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Drallic
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3,0
Publiée le 2 avril 2015
"Hacker" est un film de série B. c'est un scénar de série B, avec des acteurs et des moyens de série B. Mais il est réalisé par Michael Mann... Ce qui nous donne tout de même des scènes d'action assez remarquables, l'aspect thriller 2.0 est maîtrisé, on est jamais noyé dans des termes techniques incompréhensibles. Mann a très bien recentré l'histoire sur un jeu de chat et la souris. Le film souffre d'un manque de moyen manifeste, mais reste agréable à regarder, pour les fans de Michael Mann.
Après 6 ans d’absence, le réalisateur Michael Mann est de retour et signe un thriller sur la cybercriminalité partiellement abouti et un poil emprunté. Le véritable tour de force du cinéaste et son intelligence est de parvenir à porter à l’écran une menace pourtant invisible et pas spécialement cinématographique. Cela donne un film où d’un simple bouton un pirate informatique peut détruire le système de refroidissement d’une centrale nucléaire ou encore détraquer la bourse. Effrayant dans sa manière de montrer comment d’un simple clic notre système peut se trouver attaqué, le long-métrage montre rapidement ces limites par une incapacité à changer de rythme même si il faut reconnaitre que la deuxième partie gagne quelque peu en intensité. La mise en scène du réalisateur est toujours d’une précision d’orfèvre, accompagnant une intrigue dont les rebondissements à défaut d’être toujours vraisemblable entretienne un véritable suspens.
Le succès des films Marvel permet à Chris Hemworth d'intéresser les plus grands réalisateurs entre deux films de super héros. Après Ron Howard avec le très réussi Rush, c'est avec Michael Mann que l'acteur à la chance de montrer à nouveau ce qu'il vaut sans son costume de Dieu Nordique dans un registre très différent.
Habitué aux polars (Le Sixième Sens, Miami Vice) mais surtout aux films de gangsters (Heat, Public Enemies, Collateral), le réalisateur Michael Mann a choisi de intéresser cette fois ci aux monde des pirates informatiques. Il s'inspire de faits réels et de personnages existant pour imaginer la préparation d'une attaque informatique d'ample envergure pour lequel il est allé chercher les conseils d'expert dans le domaine pour tenter de donner de la profondeur à son scénario. Le résultat n'est cependant pas à la hauteur de ce qu'on pouvait attendre du réalisateur.
Hacker commence déjà très mal avec trois minutes d'images de synthèse au cœur d'un réseau informatique pour nous montrer de l'intérieur la première attaque. Des couches et des couches de micro circuits poussiéreux qui nous ferait croire à un nouvel épisode de Tron. C'est moche et raté et d'autant plus consternant que l'on y aura le droit encore une seconde fois un peu plus tard dans le film laissant déjà craindre le pire. Le reste du film va nous balader incessamment de Hong Kong à Jakarta en passant par Chicago.
On ne peut s'empêcher de penser que Michael Mann a voulu plonger le spectateur dans la perplexité en noyant les dialogues de termes informatiques pointus. On sent vraiment que cela est artificiel et franchement pas naturel, un peu comme cela se pratique dans les séries médicales. Mais ce n'est pas le seul défaut de ce long métrage dans lequel on ne comprendra jamais vraiment la motivation des pirates informatiques. Le film se traîne en longueur accumulant les clichés et les scènes aberrantes. Michael Mann s'obstine à faire des films de 2h15 là où il pourrait largement tailler dans le gras et supprimer pas mal de scènes inutiles.
Alors que Public Ennemies souffrait d'une image trop lisse à cause de l'utilisation inadaptée de caméra numérique, l'image de Hacker est au contraire absolument dégueulasse. On a l'impression que le film est tourné au caméscope avec certaines scènes involontairement proche du procédé "Found Footage"du Projet Blair Witch ou Cloverfield. Les scènes en intérieurs sont sombres, pleines de grain et tournée caméra à l'épaule par un parkinsonien et les scènes de poursuites deviennent par moment presque floues. Un résultat absolument catastrophique qui plombe encore plus le film.
Difficile d'imaginer le costaud Chris Hemsworth en pirate informatique. L'acteur n'a heureusement que peu de scène dérrière un ordinateur et plus souvent l'occasion de se castagner. L'histoire explique qu'en prison, le personnage n'avait que la musculation pour s'occuper. Rien n'explique cependant pourquoi on le traite comme une brute dangereuse alors qu'il n'a fait que bidouiller que quelques comptes avec son ordinateur. Le reste du casting est constitué d'acteurs chinois inconnus donne l'impression que le film a été tourné principalement pour le marché asiatique. Ceci explique peut être pourquoi le film s'est totalement vautré au box office américain.
Hacker donne l'impression d'être le film de vacances de Michael Mann tant l'image façon caméscope et l'utilisation d'acteurs locaux donne l'impression d'une petite production locale. Pourtant le film a bénéficié d'un budget hallucinant de 70 millions de Dollars que l'on ne voit pas à l'écran. A croire que Chris Hemsworth et les billets d'avion ont bouffé tout le budget. Si le réalisateur était déjà tombé bien bas avec Public Ennemies, il touche carrément ici le fond avec ce long métrage trop long et sans intérêt qui manque d'un véritable scénario et d'une réalisation digne de ce nom. Heureusement pour Chris Hemsworth, il ne tardera pas à se relever avec le prochain épisode des Avengers.
Je peux comprendre que certaines personnes n'apprécient pas les films de certains réalisateurs, mais il ne faut pas oublier la manière et le style de chacun. A mon avis, je retrouve parfaitement le style du réalisateur Michael Mann dans ce film et surtout son style inimitable de capter le mouvement des acteurs lors des scènes de nuit.
Certes ce film n'est pas le meilleur du réalisateur mais avec des scènes d'actions explosives, des acteurs charismatiques ( Et oui j'ose le dire!) et de nombreux rebondissements font de Hacker l'un des meilleurs thrillers de l'année 2015.
Dommage que ce film n'a pu avoir une diffusion correcte dans toutes les régions.
Grand spécialiste du polar, Michael Mann livre une aventure dans l'air du temps, à l'heure où tout étant contrôle par Internet, tout est piratable. Pour cela, il fait appel au musclé Chris Hemsworth et à une sémillante asiatique. Action et glamour sont donc au programme de ce "Hacker" qui nous entraîne dans des pérégrinations diverses et exotiques, le tout au milieux de sympathiques mitraillages et explosions dont le réalisateur, on le sait, est un adepte. Un film qui ne peut donc que nous tenir à cœur.
Génial réalisateur, visionnaire et souvent boudé Michael Mann, signe son retour avec Hacker (Blackhat), film sur lequel je me pose encore beaucoup de questions. Fan absolu de son travail, particulièrement de Révélations (The Insider) avec Russell Crowe et Al Pacino son chef-d’oeuvre absolu mais aussi plus récemment de Deux flics à Miami (Miami Vice), exceptionnel film avant-gardiste injustement sous-estimé, je n’arrive pas à déterminer si Hacker (Blackhat) est un nouveau coup de maitre terriblement moderne ou un immense ratage. Visuellement épatant le film alterne des séquences d’une grande puissance visuelle et émotionnelle entrecoupées d’ellipses malvenues et globalement sans vrai liant.
Si Michael Mann n’a rien perdu donc de son génie visuel, il est capable de faire passer en un seul plan des émotions et informations énormes sur ses personnages sans bla-bla convenu, il faute dans ce film à plusieurs reprises avec de sérieuses fautes de goût. Des plans virtuels où la caméra se ballade dans les circuits imprimés d’ordinateurs pour suivre les flux d’informations aux bruitages, grotesques, associés aux défilés de codes sur les moniteurs des protagonistes le film ressemble parfois à une mauvaise série d’espionnage des années 90. Le scénario dans son ensemble semble manquer de force et n’arrive jamais vraiment à donner une explication aux motivations des personnages qui voyagent de Chicago à Los Angeles avant de partir pour Hong-Kong et finalement Jakarta dans un final plus ou moins réussi mais finalement incompréhensible. Si les acteurs ne sont pas mauvais, Viola Davis est même plutôt marquante et Chris Hemsworth correcte, ils semblent tous souvent perdus comme des musiciens sans leur chef d’orchestre.
Difficile de comprendre le résultat, d’accepter les gros problèmes de mixage sonore du film, quand on admire autant la filmographie de très haut niveau d’un des plus grands réalisateurs en activité. Michael Mann est-il toujours un génie ou a t-il sérieusement perdu la boule ? À vous de juger…
Sans éclats, sauf dans ses parties de fusillades en pleine rue, Mann ne maîtrise pas vraiment le numérique sauf derrière sa caméra, pour le sujet et l'intrigue il ne s'embarrasse guère en terme et allusions techniques. Le thriller a du potentiel tout comme son héro touche à tout et qui rend coup pour coup. Rien de vraiment satisfaisant ni d'excitant là dedans.
2h10 d'ennui insondable! Réalisation totalement insipide, les longueurs véritablement abominables, des scènes d'action grotesques, le rythme d'un gastéropode sous Prozac, aucun rythme... bref, si on enlevait toutes les scènes inutiles, on gagnerait une bonne heure de supplice!
Il n'y a vraiment pas grand chose à dire, car si l'idée de base avait du potentiel, le résultat, lui, n'est qu'un énorme crash système!
On peut donc s'appeler Micheal Mann et réaliser/produire des daubes innommables...
Dernier film de Michael Mann après le décevant Public Ennemies (avis personnel bien sur !), Hacker est un thriller sur fond d'informatique assez réussi. Complètement assassiné par la critique et ayant réalisé un sacré bide au box office américain et mondial, le film ne mérite clairement pas cette sanction. Si le film contient des défauts, il reste très plaisant à suivre et n'est à aucun moment ennuyeux. Le scénario est assez bien mené avec des rebondissement bienvenus et la mise en scène de Mann reste toujours aussi esthétique. Je dois cependant reconnaître que j'ai toujours autant de mal avec les gunfight et les scènes d'actions qui sont filmées comme celles de Public Ennemies et Miami Vice : la réalisation de ces scènes avec cette image si clean qu'elle en devient gênante devient un des points faibles du film. A croire que Michael Mann utilise une autre caméra pour filmer ces scènes par rapport au reste du film ! Chris Hemstworth se montre à la hauteur en tête d'affiche. Beaucoup ont critiqué le côté beau gosse de l'acteur qui ne collait pas avec le style d'un hacker. Un hacker doit il forcement être un jeune geek boutonneux à lunette ? Visiblement, les stéréotypes sont immuables ! A noter par ailleurs une excellente BO planante qui rappelle les meilleurs moments de Heat. Si ce Hacker n'atteint pas l'excellence de Heat ou Collatéral, il reste un bon thriller tout à fait recommandable.
Hacker est un thriller plutôt convaincant de la part de Michael Mann. La scène d'intro est très réussie (le hacking perçu de l'intérieur d'un circuit électronique). En revanche, malgré les efforts de l'acteur (qui est loin d'être mauvais), il est difficile de croire le bodybuildé Chris Hemsworth en hacker (ses doigts sont déjà simplement plus gros que les touches d'un clavier). C'est peu crédible également qu'un taulard soit capable de raisonner dès le début comme s'il avait été détective toute sa vie et que c'est lui qui mène l'enquête (il est à la limite de donner des ordres aux agents secrets). spoiler: Le film est filmé de manière très dynamique, les scènes de courses poursuites sont intenses. La mort d'une série de personnages aux 2/3 du film est aussi brutale qu'inattendue et offre un véritable rebondissement.
Malheureusement, le film nous perd avec son jargon technologique. J'ignore si Michael Mann a voulu faire au mieux pour rester crédible et éviter que de la vulgarisation dans les lignes de dialogue sonne fausse. Mais, on ne peut être que passif face au déroulement du film et ses péripéties et rebondissements. C'est bien dommage car on imagine que la résolution de l'enquête est palpitante, mais on ne peut rien y comprendre. Au final, ça reste un thriller sympa.
Que dire, si ce n'est que le film est long, très long même. Par moment, on frise le ridicule avec de grossières incohérences. D'ailleurs, il serait bien que les méchants aillent en stand de tir plus souvent. Et surtout, les personnages n'ont aucun charisme. Un héros fade à souhait, dont le sort m'est devenu indifférent au bout de 20 minutes, des scènes de course poursuite mal filmée et en plus hyper nul ,une histoire d'amour qui ne peut émouvoir que quelques ados, et encore. Et un méchant à tête de comique pour parfaire le tout. Pour moi c'est le pire film de michael mann qui est pourtant un très bon réalisateur dommage.
Michael Mann n'a pas d'égal dans sa manière de filmer les villes nocturnes et les plans comptemplatifs baignés d'une musique synthétisée un peu décalée. Fidèle à son style qui a fait le succès de Miami Vice ou de collateral , on est ici embarqué aux quatre coins du monde dans une chasse à l'homme cybernétique qui manque néanmoins de souffle. C'est un peu trop lisse, parfois confus et même si une scène de fusillade vient nous rappeler la virtuosité du cinéaste, on trouve le temps un peu long devant ce film sans surprise porté par des comédiens sans charisme... Michael Mann nous avait habitué à mieux...
Michael Mann, c'est 8 films sur les 23 dernières années...mais 8 pépites !! Hacker (film, 2015) ne change pas la règle, au contraire, ça l'a renforcée !!
Comme à son habitude depuis l'apparition de la technologie, il alterne avec brio les passages en numérique avec une copie classique. Grâce à cela, il insère directement le spectateur dans l'action, on se sens complètement immergé. Le scénario riche et non linéaire démultiplie l'expérience !!
Rajouter à cela un Chris Hemsworth enfin dans un vrai rôle d'acteur (comprenez, sans fond vert et sans effets spéciaux numériques à outrances) et une Tang Wei sublime accompagnés d'acteurs "secondaires" investis et crédibles et vous avez un très très bon film.
Ouch, le gros ratage intersidéral ! J'aurais été moins dur avec la note si l'auteur n'était pas Mann. Techniquement risible d'un bout à l'autre sur le plan informatique (ce qui est moins pardonnable en 2015 qu'à l'époque de "The Net" avec Sandra Bullock), avec une action parfaitement rocambolesque et souvent illisible, un acteur qui ressemble à un hacker comme moi à un footballeur américain (je vous garantis que ce n'est pas le cas), une histoire d'amour qui tombe sur la gueule des héros d'une manière aussi prévisible que précipitée, une image vidéo bien moche pendant les scènes d'action, une fin abrupte complètement abracadabrante (ils sont vraiment superstoïques les malaisiens pendant les fusillades - enfin, je crois que c'est des malaisiens car nos héros passent leur temps à sautiller d'une frontière à l'autre, et on s'y perd un peu)... Bref, 2h15 qu'on passera plus efficacement devant... à peu près n'importe quoi d'autre (ou alors, regardez juste le passage où l'héroïne va à la banque en petite robe blanche, c'est très joli).