Deux jours, une nuit
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536 critiques spectateurs

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Pascal I

904 abonnés 4 256 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 janvier 2015
Autant noté en premier le gros point faible de ce film : l'improbabilité complète du "deal" dans la "vraie" vie. Désolé mais cela ne se passe pas de la sorte pour un plan social d'une entreprise.
Si l'on retire le cadre, reste une Cotillard qui fait merveille dans ses rôles-ci, précise, investie, tourmentée à souhait et l'émotion passe. Bien évidemment, le porte à porte ouvre des clichés attendus (et difficile d'y échapper), fait entrevoir dans cette "jungle" moderne : l'empathie, l'égoïsme, la tendresse, la violence (...), une photographie des relations humaines tel un documentaire révélateur s'il fallait malgré des propos, je trouve, assez convenus.
Dommage quand même que le prétexte de la base du scénario soit si peu crédible. A voir pour l'interprétation ! 3.5/5 !!!
Dunno The Movie
Dunno The Movie

71 abonnés 239 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 janvier 2015
Sensible et sans chichi, les frères Jean-Pierre et Luc Dardenne reviennent avec un drame social, loin de l’univers amélioré du cinéma. C’est rare qu’un film s’intéresse à des personnages modestes, sans ajouter un minimum de pathos ou embellir un quotidien terne avec des personnages bien pensants. (...) Marion Cotillard n’est jamais aussi parfaite que lorsqu’elle joue de façon aussi dépouillée. Avec son personnage sur la brèche et sensible, elle irradie le film, loin du glamour hollywoodien qui a tendance à la guinder. (...) Les frères Dardenne livrent un drame simple, offrant une histoire vraie qui ne fait peut-être pas rêver mais dont le réalisme et la sensibilité bouleversent.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 15 janvier 2015
Un sujet d'actualité, un film social dont le traitement sobre transmet l'émotion avec retenue, une Marion Cotillard à nue, mais aussi un processus narratif de répétition qui peut lasser et une réalisation bien austère. Pas mal, mais pas renversant.
nielrowbooks
nielrowbooks

30 abonnés 670 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 janvier 2015
Rien ne sert de courir, il faut partir à point. Pleurs et jérémiades semblent la caractéristique principale de la classe ouvrière dépeinte ici, qui se comporte comme jadis les serfs sur la terre du seigneur. Bizarrement pas de syndicat dans cette entreprise, petite, ce qui explique sans doute cela. Les Américains ne se posent pas de questions. Ils trouvent du boulot dès qu'ils sont virés. Autre chose, on ne comprend pas trop comment un patron peut mettre en parallèle une prime exceptionnelle et le poste d'une ouvrière, sinon pour commencer une valse lente des licienciements. Jamais l'argument n'est présenté par l'héroïne à aucun de ses collègues. On aura compris par contre que cette histoire pèche par manque de crédibilité, bien que la réalisation ait tenté de donner dans le réalisme. Sans Marion Cotillard, ça tombait à l'eau. Elle interprète magnifiquement un mauvais rôle.
gregOL69
gregOL69

40 abonnés 507 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 janvier 2015
Sujet intéressant et bien traité. Mais comme souvent avec les frères Dardenne, la même chose aurait pu être traitée en 45 minutes.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 1 janvier 2015
Un thème intéressant et à la mode la mondialisation thème déjà visité par "ma part du gâteau" avec succès ici par contre est ce le côté pathétique poussé à l'extrême de la réalisation qui plonge son actrice dans une course folle au "voix favorable" dont on connait l'issue qui gâche le suspens? On regarde on ne compte même pas les voix favorables on est pas pris dans le jeux. Pourtant un thème émouvant social qui touche comme celui là aurait dû créer plus de connivence avec le spectateur on ne prend pas à la magie il manque quelque chose. L'idée du film est bonne et saine montrer le désarroi d'une jeune mère face à une décision qui va boulverser sa vie mais on arrive pas a adhérer car le scénario trop extrême du vote contre la prime de fin d'année n'est tout simplement pas réalisable. Scénario trop simpliste on s'ennuie au milieu du film ce qui en général est un signe que la mayonnaise ne prend pas :)
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 31 décembre 2014
Film très juste, qui balance justement entre les deux points de vue exposés. Marion Cotillard très bien dans son rôle.
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 décembre 2014
Sandra, Mariée, deux enfants, est en instance de licenciement. La décision définitive sera prise lundi. Le week-end s'annonce difficile ; malgré le soutien de son mari, Sandra déprime.

spoiler: Le patron de l'entreprise ou travaille Sandra a posé un ultimatum a ses seize employés : toucher une prime et accepter le licenciement de Sandra, ou abandonner la prime et conserver tout le personnel ; la question sera soumise aux vote. Sandra démarche tout le Week-end : elle va tenter de convaincre ses collègues de renoncer a` la prime afin de garder son emploi. Pour eux se pose ce dilemme : refuser la prime de 1000€ pour sauver le poste de leur collègue et garder leur dignité, ou satisfaire leur besoins personnels...


Coup de cœur pour Marion Cotillard, émouvante, excellente dans le rôle de Sandra. Elle mérite amplement l'Award de la Meilleure actrice. Les seconds rôles sont également très brillants : les acteurs sont peu connus mais tous très justes.

Les dialogues sont à la fois simples mais efficaces : les répliques font mouche à tous les coups. Le scénario est bien construit, la progression de l'histoire est constante et captivante. Le cas de conscience est habilement posé et le comportement social est magnifiquement montré.

Une mise en scène très sobre et une très bonne histoire, des frères Dardenne.
maximemaxf
maximemaxf

378 abonnés 260 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 janvier 2015
"Deux jours, une nuit" n'était clairement pas un film qui m'intéressait durant l'année cinéma de 2014. Parce que, comme beaucoup de monde je suis beaucoup plus tourné vers les films étrangers et le cinéma américain que vers le cinéma français puisqu'on a souvent le droit à des comédies bas de gamme pas vraiment drôle ou qui plairont ou pas selon nos goûts. Alors voir un drame (et un bon en plus) qui sort de temps à autre, ça ne peut pas faire de mal. Je ne connaissais pas les frères Dardenne avant de voir ce film qui, apparemment, est considéré comme ennuyeux, niais, inconsistant, inintéressant et j'en passe par le public et donc un échec parmi les films de ces deux réalisateurs français.

Seulement... non ! Juste non, je suis désolé mais "Deux jours, une nuit" ne mérite pas un tel traitement, si vous n'êtes pas fan des drames sociaux réaliste et touchant la vie de tout les jours comme celui-là, je ne le reproche pas et c'est compréhensible dans le cinéma, mais ne jugez pas un film au quart de tour comme ça et au lieu de dire que c'est nul et sans intérêt, donnez un avis détaillé pour dire en quoi ça ne vous plaît pas ! Pour ma part, ça a été une des plus grosses surprises de cette année 2014, je n'avais pas été le voir en salle et je le regrette sincèrement parce que, non seulement j'ais adoré et ça m'a bouleversé en tant que jeune mais en plus je peux dire que ce film mérite le visionnage, très largement comparé à certains blockbusters adulé abusivement par le public de nos jours et encore je ne citerais pas de titre pour rester poli.

Alors pour parler du casting rapidement, il n'y a que Mario Cotillard en tête de fiche et elle est parfaitement crédible. Son personnage est normal et pourrait être n'importe qui suivant ses porte à porte pendant le film pour convaincre ses amis de choisir entre elle et la prime proposé. Elle demande, à chacun, de choisir entre son confort et son humanité vis à vis d'elle, et c'est loin d'être évident puisque beaucoup de personne se retrouvent dans la même situation que Sandra de nos jours, ce que vous appelez comme un porte à porte ennuyeux et inintéressant est en fait l'intrigue réaliste sur lequel le film joue et le personnage principal est une victime pour qui on doit espérer que sa situation s'améliore et si on s'efforce de comprendre le film, ça marche très bien. Pour les autres acteurs, tous me sont inconnus comme pour beaucoup d'autres, mais en général leur jeu est crédible et se tient bien, notamment pour Fabrizio Rongione qui était plus que convaincant.

Et en terme de réalisme, les frères Dardenne filment les scènes de porte à porte et d'ellipse avec un minimum de coupure, en plan-séquence, pour que ça soit davantage réaliste. Surtout au vue du contexte et de l'histoire projeté à l'écran. Alors oui, il n'y a pas de plan spécialement beau, pas de mise en scène exceptionnel, mais c'est pas ça l'important ici. Et puis, il y a quand même pas mal de moment fort en émotion et en intensité, surtout durant les portes à portes spoiler: ou l'on voit que les autres employés sont eux aussi dans des situations compliqué voire misérable et qu'ils ont aussi leurs problèmes, on ne peut pas blâmer les choix de certains qui refuseront mais on apprécie encore plus ceux qui seront solidaire avec Sandra malgré la prime alléchante
. Les frères Dardenne développent plusieurs situations sociaux à travers les personnages que Sandra ira voir, ce qui est intelligent selon moi puisque beaucoup de personne en France (ou ailleurs) sont souvent dans des situations très similaires. La musique est totalement absente sauf lors des déplacements en voiture de Sandra et Manu, ce qui n'est pas un mal vu le contexte, ça renforce la mise en scène et l'histoire pour le coup, bon choix.

De toute manière, ce qui fait ce film, c'est bien sur ce schéma narratif de porte à porte que beaucoup ont dû trouver trop répétitif et saoulant alors que... c'est le but même du film, faire du porte à porte chez les collègues du travail pour les convaincre de permettre à Sandra de garder son poste même si ça revient à leur demander de renoncer à 1000 euros de prime. Dans notre société actuelle, en tant de crise, ce n'est pas exceptionnel de voir des personnes renvoyés injustement à cause de l'influence d'un mauvais tiers ou d'un supérieur hiérarchique peu scrupuleux, ou des salariés qui se font virer à cause d'un matérialisme peu négligeable. Juste une question, comment vous sentiriez vous si vous deviez faire du porte à porte pour convaincre vos collègues de renoncer à de l'argent pour garder votre emploi ? Vous vous sentiriez honteux (honteuse pour celles qui liront), misérable et indigne et je suis même sur que beaucoup n'en aurait pas le courage tellement ça ferait peur et vous vous sentirez gêné.

Des films comme ceux-là, bien tourné, bien joué et fort en émotion avec réalisme et force, il en faut plus. Alors arrêtez de cracher sur ce film sans même essayer de le comprendre, s'il vous plaît ! "Deux jours, une nuit" nous rappelle que la vie n'est pas simple, qu'il faut se battre pour vivre et réussir et ne pas de laisser abattre par ce qui nous tombe à la figure. Si vous l'avez déjà vu, je ne peux que vous conseiller de le revoir une nouvelle fois et de lui donner une seconde chance, vous êtes (selon moi) passé à côté de quelque chose. Je vous le jure.
benzinemag.net
benzinemag.net

41 abonnés 257 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 novembre 2014
Et comme d’habitude c’est avec empathie et sans jugement ni manichéisme que les Dardenne construisent un récit où l’on découvre une dizaine d’ouvriers et d’ouvrières d’aujourd’hui, avec pour chacun des arguments (ou pas) pour expliquer (ou pas) leur situation par rapport à ce choix. Si le film peut sembler assez vite répétitif (les réalisateurs faisant le choix de monter à chaque fois les échanges entre Sandra et ses collègues dans leur intégralité), c’est sans doute pour insister sur l’aspect cruel et douloureux de cette démarche.
Mais malgré ses qualités évidentes, « Deux jours, une nuit » ne restera pas comme le film le plus important des frères Dardenne, avec pour la première fois des acteurs pas totalement convaincants (hormis évidemment Marion Cotillard) et une résolution finale un peu bancale et à laquelle on croit moyennement.
The Rotisseur
The Rotisseur

57 abonnés 495 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 novembre 2014
Je suis parti voir cette œuvre sans préavis, sachant de base que celle-ci se reposerait sur la performance du jeu des acteurs. Et c'est bien le cas. Marion Cotillard décroche le gros lot pour nous avoir prouvé que l'expérience y est. En effet, elle avait son personnage en main, et ça laissait place à un grand moment de réalisme. Deux jours, une nuit est une mise à l'épreuve, réussi du début à la fin et prenant de par son déroulement jouissif. Ce film fait partir la déprime de manière garantie ! Il ne sera en revanche pas accessible à un trop large public mais réussira à accrocher les plus intéressés d'entre nous.
Renaud Grimoult
Renaud Grimoult

35 abonnés 155 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 novembre 2014
un film fort, emmené par Marion Cotillard au sommet. Bien sût, il y a du cliché, mais tellement de pours et de contres, de la compassion et en même temps de l'énervement contre ce personnage principal, que franchement, le film est nécessaire, et montre comment aujourd'hui, même quand on a du cœur, on nous empêche d'agir avec.
Kilian Dayer
Kilian Dayer

130 abonnés 838 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 novembre 2014
Les frères Dardenne, cinéastes aussi prolifiques qu’engagés, ersatz belge d’un Ken Loach pour le Royaume-Uni, prennent sous leurs ailes d’expérimentés la vedette française Marion Cotillard pour mettre en scène un drame social pour le moins intimiste. Tout est dans le synopsis, ou presque. Il est donc question ici de licenciement, disons abusif, dans une Europe industrialisée en forte récession. Une femme, employée quelconque d’une société de fabrique de panneaux solaire, est mise à la porte au profit de l’octroi de primes en faveur des ouvriers restants. Mais ce postulat cruel découle d’un vote, remis en question le temps d’un week-end. La dame ira prospecter parmi ses collègues en vue de faire basculer la situation à son avantage. Les frères Dardenne posent donc une question existentielle dans le milieu du travail contemporain. Préfère-t-on le sacrifice de l’un de nos collègues en vue de toucher une prime ou la solidarité entre collègues?

Marion Cotillard est dès lors la clef de voute d’un film quasi documentaire, un film aussi socialement important que peuvent l’être les chroniques engagées du toujours le même Ken Loach. La comparaison est bien sûr inévitable. La Belgique n’est en rien un théâtre unique à ce type de situations désastreuses pour l’individu. Dès lors, Deux jours, une nuit, s’adresse clairement à un très large panel de citoyen divers. Pour peu que l’on s’y intéresse, les échanges sincères entres les différents intervenants et le personnage de Sandra sont d’une rare authenticité, d’une très rare tension. Dirons-t-ils oui ou non? Comment réagiront les appelés au sacrifice personnel au profit de la condescendance réclamée? En somme, si les séquences se suivent et se ressemblent cruellement, du moins pour le personnage principal, chacune d’elle est croustillante de vérité mais aussi de suspens.

On se pose alors incessamment la question. Les âmes seront-elles charitables? L’égoïsme latent d’une société de consommation telle que la nôtre va-t-il sacrifier Sandra sur l’autel de l’enrichissement personnel. Peu importe la conclusion, la question est pertinente et le traitement de celle-ci par les frères Dardenne hautement captivant. En parlant plus haut de Marion Cotillard comme d’une clef de voute au métrage, j’entendais par-là l’excellence de la comédienne, parfois décriée pour son jeu passif. Ici, loin des grosses productions anglo-saxonnes dans lesquelles elle s’est illustrée depuis quelques années, l’actrice endosse son rôle de femme démunie et dépressive avec une toute grande classe. Soyons honnête, l’accent belge en prime, celle-ci est tout simplement admirable car ayant délaissé pour l’occasion son statut de célébrité pour devenir une femme telle que l’on pourrait en connaître.

Malgré toute les louages scénaristiques ou sociale que l’on pourrait adresser à Deux jours, une nuit, il n’en reste pas moins que le film de frères Dardenne, au même titre que l’ensemble de leur filmographie, n’est pas un exercice de cinéma tel que peuvent le concevoir le public lambda. Ici, pas d’artifices de mise en scène, pas de bande originale, aucune innovation dans la photographie ou la manière de cadrer les personnages. Les plans fixes s’enchaînent et le film ne sort jamais du cadre du strict scénario qu’il développe. En soi, si le thème est touchant, si le sujet questionne, un tel cinéma ne s’adresse qu’à ceux qui veulent bien s’y frotter, à ceux qui ne veulent pas nécessairement se divertir mais simplement se questionner. Un tel cinéma est certes nécessaire pour la survie des productions indépendantes, européennes ou américaines, mais blesse les égaux d’avantage qu’il ne les flatte. Et de cela, le public moyen n’est pas friand. 16/20
bsalvert

521 abonnés 3 717 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 novembre 2014
un sujet très difficile porté avec brio par d'excellents acteurs mais les scènes sont trop répétitives à mon goût, bilan on s'ennuye et on sombre.
PLV : Marion Cotillard est convainquante lors de sa première défense
MateoC96
MateoC96

4 abonnés 51 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 mai 2017
Sandra a deux jours et une nuit pour convaincre ses collègues de voter pour elle, pour qu'elle garde son emploi, pour qu'elle et sa famille puissent (sur)vivre et donc voter contre la prime de 1000€ que chaque employé a la possibilité de gagner. Ce film signé des Dardenne met en avant le quotidien de beaucoup d'européens perdant leur travail après la crise à la fin des années 2000.
Les deux frères belges arrivent au-delà du scénario à retranscrire et accentuer l'histoire avec les jeux de couleurs, le cadre, les plans, les plans fixes ou non, etc... Les réalisateurs arrivent à rendre poétique la quête vitale de Sandra. Ceci fait que le film n'est pas monotone mais est surpassé par le talents de Jean-Pierre et Luc Dardenne. Une ovation aussi pour la prestation des acteurs et surtout de la protagoniste de l'histoire: Marion Cotillard.
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