Winter Sleep
Note moyenne
3,8
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245 critiques spectateurs

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gzit
gzit

108 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 février 2016
Palme d'or à Cannes en 2014, Winter Sleep propose de magnifiques vues d'un village troglodyte et de l'Anatolie centrale. L'histoire tourne essentiellement autour de trois personnages avec de longs dialogues tantôt futiles, tantôt profonds et touchants. On navigue à travers leurs états d'âme et leurs règlements de compte pour une sorte de psychanalyse collective dont le bilan est empreint de malaise mais qui reflète pourtant si bien la complexité des rapports humains. Le film est très bien interprété mais il traîne hélas un peu en longueur et sur un rythme particulièrement lent. C'est un beau film mais on risque fort de s'endormir devant...
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 15 décembre 2015
Pas toujours facile de comprendre les choix du jury du festival de Cannes ! C’est un bon film avec des réflexions intéressantes et des références littéraires, mais la réalisation est très fade et c’est lent, très lent, à en devenir ennuyeux. A noter de très beaux paysages.
montecristo59
montecristo59

41 abonnés 288 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 novembre 2015
Wintersleep est comme un puissant psychotrope : une fois la pilule avalée elle agit, inexorablement. Les images splendides et la lumière si belle qui les a suscitées sont comme un rêve enregistré pour longtemps. Fallait pas y toucher...Wintersleep est immersif : une plongée dans les eaux profondes de nos existences vaines, suscitée par effet miroir au spectacle d'un déclin, déclin d'un homme ou déclin d'une saison... Wintersleep est décapant : un coup de karsher qui fait tomber les masques, ceux des supposés grands comme ceux des soi-disant petits. Il suffit d'une pierre sur un carreau, il suffit du silence buté d'un enfant, il suffit d'une liasse de billets dans un feu...Je me suis vaguement souvenu d'Ingmar Bergman, me disant que l'introspection conduit à l'universel. J'ai remarqué que Shakespeare s'invitait dans les dialogues à l'approche du dénouement, me disant que l'ouverture d'esprit n'est pas l'apanage de l'occident. Un regret, un seul : je n'ai pas trouvé le temps de vivre ce grand moment dans une salle obscure à l'époque où le film a été couronné. J'aurais dû.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 14 novembre 2015
Un film quand même bien ennuyeux dont la longueur n'aide pas du tout. Pourtant il n'y a pas que du mauvais à en tirer, certains passages et dialogues peuvent mener le spectateur à quelques réflexions intéressantes. Mais à l'image de cette palme d'or attribuée, ce film laisse surtout sur une impression d'avoir assisté à une pseudo masturbation cérébrale. On tombe dans le cliché du film d'auteur, les longueurs, les silences, les regards vides devant une fenêtre ou au coin d'une cheminée et j'en passe... Les personnages ne sont pas inintéressants mais cette envie de vouloir trop faire dans le dramatique, cette recherche de profondeur sonne faux. Les décors et les plans sont réussis mais pas suffisant pour réellement nous plonger dans ce film aux vertus plus soporifiques qu'intellectuelles.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 novembre 2015
Je l'ai visionné en plusieurs fois, faute de temps. Et j'ai adoré, très juste, profond, les dialogues sont riches et adaptés. la relation en Aydin et Nihal me fait penser à la mienne. Je vis avec un homme plus âgé et le jeu des acteurs nous plongent dans la situation, parfaits à mon gout, car très réels, c'est ce que je ressens parfois, cette différence qui en fait toute la complexité. On s'y croirait. Ce film est doux et délicat, les sentiments de la vie quotidienne y sont très bien représentés. J'ai vraiment adoré bien qu'il soit long, c'est justement cette durée qui en fait tout le charme et grâce à quoi le réalisme n'en est que plus fort.
Céline T
Céline T

4 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 novembre 2015
Film lent, très très long. Il faut aimer les longs dialogues plats et faussement philosophique pour voir ce film.
Adri P
Adri P

13 abonnés 294 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 octobre 2015
une impression de lenteur et si notre esprit s'absente 5 minutes on se rend compte que l'on a loupe quelques choses. tres philosophique un tres bon film.
Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 857 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 octobre 2015
Au départ je me réjouis de découvrir une sorte de Shining version film d'auteur à la sauce anatolienne... Un double homicide se prépare-t-il dans cette maison troglodyte de Cappadoce ? Les images sont belles et froides. Les secrets de famille semblent partout. On est saisi comme le touriste par la beauté de l'endroit. Puis rapidement j'ai pensé à l'adaptation filmique d'une pièce de théâtre (le personnage principal n'est-il pas lancé dans une réflexion de fond sur le théâtre de son pays, la Turquie ?). Et c'est un des soucis à mon sens. Beaucoup de séquences interminables où un simple champ contre champ vient mettre en scène des échanges entre frère et soeur, mari et femme, soeur et femme, hôte et hôtelier... Au théâtre, ça donnerait probablement quelque chose de fort en plusieurs actes et deux personnages à chaque fois, avec la nécessité de faire vivre - de façon organique - sur les planches ces joutes bien souvent d'ordre intellectuel... Mais à l'écran le dispositif est souvent minimaliste, les personnages se déplaçant très peu, vissés dans des fauteuils, enfoncés dans des canapés, se tournant parfois le dos et parlant beaucoup... Beaucoup trop ! Je comprends bien l'idée que les personnages soient comme écrasés par cette nature toute puissante et muette autour, qu'ils étouffent sous les parois naturelles de cette maison austère, je vois l'intérêt de les réduire à l'état de grain de poussière dans le décor et de rendre ainsi dérisoire leurs petites existences leurs menus bavardages, mais cela a justement l'effet d'accentuer la torpeur, l'état de dépression voire d'indifférence chez le spectateur qui finit par attendre la fin de chaque nouvel acte (si théâtral) souvent filmé en quasi champ contre champ...

Un exemple de réussite malgré tout ? le côté bavard qui passe hyper bien dans la scène de la cuite parce que l'état des personnages justifie une libération brutale de la parole, sans filtre... Mais au lieu d'exploser au coeur du film comme une exaltation verbale nécessaire, elle n'apparaît hélas que comme un énième wagon de verbiages venu s'emboîter à la suite de tant d'autres... Problème de dosage et de relief dont le film manque de ce point de vue.

Par ailleurs je trouve assez passionnants tous les échanges révélant les tensions familiales, toutes les dissertations philosophiques autour de l'oisiveté mère de tous les vices ou du pouvoir de l'argent (au coeur du film) qui définit et redistribue les rapports de force d'une société... Mais voilà, cela reste des conversations de salon souvent réservées à des milieux autorisés et le film a quelque chose en cela de mentalité bourgeoise et pas sympathique du personnage principal. Et puis Winter Sleep c'est par ailleurs 1h30 de trop au bas mot (qui est le monteur ? Quelle a été sa contribution éclairée au projet ? ) et malheureusement pas assez de virtuosité du côté de la mise en scène (je pense notamment au talent à la touche unique d'un Peter Greenaway) pour faire joliment passer la pilule. Ce qui s'agissant d'un résultat trop immobile à l'écran, n'arrange rien à l'état d'un spectateur devenu malgré lui marathonien de la lutte contre le sommeil... Partant de là, malgré quelques très beaux moments, Winter Sleep est une Palme d'Or besogneuse, longuette, assez incompréhensible pour ma part et où il est finalement beaucoup question de théââââtre et de joutes intellectuelles assez vaines...
SansCrierArt
SansCrierArt

60 abonnés 434 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 octobre 2015
En Anatolie, Aydin, comédien à la retraite, tient avec sa sœur et sa femme l'hôtel familial. La solitude et la rudesse de l'hiver favorisent l'expression des rancœurs
Égocentrique, dépourvu de compassion, lâche et globalement misanthrope, Aydin n'est pas sympathique. Sa sœur ne l'est pas davantage et on se demande pourquoi sa jeune épouse ne fuit pas cette maison perdue au milieu de nulle part et si mal fréquentée. Les personnages même secondaires sont particulièrement bien dessinés et interprétés. Les scènes tournées au cœur d'une nature et de maisons troglodytes magnifiques sont superbes. La lumière des scènes intérieures magnifient l'image. Les séquences de "lutte des classes" touchent et globalement, l'étude des comportements de chacun interpelle. Mais les scènes de vidage de sac semblent interminables, un peu à l'image du film. 3h16 c'est, ici aussi, bien trop long.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

167 abonnés 1 789 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 octobre 2015
Au cœur de l’hiver au milieu de la Cappadoce, dans un petit hôtel bourgeois ; Aydin, le propriétaire, est un comédien à la retraite concentré sur les textes qu’il rédige pour un journal local. Ce refuge, cosy foyer au milieu de la froideur anatolienne, va donner lieu à un huis clos glacial à l’image de l’extérieur. Aydin va être confronté à sa sœur lui renvoyant sa suffisance et sa, jeune, femme lui renvoyant un paternalisme pesant et castrateur. Pour donner une pleine ampleur des relations du vieil homme avec les deux femmes de sa vie, Nuri Bilge Ceylan use et abuse parfois de longs tunnels d’échanges souvent dévastateurs. 3h16 de discussions philosophiques, politiques et quotidiennes toujours fines et intelligentes ; la justesse des mots choisis relève du grand art et explique que certains ait vu en ce film la Palme d’Or 2014. La limite de ce genre de film est que çà manque parfois de cinéma, l’image hors dialogue parle peu au spectateur. Tchekhov et Dostoïevski ne renieraient pas la variante cinématographique de leurs œuvres. Bergman se retrouverait aussi dans cette longueur mélancolique dans une demeure hivernale avec de longs échanges entre gens murs. Voilà, le film a beau être intelligent, magnifiquement écrit et justement interprété, il manque de cinéma et de nouveauté. Pour le manque de cinéma : Chaplin prônant l’universalité du cinéma à travers le muet ou le minimalisme des paroles pour faire parler les images serait consterné.
Que c’est joli la Cappadoce
shindu77
shindu77

118 abonnés 1 699 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 octobre 2015
Film assez émouvant et dramatique. Ce qui est remarquable c'est le jeu des acteurs principaux. Beaucoup de rancœurs et de non-dits qui finissent par rejaillir par la suite. Le film est assez lent mais cela n'est pas dérangeant pour autant. A signaler aussi les beaux décors.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 28 septembre 2015
Il y a long, très long... et trop long. Ce film est une suite de conversations. Et plus on avance dans le film, plus les conversations s'éternisent. Imaginez, un couple, chacun assis sur une chaise, qui parlent devant un feu de cheminée pendant 10mn. Scène suivante, les mêmes personnages, dans une autre pièce, qui parlent pendant 15mn. C'est long, mais c'est loooooong! Interminable. Dommage, car la photographie est belle, les acteurs très bons, il y a des idées intéressantes. Mais je ne comprendrais jamais que l'on puisse faire un film de 3H15.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 septembre 2015
Long mais poignant... Super bien joués les personnages sont humains, faillibles et aveuglés par leurs assourdissantes opinons! Des images saisissantes qui plongent dans une région reculée de Turquie l'Anatolie!
Bande son simpliste mais émouvante!
Film à ne pas rater!
antoine b.
antoine b.

3 abonnés 18 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 août 2015
un remake de Shining ... l'histoire d'un mec dans son hotel qu'arrive pas à écrire son roman et qui du coup casse les pieds à tout le monde (film interactif : au spectateur aussi ... la magie du cinéma) ... dans un accès de génie le réalisateur arrive à détourner la finalité du film original (celui de Kubrick) : on tremblait d'effroi ... dans Sleep (oui je l'ai rebaptisé, je pense que Winter est en trop dans le titre) on frémit de bâillements ... mais bon j'ai surement tort, ça a eu la palme d'or et sur l'affiche c'est marqué tout partout que c'est un chef d'oeuvre ...probablement des insomniaques ...
Ewen Blake
Ewen Blake

190 abonnés 1 309 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 juillet 2015
Winter Sleep c'est un peu la caricature du film Arte / Télérama chiant et élitiste : 3H15 pendant lesquels il ne se passe rien, des décors majestueux et désolés, des dialogues interminables dans une langue incompréhensible et une culture orientale très éloignée de la nôtre Et pourtant lecteur ne t'en va pas. Car Winter Sleep c'est aussi une plongée dans un hôtel d’apparence sereine dans lequel règne la haine, la jalousie et le mépris. On assiste à des "déchaînements de violence" drapés dans une élégance et une retenue hallucinante. Winter Sleep ce sont des enchaînements de scènes quasi statiques habitées par des dialogues uniques, des pavés obèses délivrés avec un naturel incroyable et ininterrompu pendant 15 min. Le pire c'est que malgré l’atonie de l’action on ne voit pas le temps passer. On se passionne pour ces personnages travaillés, aux âmes fouaillés par leur réalisateur. Le flot verbal occupe l’espace et le temps mais avec le recul les messages se retrouvent dilués avec le bavardage et c'est dommage. D'autant que les dialogues ne m'ont pas souvent permis de m'identifier et que peu de moments m’auront touché profondément. J'ai enfin été très déçus par la fin. spoiler: Le retour d’Aydin vers sa femme, trop optimiste et conforme aux happy end hollywoodiens et la scène de chasse que je n'ai pas comprise.
Et c’est le problème de cette palme d’or. Elle ne m’a pas autant parlé que la dernière. Certains films vous touchent plus que d’autres mais quand on regarde une palme on est frustré de ne pas voir ce que d’autres ont vu et ressentis. Une scène : le champ / contre champ en une scène unique grâce au rétroviseur de la voiture d’Aydin, son concept d'exemplarité, la discussion alcoolisée finale et celle-ci « Je reconnais que tu es un homme cultivé, honnête, juste, intègre. Mais tu utilises ces qualités pour étouffer les autres, les rabaisser, les humilier, les écraser. Ta grande morale te sert à haïr le monde entier. Tu détestes les croyants parce que croire, pour toi, est un signe d'archaïsme et d'ignorance. Tu détestes les non-croyants, parce qu'ils n'ont ni foi, ni idéal. Les vieux te paraissent réactionnaires, les jeunes, iconoclastes. Qui trouve grâce à tes yeux ?... Si, pour une fois, tu pouvais [...] éprouver un sentiment qui ne te flatte pas... Mais ce n'est pas possible. »
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