l’Allemagne nazie. Et encore aujourd’hui, l’influence de cet art pictural sur les grands écrans conserve quelques réminiscences, en particulier chez Tim Burton et l’Etrange Noël de M. Jack, où les décors tourmentés, sombres et irréels peuvent aisément être interprétés comme un écho de l’œuvre novatrice de Robert Wiene.
Malgré le caractère incontournable de ce long-métrage dans l’histoire du septième art, l’œil du spectateur moderne, plus habitué à un rythme et une expression artistique plus captivants et réalistes, ne peut combler le décalage entre deux époques si lointaines. Comme l’a dit très justement le critique André Bazin : « « La pellicule est comme un sarcophage, elle ne vous conserve pas, elle conserve le temps qui passe ». Ainsi, la sensation qui était au rendez-vous dans les années 1920 ne l’est plus aujourd’hui, mais cette œuvre fondatrice reste capitale dans l’évolution artistique du cinéma.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

273 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 octobre 2006
Le film le plus expressioniste qui soit. Le cinéma de Wiene n'est pas réaliste, il est hallucinant. Les images s'ouvrent comme une aquarelle qui se dissout sur la toile, les décors ( point le plus mémorable du film ) sont tout simplement hallucinant, dotés d'une plastique inouïe. En effet, les décors de Walter Reimann, Walter Röhrig et Hermann Warm sont des structures élancéss, distordantes, oniriques. Car le film dégage une idée du cauchemardesque assez vraie. Le personnage du Dr. Caligari, joué par Werner Kraus, est interprété avec brio. Les gros plans sur les visages donnent la chair de poule d'autant plus qu'ils sont soutenus par la musique flippante de Giuseppe Becce. Les visages, comme les décors, semblent sortis brut de l'univers de Wiene : les traits forcés, la pantomime éxigée par le muet donne ici toute son ampleur. En conclusion, l'histoire ( à la fin plus qu'étrange ) donne droit à un expressionisme de toute beauté, au top de son exploitation. "Das Kabinett des Dr. Caligari" est l'oeuvre expressioniste par excellence.
Mephiless s.
Mephiless s.

73 abonnés 697 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juillet 2015
J'ai eu beaucoup de mal à être captivé par cette histoire, et pourtant le film reste assez court! Il est très novateur avec des personnages et des thèmes nouveaux, les décors restent assez réalistes et les acteurs plutôt convaincants. ça reste une expérience agréable, surtout devant l'un des premiers films d'épouvante!
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