Journal d’une femme de chambre
Note moyenne
2,4
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188 critiques spectateurs

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AHEPBURN
AHEPBURN

112 abonnés 514 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 avril 2015
Bonne histoire et bonne version de ce classique de la littérature. L'interprétation et la mise en scène sont bonnes. Je recommande mais si vous cherchez un film qui bouge beaucoup passez votre chemin. Bonne séance.
Critique de Monique Pantel dans Europe 1
Critique de Monique Pantel dans Europe 1

94 abonnés 355 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 mai 2015
Lent et mou. On est très très loin de Buñuel, de son explosive sensualité et de sa troublante Jeanne Moreau. Tout le monde dit que c'est très bien, c'est pas vrai. La bonne est trop bonne, la patronne est trop méchante. Bon, c'était la réalité à ce moment-là, et c'est quand même encore comme ça aujourd'hui dans certains pays. Mais filmé aussi platement, c'est ennuyeux. Mais attention, c'est quand même un des films les moins ennuyeux de Benoît Jacquot. Lea Seydoux est belle et joue bien, avec un résignation qu'on sent sur le point de craquer. Mais en transposant de nos jours ce vieux roman d'Octave Mirbeau, il fallait mettre plus de punch pour faire voir la colère devant l'esclavage. Comme ça, c'est pas animé du tout, c'est planplan, c'est gnangnan, et ça m'a ennuyé.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 6 avril 2015
Un bon film...Léa Seydoux joue très bien...la fin du film est un peu abrupte...c'est dommage...et fait étrange Vincent Lindon n'articule pas on ne comprend pas souvent ce qu'il dit...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 7 avril 2015
Prenant l’argument du livre éponyme d’Octave Mirbeau, Benoît Jacquot traite ce récit avec un certain doigté. La qualité de sa photographie hantée, par instants, par les maîtres du réalisme de la fin de ce siècle nous fait revivre des tableaux qu’on croirait sortis de Millet, Van Gogh, Corot ou Manet. Outre une tranche de vie d’une jeune femme au charme indiscutable, le réalisateur nous offre une peinture assez acide d’une époque, gangrénée par le mépris d’une classe de petits rentiers oisifs envers ces petites gens qui n’ont que leurs bras à louer, époque secouée par l’antisémitisme prospérant sur l’affaire Dreyfus. De même, certains personnages sont droit issus de la palette d’un Daumier. Tous ces personnages sont parfaitement interprétés par une équipe d’acteurs qui donnent des accents de vérité à chacune des séquences. Bien sûr, c’est surtout l’excellente Léa Seydoux qui incarne l’héroïne avec toutes les facettes de ce troublant personnage en constante évolution.
Certes, Célestine, regard impertinent, visage résolu, nous est présentée comme instable, mais si on la respecte, si on lui parle correctement, elle est prête à tout pour faire plaisir comme auprès de la grand-mère de Georges (Joséphine Derenne), d’une effarante docilité comme auprès de Georges (Vincent Lacoste). Mais coincée entre une mesquine patronne sadique et un "monsieur" bien décidé à user de son droit de cuissage, harassée dans une demeure devenue parcours d'obstacles, soumise à des vexations, à des tâches avilissantes, elle se rebiffe. Ces diverses scènes permettent à Benoît Jacquot de disséquer les tortueux méandres de l'asservissement. Besogne harassante, bizutages humiliants... Tout en recoins et en escaliers, la demeure se transforme en un parcours où Célestine, bête de somme, tente de reprendre son souffle. Pourtant, elle révèle sa fragilité lors de la bouleversante scène où, apprenant la mort de sa mère, elle s’écroule en larmes, orpheline, seule au monde, sans amour, vilipendée par madame Lanlaire.
Confrontée à la vilenie du monde, n’ayant comme espoir que les sordides propositions d’une "modiste" qui lui offre l’antichambre de la prostitution. Elle aurait pu rêver d’épouser un de ces fils de bonne famille, elle est assez charmante pour cela. Mais le chevalier épouse-t-il la pauvre bergère ? Il y a aussi les promesses du capitaine (Patrick d'Assumçao) qui, derrière son affabilité, n’hésite pas à étaler son mépris de la vie et des femmes. Ne lui reste que s’appuyer sur un jardinier taiseux qui, après lui avoir fait miroiter son pécule, lui présente la place de tenancière d’un lupanar à Cherbourg. Plutôt que prostituée, fusse de luxe, elle préfère devenir maîtresse en titre, faire partie de cette bourgeoisie qui la méprise car elle est, pour eux, sans valeur. Comme la valeur des objets se mesure à l’aune de ce qu'ils ont coûté, celle des gens à leur compte en banque, elle n’hésitera pas, entorse à la fin du livre de Mirbeau, à se rendre complice d’un cambriolage certes bien mérité. Personnage complexe, cynique et attachante, débordante d’une dangereuse énergie, Célestine a l’impertinent toupet des soubrettes de Molière.
Dans son film, le réalisateur use du passé comme un filtre sur les tares de notre modernité, l’inégalité des sexes, la férocité du monde du travail, les penchants extrémistes des "sans-dents". Comme le disait André Bazin, ce film est bien la "tragédie burlesque, aux confins de l'atrocité et de la farce".
cd78
cd78

5 abonnés 72 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 avril 2015
J'ai beaucoup aimé ce film qui raconte l'insoumission de Celestine, la vie de la femme de cette époque y est formidablement racontée! La pauvreté et le non choix de vie qui en découle! Le pouvoir abusif des bourgeos! Benoit Jacquot a fait un superbe film avec un très bon scénario! Un césar our les costumes peut-être? Et Vincent Lindon qui joue dans la retenue dans ce rustre personnage!
TTNOUGAT

699 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 avril 2015
Quelle accablement! j'attendais beaucoup de Lea Seydoux dans ce film ambitieux et j'y allais pour elle. Hélas, j'ai tant été déçu par la mise en scène que je n'ai même pas pu apprécier sa présence. Elle fait bien ce Benoit Jacquot lui demande mais c'est tout ce qu'il lui demande qui m'a abasourdi. Du début à la fin on baigne dans la vulgarité, vulgarité morale des maitres et vulgarité tout court chez les subalternes et ce n'est pas a faute du scénario, c'est du au choix des plans (la table des femmes, célibataires qui médisent de tout, filmé au dessus plein centre,, des actions (la mort du jeune tuberculeux qui inonde de sang la jeune femme de chambre), des dialogues (les monologues de Célestine ) qui tirent constamment le film vers le bas. Il n'y a rien que j'aime moins au cinéma que cette façon de faire, c'est sans doute ce que le grand public souhaite mais c'est aussi mon choix et celui des amoureux du septième art de protester. Le roman de Gustave Mirbeau est terriblement subversif, il possède un climat glacé que Luis Bunuel avait su rendre et Jeanne Moreau était très inquiétante dans le rôle de Celestine particulièrement intelligente. Le contexte politique et les excès de l'extrême droite durant l'affaire Dreyfus faisaient peur. Rien de tout cela ici. Les différences avec le roman ne sont pas gênantes, c'est l'esprit de Mirbeau qui est totalement trahi. Dommage que tout l'argent dépensé dans les costumes et les décors ne se traduisent par une plus grande profondeur intellectuelle comme l'était celle du romancier normand qui a beaucoup apporté à la littérature européenne.
nathaliewell
nathaliewell

25 abonnés 160 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 avril 2015
Que pourrais-je bien écrire au sujet de ce film qui ne m'a procuré aucun sentiment ? Même pas envie de lui donner place à un avis dans mon cahier cinéma. Faire comme si je n'avais pas vu ce film tant il laisse mon cerveau vide de tous commentaires. Serais-ce une faiblesse intellectuelle que de ne trouver mots pour parler de ce navet ? Peut être ! mais ce qui est certain, c'est que je ne payerai plus jamais une place de cinéma si Léa Seydoux fait partie de la distribution ! Ce n'est pas faute d'avoir essayé de lui trouver un quelconque talent d'actrice à cette fille, en allant voir plusieurs films où elle y tenait un rôle, mais quand on ne sait pas jouer, on ne sait pas jouer ! Elle est une bien mauvaise actrice qui a pour seul talent celui d'être la petite fille du président de Pathé et la petite nièce du président de Gaumont ce qui lui permet d'avoir des rôles au cinéma. Et elle continuera d'en avoir des rôles parce que qui là prendra dans son film, aura l'assurance d'avoir le soutien financier du groupe Pathé. La version du Journal d'une femme de chambre de Benoît Jacquot est un film vide, fade et sans intérêt, tout comme son actrice principale !
mondidi
mondidi

2 abonnés 56 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 avril 2015
3eme adaptation du roman d'Octave Mirbeau après celles de Renoir et de Bunuel, moins classique qu'il n'y parait avec de très beaux retour en arrière qui donne un aspect onirique au film, très belles interprétation, Lindon le meilleur acteur silencieux français donc le meilleur tout court si on prend les critères américains "actors studio", et Léa Seydoux toujours bluffante
Ungeduld
Ungeduld

19 abonnés 134 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 25 août 2015
Film esthétisant qui oublie simplement, au passage, de raconter une histoire. Flashblacks qui ont l'air plaqués et qui cassent un rythme déjà quasi inexistant, jeu caricatural des personnages secondaires, à côté d'un Vincent Lindon et d'une Léa Seydoux au jeu minimaliste. On rajoute à ça des dialogues parfois trop littéraires, qui sonnent faux, un traitement distancié et clinique qui évacue quasiment toute émotion, si bien qu'on a du mal à comprendre l'évolution psychologique du personnage principal ou même, simplement, à s'y intéresser... Le contexte social, quant à lui, est à peine évoqué, on ne sent pas la misère de cette femme qui porte des habits luxueux.

Bref, film d'un ennui total. J'aime pourtant les films d'époque, et je salivais à la perspective de la reconstitution d'une époque fascinante, mais trop peu représentée au cinéma, étrangement. Malheureusement, le réalisateur ne parvient pas à nous faire ressentir l'atmosphère de tensions sociales du début du 20e siècle. J'ai trouvé le temps long...
Emmanuelle Halimi
Emmanuelle Halimi

17 abonnés 46 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 avril 2015
Dommage , ça partait bien , jolie ambiance , beaux costumes , etc , mais le film s'enlise et il ne se passe rien ; je me suis endormie pendant 20 minutes et donc je ne me souviens meme pas de la fin ....
traversay1

4 480 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 avril 2015
Paru en 1900, le roman de Mirbeau a fait l'effet d'une bombe. "« Si infâmes que soient les canailles, ils ne le sont jamais autant que les honnêtes gens » dixit Célestine dans son Journal d'une femme de chambre. Après Renoir et Bunuel, aux versions assez éloignées du livre, celle de Benoît Jacquot est davantage fidèle au livre, tout en modernisant les dialogues et en abandonnant le principe du journal intime, se contentant de rares passages en voix off (du coup le titre du film n'a plus vraiment de signification). En toute honnêteté, Il y a de quoi être partagé à la vision de ce Journal d'une femme de chambre. Les thèmes de la lutte des classes, de la servitude des domestiques proche de l'esclavage, et du racisme sont on ne peut plus actuels, certes, mais cette description d'une bourgeoisie confite dans son mode de vie étriqué avec une maîtresse de maison psychorigide et un mari faible et libidineux apparait comme une caricature, comme si Chabrol en son temps n'avait pas déjà tout dit. Ceci dit, le film parvient parfois par son étrangeté, sa noirceur et des flashbacks courts et violents à montrer des facettes plus passionnantes. L'interprétation de Seydoux et de Lindon n'est pas à mettre en cause mais leur rôle correspond peu ou prou à ce que l'on attend d'eux. La reste de la distribution ne convainc pas totalement et la mise en scène de Jacquot est très inégale, certaines scènes semblant directement échappées d'un téléfilm. L'impression finale restera mitigée devant un film globalement surestimé par la critique.
cine72
cine72

7 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 25 avril 2016
Au début il ne se passe rien
Au milieu toujours rien
Et à la fin toujours rien
Bravo à Mr JACQUOT j'ai maintenant une vision plus précise du néant
RENEE D.
RENEE D.

23 abonnés 119 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 avril 2015
Je n'ai pas retrouvé le charme du livre qui lui, est magnifique. Ce film m'a laissé froide et indifférente. J'ai été gênée par les scènes d'amour que j'ai trouvé mal faites.
Il ne suffit pas d'avoir de bons acteurs ; il faut sentir l'époque et les contraintes de la vie provinciale d'alors. Les scènes du film rappellent le livre mais il manque le vécu authentique de cette femme de chambre, la difficulté de son état et comment elle parvient à survivre.
Dommage ; j’espérais un beau voyage dans le temps.
schemaman
schemaman

24 abonnés 289 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 avril 2015
Très mauvais car demander à des acteurs d'articuler n'est tout de même pas un luxe ! Les paroles sont inaudibles tandis que les autres bruits, sons et musiques sont au contraire trop présents. Dialogues indigestes, présence de la traditionnelle scène torride dont on soupçonne qu'elle est imposée par des producteurs en mal d'inspiration... Cette scène est d'ailleurs très mauvaise, une des pires du film avec un V. Lindon totalement incompréhensible. L'histoire, telle que scénarisée, paraît abracadabrante et illogique à bien des égards. Une étoile, c'est un peu dur mais je me suis rarement autant demandé ce que je faisais dans une salle de cinéma, et quand "ça" allait se terminer, et si "ça" valait la peine de rester... Le bandeau final tombe comme un cheveu sur la soupe et on est alors interloqué que le film, auquel on a rien compris, soit "déjà" fini !
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 avril 2015
J'aime bien le cinéma de Jacquot, certes c'est pas top, mais une fois par an, ça surprend, ça fait un peu de bien... et c'est encore le cas cette année avec Journal d'une femme de chambre qui a très peu à voir avec Bunuel, ce qui lui permet de ne pas souffrir de la comparaison. Alors oui c'est un peu long par moments, surtout vers la fin, oui cette valise au début semble étrangement légère... Mais bon... Je trouve ça vraiment intéressant et plutôt pas mal du tout, parce que Jacquot c'est un peu un cinéaste du désir sexuel latent !

Et ça c'est cool ! Le mec il te fait Sade, il te fait au fond des bois, les adieux à la reine... c'est un peu la même chose là. Tu as cette fille espiègle qui pète un peu plus haut que son cul... et tu as ce jardinier brutal, viscéral, mystérieux... un vrai mec... il aime la France, il aime la terre, il veut sa propre affaire... Et il est ferme, c'est le genre de mec qui ne se fait pas bouffer dans un couple, contrairement au mari... Un type qui a une pudeur hélléno-chrétienne, un gars du nord qui se retourne pour pleurer...

Et le film vaut le coup d'être vu pour ça... pour Lindon...

Alors certes il y a quelques petits trucs drôles, le coup du furet par exemple... des réflexions intéressantes sur la condition de femme de chambre... Notamment sur les juifs, où le personnage de Seydoux dit que les juifs ne sont pas plus mauvais que les chrétiens, sous-entendu c'est la relation de domination du maître à domestique qui est problématique...

J'aime aussi le côté intrigant du film, ce qui passe très bien par la musique... tous les non-dit... les suspicions...

Ouais c'est pas top, mais c'est pas mal malgré tout.
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