N ayant jamais vu de film de Tony Gatlif c est avec une grande curiosité que je me suis lancé dans ce Geronimo. J ai été vraiment emballé au début du film, il se dégage une énergie folle de la part des personnages constamment dans le défi et la provocation pour exister soutenue par une mise en scène brillante. L exemple parfait sont les scènes de danse qui ressemble à des combats et filmées comme un gunfight. Malheureusement il manque au film un scénario digne de ce nom. On assiste juste à une variation de Roméo et Juliette avec une famille de gitans et une famille de turcs et une fois que le soufflet d une première partie remarquable est retombée il faut bien admettre que l on tourne en rond. La bande d acteur est franchement bien trouvée et se trouve être très crédible. De l énergie donc mais qui donne l impression d être dépensée inutilement.
On n’est pas loin d’une version moderne et gitane de Roméo & Juliette puisqu’un couple tente de s’unir malgré la désapprobation de leurs communautés respectives. Ce qui se dégage très vite de Geronimo c’est l’énergie qui est insufflée par les interprètes et la mise en scène de Tony Gatlif s'illustrant parfois avec des phases de comédies musicales. Si Céline Salette est fidèle au talent qu’on lui connaît, il faut également rendre hommage au reste du casting composé en grande partie de comédiens amateurs donnant ainsi un cachet on ne peut plus authentique à l’histoire. Un film original et donc une belle découverte qui mérite qu’on lui porte attention !
Céline Sallette apporte beaucoup de lumière à ce drame de banlieue et de clans. Pas vraiment prenant ni musicalement fort, ce dernier n'est hélas pas indispensable à la filmographie de Gatlif. Mais ne manquez pas pour autant cet incroyable combats de "coqs", où danse et couteaux se côtoient, et qui souligne la force visuelle de toute une filmographie.
GATLIF nous porte une histoire basée sur un fait réel qui n'a plus rien de mysticisme dans sa forme qui se tourne vers la chorégraphie communautaire, le film fixe la violence en référence à West Side Story, nous avons visionné le film la critique est sur notre site...
C'est le premier film de Tony Gatlif que je vois, et ça me donne, je pense, une idée assez précise de son style cinématographique. L’histoire aborde surtout le sujet de la violence des gitans et de leurs sens de l'honneur et de la famille. Le scénario est très bien écrit et les personnages sont attachants. Le petit couple ( Nil et Lucky ) bien sûre, mais aussi Niki, Soda, et bien sûre Fazil, personnage très intéressant et super bien écrit. La réalisation est bien rythmé, entre les scènes émouvante, les scènes violente, et les scènes plus légère. Les scènes de danse, impressionnantes et exécutés de manière remarquables et spectaculaires, sont filmés de manière assez amateur ( caméra qui tremble, etc... ) et donne mal à la tête, ce qui empêche d’apprécier pleinement. On dirait un spectateur qui film un spectacle de danse. Il y a de nombreux plan séquence dans le film, et ils sont pour la plupart réussit. Les acteurs sont quand à eux géniaux, parfaitement naturels, en particulier Céline Sallette et Rachid Yous. Le montage du film est par contre odieux, il fait mal à la tête. Le final est assez bouleversant, très fort, malheureusement les derniers plans du film cache tout. Enfin la musique du film est très jolie et s’accorde parfaitement avec les images. Petit film très sympa.
Je viens d'aller voir enfin ce film avec beaucoup de retard (1 mois après sa sortie). Je regrette de ne pas l'avoir vu bien avant. En fait il était mal distribué en salles et puis tant de films sortent chaque semaine que j'avais souhaité en voir d'autres avant. Ce très bon film joue encore dans un petit cinéma de quartier et je suis contente de l'avoir vu. L'histoire est dure, ce n'est pas très distrayant mais le rôle joué par C. Salette vaut le déplacement, elle est géniale.
C'est un film qui ne laisse pas de marbre, parfois irritant par un certain manque de justesse dans le jeu de certains acteurs, parfois exaltant avec la fougue de Tony Gatlif. Au final, c'est un sentiment mitigé qui s'en dégage. Céline Sallette est comme d'habitude très bien. Mais le film fait un peu daté.
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4,5
Publiée le 15 août 2020
Geronimo est drame formidable et c'est une autre version de Roméo et Juliette ou West Side Story. Deux familles se battent l'une contre l'autre à cause d'une jeune mariée turque qui s'enfuit le jour de son mariage pour se réfugier dans les bras de son amant tzigane. Le plus étonnant ici est la formidable performance de Céline Sallette l'une de ses meilleures en tant que jeune éducatrice dévouée qui se bat comme un chien pour éviter le drame entre les deux communautés. Tony Gatlif est un réalisateur spécialisé dans les films parlant de personnes mineures notamment gitanes. Il est un véritable maître dans la représentation du désespoir social et des chagrins des pauvres. Un film magistral...
Geronimo. Hugh ! C'est le titre et c'est de Tony Gatlif, le chantre de son peuple gitan qu'il met en scène au fil de sa filmo. Dans ce petit dernier, il revisite le mythe de Romeo et Juliette et en fait une sorte de "West side story" à la sauce flamenco-sinistro-banlieusarde, parfois très inspirée, souvent brouillonne mais toujours généreuse. Qu'on en juge : une jeune donzelle turque est enlevée, le jour de son mariage forcé, par son amoureux éperdu, un gitan foufou qui se sauve avec elle au guidon de sa grosse mobylette (un 125 mono hors d'âge, Honda si j'ai bien vu, qui n'a qu'un petit rôle mais s'en tire avec les honneurs avant de tomber en rideau vu son grand âge : très beau et long plan de la mariée, en robe blanche flottant derrière elle dans le vent créé, en croupe sur le petit mono kaki dont le bellâtre énamouré triture joyeusement le sélecteur pour en tirer la quintessence, à grand renfort de taïauts d'allégresse jusqu'à leur planque glauque au bord de l'eau...). Cet affront à la communauté turque ne peut rester impuni et le frère de la mariée se jure de tuer sa soeur pour venger l'honneur de la famille. C'est compter sans la solidarité tzigane, et du coup l'affrontement entre les deux clans paraît inévitable... Ici intervient Geronimo (Céline Sallette, habitée par son rôle et qui porte une bonne partie du film sur ses frêles mais jolies épaules), une éduc qui bosse depuis longtemps avec ces deux communautés. Elle va faire le tampon, le médiateur, l'essuie-glace entre les partisans du règlement de compte de l'un et l'autre clan tout le long du film, jusqu'au au péril de sa vie. Elle les connaît tous, elle est acceptée depuis longtemps mais là, elle galère un max, elle se démène, elle navigue à vue et c'est pas gagné qu'elle évite la grave baston... Un soir, et rien que pour ça le film vaut le détour, elle assiste notamment dans un rade pourave à une presque baston. En manière de défi symbolisé, on a droit à une battle de danse, hip-hop acrobatique magnifique et magnétique sur les musiques d'inspirations tzignane et turque alternativement. Je crois que Gatlif signe ou cosigne les ziques de ses films. La bande-son de cette scène vous mettra des fourmis dans les reins et vous serez scotchés par le spectacle, braves gens. Grand moment. Ce sidi (belle abbesse), si je ne me suis jamais ennuyé, le film m'a souvent semblé décousu, et sur le plan formel de qualité inégale. Notez bien, vu les décors c'est un peu inévitable: pas facile de dénicher du beau, de faire du bon cinoche non stop au coeur des friches industrielles des banlieues sinistrées, dont les murs sont tenus par les ados-acteurs-amateurs presque toujours bluffants qu'à castés Gatlif ! Les moments forts alternent avec les croquis un peu bâclés, mais c'est Gatlif et on l'aime. Allez donc remplir sa cagnotte en prenant un ticket, la cause est juste !
Images merveilleuse, acteurs qui donnent tout. Malheureusement, cela ne fait pas tout. Ce "Roméo et Juliette" version trash manque de liaisons, c'est là son plus gros défaut. On a parfois l'impression que Gatlif avait une idée de départ, et qu'il a construit son scénario au fur et à mesure. Ceci peut bluffer parfois, mais pas dans le cas présent.
Personnellement je n'avais vu aucun du film de ce réalisateur et j'ai adoré celui ci!! Du coup ça m'a envie de tout lire et regardé sur le travail de ce réalisateur qui à l'air très vivant comme ce film qui est très fort. Les images sont incroyables, la musique sublime et les acteurs tous très beau, avec une mention spécial pour le personnage de Kemal. :) J'ai trouvé qu'ils allaient très bien ensemble avec Geronimo. Les danseurs aussi sont très bien et leurs passages spectaculaires! L'acteur jouant Fazil danse très bien aussi. Les enfants sont super. A voir donc en attendant un Geronimo 2 ? :)
On ne peut nier la belle énergie de ce film prônant la tolérance mais l'ensemble est si chaotique qu'il a tendance à lasser voire ennuyer. Le scénario souffre de raccourcis simples et incohérents et des personnages simplement esquissés. Il nous manque quelques éléments pour rentrer réellement dans l'histoire.
La vision de l'amour est plutôt simpliste : quand on s'aime on court, on rit et on parle fort...soit, mais cela manque un peu de profondeur.
Le film de Tony Gatlif nous a surpris par son histoire, son interprète magnifique, ses chorégraphies qui nous changent des sempiternelles séquences de violence où l'hémoglobine jaillit à flots continus dans la plupart des autres films. Les autres comédiens ne sont peut-être pas des professionnels comme il est dit mais certains d'entre eux sont par contre de merveilleux danseurs qui s'expriment sur une musique parfaitement choisie. Le thème est lourd mais l'énergie portée par la danse et la musique nous permet de sortir de la séance tout ragaillardis, spoiler: avec en plus un petit peu de happy end bienvenu. . Ma seule interrogation (pas très sérieuse, je l'avoue) porte sur la tenue de Céline Sallette qui, comme Charlotte Gainsbourg dans 3 Coeurs, n'en change pas tout au long du film. C'est peut être mineur mais je trouve cela incompréhensible !
Malheureusement le quotidien de pas mal de quartiers défavorisés... ici un tout petit peu poussé certes..... Un peu difficile à suivre, parfois trop lent.. scénario téléphoné sans surprise...Des dialogues "Marseille Nord", des images ordinaires et sombres, filmées d'assez près. Par contre il confirme une actrice de talent :Céline Sallette (Geronimo) qui porte complètement le film et très attachante - A suivre !!**
J'ai beaucoup aimé ce film qui parle des jeunes , de leur quête d'identité , de reconnaissance et que l'on reçoit comme un coup de poing en pleine face tant les scènes sont à chaque fois des moments forts grâce au jeu des acteurs et à la musique qui accompagne , qui porte même chaque plan. Bravo à Celine Salette pour son interprétation de cette éducatrice si frêle et si douce mais tellement forte et déterminée pour ramener la paix entre les deux clans et sauver cette jeune turque. A chaque tableau on croit que l'on va atteindre le paroxysme de la violence et ..non !C'est toujours la non violence qui triomphe. C'est pour cela que l'on regrette un peu de ne pas voir un peu plus le personnage de Cemal ,lequel est le seul avec Geronimo qui se bat pour la réconciliation . On a l'impression qu'il forme un autre couple avec Geronimo , moins passionné que Nil et Lucky mais tout aussi engagé pour changer les traditions.