Jeanne Dielman 23, Quai Du Commerce, 1080 Bruxelles
Note moyenne
3,6
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71 critiques spectateurs

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Nospam78
Nospam78

7 abonnés 42 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 29 novembre 2024
Ce film n'est pas seulement nul, c'est du foutage de gueule ! Ou comment voir une femme faire la vaisselle, mettre la table, faire cuir des pommes de terre, boire un café, se laver et j'en passe, et tout ça en temps réel en plans fixes et sans coupure. On tient en faisant chauffer l'avance rapide de la télécommande et tout ça pour une chute nulle. Au secours !
Nelly M.
Nelly M.

114 abonnés 525 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2008
En 2008, constitue une épreuve pour le spectateur, on ferait plus court aujourd'hui, surtout la première bobine. Comme l'entracte permet de souffler, la seconde partie passe vite, l'envoûtement gagne, quelque chose dans la mécanique pourrait donc craquer ? Toute femme "élevée dans les traditions" va rire d'elle-même ou d'une de ses proches : car c'est un cours de maniaquerie autorisant à s'identifier en sortant à Jeanne l'austère, qui ne peut élever son esprit trop longtemps hors de ses tics d'intendante, mais enfourne ses cuillerées de soupe avec l'incorrigible sensualité de Delphine Seyrig ! Bruits de la maison bourgeoise (ascenseur, chaudière, large place au gaz, café qui passe, portes et interrupteurs, toutes choses actionnées autant de fois qu'il le faut), va et vient du porte-bébé aux chaussons roses, cérémonial des habitués (cette soupière à billets !), tête à tête avec le fiston occupé à s'inventer un accent qu'il pense le fin du fin. Un humour décapant hante l'ensemble, les petits riens de l'existence sont mis à mal, mais rassurent d'une autre façon... A voir bien reposé surtout. A l'avantage de donner la fringale !
Patricia D.
Patricia D.

87 abonnés 181 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 mai 2023
Cet après-midi, j'ai pris 3h20 de mon temps pour voir enfin "Jeanne Dielman, 23 quai du Commerce, 1080 Bruxelles", tourné en 1975 et proposé aujourd'hui en version restaurée. Ce film monument de Chantal Akerman avec Delphine Seyrig a été récemment désigné comme le plus grand film de tous les temps par la revue Sight and Sound et le British Film Institute. Imaginé et réalisé par une femme et une équipe technique largement féminine, interprété par une femme, le film Jeanne Dielman montre, uniquement en plans fixes et sur trois jounées, l'activité domestique d'une femme filmée le plus souvent dans sa cuisine. Jeanne Dielman est veuve. Elle vit avec son fils lycéen à qui elle consacre l'essentiel de ses journées et qu'elle retrouve le soir. Elle se livre épisodiquement à la prostitution et reçoit chez elle, chaque après-midi, un homme attitré.
La première journée est montrée avec force détails, dans une maniaquerie qui frise l'obsession. Les dialogues sont très rares et l'incroyable présence de Delphine Seyrig remplit l'écran. On retrouve les routines de Jeanne au cours de la deuxième journée, des journées qui enchaînent des rituels d'insignifiance. Les bruits de la rue et des talons de Jeanne dans l'appartement sont omniprésents. Puis insensiblement, on constate des écarts dans les rituels, un dérèglement des habitudes. La forme du film épouse parfaitement la vacuité abyssale vécue par le personnage principal. J'ai fini par m'interroger : qui de Jeanne ou de moi allait finir par craquer, par exploser sous l'ennui ?... Et c'est Jeanne, d'une manière brutale et totalement inattendue, qui a rompu la monotonie et pulvérisé la désolation. La salle quasi pleine a été parcourue d'un frisson sonore et l'empathie a accompagné les dernières minutes si lourdes du film.
J'ai vécu cet après-midi une expérience de cinéma très certainement durable.
max6m
max6m

78 abonnés 180 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mars 2009
Qui oserait aujourd’hui faire un tel film, prendre un parti pris formel aussi radical? Celui qui n’aurait que faire de son suicide commercial assuré… 72 heures de la vie d’une ménagère en 3h18 de film : entre la vaisselle, les repas, la douche, les courses, le tricot, les devoirs du fiston, le tout, bien entendu, en temps réel. Et pour en rajouter une couche, la veuve en question est très maniaque, enfermée dans le mutisme et dans une routine quotidienne à la mécanique huilée à la perfection…ou presque. Car à partir du 2ème jour (1h30 de film tout de même), de petits dérèglements mineurs vont apparaître mais vont prendre des proportions énormes dans le dérèglement psychologique de cette femme la conduisant, à la fin du 3ème jour, à franchir le seuil de non retour dans un acte irréparable mais libérateur. Je n’ai rien à reprocher à ce film. Le travail de la mise en scène est en parfaite symbiose avec le propos, celui de l’aliénation et de l’horreur du quotidien, avec notamment des cadrages d’une intelligence remarquable. Le travail sur le temps, très prégnant, est extraordinaire, nous permettant de véritablement vivre de l’intérieur l’abrutissement de cette femme. Mais on peut s’interroger sur ce qui reste aujourd’hui de ce film. En 1975, on imagine que le film a véritablement marqué les spectateurs. L’audace et la radicalité de sa mise en scène, au service d’un tel propos, avait assurément tout pour séduire. Mais qu’en est-il aujourd’hui? La réputation du film est telle qu’on en connaît désormais tous les tenants et aboutissants avant même de l’avoir vu. On aura donc parfois du mal à ne pas trouver le temps long. Nous nous retrouvons conscients de ce qu’il faut qu’on ressente, puisque nous en connaissons la finalité. Le film n’échappe donc pas, en partie du moins, au «concept» : «l’idée» directrice prend le pas sur ce qu’il nous est donné à voir. Heureusement, le travail cinématographique est tel que Jeanne Dielman gardera toujours tout son intérêt visuel.
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 060 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 17 décembre 2021
D'un ennui abyssal. Il ne se passe rien dans ce film mais alors absolument rien. C'est le quotidien d'une femme ordinaire en temps réel. Si au moins la photo était belle mais non la lumière est clinique et laide, si au moins la mise en scène était virtuose mais non elle est statique et inexistante ou bien si la musique était belle mais non il n'y en a absolument aucune. Et ça dure 3h15. Un véritable mystère que ce film soit souvent cité comme un grand film du 7eme art. Ça me dépasse complètement...
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 30 janvier 2025
Du Bresson en deux fois plus long. C'est dire...Film vide sur la vacuité d'une vie de solitude rythmée par les tâches ménagères et la prostitution domestique. Plans fixes, quasi absence de dialogues, scénario d'une minceur de papier à cigarette. Le "meilleur film de tous les temps" pour Sight and Sounds ! Pour intellectuels snobs peut-être...Seuls surnagent la beauté et le mystère de Delphine Seyrig. Bien peu pour ce film qui prend 3h15 pour accabler le spectateur d'ennui et aboutir à une scène grossièrement symbolique de la mante religieuse.
zinjero
zinjero

28 abonnés 193 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 30 décembre 2010
À contourner, peu importe les critiques et les notes, à voir absolument pour un endormissement culturel certain.
Ne ratez pas la plus grande blague belge de tous les temps.
L'adresse de Jeanne ? 1080 Bruxelles
1080 pour les 3 tours d'horloge.
Bruxelles, célèbre pour ses choux, et désormais son navet...
labadens
labadens

27 abonnés 253 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 novembre 2024
J ' attribuerai un César de la meilleure bande-son à l' équipe de post-synchro pour ce film : ils ont du avoir fort à faire pour le bruitage du quotidien de Jeanne !
" Jeanne etç..." s' inscrit dans le cinéma dit " hyperréaliste " dont la figure de proue reste " La maman et la putain." , les dialogues en moins . Ce genre a fait florès au début des années 70.
J' y vois un avantage : vous pouvez vaquer à d ' autres activités, celles d ' une vie normale, durant sa diffusion : vous brosser les dents , occuper les W-C , etç ... sans pour autant perdre le fil du récit.
Je ne m' attendais pas à un film de divertissement, entendons-nous bien ! Toutefois, je suis allé au delà de la deuxième heure , après la séance d' épluchage des patates.
Ce qui s'est passé ensuite pour Jeanne ? Mais je m' en contrefiche !
Tout ça pour ça ? Oui, tout ça pour ça !
Les cinéphiles peuvent se délecter de ce type d' oeuvre , et grand bien leurs fassent !
Mais je ne dois pas être cinéphile alors ...
traversay1

4 480 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 décembre 2022
Les textes autour de Jeanne Dielman sont aussi intéressants, sinon plus, que le film en lui même. Celui de Benoït Peeters, en particulier, sur le site Diacritik, qui bien que datant de 40 ans, en propose une vision différente du tout venant en parlant d'anti-réalisme. Il pose notamment des questions sur les scènes volontairement abrégées par la cinéaste (où sortent la mère et le fils, la nuit, par exemple ?) qui contredisent l'idée de retranscription exhaustive du quotidien et intiment la conviction que ce sont les ellipses du long-métrage qui en disent le plus long sur sa nature. Meilleur film de tous les temps, en 2022, pour les critiques rassemblés par Sight & Sound, dans un sondage marqué par un wokisme galopant, Jeanne Dielman a marqué son époque et continue à enthousiasmer certains cinéphiles et à laisser de marbre les autres. L'ennui et la fascination sont de la partie pour qui essaie de voir le films sans préjugés, en pensant aussi à Eustache (les dialogues en moins) ou à Pialat (sans la fougue). C'est une épreuve, parce qu'étiré ad nauseam (qu'en aurait-il été sur 90 minutes seulement ?) pour mieux saisir la routine de cette veuve bruxelloise, symbole d'aliénation ou de névrose, mettez les termes qui vous siéront. Les gestes, les objets (ah, la soupière aux billets !), les rues vides sont autant d'éléments pour alimenter une froideur terrible et une tristesse infinie. On a le droit de réserver le titre de meilleur film de tous les temps à L'aventure de Madame Muir ou à Quand une femme monte l'escalier, par exemple, autres portraits de femme, mais ce n'est qu'une question de sensibilité personnelle et surtout d'émotion suscitée.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2013
Voilà une oeuvre que l'on peut considérer dans un certain sens comme expérimentale mais qui surtout montre remarquablement comment le quotidien morne et répétitif peut être source d'aliénation. Quand on se surprend à penser qu'on a oublié de cirer ses chaussures au moment on voit la protagoniste le faire avec celles de son fils ou qu'on trouve le maximum d'excitation comme elle dans la recherche d'un bouton à travers quelques boutiques, on se dit que la réalisatrice Chantal Akerman a bien fait son travail en réussissant à nous faire entrer en empathie avec le personnage. Son dérèglement psychologique est subtilement montré ; d'abord par des signes à peine perceptibles avant de devenir de plus en plus éloquents. La direction d'acteurs est monocorde, bressonienne, et si à ce petit jeu là le comédien qui joue le fils n'est pas super-terrible par contre Delphine Seyrig est magistrale, parvenant à donner beaucoup de profondeur à son personnage avec pourtant presque rien. C'est très loin d'être le film le plus facile à voir, de par sa longueur, de par sa totale absence de rebondissements si ce n'est un sur la fin, de par son rythme terriblement lent mais le jeu en vaut largement la chandelle ; il faut le voir pour le comprendre.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 894 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 décembre 2024
"Ca c'est fait" comme dirait la génération de mes enfants.
Eh bien non, je ne comprends les éloges de certains critiques et spectateurs.
Je me souviendrais certainement du film, mais sans aucune envie de le revoir, ce qui reste la caractéristique d'un grand film!
Oui Seyrig est remarquable dans la reproduction de gestes quotidiens, mécaniques, répétitifs, signes d'un trauma certain, la relation avec le fils étant d'une pauvreté abyssale.
Oui on se rappelle de l'allumage/extinction de la lumière au passage d'une pièce à l'autre. On subit des plans fixes interminables, avec l'envie de presser sur le bouton accélérer.
Le paroxysme final et "libérateur" des névroses accumulées ne méritait pas qu'on l'attende pendant trois heures.
TV - décembre 2024
Anne CC
Anne CC

14 abonnés 82 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 avril 2024
Vu dans le cadre d'un ciné-club.
Une femme au foyer, veuve et son fils dans un petit appartement à Bruxelles. En huis-clos, sa routine, son rdv avec un homme au quotidien, ses gestes contrôlés puis désordonnés.
Femme qui maîtrise totalement son quotidien, sa relation avec les autres, spoiler: jusqu'à la scène finale où la perte de contrôle sur sa sexualité va la dépasser et la rendre intolérable.

Film très lent et long avec peu de dialogues qui permet de porter une attention particulière aux objets du quotidien et de s'interroger sur leur espace.
Serge K
Serge K

21 abonnés 351 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 novembre 2020
Dans ce film, on entre …ou pas, moi, j'y rentré avec bonheur,bien sûr il faut aimer les plans fixes très très longs, même si la fin est " particulière "je n'ai pas vu les 3h30 passer, je vous le recommande vivement
Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 novembre 2024
c'est une incontestable réussite que d'avoir donné chair et émotion à une histoire pareille. La répétition des même gestes pendant 2h et demi, la rapports minimum avec ce fils laisse augurer un drame qui intervient effectivement. Tout cela crée une tension qui nous attaché à ce film. Une réussite qui sur un tel sujet constitue un exploit.
Jfc5033
Jfc5033

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 mai 2023
Une œuvre de douleur qui vient de très loin. Ne perdons pas de vue que Chantal Akerman n'avait que 25 ans lors de sa réalisation. Film peut-être éprouvant mais lucide.
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