Hacker
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Cinephille
Cinephille

174 abonnés 634 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 mars 2015
Que peut-on reprocher à ce film ? un personnage de fille au second plan ? oui mais Michael Mann donne rarement dans le féminisme ; une histoire sentimentale cucul ? oui en effet ça reste assez mièvre ; des peut mieux faire en matière informatique ? je n'en sais rien et je m'en moque, n'étant pas nerd ou geek. Mais la réalisation est du niveau des grands films de Mann avec des accélérations, des ruptures, une photo, un cadre et un récit qui ne part pas dans tous les sens. Il n'y a pas de plan inutile, de longueurs, c'est réalisé à l'os et ça fait plaisir de retrouver ce niveau là.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 mars 2015
Ne pas se fier au pitch (un hacker américain de génie collabore avec la police chinoise pour comprendre qui a provoqué un cyber attentat sur une centrale nucléaire), il n’intéresse pas beaucoup Mann.

En grand habitué des thrillers, Michael Mann revient six ans après "Public Enemies" avec "Hacker". Michael Mann est de retour et c’est forcément un évènement. Après nous avoir fait un coup à la Terrence Malick, à savoir disparaître des écrans pendant de longues années, le cinéaste américain revient avec un thriller cybernétique dans un style qui est incontestablement le sien.

le choix de Chris Hemsworth pour incarner Hathaway s’avère judicieux. le film de Michael Mann, s’il est conçu autour d'une traque informatique, est également une histoire humaine : à la froideur du hacker qui ne conçoit le monde que comme une suite de 0 et de 1 répondent les relations qui se tissent entre les personnages.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 mars 2015
Bon film avec beaucoup de rythme ! La fin est un peu décevante....
jamesgray33
jamesgray33

29 abonnés 276 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 mars 2015
Michael Mann, prodige de l'image brute et des films d'action d'esthète, nous livre un techno-thriller de très haute volée, techniquement virtuose. Intense et fascinant, "Hacker" est vraiment un grand film.
romano31

321 abonnés 1 543 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mars 2015
6 ans après son dernier film (Public Enemies), Michael Mann revient sur les écrans avec son nouveau film : Hacker. Quel en est le résultat ? Eh bien c'est un Michael Mann en petite forme que l'on retrouve. Pas aussi percutant que ses prédécesseurs (Collatéral, Miami Vice, Public Enemies, sans parler de Heat), Hacker n'en reste pas moins un bon film mais quand on sait que c'est Michael Mann qui est derrière, on ne peut s'empêcher d'avoir une petite pointe de déception en voyant le film. Attention, je ne dis pas que le film est mauvais ou que Michael Mann est un tâcheron, loin de là mais le problème de Hacker c'est que le film souffre de quelques longueurs ce qui nuis au rythme du film (sans parler d'une b.o malheureusement trop peu inspirée). Après, cela reste quand même du bon Micheal Mann : des acteurs solides (Chris Hemsworth en tête), de superbes plans, des scènes d'action (bien que peux nombreuses) bien menées, une intrigue intéressante et une séquence finale superbement mise en scène. Malgré tout, je trouve Hacker en dessous de ce que fait Michael Mann habituellement. Cela n'en reste pas moins un bon film.
Vultureeye
Vultureeye

13 abonnés 45 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 mars 2015
Hemsworth appuyie plus souvent sur la detente de son flingue que sur les touches de son clavier.
Gros problèmes d'image et de son dans le film normalement professionnel..

Très décevant de la part du realisateur de Collateral
B_brownsugar
B_brownsugar

5 abonnés 12 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 mars 2015
Mal écrit avec des plans visuels prolongés sans raison, des scènes inutiles, un dialogue hallucinant par moments et un jeu d'acteurs parfois nul.
trineor
trineor

204 abonnés 33 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mars 2015
Un pur Mann, fort et beau.

Et pourtant autant le dire d'emblée : je ne le sentais pas, ce film.
Les retours outre-Atlantique étaient mauvais, la distribution française désastreuse - quoiqu'encore ça, ce ne soit vraiment pas gage de grand chose... quand je vois que le multiplex de ma ville passe pour la énième semaine d'affilée les invitations au seppuku que sont Papa ou Maman, Bis ou La Famille Bélier, mais snobe royalement Hacker ou Still Alice, j'ai envie de dire : « où sont le kérosène et les allumettes ? » ; puis je vois sur le programme que ce week-end ils font une rétrospective Hitchcock, alors je me dis qu'au fond ce ne peuvent quand même pas être de mauvais bougres les gars qui s'occupent de ce cinéma, et que le problème doit un peu venir du public aussi. Enfin je m'égare. Hacker me faisait peu envie, donc ; surtout la bande-annonce ne m'avait pas, mais alors pas du tout vendu de rêve : ça avait l'air banal, paresseux, dénué de finesse... ce que la "traduction" française du titre n'arrangeait pas. Franchement, « Blackhat » ç'avait plus de gueule que « Hacker ». Seulement c'était Michael Mann alors il n'y avait pas de négociation envisageable : il fallait que je le voie, en mémoire de Heat et de Collatéral, quitte à devoir prendre un train de soir pour rejoindre un cinéma qui le diffusait, quitte même à être éventuellement déçu comme j'avais pu l'être devant Miami Vice ou Public Enemies.

Eh bien le moins que je puisse dire, c'est que je ne regrette pas.

Non, mais qu'est-ce que c'est classe !
Sec, beau, sans exubérance, sans fioriture.

On est clairement dans du Michael Mann des grands jours : celui de Heat et de Collatéral, celui qui déborde de plans inoubliables et de visions, qui sait ce qu'il est et où il va ; pas le Mann mineur et démonstratif de Miami Vice qui pastiche sa propre hype en exagérant ses effets sur du Moby ou du Linkin Park. Là, on a un de ces films d'action avec une âme, où l'action a quelque chose à dire et emmène ailleurs : on a un film direct, tendu, qui ne raconte pas plus que ce qu'il y a à l'écran et qui pourtant parle mieux entre les lignes qu'un script bavard, qui rien qu'à son esthétique, à sa mise en scène, trouve sa profondeur et son identité - quelque chose de singulier même au regard de la filmographie de Michael Mann, où le cinéma hongkongais vient soudain couler dans les veines d'un cinéma si caractéristiquement américain. Décidément : c'est à n'y rien comprendre, que le public et la critique aient pu passer à côté de ce film au point d'y voir un thriller impersonnel.

Alors oui, puisque c'est ce qui semble le plus reproché au film : la trame est classique, le profil des personnages conventionnel ; mais ce n'est pas pour autant que le scénario n'est pas réussi. Un scénario lambda n'aurait jamais eu ce naturel ni cette concision, cette fluidité dans la narration ou cette qualité d'écriture aux dialogues... Là, le film file ; il ne fait pas plus de deux heures parce qu'il traîne, il fait plus de deux heures parce que c'est un film plein, avec bien deux fois la substance d'un thriller moyen. Il tient son idée : retomber de la virtualité dans le monde physique, avec tout ce que celui-ci peut avoir de précaire et de menaçant - spoiler: il n'y a qu'à voir le film commencer sur du code binaire et finir dans le corps à corps, le papier journal, le tournevis et le sang pour comprendre.
Il ne s'arrête pas pour réexpliquer les situations ou pour étaler artificiellement la psychologie de ses personnages : ceux-ci sont à l'image du film, allants et intelligents. Leurs réactions sont appropriées aux situations, ils savent coopérer, agir et s'accommoder de leurs émotions - ce qui épargne fort appréciablement au spectateur toute la série usuelle de scènes subsidiaires sans autre enjeu que l'exposition pataude des sentiments d'untel ou untel. Ceux de Blackhat sont installés in situ, sans détour, brossés en un ou deux plans puis s'étayent - y compris les personnages secondaires - au long du film à mesure qu'ils agissent. Ce qui rend d'ailleurs certains passages d'autant plus forts émotionnellement parce que l'air de rien, intéresser le spectateur au sort de quelqu'un dont il ne sait presque rien, sur la base seulement d'un mot que celle-ci aura laissé échapper au détour d'une conversation ou du caractère que celui-là aura montré pendant une fusillade, c'est autrement plus fort que de l'exposition psychologique à rallonge ; parce que, somme toute, voir s'entraimer, lutter, se risquer ou mourir des personnages peu définis mais à l'air réel, c'est plus captivant que des personnages surdéterminés mais artificiels ; spoiler: parce qu'une relation amoureuse mise en place de façon si soudaine, par le seul pouvoir de l'image, sans qu'il y ait besoin de la verbaliser ou de lancer un numéro de charme idiot, simplement par l'attirance et la beauté que la caméra vient capter sur des visages ou sur une nuque l'espace de quelques plans magnifiques, ça remet un peu du mutisme des amours adultes sur nos écrans saturés de romances adolescentes bavardes ;
puis parce qu'une scène triste qui n'essaie pas d'être plus triste qu'elle n'est, finalement, c'est plus triste encore parce que c'est cruel - oui, cette phrase est lourde mais je me comprends.

Le film donc n'a rien d'extraordinaire à raconter, mais ce qu'il raconte, il le raconte franchement bien.

Puis voilà. Il faut en arriver au nerf de la chose : c'est beau, quoi. Juste beau.
Ça n'a rien d'une nouveauté, Michael Mann sait filmer la lumière de nuit, l'électricité dans l'air, les corps qui se désirent, retrouver la coloration mystérieuse et l'épaisseur des choses, rendre à l'écran le poids de la matière, celui des débris, des heurts, des balles ; il sait filmer le moment de silence qui fait peur ou celui qui fait mal, juste avant ou juste après une rafale ; il sait utiliser ses jeux de mise au point ou le ralenti de façon sobre, élégante - et ça, ce n'est vraiment pas donné à n'importe qui. Tout cela on le sait en entrant dans la salle, mais qu'est-ce que ça fait du bien ! De ce point de vue de la réussite plastique d'ailleurs, le film ne cesse de grimper en gamme à mesure qu'il avance. La première moitié je me suis dit : « d'accord, c'est bien classe, mais on est quand même loin de la force et de l'inspiration qu'il y avait dans Collatéral. » Puis arrivé à la seconde, à mesure que je voyais le film me dévoiler ce qu'il avait gardé dans les tripes, je me suis dit : « non en fait, c'est encore plus fort et plus inspiré que Collatéral ! » La fin du film est juste fabuleuse, en matière d'action, de tension, ces ralentis et ces couleurs juste magnifiques, cette façon de filmer inimitable. Et là où c'est vraiment beau, c'est que ça n'a pas besoin de poser ni de parler philosophie pour être inspiré. Attention, je ne cherche pas la pique : Collatéral était superbe dans sa façon de poser et de parler philosophie ! Mais ne même pas en avoir besoin, c'est d'un degré de maturité et de savoir-faire total.

Tout ceci étant dit, je n'irai peut-être pas affirmer pour autant qu'il s'agit de mon Mann préféré - parce que quoi qu'il en soit, Collatéral, c'était puissant tout du long ; il y avait des moments purement contemplatifs, il y avait du jazz, et je m'étais vraiment senti partir plus loin que je ne suis parti cette fois-ci. Néanmoins ce Blackhat me laisse avec l'impression d'avoir vu le film le plus net, le plus viril, peut-être le plus abouti de son auteur côté style.

Je crois que je le trouve meilleur que Heat, c'est pour dire.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 23 mars 2015
un bon film assez gentil avec un scenario simpliste mais ammusant.
c est domage on s attendait a plus d explosion ou de catastrophe mais bon ça reste un bon film
Miltiade
Miltiade

50 abonnés 178 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mars 2015
Les années ont beau passer, la singularité du cinéma de Michael Mann n’a toujours pas faibli. C’est un filmeur sans pareil, dont la sophistication visuelle émerveille à chaque plan. Comment cet inventeur visuel allait-il donc représenter le monde caché numérique, l’anti-spectaculaire guerre cybernétique ? En restant attaché à la matérialité du monde informatique. Mann se raccroche coûte que coûte au visuel.
Mais ce refus de l’abstraction cache aussi une évidente tentation classiciste. Le scénario de « Hacker » ne propose rien d’aussi recherché que les démarches esthétiques avec lesquelles il est mis en images. L’opposition a beau être délibérée, elle n’en produit pas moins des déceptions. Michael Mann rejoue ici de nombreuses scènes directement tirées de ses films précédents, donnant la bizarre impression d’assister à des bouts d’auto-remakes.
Le cinéaste prouve une fois de plus son indépendance et ses capacités uniques de filmeur, mais semble être arrivé au bout de son propre système narratif.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 23 mars 2015
Nul, ennuyeux, mauvais jeu d'acteurs. Bref, Passez votre chemin.
mem94mem
mem94mem

134 abonnés 589 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mars 2015
Le film se démarque rapidement du tout venant américain. Certains cadrages, des plan fixes, un certain esthétisme. Je n'ai pas été convaincu par Chris Hemsworth, mais il y a Viola Davis et le scénario est solide. On y retrouve les notions de cryptage gpg et de masquage d'adresse IP par les outils TOR, utilisés par Edward Snowden et la réalisatrice du documentaire "Citizenfour", Laura Poitras. L'outil couteau suisse "BlackWidow" utilisé par la NSA, donne froid dans le dos. La séquence d'ouverture est superbe, ainsi que la séance finale, formidablement filmée de nuit, dans le défilé festif.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 23 mars 2015
Pour les pecs du hero (pas le chinois l'americain), les vues aeriennes de Hong KOng et les sursauts desesperes de ma grosse voisine cramponnée a son copain, sinon je n'ai rien compris a cette histoire de vannes de centrales nucleaires hackees par un americain qui veut influencer le cours du soja et de l'etain (veridique ca n a aucun sens...). Ceci dit le film etait en couleur et il y avait de l action ( trop?)
islander29

1 028 abonnés 2 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mars 2015
Ce qui se souviennent du sublissime COLLATERAL de Michael Mann (avec Tom Cruise) vont retrouver dans ce film, le même genre d'atmosphère......Ambiance de nuit, caméra high Tech, des acteurs qui speedent, et une tension qui est permanente......Le petit moins, à mon avis (pour certains ce sera même un petit plus), c'est les nombreuses références au monde informatique (ceux qui ne savent pas ce que sait un log in, une adresse IP , et quelques autres termes techniques, risque d'avoir des moments de doute).....
La première heure est surtout faite de ce genre de vocabulaire, avec un acteur ( Chris Hemsworth, le Nicolas de Hélène et les garçons (private joke)) qui semble beaucoup plus calé en informatique qu'en autre chose.....On a un peu honte, mais pour les plus jeunes je pense que cela ne posera pas trop de problèmes..... Je pense même que cela épice le scénario.....Pour le reste c'est un film noir avec des scènes de fusillades assez copieuses, des poursuites de nuit dans les rues de Hong Kong, de beaux panoramas, une histoire d'amour avec la ravissante Tang Wei, et un scénario qui se cache jusqu'à la fin, et qui est un des points forts du film.....Un film donc intéressant doublement, en terme de réflexion et en terme d'action et dont on doit profiter je pense, en cette fête du cinéma....J'ai aimé, même si j'avais préféré collateral plus homogène et noir.......
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mars 2015
Six ans après "Public Enemies", le styliste Michael Mann revient avec "Hacker", thriller qui traite d'un monde déshumanisé et de la cybercriminalité. Si le film n'est pas le meilleur de son auteur, la faute à des dialogues pas toujours bien écrits, à un "méchant" peu impressionnant quand il apparaît physiquement et à une première demi-heure laborieuse (exceptée la géniale séquence d'ouverture), il reste de qualité. Le récit est bien mené, offre quelques fulgurances esthétiques et rythmiques renversantes et son histoire d'amour est amenée et développée avec une grande justesse. Et si le choix de Chris Hemsworth dans le rôle principal pouvait surprendre de prime abord, il se révèle finalement judicieux car il sert l'idée selon laquelle le monde décrit ne comporterait plus de héros. Ainsi, le manque de charisme de l'acteur australien est plutôt un point fort. Le couple qu'il forme avec Tang Wei apporte une mélancolie que l'on retrouve également dans des plans aériens sidérants de beauté et qui problématisent la possibilité d'une incarnation humaine dans un monde interconnecté et dangereux. Enfin, parce que les films de Mann ont généralement un pouvoir de hantise fort, il faudra donner du temps à "Hacker", le laisser grandir et voir si son propos et ses images s'impriment durablement dans nos mémoires.
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