Winter Sleep
Note moyenne
3,8
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246 critiques spectateurs

5
41 critiques
4
79 critiques
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58 critiques
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37 critiques
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23 critiques
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8 critiques
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anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 31 octobre 2017
Il ne se passe strictement rien. Certains dialogues sont intéressants, mais dans l'ensemble ce film est une vraie torture de trois heures.
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 septembre 2017
Un bon film turc. Un très bon long-métrage pour les cinéphiles. De très bons acteurs . Une très bonne intrigue.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 février 2017
Nuri Bilge Ceylan réalise un film magnifique aidé par des acteurs au top. Une réussite total du début a la fin....
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11 janvier 2017
L'hiver dort, il ne fait pas son boulot, ce sera donc le rôle des personnages de cette tragédie turque de nous faire ressentir le froid glacial. Après une palme d'or résolument charnelle et sensible, "La vie d'Adèle", voici l'inverse récompensé, distant et sec.

Dans un village d'Anatolie centrale, Mr Aydin gère son hôtel et ses écrits. Ses relations sont secouées par des reproches grandissants autour de lui.

On ne peut que saluer la prouesse de Nuri Bilge Ceylan de nous faire ingérer cette cruelle leçon de 3h15 sans aucun dégout. C'est là d'ailleurs toute la magie du film, d'être si froid mais pourtant si prenant. Il nous appâte en offrant une certaine empathie pour les personnages, qu'il va progressivement mettre à terre jusqu'à l'ultime renoncement, il n'y a plus que pitié à avoir.

Un film intellectuel, bavard mais très bien écrit, une virtuosité psychologique, un sens du rythme et un refus de tous clichés scénaristiques en font un objet hautement louable. Les acteurs brillent d'intelligence et de tristesse.

La densité et les non dits permettront à chacun d'y trouver un angle d'approche. Pour ma part, j'y vois une présentation impeccable et implacable de la faiblesse et de la toxicité du lien social. Bien qu'inévitables, les relations affaiblissent et conduisent au renoncement. Tous les personnages sont fatalement liés entre eux, sans amour et sans haine (on dirait du Zazie) mais pas sans colère, une colère froide évidemment. C'est un grand jeu de dépendance familiale, monétaire, maritale... d'où personne n'échappe. La tragédie est bien là, pourtant, il n'y aura ni bouleversement ou explosion de violence. Celle-ci restera contenue en chacun, larvée dans des regards et des paroles assassines. Le renoncement pour tous.

A conclure cette brève critique, je voudrai espérer que c'est plus mon regard que celui du réalisateur qui assombrit le film. A la manière des tragédie grecques, voudrait-il purger les velléités de renoncements en exposant cette bande pathétique et piégée? Assurément une réussite, prenant en continu malgré la noirceur du propos.
Uncertainregard
Uncertainregard

140 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 novembre 2016
Une transposition de Tchekhov, auteur que je ne connais pas, donc difficile d'apprécier le contenu littéraire de ce film long et très bavard. Ces longues conversations ne sont pas sans intérêt où l'on perçoit une réflexion sur le couple, la famille et la solitude mais où est le spectacle? Les acteurs sont brillants et merveilleusement dirigés par Ceylan mais bien que l'on soit dans une région touristique, il nous étouffe dans cet hôtel aux chambres exiguës. En dehors de quelques haussements de ton, il ne se passe pas grand chose et c'est vraiment pénible d'aller au bout des plus de trois heures de film. On est loin des grands maîtres en la matière...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 novembre 2016
Rarement les grandes questions de la vie,le sens que chacun en donne,les guerres d'égo et les joutes verbales,les blessures indicibles,n'auront été traitées avec une telle profondeur.On dirait du Bergman en moins bourgeois.Magnifique.
Cyril J.
Cyril J.

33 abonnés 625 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 novembre 2016
Ancien misérable villageois puis ex-acteur à Istanbul, Aydin est aujourd’hui petit seigneur local, propriétaire d’un hôtel dans un site touristique du Cappadoce en Anatolie, et s’intéresse à l’écriture. Il vit avec sa jeune et belle femme qui ne l’aime plus et qui s’ennuie ; avec sa sœur divorcée, nostalgique de son mariage et qui s’ennuie tout autant ; il est secondé par son comptable-chauffeur-bras droit polyvalent ; et entouré de ses voisins frères de cœur depuis l’enfance, et puis par quelques pauvres du village qui lui sont redevables.
L’ambiance froide d’un hiver touristiquement creux les pousse à une succession ininterrompue de rencontres et de dialogues légers ou graves selon les différends, les visites de courtoisie ou les humeurs, dans ce petit bijou intellectuel du cinéma Turc nous offrant trois heures et quart de pur bonheur philosophique. Les codes et implications non-dites s’assimilent vite sur les anecdotes comme sur les drames de village, servies comme un assortiment de dégustations par une mise en scène en tablées successives où l’on a presque l’impression d’être invité.
Un festival d’idées universelles se trouvera alors disserté, exploré, disputé, enseigné ou transgressé par des gens simples et des phrases simples. D’abord anodins, la gravité des sujets iront crescendo, jusqu’à la puissante, longue, intelligente, courtoise et exemplaire scène de conflit conjugal, à la fois pétrifiante de prise de conscience, puis révélatrice et inductrice d’ouverture.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 730 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 novembre 2016
Le film est avant tout une mise au point familiale. D'éternelles discussions sur le couple et l'amour qui a fui. Alors le sommeil d'hiver est-il peut-être l'occasion d'une longue remise en question de soi-même, dans la solitude, la nuit, le froid qui permet l'introspection et la réflexion sur ses choix de vie. Intéressant mais hésitant parfois entre le contemplatif pur et dur et le théâtre.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 octobre 2016
Palme d'or à Cannes, ça doit pas être mal?....ouais, mais il dure 3h1/4....bon, je mange bien, pipi, et j'y vais....les bons films, tu ne te rends pas compte de leur durée, presque étonné quand ça se termine....bon, c'est difficilement racontable, ce genre de films, tu y réfléchis bien après pour tout remettre en place...l'histoire: un comédien à la retraite, rentier confortable et propriétaire d'un étonnant hôtel troglodyte, ses rapports avec son entourage, difficiles pardi, et (peut-être) sa rédemption...ou non. Ils sont forts en ciné, les turcs, et des sacrés acteurs. Trois heures et quart ok, mais pas chiant du tout (malgré des séquences dialoguées très longues)...c'est un film qui prend son temps, et c'est drôlement agréable...on a l'même l'impression de percevoir des odeurs d'intérieurs, par moment. Fortiche!
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 647 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 octobre 2016
Nuri Bilge Ceylan vient de nous donner une grande claque. Ce genre de claque qui vous laisse pantois et attentif pendant plus de trois heures. Servit par des comédiens époustouflants, les discussions, les réflexions et les enguelades sont pleines de vérités. Tout en finesse, tout en justesse et sans jamais nous prendre de haut Winter Sleep nous intègre à son scénario pour nous faire prendre conscience de notre vie et notre moralité à y vivre. Si les paysages hivernaux de l’Anatolie en Turquie sont à couper le souffle, c’est surtout les intérieurs de l’hôtel qui sont bluffants. En effet, tout est placé de manière à ce qu’on se sente chez nous. On y sent de la vie et du passé à travers ces objets volontairement mal placés sans jamais compromettre ce qui va se passer ensuite. Toute cette mise en scène offre aux protagonistes les moyens de s’exprimer aux plus profonds d’eux. Palme d’Or au Festival de Cannes 2014, Winter Sleep est un chef d’œuvre. Cette fresque intime mérite amplement ce prix car elle est sincère et pleine d’humanité. Elle ne cherche pas à nous émouvoir par divers procédés mais reste neutre pour toujours nous laisser penser.
D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Daniel Schettino
Daniel Schettino

31 abonnés 241 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mai 2016
On ne voit pas le temps passer dans ce film de plus de 3h. C'est toute la prouesse du réalisateur Nuri Bilge Ceylan. Les prises de bec entre les personnages sonnent si vraies. Au début chacun joue son jeu, chacun se veut dans son temps, mais peu à peu cet équilibre factice s’écroule. On doit reconnaitre que Nuri Bilge Ceylan sait admirablement parler des relations mouvementées dans un couple ou quand les problèmes matrimoniaux turcs n'ont rien à envier aux interrogations scandinaves des films de Bergman. On assiste aussi avec jubilation à une autre forme de couple, avec les accrochages verbaux et les piques acerbes entre frère & sœur.
LeMagduCiné
LeMagduCiné

71 abonnés 626 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 avril 2016
Le seigneur des steppes

En cinq films sélectionnés à Cannes, Nuri Bilge Ceylan a raflé 5 prix, dont la palme d’or pour Winter Sleep. Avec un tel historique, on peut facilement imaginer que le réalisateur ait constamment la pression de bien faire, et même de succomber à la recherche de la sur-performance, au risque de s’éloigner de son propos artistique initial.

De fait, ce film peut être qualifié de magistral à bien des égards. Il raconte l’histoire d’un homme ambivalent, Aydin, qui dans une des premières scènes, se fait « caillasser » la voiture par le fils d’un autre homme auprès de qui il vient réclamer des arriérés de loyer. Plus exactement, son intendant Hidayet se soumet à cette basse besogne, tandis que lui reste à l‘écart. Aydin semble interloqué par l’incident. Lui un homme simple, dont le plaisir dans ce matin hivernal est d’aller ramasser des champignons, et de les proposer pour le petit déjeuner aux clients de son cossu hôtel troglodytique de la Cappadoce. Il ne comprend donc pas un tel ressentiment. Du moins est-ce la sensation que le film procure.
Matthias T.
Matthias T.

52 abonnés 612 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 28 mars 2016
Un film d'un ennui mortel, interminable, soporifique, qui cite pompeusement Tchekhov et est cannois dans le mauvais sens du terme. L'extase des critiques est incompréhensible.
Hox
Hox

96 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 avril 2016
Palme de canne !!!wtf palme de la pure merde oui, durant 1 heure l'histoire d'un enfant qui a cassé la vitre de 2 mecs.....de la pure daube, et pour ce qui de l'autre heure restante c'est de la pure déprime sous ambiance mélancolique , y'a rien à comprendre pour les sois- disant Intelo qui le trouve magnifique.

Bref si un jour l'euthanasie sera réglementé ce film fera amplement l'affaire
Post-xMoVie
Post-xMoVie

11 abonnés 65 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 février 2016
On peut déjà témoigner de l’atmosphère théâtrale rien qu’au huis clos de l’hôtel Othello, car le bâtiment à même la roche est en effet le lieu de tous les débats, de l’analyse comportementale d’Aydin et de sa femme, et de toutes les poésies visuelles de l’hiver, dormant dans sa lenteur, pénétrant ainsi les personnages d’une profonde mélancolie jusqu’à leur faire avouer mutuellement ce qu’ils pensent l’un de l’autre. L’ambition très téméraire du réalisateur qui est de sonder l’âme humaine trouve sa forme tout d’abord grâce aux dialogues, sensibles, d’une beauté triste et lumineuse, et qui éclairent là où personne n’arrive à avouer ses ressentis. Il est possible de trouver ici des situations savourées depuis longtemps, comme l’instabilité conjugale dans laquelle Nihal reproche à son mari son manque de charisme, de liberté relationnelle, et sa satisfaction trop limpide de ses actes et de ses opinions qui l’aveuglent. C’est un homme à la fois simple, paradoxal et incompris ; il mord dans la vie comme le lui inspire son instinct et non pas son esprit. Il est spirituel, savant, seul, sans cesse critiqué de par son arrogance à s’enorgueillir de la différence volontaire qu’il arbore. Son désir de bien-être perpétuel au détriment des gens le pousse à l’égoïsme, et il ne soucie de sa femme que pour ce qu’elle fait et non pas ce qu’elle est. « Si, pour une fois, tu pouvais défendre une position qui te soit inconfortable ou éprouver un sentiment qui ne te flatte pas… » L’importance de la phrase, la place des mots, est si bien maniée qu’une seule phrase peut définir toute l’âme d’un humain. Ces derniers ne sont même pas une dizaine dans l’histoire ; chacun est nécessaire au développement. A eux seuls, il forment un petit monde, une vraie parcelle de vie qu’ils rendent puissante dans la désespérante déliquescence de leur vie, misérable ou pas.
Et la durée démesurée (195 minutes, mais raconter l’humain est vaste) ajoute à cette fresque un horizon infiniment lointain : celui de la compréhension du temps, des rapports sociaux et de la place dans le monde. Si ce sujet ouvre à de nombreuses confrontations idéologiques et à des dissertations relevant de l’abstraction spirituelle la plus profonde, on sent déjà que Nuri Bilge Ceylan maîtrise sa vision, qu’il connaît son chemin et qu’il n’expérimente pas un probable « nouveau style de cinéma ». Il impose ce parcours d’une manière sensible, jamais vue, à laquelle se mêle l’émerveillement des vérités. Tout cela sous la neige, dans cette nature anatolienne sobre mais nuancée. On pense parfois que ce n’est pas un film – de l’anti-cinéma qui filme la banalité en la transfigurant – et que les scènes de vingt minutes sont les nôtres, elles nous appartiennent, on s’en rend compte en sortant. Tchekhov dit : « Dans la vie, les hommes ne se tuent pas, ne se pendent pas, ne se font pas des déclarations d’amour à tout bout de champ. Ils mangent, ils boivent, ils se traînent et disent des bêtises. Ca se passe ainsi dans la réalité. ». Une pensée qui désigne la vie comme une inutilité, où le romanesque n’a pas sa place. C’est dans cette doctrine que se classe Winter Sleep. Nous ne sommes pas, nous, le public contemporain, habitués à voir des scènes sans ellipses, où les gens discutent et pensent. On les voit boire, s’enivrer, parler, rigoler, et on trouve cela éblouissant. Grâce à ce maniement incontestable que possède le réalisateur pour la lumière, il donne à ses scènes des tons de tableau, clair-obscur (un peu comme Rembrandt) qui nous invitent à nous immerger dans cette atmosphère intime créée. On ne connaissait pas une pareille beauté au quotidien.
L’élément le plus incroyable dans toute cette forêt obscure cachée par un simple corps, c’est la présence de la beauté sans lyrisme. En effet, aucun événement pathétique ou romanesque ne vient troubler ce sommeil hivernal que la continuité de la vie même suffit à sa qualité. Un travail d’exception. Les acteurs semblent vivre et ne pas jouer. Ils ont un rôle plus facile que ce que les protagonistes attendent d’eux. Tous se cherchent (y compris le jeune garçon muet du malheur de son père), ne font rien, se perdent dans le monde. Même Aydin dont la psychologie hésite entre l’habitude et le changement. Un film superbe, riche, puissant, nourri par l’inconsciente complexité d’un passage sur terre.
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