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OSC4R _
82 abonnés
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4,0
Publiée le 10 septembre 2022
12 hommes en colère
Au début j’avais cette sensation d’un jour sans fin. Les films des Dardenne sont identiques et quand on en a vu quelques uns, on a plus vraiment de surprise.
Identiques peut être, mais tellement efficaces.
On a beaucoup à apprendre de Deux jours, une nuit, tellement il agit comme un cours d’écriture et de mise en scène.
Le scénario n’est pas forcément original donc, mais très bien amené : clair sans être évident.
Les personnages sont progressivement et très très bien caractérisés. À chaque fois qu’on en découvre un nouveau, les autres s’approfondissent. Sans que rien ne se mélange.
Il y a une attention toute particulière au choix des mots dans les dialogues. Ils ne sont jamais là par hasard, juste pour raconter l’histoire. Ils sont épurés, courts mais remplis de sous texte.
La mise en scène va beaucoup, beaucoup plus loin que le découpage. Les valeurs de plans et axes de caméras importent finalement peu. La mise en scène, toujours subtile, se situe ailleurs.
Le casting est un sans-faute. On a ce mélange d’acteurs connus, déjà vus chez les Dardenne et inconnus. On sent leur investissement à tous. Et tout fonctionne.
Et puis cette fin : tellement inattendue. Jusqu’au dernier instant, tout peu encore arriver, même quand on pense que tout est joué.
Le propos du film est sûrement un peu facile : Les riches sont méchants, les pauvres sont ainsi contraints d’être égoïstes. Mais la caméra des Dardenne le filme encore sans jugement.
Très déçue...Film très long, pas de rebondissement ni de suspens. On pourrait juste regarder les 10 premières minutes et les 10 dernières et on a compris tout le film.
En 2014, les frères Jean-Pierre et Luc Dardenne nous offrent une nouvelle fois une fiction dont le réalisme est dépouillé de tout superflu. En suivant le cheminement d’une femme dépressive fraîchement licenciée (Marion Cotillard) qui tente de convaincre ses anciens collègues de renoncer à leur prime afin de conserver son emploi, on découvre les sentiments de honte, d’espoir puis de fierté. Néanmoins, la réalisation caractéristique des deux cinéastes belges, composée de plans séquences souvent inutiles et ennuyeux, alanguit ce drame social. Le caractère répétitif de certaines rencontres devient également assommant. Bref, une œuvre intense sur l’égoïsme humain en dépit d’une mise en scène trop austère.
les dardenne sont des genies pour la haute classe bien pensante de Cannes mais épouvantables pour le commun des mortels. encore un film social pas crédible, mal filmé, surjoué... une daube de plus des Dardenne.
« Deux jours, une nuit » des frères Dardenne (2014) est un film social. Sandra (Marion Cotillard) travaille dans une petite entreprise de panneaux solaires et après un arrêt de travail pour syndrome dépressif, Monsieur Dumont – le patron – s’étant aperçu que son entreprise tournait bien avec 16 employés sur 17 moyennant quelques heures supplémentaires, propose un scrutin : réintégrer Sandra ou la licencier contre une prime de 1 000 €uros pour chaque employé. Le premier vote est défavorable pour Sandra mais Mireille, amie/collègue de Sandra, ayant appris que le contremaître avait fait pression sur plusieurs personnes… elle réussira à obtenir lundi matin un nouveau vote mais cette fois à bulletins secrets. Sandra va donc durant ce weekend contacter ses collègues qui ont votés contre elle, leur expliquant qu’elle a besoin de son salaire. Le hic est qu’on la voit trop souvent dans tous ses déplacements alors que les raisons du vote défavorable des collègues qu’elle rencontre n’est souvent – à mon sens – pas assez explicité. Lundi matin, le vote donnera 8 versus 8 et Mr Dumont de dire à Sandra qu’elle va restée en arrêt maladie pendant quelques mois… et qu’il la reprendra après la fin de la période d’essai d’un des employés. Quelle sera la réaction de Sandra ? Un film très linéaire sans aucune fioriture et -comme dit – manquant je pense un peu d’étoffe « politique » … mais qui est poignant. Ce film a reçu pas mal de prix à travers le monde et Marion Cotillard a été nominée pour l’Oscar de la meilleure actrice alors que certains seconds rôles sont peut-être plus poignants.
Plus jeune, je rejetais les Dardenne qui, me disais-je, faisaient 0% de film et 100% de tranche de vie - ici représentée par le récit social d'une femme qui perd son travail. Pourtant, il n'y a pas plus filmique que Deux jours une nuit, et la reconquête de son salaire par Sandra n'est rien de moins qu'une aventure. Le monde du travail, c'est la jungle. La dépression, des montagnes à franchir. Deux jours, le temps qu'il lui faut pour faire le voyage.
Sa mission aussi tient de l'aventure : elle devra rencontrer des gens et les convaincre de l'aider à rester dans son entreprise, à l'occasion de quoi elle découvrira beaucoup sur eux et sur elle-même à travers des moments de communion. Mais les périls seront nombreux : il y aura des fauves (homo homini lupus), du découragement (mais pas de solitude, son mari étant là pour tenir le frisson en vie dans l'adversité), puis un drame presque fatal. Quelle différence entre avaler une boîte de Xanax et tomber dans un ravin, ou une morsure de serpent ? Dans les deux cas, c'est l'apogée du récit, le point où l'on pousse l'histoire si loin que c'est l'histoire qui manque de pousser le protagoniste par-dessus bord, et dans les deux cas c'est le déclic : l'évènement après lequel l'aventurière est enfin en harmonie avec sa propre histoire, enfin assez forte pour affronter le monde. Sa quête est accomplie.
En théorie, ce qu'il manque à l'aventure des Dardenne est le trésor, dissimulé dans le temple (ou dans l'entreprise Solwal), qui sert de récompense à l'aventurière. Mais même en l'absence de ce trésor (Sandra ne retrouvera pas son travail), le film confirme qu'il consiste bel et bien en une aventure. En fait, c'est parce qu'il n'y a pas de trésor que j'ai finalement décidé d'écrire ma petite analyse de la même manière que j'avais vu le film, en retranscrivant ce curieux arrière-goût d'Indiana Jones. Car la fin dit la même chose que toutes les œuvres d'aventure : que ce n'est pas la destination qui compte, mais le voyage.
À simplifier à l’extrême leur scenario, les frères Dardennes livrent un exercice de style un peut falot. Reste la vulnérabilité de Marion Cotillard qui transperce l’écran.
Le récit touchant mais assez artificiel et alourdi par trop de pathos, du combat social d’une femme pour la sauvegarde de son emploi, interprétée par la vibrante Marion Cotillard.
Un film qui montre assez bien certaines facettes sombres du monde professionnel contemporain : égoïsme, coups bas et indifférence. Marion Cotillard est très juste dans ce rôle.
Jean-Marc t'a téléphoner, je voudrais parlé à intel, c'est à peu prés les deux seul phrases que vous entendrez dans ce film pompeux à souhait. Déjà que l'idée de base n'es pas bien crédible les frères Dardenne ne cesse de filmer la même scène en boucle accompagné des même dialogues et de la même approche, ce qui devient très vite redondant. Marion Cotillard en déprimé pleurnicheuse en fait des caisse. Un remake d'un jour sans fin version sociale. Clairement une déception et très surcôté
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0,5
Publiée le 28 octobre 2020
La seule chose que réalise Deux Jours, Une Nuit c'est d'avoir honte de vivre dans ce monde la. Une jolie femme avec un mari aimant et deux beaux enfants risque de perdre son emploi. Cela pourrait mettre sa famille en danger de devoir déménager dans un appartement moins agréable. Mais ne vous inquiétez pas elle n'est pas condamnée. Elle parvient à rassembler toute son énergie et aura le pouvoir de rendre visite à quelques collègues avant lundi matin pour tenter de les faire changer d'avis et rejeter une prime qui lui permettrait de garder son emploi. Nous la suivons au volant d'une belle voiture de classe moyenne se bourrant le visage de pilules et de mini pizzas sur son chemin vers des rencontres pathétiques et prévisibles avec des personnes dépeintes soit comme des égoïstes soit comme des anges luminescents. La quantité d'auto apitoiement léthargique et le drame comme la perte de votre emploi devient presque humoristique. S'il est difficile de prétendre savoir ce qui se passe dans l'esprit des vrais pauvres du monde on ne peut qu'imaginer qu'ils fronceraient au moins les sourcils devant le paysage. Ce film est un appel odieux à la solidarité et un faux appel au nom des personnes déprimées. Il n'y a guère de scène sans surimpression dramatique et c'est déjà ennuyeux que Marion Cotillard remporte de nombreux prix à cause de cela. Le seul prix que ce film mérite malheureusement n'existe pas. Il serait mérité par la seule tentative d'un peu de légèreté (les Gloria qui chantent dans la voiture) qui gagnerait facilement le prix de la scène la plus mauvaise de la décennie. C'est un film réalisé par les Dardenne donc pour moi c'est mauvais et sans intérêt...
Un scénario peu convaincant (trop de thèmes abordés rendant floue la critique sociale, des clichés lourds voire grotesques), un jeu d'acteur très moyen (Cotillard peine à transmettre les émotions), les plans longs n'apportant rien à la narration. Bref passer votre chemin.
J'ai pas vu le temps passé. Mario Cotillard émouvante , elle me transmettait son angoisse ,j'avais les larme aux yeux. La répétition de son engagement à voir ses collègues était à chaque fois un "suspense" mais elle se sentait coupable de sa démarche. Pas de temps morts en 1h 30.Même si "prime" contre "licenciement" peut être discutable on est au coeur de la France ou pour beaucoup les fin de mois sont difficiles en plus des licenciement qui guettent beaucoup d'ouvriers, employés.
Deux Jours, Une Nuit n'est malheureusement pas percutant malgré le message qu'il tente de faire passer. Le rôle de Cotillard est ici sans intérêt et le porte-à-porte qu'elle fait tout le long du film nous permet de voir différents types de psychologies face à une telle situation, n'ayant que trop peu d'impact sur le spectateur, même avec ce choix scénaristique final.
Les films des frères Dardelle reçoivent chaque année tous les prix disponibles sur cette planète. Si quelqu'un créé un festival il va illico offrir sa pépite d'or aux frère Dardelle. Après dans les faits, dans les salles, c'est la surprise générale pour les spectateurs. Là le film, heureusement que Marion Cottillard reste une très grande actrice car sinon le film tombait à une demie étoile. Après voilà, dans une usine, soit les ouvriers reçoivent une prime soit le patron licencie une employée dépressive. Ils votent vendredi et vont voter une seconde fois le lundi. Alors la dame passe tout le weekend à voir ses collègues pour qu'ils changent leurs votes. A la moitié du film quand il en reste huit à visiter, c'est drôlement long. Dans notre petite vie d'ouvriers personne n'a jamais voté pour ce genre de fait, mais bon, les frères Dardelle ne font que du cinéma et soulèvent leurs multiples coupes.