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pfloyd1
177 abonnés
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4,0
Publiée le 30 juillet 2015
Alors voilà, voilà à quoi on est rendu en 2015, en termes de prouesses visuelles et d'effets spéciaux au cinéma ! Époustouflant ! Non seulement cette machine est enivrante, criante d'authenticité mais en plus, c'est un un bijou, une claque sur le futur qui nous attend... brrrrrr! Le pire , c'est l'histoire qui tient debout, cohérente: un multi milliardaire , papa du plus célèbre moteur de recherche de la planète (mmmhhh , cherchez bien..), possède une villa secrète, un bunker d’où il recherche l'intelligence artificielle parfaite, à travers ses robots à l'aspect proche de l’être humain. Réalisation cinématographique parfaite, tout est cadrer pour faire entrer le spectateur au cœur de l'histoire, grâce à de parfaits jeux de lumière, une excellente bande son, l’atmosphère est prenante . Un jeune informaticien, invité 1 semaine chez le Maitre des lieux (un concours gagné), va voir sa vie bouleversée, la rencontre, les dialogues entre ces personnages charismatique, est un vrai régal. J'aurai déposé une demie étoile supplémentaire s'il n'y avait pas quelques (petites) longueur par çi, par là. Quelques surprises et autres retournements de situation offrent de vraie plaisir.
C'est en mélengeant les images d'A.I. Intelligence Artificielle aux thématiques de Her que l'on obtient Ex Machina, petite pépite SF réalisé par Alex Garland, à qui l'on doit les scénarios de 28 Jours plus tard et Sunshine. Une machine peut-elle apprendre et penser ? Peut-elle développer une conscience acquérant les fondements manichéens ? Ses interactions avec l'Homme participent-elles à sa propre construction ? Tant de questionnements auxquels Ex Machina tente de répondre, entre philosophie avancée et éthique professionnelle. A travers de très jolis effets spéciaux, ce huis-clos prenant rapidement aux tripes se développe avec brio entre dialogues calqués sur la curiosité et le doute et twist final d'envergure. Une réussite.
Ex Machina fait partie de ces films qui partent avec un bon synopsis, mais qui terminent avec un scénario basique, voire ennuyant.
Déjà, dès le départ, on multiplie les clichés en tout genre. Du jeune informaticien "doué" en passant par le patron d'une compagnie informatique encore plus "doué". On passe par le mythe de l'homme solitaire qui a tout bâti tout seul, polymathe et penseur de surcroit.
Ensuite, on multiplie les clichés sur la "philosophie" du concept. On navigue entre des dialogues alogiques et des doges libéraux et utilitaristes.
Caleb, entre autres, manque de psychologie. On aurait pu penser que c'est pour contraster encore mieux avec l'hyperlogique de la machine, mais c'est bien trop exagérer pour retenir cette potentialité.
Tandis que le film avance, des propositions sont avancées, et on se demande si - finalement - le film ne regorge pas un scénario plus subtil et joue au cache-cache avec le spectateur. Mais tout est rapidement balayé d'un revers de la main. Oubliez les rebondissements. Tandis que petit à petit le scénario prend la tangente et devient un film d'horreur banal et grotesque.
Ajoutez à cela que le huis clos n'est absolument pas exploité, pas plus que le lieu du complexe scientifique, coupé du monde. Au finale, ce sont des suites de dialogues incohérents.
C’est sur le cérébral que mise le film, l’un des innombrables à nous rappeler que la manipulation de la science n’est pas sans risque, en l’occurrence l’informatique. Des éléments traditionnels du monde de la science fiction et du genre « drame-psychologique » sont repris et mis au goût du jour, notamment avec la puissance grandissante et notoire des acteurs des nouvelles technologies. La mise en scène, épurée, soignée et sensuelle par moment, est réussie. Domhnall Gleeson (Caleb) et Oscar Isaac (Nathan) très convaincants. La baie vitrée de la "maison" sublime. Rien de nouveau mais l’histoire a le mérite de soulever, directement ou indirectement, des points d’interrogations aussi légitimes qu’intrigants. Mais le film est plombé par son rythme timide, de plus peu aidé par les dialogues et les transitions. Restera-t-il davantage les questions soulevées que le film en soi ? Très certainement.
Ce superbe film de science-fiction est à la fois intelligent et spectaculaire. L'intrigue peut se résumer simplement ainsi : dans un futur proche, Caleb, un employé d'une entreprise qui tire son pouvoir d'un moteur de recherche ultime, est invité par le grand patron Nathan, génie de l'informatique, à venir travailler chez lui. Dans sa maison, exceptionnellement située en pleine montagne, il aura pour tâche de faire passer un test à une nouvelle invention, un robot au corps de femme. J'en propose sur mon blog une analyse en terme de "transparence démocratique", n'hésitez pas à y aller voir... En effet la thématique du verre omniprésent, des vues intérieures du corps et de la maison de Nathan mais aussi de la pénétration psychologique ("le test") est centrale dans le film, et permet d'en comprendre la profonde originalité. L'interprétation de l'actrice suédoise Alicia Vikander est à mettre en regard de ce qu'ont réussi les acteurs de l'excellente série "Äkta Människor"/ "Real Humans". Il s'agissait dans les deux cas de partir d'une page blanche émotionnelle, la fixité raide attendue du robot, pour montrer les étapes de l'accès aux sentiments humains. Le réalisateur déclare que sa formation de ballerine a permis cette haute exigence lors du tournage, on veut bien le croire. Vraiment un film très réussi !
Un bon film sur l'intelligence artificielle, vraiment étonnant et très beau. Le film est cependant un peu plombant et sans âme par moment, je n'ai pas été transcendée par le jeu d'acteur. Un peu trop compliqué à comprendre aussi sur tout ce qui est technique et philosophique.
Une esthétique futuriste et des effets spéciaux très réussis, un casting d'excellents acteurs inconnus, un rapport de domination qui met mal à l'aise, et une réflexion intelligente autour de ce qui sépare l'homme d'une IA aboutie. Magistral.
Pour un premier film, c'est une réussite !! Le pitch de départ est très vite envoyé, le cadre (huis-clos assez pesant) donne rapidement le ton du film et ça marche, on est pris dedans (le son est très bon et est pour beaucoup je pense). De plus le fait que le film spoiler: ne soit pas centré sur l'IA mais plutôt sur la manipulation sert le film. Les critiques portant sur spoiler: les pistes suggérés mais non réellement traités sont légitimes mais, à mon sens, si elles l'avaient été, elles n'auraient pas servi le propos du film.
La première idée qui me vient après avoir visionné ce film, c'est qu'il est clean... C'est sobre et sans extravagance. Après, il y a peut-être quelques longueurs superflues mais l'ensemble reste positif. La fin aurait mérité par contre un peu plus de réflexion...
Un très bon film dans l'ensemble avec des acteurs plutôt crédibles dans leur rôle. Quelques petites surprises au fil du film mais un dénouement non attendu au final Une trame qui laisse beaucoup de possibilités et un scenario pas trop mal. Dommage que ca n'est pas plus été cherché... Une fois vu, on reste sur notre faim quand a savoir l'après... Mais il reste au final un film a voir pour passer un très bon moment.
Un drame scientifique intelligent, effrayant et sobre. Ca peu paraître un peu lent vers le début mais il y a tout de même une bonne dose d'intrigue qui nous tient en haleine et un bon twist ending. C'était captivant.
Après des films de science fiction traitant du rapport humain avec des robots comme AI intelligence artificielle ou I, robot, Ex machina ( en français "issu de la machine") nous met dans la peau de Caleb, jeune codeur travaillant pour un grand moteur de recherche Internet du nom de BlueBook. Tiré au sort et invité par le grand patron de la boîte dans sa résidence à la montagne, il participe à une expérience où il fait connaissance avec Ava, une jolie femme robot dont il doit tester la crédibilité à se comporter comme une humaine. La relation entre les personnages est au cœur de l'intérêt du film entre séquences numérotées d'entretiens avec Ava et discussions à la cool autour d'une bière entre Caleb et Nathan, au petit déjeuner comme au soir. On se doute bien vite que l'intrigue cache ses secrets spoiler: et de drôles de choses commencent à être révélées dès la deuxième coupure de courant soit disant aléatoire. Ava joue le jeu de Nathan en disant à Caleb de se méfier de lui, en principe sans le regard de la caméra (alors qu'on peut se douter que Nathan en a une autre cachée en cas de coupure), ce dernier cherchant en fait depuis le début à ce qu'Ava parvienne à utiliser Caleb pour s'évader, afin de tester l'intelligence de sa création.
Au niveau du background, spoiler: le côté louche de Nathan se confirme alors qu'on découvre qu'il cache des robots femmes inanimées dans ses placards (à l'image des femmes tuées par Barbe Bleue), ayant précédemment dit que même Ava a été pourvue de stimuli dans son trou entre les jambes afin qu'elle puisse ressentir du plaisir sexuel, ce qui semble aussi être le cas de sa servante Kyoko, qu'on voit aussi bien se faire malmener qu'avoir du plaisir charnel avec Nathan. Caleb avait quant à lui été choisi par Nathan pour son profil célibataire et sans parents, et le physique d'Ava selon ses préférences, trouvées grâce au fameux moteur de recherche. Le traitement du personnage est surtout intéressant dans les questions qu'il se pose, ce qui va carrément le mener à spoiler: se couper un peu de peau pour voir s'il ne serait pas lui-même une machine, après avoir vu Kyoko semblant le lui suggérer en lui montrant son intérieur robotique sous un œil et au niveau de son ventre.
Le titre du film vient de l'expression de dramaturgie "Deus ex machina", signifiant "Dieu issu de la machine" et particulièrement révélatrice spoiler: à la fin du film pour sa désignation de l’événement inattendu et improbable qui vient régler les problèmes du protagoniste à la dernière minute, même si ici, spoiler: Ava réussit finalement à s'enfuir après avoir poignardé son créateur et laissé Caleb prisonnier dans les sous-sols. Le film se termine alors qu'Ava se promène dans la rue comme n'importe quelle autre personne, avec une apparence humaine qui se fond parmi les autres. Le traitement du danger et surtout de la manipulation des robots intelligents est alors brillamment mis en avant même si le film manque parfois de rythme pendant son développement. Un film qui sort du lot !
Un bon petit film SF, comme quoi sans moyens faramineux et sans un casting hollywoodien, on peut faire du très bon cinéma. L'histoire est prenante et très intéressante et même si l'ambiance est souvent pesante et le tout manque légèrement de rythme, on prend un réel plaisir à suivre l'évolution des personnages vis à vis de cette intelligence artificielle aux airs humains. La fin est très décevante mais l'aventure vaut tout de même le coup d'être suivie.