Une sympathique comédie au ton très décalé et à l'esthétique 70's, qui a le mérite de parler de la Révolution des Oeillets qui, rappelons-le, sans effusion de sang abolit la dictature au Portugal en 1974 et offrit la particularité de voir des militaires (soutenus par le peuple) abattre un gouvernement sans pour autant instaurer un régime autoritaire. La deuxième partie du film retrace cette ambiance, et s'offre des libertés de style. On en oublie les défauts du film pour ne retenir que son originalité et sa fraicheur.
La Suisse.... Son couteau homonyme, son horlogerie, son chocolat, ses banques.... Le réalisateur Lionel Baier, 38 ans, lui-même helvète (d'origine polonaise), n'évoque ici ni la confiserie, ni les solides établissements financiers de son pays, mais le jeune Pelé aura l'occasion de découvrir cette petite merveille d'ingéniosité qu'est le couteau multi-fonctions, et les 3 "héros" verront que l'entraide suisse à un pays "ami" se limite quasiment (à un mélangeur eau chaude/eau froide près), en matière scolaire, à un don horloger. Nous sommes au printemps 1974 (mille neuf cent septante quatre, évidemment). Une ambitieuse journaliste trentenaire (qui voudrait vite évoluer au-delà de sa chronique "féministe"), Julie, et un ancien correspondant de guerre glorieux et vieillissant, Cauvin, s'envolent de Lausanne pour le Portugal en vue d'un reportage-radio pour la SSR. Ils vont s'engager dans le pays "profond", à bord du combi de Bob, le technicien qui les a précédés, à la recherche des signes de la coopération lusitano-helvète. Le portugais de Cauvin étant étonnant, Julie décide d'embarquer dans l'aventure Pelé,18 ans, rencontré lors d'une halte. Le garçon a appris le français en visionnant à maintes reprises les films de Pagnol avec son père projectionniste, "peuchère". Cauvin qui perd la mémoire, Julie qui affole l'autochtone en se baignant en tenue d'Eve dans les ruisseaux, Bob qui dort dans son véhicule : 3 Pieds nickelés, et des pros très inhabituels, à la poursuite d'un sujet fumeux. Quand l'actualité s'invite dans la balade. C'est la Révolution des oeillets ! Baier (que je découvre) a une façon très personnelle (et savoureuse) de raconter l'Histoire - ici, la fin du très long régime autoritaire salazariste, l'Estado Novo, qui avait survécu de 4 ans à son initiateur, mort en 1970. C'est l'armée qui dépose le successeur du très atypique Salazar, Caetano. Une vision géopolitique originale au travers d'un trio de "neutres", des Suisses romands, improbables témoins, et même acteurs (à la marge) du changement de régime. C'est vif, percutant et très amusant. Bonne surprise que cette chronique drolatique - à quelques facilités et surcharges près, côté liesse populaire et révolution tous azimuts, sexuelle comprise. Gershwin s'avère un excellent choix pour rythmer les péripéties - et pour improviser un bout de "musical" dans les rues de Lisbonne (sur "Porgy & Bess"). La reconstitution d'époque est bluffante, "grain" de la pellicule compris. Michel Vuillermoz, parfait en Cauvin, se détache du reste de la distribution.
Une comédie à l'ancienne plutôt réussie qui nous raconte avec humour et originalité la révolution des Œillets au Portugal. La fraîcheur des personnages apporte une certaine légèreté au film.
L'idée de raconter avec humour les aventures d'un petit groupe de journalistes suisses plongés malgré eux dans la révolution portugaise de 1974 promettait un road movie déjanté et joliment absurde. Sur un ton proche de "La fille du 14 juillet", c'est parfois le cas, avec quelques passages abouties et drôles. Une certaine paresse dans l'écriture ne permet toutefois pas au film d'imposer son rythme dans la durée, et certaines scènes tombent à plat (la danse par exemple). Certains personnages auraient également gagné à être davantage approfondis. Au final, et malgré des comédiens impeccables, on reste un peu sur notre faim.
Bonne surprise que cette comédie drôle et touchante, qui suit les aventures burlesques de trois reporters suisses plongés par hasard au coeur de la révolution de oeillets. Un film enlevé (malgré quelques baisses de rythme) et original.
Une comédie suisse, rafraîchissante qui vous fait passer un bon moment en vous donnant envie de retourner au Portugal...Il y a suffisamment d'humour pour éviter les lourdeurs ou le piège nostalgique cependant la première partie est un peu trop longue au regard du 24 avril nœud de l'action et de l"apothéose des membres d'une équipe jusque là improbable mais désopilante. Le casting a une précision d'horlogerie... helvétique.
Pas toujours efficace , et parfois incomprehensible ( la scene de danse). Mais cela reste emouvant et drole. Mr Vuillermoz est une nouvelle fois tres bon.
Une histoire sur la vrai radio, celle qui rapporte la vue réelle des gens et une rencontre entre deux personnes complètement différentes qui finissent par se rencontrer professionnellement - tout cela avec un fond de révolution des œillets. Mais il y a plus qu'une révolution dans ce film...
Mon cher cousin, comme c'est bizarre, j'ai eu vent d'une drôle d'histoire concernant ce projet . Une cinéaste genevoise avait déposé antérieurement chez les mêmes producteurs qui ont produit le film réalisé par Baier, un dossier comportant un synopsis et une description des personnages, en tous points pareils au film qui sort actuellement. Troublante coïncidence? Mon cousin, vous avez dit bizarre? Comme c'est étrange...
Coup de cœur ! ...Les grandes ondes (à l'ouest) est une comédie épatante. Le genre de comédie légère qui malgré un thème sérieux (la révolution des Oeillets au Portugal en 1974) vous met du baume au cœur. Si l'histoire est assez classique (inspirée de faits réelles) et attendue, elle est très bien traitée. Les dialogues sont savoureux. C'est plein d'...
mais je n'ai pas vu le même film que les spectateurs et critiques? moi j'ai vu un film creux, vide, lent, poussif, qui n'est pas drôle, qui mélange les genres (que vient faire cette scène de "comédie musicale" qui vient comme un cheveu sur la soupe?). Les acteurs font ce qu'ils peuvent mais que j'ai trouvé le temps long... alors que le film dure 1h30: au bout de 20 minutes je regardais déjà ma montre. Dans la salle quasi vide (7 personnes...) je n'ai pas entendu un éclat de rire, ce qui est le comble pour un film qui se prétend être une comédie. Bref c'est totalement indigent, mal construit, insipide, et on peut passer à côté sans problème.
Avril 1974. Deux journalistes suisses sont envoyés au Portugal afin d'enquêter sur des réalisations effectuées grâce à l'entraide entre les deux pays. Accompagnés de Bob, le preneur de son, ils sillonnent le pays en combi VW. Il y a certes une tension palpable entre les deux journalistes, Julie la féministe et Cauvin le baroudeur souffrant de pertes de mémoire, mais le ton est vite donné: nous sommes dans une comédie et les situations cocasses ne vont pas manquer. Avec l'aide de Pelé, un jeune portugais qui rêve de rencontrer Marcel Pagnol, nos reporters interrogent les gens du cru. "Ah!, leur dit-on, merci à la France, à l'Allemagne, à l'Angleterre, pour la construction de notre belle école!" - "Et la Suisse?, demandent nos journalistes, quel est l'apport de la Suisse?" Eh! oui, que peut bien avoir fait la Suisse, sinon ce qui décore la façade du beau bâtiment...? (Je vous laisse deviner de quoi il s'agit ou, mieux encore, le découvrir en allant voir le film!). Tout va se corser davantage lorsque nos reporters apprennent incidemment que le pays qui les accueille est entré en révolution! Et le pire, c'est que l'information leur est fournie par une équipe de la radio belge! Mais quelle révolution! La révolution des oeillets! Chasser la dictature, entrer en démocratie sans effusion de sang, quelle belle leçon, et non pas seulement pour les Suisses! Voilà donc notre équipe de journalistes emportée dans le vent de la grande histoire! Eux qui étaient venus pour vanter l'aide de leur riche pays au Portugal défavorisé!... Ils découvrent un pays qui n'a besoin ni des Suisses ni des Belges ni des Français pour en finir avec un dictateur! A la fois drôle, cocasse, plein d'enseignements et très inventif (il y a même une séquence filmée à la manière d'une comédie musicale), ce film est un vrai régal, aussi délicieux que le chocolat (suisse bien sûr...). Il serait dommage de le manquer! 8/10
Excellente comédie franco-suisse, qui évite les écueils de lourdeurs et de stéréotypes qu'on aurait pu redouter (heureusement, les ressorts comiques ne sont pas trop sur des clichés de nationalité ; pas un humour "Bienvenue chez les Ch'tis", quoi). Au contraire, un film à l'humour assez subtil, bien rythmé, très frais, avec un trio de personnages attachants. Je conseille.