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Un visiteur
1,5
Publiée le 26 juillet 2014
Le talent des 2 acteurs Sami Bouajila et Isabelle Carré ne compensent malheureusement pas l'indigence du scénario et surtout une réalisation aussi mollassonne pendant ces 91minutes bien longues, d'autant plus que l'humour n'est pas au rendez-vous (sauf les 10 dernières minutes avec la scène des pneus et celle du maillot accroché) et que MM. Prévost et Soualem sont trop peu présents (même si le premier double ou triple ici son temps de présence par rapport aux "Vacances du Petit Nicolas").
Le premier film de Pascal Rabaté Les petits ruisseaux était une vraie merveille (et injustement méconnu). J'avais déjà eu plus de mal avec le deuxième même s'il était original. Avec celui-ci, il rentre un peu dans le rang , nous offrant quelque chose d'un peu plus banal. L'histoire est cousue de fil blanc, le scénario un peu trop...
Dessinateur de formation, Pascal Rabaté n'est jamais aussi bon que dans les croquis du quotidien dont les héros, si l'on peut dire, sont de "petites" gens, aux rêves modestes, et s'ils ne dépriment pas pour cause de solitude, peuvent tomber dans des travers malhonnêtes, sans qu'il y ait de quoi crier au loup. Nettement moins réussi que Les petits ruisseaux, son premier et meilleur essai, le troisième film du cinéaste, Du goudron et des plumes, paresse un long moment avant d'affirmer une certaine tendresse pour ses malheureux personnages. Le burlesque et le comique de situation, qui sont la marque de fabrique du cinéaste, fonctionnent par à coups et tout le film semble comme en dedans. L'interprétation aussi, comme volontairement bridée : Bouajila, Carré et même Prévost ne livrent qu'une faible partie de leur potentiel. Mi-figue, mi-raisin, Du goudron et des plumes se complait dans une mollesse qui contamine progressivement le spectateur. Une paisible torpeur, mais torpeur quand même.
Avoir honte de quelqu'un veut forcément dire qu'il ne nous laisse pas indifférent. C'est le cas de Vanessa, jeune fille de Christian, père divorcé, escroc et coureur de jupons. Mais si les gens ne changent jamais vraiment, une rencontre peut les faire grandir. En croisant Christine, maman célibataire, cet homme se voit offrir une nouvelle chance.
Dire du Goudron et des plumes qu'il est anecdotique et que nous l'oublierons assez vite n'est pas un reproche absolu. Car c'est également un film aux sentiments généreux présentant des gens attachants. Mention spéciale à Sami Bouajila, malheureusement bien trop rare à l'écran. Parvenant toujours à dégager de ses personnages une humanité débordante, il donne à son rôle et cet homme à priori quelconque une sensibilité insoupçonnée. Idem avec ces seconds rôles de qualité, donnant au film un grain d'humour noir (Soualem) ou familial (Prevost) bienvenue.
Mais ces qualités n'empêchent pas les trop nombreux creux et scènes vides de cette comédie estivale, faisant parfois penser à un téléfilm naïf et bien-pensant. Avec une mise en scène peu inspirée, on regrette le manque d'ambition du Goudron et des plumes, trop attendu et conventionnel. L'exceptionnelle mais sous exploitée Isabelle Carré ne surprend personne, et sa relation naissante avec Bouajila semble être tracée sur des chemins bien balisés.
Reste alors le combat intérieur que chacun doit mener pour décevoir le moins possible ceux qui nous sont les plus chers. Un père immigré qui s'est battu pour s'intégrer. Une petite fille qui voit en nous un modèle à suivre. Une femme ayant déjà trop souffert pour qu'on lui mente une nouvelle fois. Mission accomplie, Christian parviendra à retirer le goudron et les plumes qu'il s'était lui-même versé dessus, et son honneur sera ainsi lavé.
"Du goudron et des plumes" avait à priori tout pour plaire, surtout après le souvenir laissé par "Ni à vendre, ni à louer" qui m'avait personnellement emballé avec cet humour si particulier dont Pascal Rabaté a le secret... Et cette fois-ci, après un début un peu curieux et assez lent, on rentre petit à petit dans l'histoire de ces personnages plutôt boiteux et cabossé dans leur genre et dans leur vie, jusqu'à les adopter vraiment. Pendant une bonne première moitié qui consiste à camper une histoire qui n'en est pas vraiment une en fait, on assiste à des échanges tendres entre un père et sa fille, entre deux parents esseulés qui font connaissance, entre un père jardinier et son fils. Ces relations sont toutes très bien mises en valeur, finement étudiées et donc assez riches dans leur apport au spectateur ! La faiblesse ressentie tient sans doute à un scénario léger et au rythme mollasson, mais on reste cependant accroché à ces regards et à ces sourires fragiles... Puis, Patatras !!! Cette faiblesse toute excusée, se ressent d'autant plus durement, car au lieu de tirer tout ce monde vers le haut comme on l'attendait, tout va de mal en pis pour ne plus avoir aucune espérance suite à un événement malheureux et inattendu ! Alors, pourquoi noircir à souhait ce film où justement l'implication dans le sport pouvait triompher de cette gangue qui s'abat sur notre triste héros ? Il semble curieux que ce scénario déjà précaire en soi, n'ait pas prévu le rebondissement indispensable et nécessaire à la construction et à la justification de cette histoire qui aurait eu ainsi tout son sens... On en est vraiment frustrés sans comprendre le choix du réalisateur qui ne nous apporte finalement aucun message fort, sauf à nous dire que l'essentiel est de participer ! Un peu juste tout de même pour adhérer pleinement à cette comédie... Et ceci est d'autant plus dommage que tous les comédiens semblent se donner à fond entre Isabelle Carré touchante, Daniel Prévost très juste et surtout Sami Bouajila sincère et profond dans son rôle de père ! Et de plus, bon nombre de petites idées bien trouvées au niveau des seconds rôles et de l'environnement général apportaient ce côté amusant bien révélateur de l'esprit de Rabaté... Ce misérabilisme cultivé et assumé jusqu'à la fin, n'est sans doute pas le meilleur choix et on se dit que d'autres options nous auraient sans aucun doute redonné un meilleur moral et le sourire jusqu'au bout !
pour être gentil, parce que vraiment c'est ultra convenu et assez creux....ça ne dépasse pas le stade d'un téléfilm très gentil sur n'importe quelle chaine télé...sans surprise, sinon un assez joli rôle pour sami bouajila.
Film très beau, les acteurs sont trés justes, Sammi Bouajilla formidable, quand aux seconds rôles ils sont tous tout aussi bon. Le ton est léger bien que le propos soit assez sombre. Beau moment et très belle découverte, allez y.
pour ma part. mes enfants 10 et 12 ans et moi même avons trouvé ce film complètement nul. tout d abord l histoire sur laquelle on s'en dort. puis Montauban que nous connaissons que trop bien. aucun acteur n'a l'accent du sud ouest ce qui fait perdre tout le charme de ce lieu. de plus on ne voit aucun lieu de cette ville. l acteur habite dans une maison très moderne. Montauban c'est la brique rouge. nous avons reconnu dans la dernière partie du film le cours foucault où la stèle a été coupé en deux à chaque prise. c'est vraiment moche et décevant.
Pascal Rabaté pose donc sa caméra sous le soleil épanouissant de Montauban pour une énième comédie calme et qui n'ose pas grand chose, en fin de compte... Pas de mystère ni de surprises, on nous raconte la fin au début. Sami Bouajila joue comme il faut, en appuyant sur le fait qu'il peut interpréter l'imbécile dragueur qui a peu d'estime en lui (tiens, ce film est tiré de faits réels?) pour terminer sa course à l'humour noir dompté par la comédie française sur une happy-end baignée d'une tendresse savoureuse mais niaise. C'est navrant : on pouvait s'attendre à plus d'émotions et de retournements de situations de la part du réalisateur de "Les petits ruisseaux"... A la place de ça, on a droit a du film d'auteur chevronné, sympathique mais beauf à souhait. Et non, une simple apparition en diapason de monsieur spoiler: Kervern n'aide pas plus que ça. Soûlant, c'est le mot, oui...
un petit film sympa sans plus. Daniel Prévost égal à lui meme c'est à dire bof bof!!!!!!!!!!!!!!je ne suis pas allée voir le film pour lui mais le restant des comédiens ça allait
Un ptit film francais qui ne restera pas longtemps dans les esprits car ce scénario ne va pas chercher bien loin! Les bons acteurs sont heureusement là pour qu'on puisse avoir envie de les voir évoluer jusqu'au bout. En tout cas , c'est loin d'être une comédie mais plutot un fait de société pas très joyeux!
Dans cette comédie douce amère, autour de décors et de cadres soigneusement travaillés, un père de famille tendance borderline, va trouver sa place dans la société. C'est un joli film un peu passé inapercu, bienveillant mais sans sentimentalisme dégoulinant, et assez revigorant. Quand le cinéma Français cultive l'optimisme...
Ça fait du bien de voir des films français comme celui ci, c'est rare ! Sous une histoire qui peut paraître légère, on plonge dans une vraie réflexion sur l'état de la société… tout en riant beaucoup car le film est bourré de petites trouvailles amusantes qui nous empêchent de de nous morfondre. La plastique du film est très soignée, un régal.