"Johnny s'en va-t-en guerre" est un sacrée coup de génie ! Original, émouvant, troublant, le brillant concept de "Johnny s'en va-t-en guerre" ne pourra nous laisser indifférent. On ne mettra pas longtemps à ressentir la douleur de ce personnage, désormais confronté au monde sous une nouvelle et triste vision, remplie de solitude, de désespoir et d'inertie. On suit ce héros de guerre, dont la seule attraction sera dorénavant de comprendre sa nouvelle condition, puis de tuer le temps à l'aide de pensées et imaginations. Un récit captivant et intelligent, une expérience unique et inoubliable, un chef d’œuvre du 7ème art !
"Johnny got his gun" est un film qui arrachera les larmes des gens les plus indifférents aux crimes de guerre montrés à la télévision. Premier film antimilitariste, ce long-métrage est construit de façon très originale car le réalisateur se contente de nous conter ce que pense cet homme gravement blessé à la guerre et qui ne possède plus les moyens de vivre indépendant même avec la meilleure des volontés. Devant ce témoignage poignant d'un homme qui souffre et qui ne peut communiquer son désir de mourir à personne, on peut se demander aujourd'hui si une personne qui ne peut plus trouver la joie de respirer, de vivre et de courir ou simplement manger de bons plats est contraint et forcé de supporter une telle souffrance. Ce film datant pourtant de 1971 n'a pas pris une ride et arrive à toucher au coeur le spectateur qui sort choqué, mortifié après avoir assisté à ce calvaire sans fin de ce jeune homme que la première guerre mondiale a privée de sa vie entière, lui qui était voué à se marier avec une charmante jeune fille qu'il aimait et qui l'aimait et qu'il est condamné à ne plus voir et n'avoir que pour simple activité le pouvoir de penser et d'éprouver des sensations souvent douloureuses. Ce film est bien sûr un plagiat contre la guerre, une activité humaine qui existe depuis des siècles et que personne n'est assez censé pour trouver des solutions pragmatiques et positives. Voici un réquisitoire non seulement contre la guerre mais également contre les médecins et les militaires qui comptent se servir de son corps à jamais comme un simple cobaye. Au niveau du casting, on trouve l'étonnant Donald Sutherland qui avait déjà brillé dans "Mash" et qui effectue une apparition quasi christique pour donner un message d'espoir à ce jeune homme qui a tout perdu, qui ne croit plus en rien si ce n'est que de trouver la façon d'être mis à mort pour l'empêcher d'endurer un tel calvaire. Grand film sur un des très nombreux morts et mutilés de la première guerre mondiale, glaçant.
Un chef-d'oeuvre du septième art. Trumbo réalise un film provocateur et dur dénonçant la stupidité de la guerre. La solitude du héros malheureux est terrible. Culte!
A trop noircir le tableau, on y voit plus rien. Que demande le peuple ? ‘’Pourtant ce film joui d’une renommé de grand classique’’. Oui, ‘’Citizen Kane’’ aussi. Vous l’avez revu récemment ?
Un très beau film pacifiste qui est un grand classique du cinéma, à voir pour le message pacifiste et antimilitariste que le réalisateur a fait passé. ( A noter que la vf est horrible )
Un drame pacifiste plus qu'intense sur les conséquences de la grande guerre parmi la population et sur son atrocité. "Johny got his gun" est ainsi construit comme la rêverie et les souvenirs d'un homme qui n'a plus que sa conscience et qui se remémore une partie de sa vie. Certes triste, mais terriblement bien mis en scène et prenant, ce film se permet également d'ouvrir un débat prémoitoire sur l'euthanasie, ceci s'ajoutant à une réflexion sur la valeur de la conscience. Peut-être pas un classique, mais au moins un petit au chef-d'oeuvre.
jeune americain engagé l'or de la premiere guerre mondial, joe bonham (Timothy Bottoms) est gravement blessé par un obus, il va y perdre son visage, ces deux bras et ces deux jambe, mi sur un lit d'hopital, johnny devient alors une experience, personne ne doit savoir ce qui se passe dans cette chambre, il n'a que la pensé et le reve pour l'aidé jusqu'au jour ou une jeune infirmiere arrive... tous comprenne que son cerveau fonctionne encore, que vont il decidé de faire? dalton trumbo adapte son propre roman au cinema et nous livre un film choc, mais l'art de ce film, est de montré autant d'atrocité sans rien devoilé des misere sur un corp ou il ne reste que le tronc, mettant le spectateur en relation avec le pensé de johnny, on l'entend, on voit ces reve, sa douleur, son desespoir... on est pas pret d'oublié cette fabuleuse scene quand l'infirmiere souhaite a joe merry chritmas johnny got his gun n'est pas pret d'etre oublié
Attention, œuvre de scénariste – comprenez par là un budget dérisoire, des effets spéciaux inexistants, les frontières du théâtre ne sont plus très loin. Mais Dalton Trumbo en a là-dedans. Sa caméra alterne couleurs et n&b, mélange souvenirs réels et délire psychédélique, confronte la perception altérée du héros avec la vérité brute. C’est que Johnny n’est pas en forme : frappé par un obus pendant la guerre, il a perdu ses bras, ses jambes, ne contrôle plus que son cou. Et sa tête, c’est bien là son drame. Car les médecins autour de lui en sont convaincus, ses dommages cérébraux sont forcément irrémédiables. Coincé dans son corps, en proie à son imagination et à ses sens défaillants, il cherche à comprendre, ce qu’il lui est arrivé d’abord, ce qui l’attend ensuite. Un drame profond, étouffant, entièrement tourné vers sa cause : plaider l’euthanasie et enterrer les guerres. Avec le Vietnam en fond, on imagine la réaction du public à sa sortie. N’espérez pas vous en tirer plus facilement aujourd’hui.
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1,5
Publiée le 1 mai 2021
Je ne sais pas si c'était original en 1971 mais Johnny s'en va-t-en guerre ne m'a pas présenté une seule nouvelle idée. Je ne vois pas non plus en quoi ce film parle de la guerre à part le fait que nous savons qu'il est censé être un film anti-guerre. Et que nous savons que le héro principal a été blessé à la guerre. Il n'y a probablement qu'une seule scène qui se passe dans une guerre. Peut-être que si le film durait trente minutes ce serait disons un film décent. Mais tel qu'il est c'est beaucoup trop long pour une idée aussi simple...
un chef d'oeuvre absolu,qui montre la stupidité de la guerre comme aucun autre film que j'ai pû voir.a la fois effrayant et beau,parfois insupportable psychologiquement, mais aussi onirique et romantique, rarement un film m'avait autant marqué
Un gros point noir flagrant dans ce film : c'est le doublage français... Euh... Je plaisantais ! Il faut bien dédramatiser après toute cette violence psychologique suffoquante. Car Johnny sous son masque laisse faire son imagination et la notre repose seulement sur son corps, cru et abject fruit de la science qui s'obstine, qui abuse, qui expérimente. Les choses n'ont pas trop évolué. Les passages avec le christ sont locaces en esprit.
Un très beau film, le scénario et les dialogues sont très prenants et assez psychologiques. Le film a aussi un côté inhumain et critique : Le triste sort attendant Johnny est tout simplement révoltant, comment des êtres humains peuvent ils laisser vivre un homme qui ne le désire plus ?! Adapté de son propre roman censuré la veille de l'entrée en guerre des Etats Unis en 1939, Donald Trumbo, 32 ans plus tards signe un des plus grands manifeste anti-guerre jamais réalisé, à ranger aux côtés de Les sentiers de la gloire de l'immense Kubrick.
Dûr et beau, émouvant et révoltant, incroyable mais vraie. Cette histoire, ce film fait froid dans le dos. Cet homme tronc à la recherche de la moindre chaleur humaine qui communique uniquement par la pensée restera pour moi un gros morceau de cinéma. Humaniste et dénonçant violamment la guerre, "Johnny got his gun" démarre fort et termine très fort, trop fort même pour ce qui est une des conclusions les plus effroyables que le septième art ai connu. En un mot marquant. A voir ne serait-ce que pour son sujet toujours d'actualité malheuresement, l'euthanasie !