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Ristobop
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4,5
Publiée le 23 avril 2015
Un film que j'ai encore plus apprécié la seconde fois que je l'ai vu. Plutôt déroutant par son humour, son ambiance et aussi par le temps qu'il met à arriver au fait principal: La révolution des œillets. Ses quelques maladresses se confondent avec celles des protagonistes dans l'exercice de leur métier...La 1ère partie road-movie dans la campagne portugaise des années 70 s'allonge sans être déplaisante grâce à une superbe photographie, à des dialogues savoureux, tandis qu'on assiste à l'éclosion de l'amitié qui se construit doucement entre les personnages. Chacun connaîtra ensuite "sa révélation" de concert avec l'explosion révolutionnaire. Des acteurs excellents et très touchants. Un coup de cœur personnel qui me le fait sans doute un peu sur-noter...
Un groupe de journalistes suisse partent au Portugal pour faire un reportage radio. C'est un film incroyablement léger et gai. Tout d'abord cette histoire de reportage au Portugal est presque un gag, tellement le thème du financement suisse de projets au Portugal est une déconvenue pour les reporters. Ce qui marque c'est cette désinvolture et liberté de ton tout au long du film. L'émotion traverse aussi l'écran avec le journaliste qui perd la mémoire. On croirait voir un film d'un autre âge, celui on l'on prenait la vie pour ce qu'elle est ou pour ce que l'on en fait. Tout fonctionne parce que c'est bien écrit et surtout bien interprété. Une comédie hors du temps qui enchante.
Une sympathique comédie au ton très décalé et à l'esthétique 70's, qui a le mérite de parler de la Révolution des Oeillets qui, rappelons-le, sans effusion de sang abolit la dictature au Portugal en 1974 et offrit la particularité de voir des militaires (soutenus par le peuple) abattre un gouvernement sans pour autant instaurer un régime autoritaire. La deuxième partie du film retrace cette ambiance, et s'offre des libertés de style. On en oublie les défauts du film pour ne retenir que son originalité et sa fraicheur.
Voilà un film plutôt discret à première vue mais qui mérite vraiment qu’on s’y attarde puisque la bonne humeur sera au rendez-vous. On embarque donc à bord de ce van pour un road-trip à travers le Portugal avec Les grandes ondes (à l’ouest) et les surprises & situations inattendues ne manquent pas. Ça part tellement dans toutes les directions que le film se transforme même on ne sait comment en comédie musicale et cette impression de fourre-tout finit par nuire à l’ensemble. Un joyeux bordel mené par une belle et sympathique équipe (avec une mention pour le toujours excellent Michel Vuillermoz) et donc une belle surprise à coté duquel il serait dommage de passer à coté.
Le côté loufoque prévaut et c'est un choix semble-t-il assumé par le réalisateur. Las, ça ne suffit pas pour justifier l'entreprise qui ne sait pas quelle direction afficher (la chorégraphie façon comédie de Gershwin est décalée et limite grotesque). L'envie de tourner en dérision l'aide (laquelle ?) que la Suisse aura apportée au Portugal de la junte militaire (dictature Salazar) est manifeste. Mais cette ligne est assez vite oubliée et on suit nos 3+1 pieds nickelés de journaleux en goguette dans un road movie les conduisant au cœur de la Révolution de œillets. Pas très palpitant tout ça quand même, mais plutôt bien joué ... Beau joueur, je reconnais m'être régalé du jeu de Wuillermoz, et de ses acolytes en vadrouille.
Décalé, subtil, attachant... "Les grandes ondes" (2014) est une petite production franco-suisse très originale, plutôt drôle et bien interprétée. Pourquoi alors ma note ne décolle-t-elle pas? En raison d'un certain manque d'ambition, en particulier au niveau du scénario, quand même très minimaliste. De même, les personnages de ce road-movie sur le sol portugais ne sont pas très fouillés, à peine définis par 2-3 traits de caractère. Dommage car les comédiens sont convaincants, à commencer par Michel Vuillermoz, vieille gloire du journalisme sur le déclin, et Valérie Donzelli, féministe aux dents longues et au charme atypique. Au final, cette 2ème étape dans la tétralogie "cardinale" de Lionel Baier (d'où le sous-titre "à l'ouest") reste une oeuvre à découvrir, en particulier par les amateurs d'humour burlesque et d'autodérision, qui n'est pas sans évoquer parfois "OSS 117"...
Ce film franco-helvético-portugais (sic) est inspiré d'une histoire vraie. J'en suis sorti le sourire aux lèvres et le baume au cœur.
Nous sommes en avril 1974. Un trio de journalistes de la radio suisse romande est dépêché au Portugal pour vanter les mérites de la coopération bilatérale. Un vieux reporter amnésique, une jeune journaliste féministe et un preneur de son dans son combi VW bientôt secondés par un jeune traducteur ayant appris le français dans les films de Pagnol tombent en pleine révolution des œillets. Cette bande de Pieds nickelés cherchait des petites histoires à raconter ; ils vont vivre la grande.
Ce petit film sans prétention, sorti en catimini sur les écrans le mois dernier, distille une bonne humeur communicative. Le mérite en revient à la fraîcheur de Valérie Donzelli (l'héroïne de "La guerre est déclarée") et à la tendresse lunaire de Michel Vuillermoz (le meilleur Cyrano que la Comédie française ait connu). Si vous ne voyez pas "Les grandes ondes" sur grand écran ne le ratez pas à son passage sur le petit.
Une petite comédie bien sympathique et originale sur une histoire vraie en 1974. On ne fait pas grand bruit de ce film et pourtant il vaut le détour. S'il passe dans votre ville, ne le loupez pas.
Bonne petite comédie complètement loufoque et parfaitement bien jouée ! Cependant, je n'ai pas senti là un énorme cinéma quand même... Parfait pour bien finir un week-end, mais je pense que je n'en garderais pas un grand souvenir
Film curieux mais bien sympathique, typé à la mode du cinéma des années 50-60. Un bon moment, frais, sur fond de révolution portugaise et réalités historiques. Un bon moment !
La radio est un média formidable qui a toujours passionné le cinéma. Aujourd'hui encore, il continue d'intéresser les réalisateurs puisque après Radiostars, La Maison de la Radio ou Good Morning England, Les Grandes Ondes vient compléter cette belle liste. Un manque d'audience sur sa station ? Une solution : la politique s'en mêle et vous conseille de faire de la propagande pour louer les bienfaits de votre mère-patrie. Voilà comment Julie et Cauvin se retrouvent au Portugal pour enquêter sur l'aide helvétique au développement.
Les Grandes Ondes possède de bonnes qualités. L'ambiance révolutionnaire et culturelle est bien retranscrite et arrive parfois à prendre de l'ampleur, sans parvenir cependant à nous faire sentir la liberté qu'on aurait voulu éprouver. Une sensation d'inachevé s'empare de nous à certains moments, comme si le réalisateur n'allait pas au bout de son intention. Mais le côté décalé assumé du film comportant des scènes d'humour réussies et maîtrisées nous fait oublier ses quelques imperfections.
Autre point positif qui gomme ces défauts, la qualité d'interprétation. Vuillermoz, toujours émouvant malgré ses premiers abord roublards, et Donzelli, toujours libérée et bien dans son corps en incarnant la féministe agaçante, se complètent et forment un duo attachant. Accompagnés de plus par des seconds rôles comiques et bienveillants (Bob le technicien, le portugais amoureux de Pagnol), vous aimerez à coup sûr voyager en leur compagnie !
Un côté nostalgique se dégage de cette œuvre avec ce goût pour ces pratiques journalistiques qui n'existent plus aujourd'hui. Ces anciens professionnels passionnés par ce qu'ils faisaient font plaisir à voir et donnent envie d'aimer l'information et l'art du direct. La politique est également de mise, avec la dénonciation des médias, où leur but n'est pas forcément de couvrir l'actualité (ils ne sont pas au courant de la révolution portugaise) mais d'avoir le maximum d'audience.
On voit grâce aux Grandes Ondes que les choses ont bien avancé depuis. Le racisme, la xénophobie ou l'homophobie reculent, lentement mais sûrement. Quant au journalisme, il existe encore évidemment, même si les supports abstraits prennent de plus en plus le pas sur le concret, et c'est bien dommage.
Cette comédie loufoque mais pleine de bon sens fait revivre la légèreté des années 70 et la révolution des œillets. Des passages très drôles mais un ensemble inégal.
Déjanté, déglingué, on en redemande encore de cette histoire sans queue ,ni tête et qui insidieusement prend le pouls de la situation européenne du milieu des années soixante dix. Dans un Portugal encore bâillonné par la dictature, un homme et une femme vont alors tenter de comprendre les bienfaits de la civilisation suisse. Décalage assuré en compagnie de Valérie Donzelli et Michel Vuillermoz, un couple contre nature et à la fantaisie dévastatrice. Et au bout du compte, la liberté est saine et sauve. C'est la morale du film. Jubilatoire Pour en savoir plus