Winter Sleep
Note moyenne
3,8
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246 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 9 septembre 2014
Film .. j'allais dire Fresque.... un peu long (3H 1/4) en Anatolie. De ce fait les images de ces maisons troglo sont de pures merveilles, un peu moins les aménagements intérieurs qui trahissent la pauvreté et la dureté. Le VO dans cette langue Turque implique beaucoup de "lecture" dommage. je n'aurais pas attribué la palme d'or à ce film, mais je ne faisais pas partie du jury. Les dialogues sont un tantinet fatiguants et ne sont pas hautement philosophiques comme j'ai pu lire ici ou là. Simplement un comportement des plus machos - bien courant dans ce pays (au moins) à la limite du supportable. J'ai bien failli quitter la salle (bien d'autres l'ont fait) mais la très belle Melisa Sözen (Nihal) est admirable de constance et d'abnégation a su retenir mon attention !! **
MC4815162342

449 abonnés 1 489 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 septembre 2014
Winter Sleep, la palme d'or de Cannes 2014, donc forcement un film que je devais voir, cependant 3h15 de film j'avais peur, vraiment peur de tomber sur un truc ultra chiant mais en même temps j'avais envie et au fond j’espérais aimer, quand on voit l'affiche du film avec toutes ces critiques: "Un pur chef-d'oeuvre, Un choc, Inoubliable, Une splendeur" et j'en passe, ça donne vraiment envie d'aimer quand même, on se dit que ce serait ballot d'être le seul à ne pas aimer, et bien je ne ferais pas parti de ceux qui n'aime pas, j'ai vraiment été fasciné par ce film, 3h15 passionnante, au vu du synopsis je m'attendais à une énorme discutions entre trois personnes dans un hôtel où la neige a tout bloqué et finalement ça n'est pas ça du tout et j'en suis justement plus heureux.
On suit Aydin, un comédien à la retraite qui a reprit l’hôtel de son père, un magnifique hôtel, follement atypique, incrusté dans la roche, un lieu vraiment magique en pleine Anatolie centrale, il y réside avec son épouse Nihal plus jeune que lui avec qui il n'a plus beaucoup d'affinité, elle reste avec lui par sécurité mais au fond le méprise affreusement, la sœur d'Aydin, Necla, vit également avec eux, elle les a rejoint à cause de son récent divorce qui l'affecte encore beaucoup, tout du long de ce film nous allons suivre leurs discordes, leurs disputes, et puis comme si bien dit dans le résumé leurs déchirements, au final c'est un film fabuleusement humain, les personnages sont vrais, c'est de la psychologie à 200%, un réalisme transcendant qui pourrait nous faire croire à un documentaire, c'est vraiment bluffant, les personnages sont écrits avec un tel soin, un tel réalisme, certaines fois on a faire à des discutions de plus de vingt minutes et je ne rigole pas, c'est un film extrêmement lent qui repose uniquement sur les dialogues, des dialogues très très long mais passionnant, si vous êtes là uniquement pour contempler le paysage c'est pas la peine, vous serez complètement passé à coté du sujet, un sujet fort et quelque part très intense, voir un frère et une sœur se bouffer le nez pendant une demi-heure c'est quand même quelque chose, ça n'a rien de facile, ce film n'est vraiment pas facile et c'est ça qui le rend passionnant.

Un film porté par des dialogues certes mais les dialogues faut bien qu'ils soit joués, et franchement je dois dire que ces acteurs turques qui me sont complètement inconnus sont époustouflants, si criant de vérité, je n'ai vu aucune fausse note, j'ai même cru à une caméra cachée tellement ils sont parfait, non mais sans rire, j'ai rarement vu aussi intense et vrai comme jeux d'acteurs, j'ai même envie de dire stupéfiant, Haluk Bilginer en tête, impressionnant du début à la fin, jamais un seul moment de répit, d'autant plus que nombreux sont les plans séquences, des plans séquences fixes qui se passent la plupart du temps dans une pièce ou seul le dialogue est maître, il m'est arrivé que dans un plan séquence je me dise plusieurs fois "Euh mais c'est encore en plan seq là ? Sans déconner !", ils sont vraiment bluffants ces moments, c'est évidement du au casting, Melisa Sözen qui incarne la femme et Demet Akbag qui joue la sœur sont également uniques, et je pourrais citer encore tout le casting car il n'y a aucun mauvais acteur ou même moins bon, ils sont vraiment tous tous tous justes, je le répète je suis désolé mais c'est vraiment quelque chose que je retiens, ils sont tous grandioses.

Histoire psychologique passionnante, casting d'une perfection absolue, mais que faut t'il d'autre, ah oui bon la réalisation évidement, j'ai déjà parlé des plans séquences mais que dire de la réalisation en elle même, la plupart du temps en plan fixe elle est merveilleuse, un cadrage sublime porté par une photographie d'une rare beauté et d'une rare netteté, une photographie qui prend toute son importance quand on se retrouve face à cette Anatolie enneigés, la neige arrive que très tard dans le film et pourtant elle tient une place importante visuellement, mais avant qu'elle n'arrive les décors sont également superbes, le sable, l’hôtel incrusté dans la roche, c'est magnifiques mais c'est vraiment une fois que la neige arrive que les décors prennent toute leur magie, c'est typiquement le genre de film à voir en haute définition, que ce soit en extérieure ou en intérieur on ne peut voir ce film en DVD, la froideur de la neige ou la chaleur de la cheminée à l'intérieur ça se ressent à travers l'image c'est juste exceptionnel, en regardant les scènes d'intérieurs, qu'il pleuve ou qu'il neige je me mettais à la place des personnages, je m'imaginais assis là en pleine nuit dans cette pièce sombre à voir la neige tomber derrière la fenêtre, je ressentais le froid et en même temps la chaleur de la pièce, c'est pour dire à quel point la mise en scène est remarquable, un boulot réalisé avec passion et très grand soin, tout est pensé et rien n'est laissé au hasard.

Nuri Bilge Ceylan est décidément un réalisateur de plus à ajouter à ma liste, après avoir vu un tel monument je suis obligé de voir ses autres films.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 7 janvier 2015
3h16 de discours, de dialogues, de parlote! Mais Dieu que c’est bon. Chaque mot sonne juste. Une partition sublime. Jusqu’à la révélation finale. Et un sentiment d’humanité comme on aimerait en voir plus souvent au cinéma. Le chef d’oeuvre de 2014!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 août 2014
Une plongée dense et intense au plus profond de la psyché humaine dans toute la splendeur de sa complexité.
toche2
toche2

6 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 6 octobre 2014
Je ne comprend pas ces critiques dithyrambiques... Quel ennui, mais quel mortel ennui. On s'ennuie moins dans trois heures d'embouteillage.
Skipper Mike
Skipper Mike

111 abonnés 650 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 août 2014
Chef-d’œuvre intimiste tout en étant monumental, "Winter Sleep" s'étend avec majesté sur plus de trois heures, durée nécessaire pour raconter la crise que vit une poignée de personnage dans un magnifique village anatolien. Visuellement, le cadre est splendide, et la mise en scène est à l'avenant. Nuri Bilge Ceylan avait déjà démontré dans "Il était une fois en Anatolie" sa profonde maîtrise du filmage de la nuit, capable qu'il était de sublimer sa texture et rendre son silence attirant. Ici, c'est le jour qui est magnifié : le réalisateur exerce son sens du cadrage et de la lumière pour accorder une ampleur manifeste aux paysages filmés. Voir l'ocre de la roche et le blanc de la neige se mêler provoque une grande émotion plastique, justifiant pleinement le choix d'implanter cette histoire de rupture avec des idéaux dans des paysages aussi grandioses.L'intérêt principal du film réside néanmoins dans les dialogues. Écrits avec une incommensurable intelligence et interprétés avec talent, ils déploient un amas d'arguments pour des joutes verbales plus passionnantes les unes que les autres. Il est d'ailleurs impressionnant de constater que ces longues scènes de dispute sont filmées assez sobrement, avec seulement trois à cinq cadres fixes où se tient la caméra, mais qu'elles sont pourtant incroyablement dynamiques tant les plans sont composés avec minutie. Il y a un immense travail sur les lumières, les feux de cheminée prenant ici une grande place en provoquant une impression de confort alors même que les convictions des personnages sont en train de se décomposer sous nos yeux. Leurs visages, parfois réduits à de simples taches de lumière, se révèlent alors sous un nouveau jour. Aydin, qui nous était d'abord présenté comme un homme débonnaire et intègre, hôte agréable pour ses clients, acquiert ainsi peu à peu une dimension maléfique. On s'aperçoit que la fermeté affichée de ses convictions est finalement plus proche d'une posture butée et refusant toute empathie. Derrière la raison qu'il prône comme un art de vivre se cache une arrogance aveugle et auto-satisfaite. Il en arrive alors à être filmé comme le diable en personne lors du déballage nocturne des quatre vérités entre mari et femme, la lumière du feu crépitant ne se reflétant que sur une partie de son visage, mettant seulement en valeur un œil méprisant et un sourire ironique.Rarement on a été aussi loin dans l'exploration des âmes. Nuri Bilge Ceylan parvient à faire en sorte que le spectateur approuve ou réprouve les actes des personnages, mais en comprenant les motivations de chacun et la façon dont ils en sont arrivés là, donc en ne les condamnant pas. Un prolétaire affable et agaçant, s'humiliant pour arriver à ses fins, est presque considéré comme un animal par Aydin, mais jamais par la caméra qui prend soin de montrer qu'il est plus que l'image dans laquelle il essaye de se fondre aux yeux du propriétaire de sa maison, tandis que son frère alcoolique acquiert quant à lui une dignité et une abnégation qu'on n'aurait su soupçonner chez lui au premier abord. Anthropologiquement, c'est quelque chose de très fort que le réalisateur met en place, jusqu'à faire en sorte que des années de vie de couple, voire d'existence tout court, se dessinent clairement dans l'esprit sans qu'elles soient portées à l'écran. L'explosion du barrage qui retenait des décennies d'aveuglement et de reproches refoulés suffit à élargir le champ de l'histoire jusqu'à ce qu'elle atteigne une densité inégalable.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 septembre 2015
Long mais poignant... Super bien joués les personnages sont humains, faillibles et aveuglés par leurs assourdissantes opinons! Des images saisissantes qui plongent dans une région reculée de Turquie l'Anatolie!
Bande son simpliste mais émouvante!
Film à ne pas rater!
attat
attat

17 abonnés 12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 juillet 2015
Film majestueux, musique exceptionnelle, personnages intéressants. Film qui laisse penser que le cinéma turc est un réel bonheur, à la fois d'apaisement et de réflexion. Ce film souligne de véritables questions qui amènent à réfléchir comme "Comment atteindre le bonheur? Faut-il avoir confiance en l'humanité? etc." . Film tout à fait bouleversant, des acteurs épanouissants. Ce film est définitivement à voir et à revoir.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 novembre 2016
Le film est avant tout une mise au point familiale. D'éternelles discussions sur le couple et l'amour qui a fui. Alors le sommeil d'hiver est-il peut-être l'occasion d'une longue remise en question de soi-même, dans la solitude, la nuit, le froid qui permet l'introspection et la réflexion sur ses choix de vie. Intéressant mais hésitant parfois entre le contemplatif pur et dur et le théâtre.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 janvier 2025
Une fresque psychologique bergmanienne qui sonde avec finesse, la complexité de la nature humaine à travers le récit d’un couple qui se déchire.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 août 2025
Film fleuve qui atteint une forme de quintessence du dialogue où le réalisateur ausculte avec une précision chirurgicale les liens familiaux ainsi que les rapports dans un couple. Les silences, les regards sont aussi éloquents que les mots prononcés par des protagonistes dont l’interprétation tout en justesse et retenue impressionne.
Fbienne D
Fbienne D

16 abonnés 95 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 septembre 2014
Magnifique, les 3 h 20 passent sans ennui. On se retrouve confiné avec les acteurs dans un huis clos aux échanges violents .. mais malgré tout on n'a pas envie de quitter ce décor extraordinaire.
Cyril B
Cyril B

15 abonnés 330 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 août 2014
Pfiouuuu ! Palme d'Or 2014, je pensais aller voir un excellent film. C'est vrai que les personnages sont intéressants, avec des caractères bien trempés, des conflits, des drames, de la rédemption. Il y a de très très beaux paysages et décors (j'adore l'hôtel). Il y a cette manière de filmer avec de longs plans séquence qui permette de mettre en lumière tout le talent des acteurs et des dialoguistes. Mais alors 3h16 c'est incroyablement long, surtout lorsque le film est lent voir même très lent. Beaucoup, beaucoup trop long.
Mc Fred Prod
Mc Fred Prod

6 abonnés 42 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 septembre 2014
Beaucoup de bonnes choses. Film très bien joué. Un rien dépaysant. Une bonne progression dramatique. Un huis clos ou les personnages se déchirent soudainement. Mais pourquoi 3h 15 ? Résultat le film est interminablement long, alors que monté avec plus de rigueur sur 1h 30 il flirtait avec le chefs d'oeuvre. La palme d'or est incompréhensible et souligne si besoin était la distance entre une élite parisienne auto-proclamée et le public.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 septembre 2018
"Winter Sleep", Palme d'or à Cannes en 2014 consacre Nuri Bilge Ceylan résident presque à demeure du festival comme d'autres réalisateurs qui tels Emir Kusturica, Michael Haneke, Ken Loach ou les frères Dardenne bénéficient d'un à priori favorable dès la sélection de leurs films que ceux-ci soient ou non à la hauteur de la flatteuse réputation de leur auteur. Long de plus de trois heures, "Winter Sleep" n'a pas fait l'unanimité parmi la critique mais Jane Campion la Présidente du Jury a tenu bon pour amener son favori à la victoire. On sait la comparaison qui est faite de l'œuvre du cinéaste turc avec celles d'Ingmar Bergman ou de Michelangelo Antonioni. "Winter Sleep" ne fait pas exception à la règle qui se laisse pourtant davantage apprivoiser que les œuvres les plus austères de ses deux glorieux aînés. Aydin (Haluk Bilginer), un acteur célèbre en retraite vit avec Nihal sa jeune femme (Isler Nejat) et Necla sa sœur (Melisa Sozen) en plein cœur de l'Anatolie centrale dans la demeure familiale transformée en gîte rural. La vie de ces bourgeois s'écoule paisiblement dans cette contrée où la nature hostile n'offre pas beaucoup de perspectives aux gens de condition modeste. Dans la vaste demeure chacun vaque à ses occupations cherchant à repousser l'ennui qui gagne à l'approche de l'hiver. Aydin écrit des éditoriaux pour un journal d'Istanbul à faible diffusion, Nihal tente de monter une association caritative pour améliorer le sort des écoliers de la région pendant que Necla ressasse son récent divorce qui la laisse amère et désœuvrée. L'évitement de chacun des membres du trio par rapport aux deux autres que Ceylan met presque immédiatement en perspective n'est en fait qu'une stratégie pour ne pas laisser libre cours à des rancœurs qui ne demandent qu'à ressurgir au moindre incident. C'est Aydin en demandant l'avis de sa femme sur l'aide pécuniaire sollicitée par une instructrice d'un village voisin qui déclenche les hostilités. Aydin se retrouve vite acculé à devoir répondre de l'insatisfaction existentielle de sa femme qui lui reproche d'avoir gâché ses précieuses années de jeunesse. S'ensuit une série de dialogues souvent raffinés qui interrogent sur la difficulté de la vie en société qu'il en soit des rapports de classe, de ceux liés à l'amour ou encore du libre choix de chacun à se choisir son propre destin. Ceylan qui s'inspire de nouvelles de Tchekov n'innove en rien et c'est plutôt la manière dont il tisse sa toile qui fascine avec les maisons troglodytes du village en toile de fond qui nous rappellent que depuis la nuit des temps l'homme social n'a pas vraiment évolué. Les trois heures du film qui ont été reprochées à Ceylan comme un manque de maîtrise de l'architecture cinématographique ne sont pas vraiment un obstacle si l'on accepte que c'est bien l'interaction entre les personnages plutôt que l'intrigue qui importe au réalisateur. En revanche on peut s'interroger sur le fait que dès la moitié du film Ceylan ait choisi de sacrifier sans autre forme de procès le personnage de Necla, la sœur d'Aydin dont la psychologie complexe méritait d'être développée au regard du temps de narration choisi . C'est à ce titre sans doute que certaines scènes auraient mérité d'être allégées pour laisser encore un peu de place à cette sœur qui donnait un autre éclairage à la personnalité d'Aydin. Reste à savoir si le sillon creusé par Ceylan d'un cinéma à visée essentiellement intellectuelle lui donnera encore assez de matière pour faire évoluer son art afin de briller hors des festivals.
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