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2,5
Publiée le 14 septembre 2014
Un film taillé sur mesure pour Luchini. Il se fait plaisir mais nous oublie un peu. Il est dit dans le film à propos de livre de Flaubert qu'il ne se passe rien mais qu'on s'intéresse quand même. Et bien c'est vrai pour le film sauf qu'on a du aussi du mal à s'intéresser. Heureusement les acteurs sont bons et la partie finale procure un petit regain d'intérêt immédiatement gâché par un épilogue ridicule qui tranche avec la spiritualité du dénouement. Au final on a un sentiment de gâchis. Avec ces acteurs et cette histoire il y avait sans doute moyen de faire mieux.
C'est pas mal mais je suis sortie un peu déçue. Je pensais rire plus après avoir vu la bande annonce. C'est bien joué, Fabrice Luchini égal à lui même et Gemma Arterton magnifique, mais le scénario est un peu plat.
Au départ, "Gemma Bovery" est un formidable roman graphique dont je suis fan et que j'ai beaucoup offert à des personnes hermétiques aux bande dessinées. J'ai souvent de bons retours de lecture car en plus de mélanger habilement littérature et bande dessinée, il se dégageait de cette histoire une bonne dose d'humour et de dérision. Adapter ce chef d'oeuvre de subtilité et d'écriture me semblait impossible, jusqu'à ce que Stephen Frears s'attaque à un autre roman graphique de Posy Simmonds ( l'auteur de Gemma) et réussisse pas si mal son adaptation de "Tamara Drewe". Il est devenu alors tentant pour les producteurs de s'emparer de celui-ci. Cette histoire d'une nouvelle Mme Bovary d'aujourd'hui a vraiment tout pour contenter à la fois un public un peu exigeant et un peu plus populaire. Seulement le résultat sur les écrans est, pour moi, assez raté. Si l'originalité du sujet peut faire bonne impression sur un spectateur découvrant l'histoire, il n'en est pas de même pour l'admirateur du roman. Vous me direz que c'est le lot de toute adaptation, de décevoir le fan. En choisissant l'option de l'illustration la plus proche possible du roman, l'objet filmique devient totalement académique sans grâce et sans relief. Bien sur Gemma Arterton est sublimement belle et troublante et sa présence illumine un peu ce film. Mais que dire du reste ? Fabrice Luchini est totalement improbable en boulanger. Ici il ressemble à un gentleman farmer en goguette, toujours à se balader et on a du mal à croire qu'il puisse pétrir autant de délicieuses spécialités boulangères. Il roule bien des yeux devant sa voisine si gironde, il a les lèvres qui frémissent très bien de désir devant les rondeurs de la belle, mais tout cela reste très artificiel, un poil trop démonstratif car le spectateur n'a pas besoin de tout cela pour comprendre. Et puis, c'est filmé par Anne Fontaine, donc c'est joli, beau, sublime comme une carte postale mais hélas totalement vide par manque de point de vue réel. C'est filmé comme un téléfilm, ce qu'il sera dans quelques mois de toutes les façons, ça ne fait aucune vague, un zeste de sexe, un soupçon de vaudeville,... La fin sur le blog
D'habitude je vais voir les films avec Luchini quasiment les yeux fermés en espérant voir un bon acteur à la verve hâbleuse. Et bien grosse déception. Ce film est ennuyeux du début à la fin. Les dialogues sont plats, les scènes comiques comme les scènes dramatiques sont ridicules. La chute finale que le metteur en scène nous repasse trois fois en croyant que le suspens est à ce point insoutenable qu'on aurait besoin d'une explication est d'une grande bêtise. A éviter donc...
Vaut-il mieux être un cinéaste anglais pour adapter les romans graphiques de Posy Simmonds ? En comparant Tamara Drewe et Gemma Bovery, la réponse est Yes. Le film d'Anne Fontaine est une fantaisie mais sa transposition du roman de Flaubert est laborieuse, fonctionnant par certains effets de comédie mais pas au-delà. On devine que la réalisatrice, qui a montré dans le passé qu'elle savait manier l'ambigüité et la confusion des genres (Nettoyage à sec) aurait souhaité être plus "vache" (normande, of course) dans cette étude de moeurs provinciale. Mais elle semble à y avoir renoncé en se concentrant sur le personnage de Luchini, impeccable en maître ès fantasmes, dont le seul plaisir est d'essayer de faire coïncider réalité avec fiction (littéraire). Une façon de tromper l'ennui qui le guette. C'est lui, Madame Bovary, en définitive. Si le film est globalement agréable à regarder, il déçoit par ses dialogues fades et une direction d'acteurs trop relâchée. Gemma Arterton est fort sensuelle mais elle est réduite à une palette d'expressions assez pauvre. Quant aux seconds rôles, ils dispersent l'intrigue plutôt que de la renforcer, hormis les deux chiens du film, tout à fait dans le ton, pour leur part. Gemma Bovery laisse assez indifférent et extérieur, son aspect artificiel, avec ses ressorts théâtraux, empêchant de ressentir un quelconque début d'émotion.
Film sur mesure pour Luchini, encore un, sympatoche certes, mais il reste une histoire classique d'amour, jalousies, intrigues, tromperies, avec l'originalité d'être vécue par procuration littéraire et un dénouement plutôt rigolo.
Une jolie "adaptation" de Emma Bovary ! C'est bien joué. Luccini excellent comme toujours... Gemma très sensuelle... J'ai passé un bon moment dans cette campagne normande, avec ce boulanger bien particulier...
à moitié raté : Luchini n'est crédible ni en boulanger, ni en voyeur/corbeau/marionnettiste. Gemma serait bien si on avait un tant soit peu ses motivations. Elle flirte, elle rit, elle couche, elle est tour à tour heureuse, mélancolique, désespérée, requinquée mais on sait pas pourquoi et finalement, on s'en fout. Elle s'emmerde, et nous aussi. Pour moi, les 5 dernières minutes sauvent le film. Le gag final a fait rire une bonne partie de la salle, qui était resté inerte pendant le film.
Film mal réalisé , donc mal joué. Ennuyeux des le début, avec une enfilade de clichés. La rencontre des chiens, la belle anglaise et les mains dans la farine... Nous avons tenu près d'une heure et nous avons abandonné.
C'est pas mal dans l'ensemble. Très bien joué, évidemment. Ça sait être drôle et touchant. Les paysages sont chouettes, mais rarement bien mis en valeur. Par contre, il y a deux choses qui m'on dérangé. Tout d'abord, le film débute sur quelque chose que je n'aime pas : la fin. Les premières secondes du film nous font comprendre que Gemma est partie ou morte spoiler: (même si tous ceux qui ont lu le livre, et même d'autres, doivent avoir de sacrés doutes) et on revit l'histoire soit disant à travers son journal intime, mais en fait, on revoit ce qui s'est passé par les souvenirs de Martin (le personnage de Luccini). Ensuite, il y a quelque chose de malsain dans la relation qu'entretien Martin avec Gemma, une sorte de voyeurisme qui m'a dérangé tout au long du film. Sans doute était-ce voulu, mais ça ne m'a pas plu.
Retiré dans un village normand où il a repris la boulangerie de son père, Martin Joubert (Fabrice Luchini) pense y couler des jours paisibles avec sa femme, son fils et... son chien. Mais c'était sans compter sur l'arrivée d'un couple de londoniens venus s'installer dans la maison voisine de la sienne et qui ont pour noms Charles et Gemma Bovery! Quand on est un passionné du roman de Flaubert, comme l'est Martin Joubert, il y a de quoi alimenter l'imagination et les fantasmes. D'autant plus que Gemma Bovery (Gemma Atterton) est affolante de charme et de sensualité! De quoi faire tourner la tête et les sens de plus d'un, dans ce coin perdu de campagne! Variation sur le chef d'oeuvre de Flaubert, ce film n'atteint jamais des sommets sans être pour autant désagréable. En demi-teinte, dirais-je, un peu comme le personnage joué par Fabrice Luchini: si le rôle de boulanger ne lui va pas très bien, celui d'ancien éditeur féru de Flaubert (ou de Tolstoï!) lui va, par contre, comme un gant. Tout le film est à l'image de ce rôle, à la fois plaisant et pas très captivant. 7/10
Pour être honnête si on m'avait dit que Gérard Lanvin (cet acteur m'ai venu en tête comme ça, c'est juste un exemple !) avait le rôle principal je n'y serais pas allé, je ne me serais peut être même pas intéressé au film. Car le rôle de Martin Joubert, ex-bobo, passionné de littérature et de culture française, va si bien à Luchini, tout aussi mélo et intelligent dans la vie. Quant à Gemma Arterton, c'est une actrice que je ne connaissais pas, et elle m'a envoûté comme elle en a envoûtée plus d'un ! Son accent donne un charme supplémentaire au film, rien quand prononçant "Charlie", elle m'a dans la poche ! La mise en scène est soignée, bien que Anne Fontaine se perd parfois dans son idée de retranscrire le parcourir par le biais d'un narrateur, ici le personnage de Luchini, qui raconte sa rencontre avec les Bovery. Une rencontre bouleversante, qui n'aura de cesse de l'émoustiller à cause des ressemblances frappantes avec le chef-d'oeuvre de Flaubert, Madame Bovary. Une Gemma Bovery filmé sensuellement par la réalisatrice, qui au travers de plusieurs scènes révèle l'aura de sensualité qu'elle dégage dans n'importe qu'elle situation, la plus marquante étant celle ou elle manie la pâte avec élégance et concupiscence ! A part ça la Normandie est bien filmé, on retrouve le charme de cette campagne luxuriante, même si Anne Fontaine n'est pas loin de l'excès de "belles images", un huit clôt plus prononcé aurait peut être pût donner plus de sensations aux spectateurs, une alternance entre huis clôt et escapade romanesque. Après la masure des anglais jure pas mal avec la beauté de Gemma, ce qui donne un certain cachet à cette maison entamé par le temps. Mais ce film me fait étrangement pensé à Last Fdays of Summer, bien que dans ce film la romance est plus intime. Si seulement Jason Reitman avait réalisé Gemma Bovery, le film serait bien meilleur. Car l'atmosphère sensuelle qu'il avait installé entre Winslet et Brolin était excellent, on ressentait également la moiteur de estivale grâce à sa photographie magnifique. C'est ce qui a manquée à la réalisatrice française, un atout qu'elle n'a pas dans sa palette de réalisatrice. C'est bien dommage, mais le film n'en reste pas moins réussi, il a quand même des points positifs.
La B.O accompagne bien le film, en globalité de la musique douce, excepté quelques moments de relâchements comme la scène ou Gemma Bovery, dans son Van, danse sur "Bambou" de Alain Chamfort, et en ignorerait presque Fabrice Luchini !
Pour finir, la dernière scène est croustillante à souhait ! Un petit clin d’œil à Tolstoï plein d'humour. En bref le film est tout de même passionnant. L'approfondissement des personnages est réussi, d'ailleurs le prologue est étonnant, on ne s'attend pas à ça pour le début du film. Une surprise qui nous interroge pour la suite. Un prologue intriguant donc, mais aussi une fin à laquelle on ne s'attend pas, une réussite. Pour revenir sur Last Days of Summer, le film de Anne Fontaine a l'avantage sur ce dernier, car celui-ci n'est pas prévisible. Les acteurs sont également excellents, rien que Luchini et Arterton valent le détour. Un film que je conseillerais malgré les quelques défauts.
Un excellent film tout en humour et en tendresse, Fabrice Lucchini au sommet de son art, Gemma Atterton toujours aussi éblouissante, la dernière scène est à mourir de rire, ce film donne envie de relire Madame Bovary.
Déception pour ce film que je pensais bien plus relevé au niveau des sentiments et des émotions. Si la prestation des acteurs est à la hauteur, Fabrice Luchini de par son rôle n'a pas l'attrait habituel néanmoins. Le scénario qui tente un rapprochement avec le célèbre Mme Bovary de Flaubert est assez fade et on s'ennuie quand même sacrément par instant du film. Quelques notes d'humour relèvent l'ensemble mais je n'ai pas été convaincu par ce Gemma Bovery et sa platitude.... Une fin limite grotesque aussi avec cette histoire de mie de pain, bref pas grave si vous le ratez.