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De smet M.
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1,5
Publiée le 9 septembre 2014
Alors que l'issue de "Winter Sleep" est proche, l'un des personnages, passablement éméché, prononce cette phrase sentencieuse : "Est-ce la vie ou une mauvaise pièce ?" Ni l'un ni l'autre, juste un mauvais film, un long cauchemar blanc se déroulant dans cet hôtel d'Anatolie. La pesante vanité qui se dégage de l'ensemble est tout bonnement ahurissante, et insupportable. Jamais le temps au cinéma n'aura passé aussi lentement que pendant cette vaste et complaisante entreprise de pure destruction [...]
Suite et fin de la critique sur le blog de Pours-Culture.
C'est avec ce genre de film, où mes limites de petit cinéphile se font sentir, pour ma part ce film traine en longueur et ne m'a strictement rien apporté. Aucune émotion ne m'a atteinte malgré la qualité des acteurs et la superbe photo. Un film qui tournait dans le vide me concernant.
Voilà enfin une Palme d’Or qui se mérite… un réel chef-d’œuvre ! Film splendide dont la durée fait peur… surtout si l’on a vu précédemment « Il était une fois en Anattolie » ! Et bien la densité et la magie de ce film condensent le temps et nous épargnent tout instant d’ennui. C’est déjà un tour de force (je pense au précédent « La vie d’Adèle » qui me poussait à regarder autant ma montre que l’écran !). Pour faire court, nous retiendrons : la beauté époustouflante (Ceylan fut photographe lors de ses multiples vies), une mise en scène parfaite et protéiforme, une profondeur humaine et une justesse bouleversantes, une interprétation inoubliable par tous (très ancrée dans l’expression théâtrale), des dialogues riches (inspirés de Tchekov), tout, absolument tout est réussi. Un chef-d’œuvre que l’on pourrait encenser… 3h15 !
Magnifique, les 3 h 20 passent sans ennui. On se retrouve confiné avec les acteurs dans un huis clos aux échanges violents .. mais malgré tout on n'a pas envie de quitter ce décor extraordinaire.
Je ne peux pas laisser passer tous ces commentaires dithyrambiques sur ce film qui plaira certainement aux intellectuels parisiens. Voilà un film épuisant, avec des dialogues à n en plus finir. Certes, très bons acteurs, beaux paysages, bien filmé, mais quel ennui!!!! Un film finalement tellement proche d'un certain genre cinématographique français psychologisant, avec des personnages complexes, dépressifs, orgueilleux
Ce film nous captive du début à la fin même si la durée en dépasse les standards habituels. On ne peut échapper aux aventures humaines avec leurs lots d'injustice, de douleurs et parfois de joies. Une véritable atmosphère est créée par le cadre - ces zones reculées de Turquie soumis à des conditions climatiques extrêmes - les personnages et leurs petits comportements parfois égoïstes, d'autres fois immensément bons et torturés par l'ennui, l'inexorable fatum. L'ensemble est rythmé par le mouvement lent d'une des dernières sonates de Schubert qui connaissait déjà l'heure de sa mort prochaine. Un chef d'oeuvre.
Je me suis enfin décider à aller voir cette Palme d'or, et c'est bien l'image que je me faisais du film : intéressant et profond par moments, ennuyant et plat par d'autres... Dans l'ensemble, c'est un bon film et je comprend qu'il ait gagné la Palme d'Or, c'est un film à festival. Les paysages sont très jolis, nous amenant dès le début dans le cœur de l'histoire, cette histoire d'une famille qui se déchire... Mon engouement au film n'a cessé de faire des montagnes russes. Il y a ici de très bonnes scènes avec des dialogues profonds, réels, comme avec les locataires, ou bien la scène du couple,mais il y a également des scènes vraiment vraiment ennuyeuses, avec des dialogues trop philosophes, qui sont interminables. Difficile de rester scotcher pendant 3h16 quand mon intérêt part et revient. C'est trop long, tout simplement. Mais on sent une grande réalisation, un grand travail pour cette histoire. Une bonne Palme d'Or malgré sa longueur.
Des personnages se déchirent, avec leurs seules langues de vipère. Ce pourrait être une pièce de théâtre, de Yasmina Reza. Mais la nature magnifique rompt les tensions et rend les dialogues plus acceptables. C'est magnifique, violent, mais un peu long...
En 2003, Nuri Bilge Ceylan reçoit le Grand Prix au Festival de Cannes pour son film Uzak, en 2008 il est récompensé du prix de la mise en scène pour Les Trois Singe et enfin, en 2011, un second Grand Prix lui est accordé pour Il était une fois en Anatolie. Avec Winter Sleep, le réalisateur turc s’offre la Palme d’Or, récompense suprême du festival.
Il est des films dont on sort bousculé, muet, où le passage d’une salle obscure à la réalité se fait avec difficulté. Les repères nous reviennent mais notre esprit est encore ciblé sur l’œuvre, occupé à refaire le film et à le développer. Winter Sleep fait partie de cette rare catégorie avec en plus, la sonate pour piano No.20 de Schubert qui résonne en nous.
Dans la région de Cappadoce, en Anatolie centrale, Aydin (Haluk Bilginer) hérite de l’hôtel Othello qu’il gère avec sa femme Nihal (Melisa Sözen) et sa sœur Necia (Demet Akbag). Entre passion et déchirement, l’hôtel sera le refuge où se jouera le théâtre de la vie.
Winter Sleep peut vous paraître effrayant par sa longueur, de 4h30 qu’avait premièrement monté Nuri Bilge Ceylan – qui en plus d’être le réalisateur et monteur du film en est aussi le scénariste et coproducteur – n’en aura seulement gardé que 3h15. Et contrairement à des films comme Transformers 4 ou La Vie d’Adèle, Winter Sleep se déploie d’une traite sans que l’ennui nous effleure. Pourtant les lieux ne changent quasiment pas, les personnages sont en nombre restreint, les couleurs sont grises et les dialogues peuvent durer plus de 20 minutes. L’harmonie qu’apporte Ceylan dans se désordre est magistrale, esthétiquement proche d’un Bergman, inspiré par l’oeuvre de Tchekhov, le réalisateur Turc à su traduire au mieux l’isolement de ses personnages et la glaciation de leur rapports.
Film magnifique au niveau de la musique, de l'ecriture, des paysages, et des personnages. Un synthèse parfaite de vérités, de défauts et de qualités humaines qui se renversent, ce film va à contre-courant de ce qui ce fait en ce moment, et dévoile par ses questions sans réponse, une réalité philosophique, qui va au-delà de la philosophie ! Ainsi que de tous jugements hâtifs. Une pédagogie sociale et humaine.
Rarement on sort aussi bouleversé du cinema Photo sublime, chaque scène a un sens et est reliée aux autres, subtile analyse des relations humaines et sociales
De bons acteurs, de beaux paysages ... Les dialogues sont accessibles et la réflexion des personnages intéressantes. Toutefois, gros bémol pour la durée. J'ai tenu mais j'ai du lutter. Une palme d'or à moitié méritée
3h15, ce n'est pas rien. Cela fait presque un peur. Mais finalement, on pénètre très vite dans ce village et au sein des tensions, familiales entre autres. Les discussions sont si subtiles qu'il est impossible de prendre parti. Tout le monde a un peu raison et un peu tort, et le spectateur suit le rythme ralenti de l'hiver dans ce merveilleux village troglodyte ou le quotidien mène à des questionnements atemporels sur les relations humaines, sur la nature de l'homme et sur la dichotomie entre le bien et le mal.