Jeanne Dielman 23, Quai Du Commerce, 1080 Bruxelles
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Iloonoyeil
Iloonoyeil

88 abonnés 367 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 septembre 2024
Bonjour tout le monde,

Chantal Ackerman enfante une œuvre cinématographique tranquillement radicale sur la condition féminine.

Jeanne Dielman vit seule avec son fils lycéen.

En ayant vu ce film , voilà ce qu'il me vient à l' esprit et que je couche sur l ' écran électronique :

- Deux cent une minutes de plans séquences, tous fixes, enchassent Jeanne Dielman dans une prison sans barreau qui est son appartement.

- Le ton sobre des rares comédiens peut évoquer le style de Robert Bresson.

- L' ' avalanche ritualisée des gestes du quotidien de Jeanne Dielman nous donne des frissons face aux aliénations quotidiennes et aux gestes répétitifs et effrayants de banalité de Jeanne Dielman.

- Delphine Seyrig, qui incarne Jeanne Dielman, est totalement juste et impressionnante de force fragile.

-Probablement , un néon vacillant bleuté donne une impression rythmée, un peu comme du " morse", sur une armoire du salon du petit meublé de Jeanne Dielman lors des plans séquences fixes nocturnes,

-201 minutes décrivent trois journées de la vie de Jeanne Dielman.

- Dehors , Jeanne Dielman ne se promène point car elle accomplit des tâches précises.

- Le métier de Jeanne Dielman se réalise et elle le subit dans ce petit appartement évidemment.

- Aucune musique ne vient polluer les sons qui découlent des gestes quotidiens de Jeanne Dielman dans son logis sobre, terne et froid.

- Les rares dialogues sont ceux, banaux, de la vie quotidienne entre sa mère et son fils, ou bien ceux de Jeanne Dielman avec ses clients qui viennent et partent , anonymes et familiers ce qui procurent une inquiétante étrangeté en voyant cela dans la salle de cinéma et avec ce "maître film"nous nous interrogeons sur nos gestes quotidiens, chez nous, ainsi que sur leurs sens réels ...........

- La" chorégraphie" des gestes de ménagère du quotidien de Jeanne Dielman nous saisit abruptement et on peut penser que Chantal Ackerman dénonce avec une simplicité intense l' aliénation, convenable et pesante, des ménagères des années 1960 / 1970 environ. Et maintenant est-ce que cela dure et perdure ?

- "Jeanne Dielman 23 , quai du commerce 1080 Bruxelles" se veut film sur la solitude subit et sordide dans sa banalité inique.

- Pour ce qui a trait à l' essentiel, les relations entre les hommes et les femmes ont- elles si fortement évoluées en une cinquantaine d' années ?

- Les bruits des gestes de Jeanne Dielman,dans son appartement - prison mentale, sont comme les bruits des machines en usine et nous pensons au film " Les temps modernes" de Charles Chaplin plus particulièrement.

- La reproduction des gestes du quotidien , jour après jour, comme une antidote résistible au temps qui s'écoule irrésistiblement , seconde après seconde...........

- Il y a un avant et un après , pour tout spectateur, après avoir vu , plus exactement reçu , ce film labyrinthe où tourne Jeanne Dielman entourée des sons familiers de son appartement.

- Les modulations et les inflections de la voix mystérieuse et singulière de Delphine Seyrig amplifient le mal être tranquille de Jeanne Dielman jusqu'à ce que ..............

- Les plans séquences en ville , où Jeanne Dielman va, sont à l' unisson des bruits secs et obsédants de ceux de son appartement.

- Presqu' aucune place pour des sons vivifiants sauf, pour une dizaine de secondes, où on entend un chant d ' oiseaux un matin ........


En somme , l' imprévu inquiétant peut naître d' une avalanche d' habitude ordinaire !

Puis nous voyons ce terrifiant plan séquence fixe où Jeanne Dielman est figée , assise chez elle et elle pense , immobile ou presque et elle .............

Chantal Ackerman signe un chef d'œuvre au rythme singulier qui touche toute personne et pose sobrement des questions essentielles et intemporelles ................

Évidemment , mon point de vue est partiel et incomplet car quelques fois des œuvres cinématographiques sont irréductibles, incroyables et incernables par des mots et cela est heureux je trouve .............Je suis très intéressé de connaître votre point de vue sur ce film essentiel de l' histoire du cinématographe.Qu' en pensez- vous ?

Amicalement.

Gérard Michel
Alexandre M.
Alexandre M.

2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 avril 2023
La photographie est à l'image du film. Plate. On nous met en scène l'ennui avec des scènes interminables, en ennuyant le spectateur. Si seulement au moins ce choix était payant. En nous rapprochant des personnages, par exemple ? Mais non, ils sont tout aussi éloignés de nous que la caméra d'eux. Oui, le film est indigeste de par son rythme et sa durée. Et cela n'a rien de génial, ou même d'intéressant car les interminables scènes ne sont là que pour véhiculer la même idée tout du long ; l'horreur d'un quotidien monotone que l'on ne veut voir. Et bien qu'il ne faille qu'à peine dix minutes pour que le film nous fasse passer cette idée, il s'étend sur plus de trois heures. Jusqu'à une conclusion sans saveur, qui nous laisse sans voix, dans le mauvais sens du terme, car elle ne semble avoir aucun impact dans ce métrage sans enjeu. Je dirais même, sans intérêt.
CapMil
CapMil

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 décembre 2024
Vu il y a qqs jours sur Arte. Film d'un ennui profond, exagérément long, pénible, ridicule par moments. Pour pseudo-intellos snobs. Quasiment pas de dialogues, des plans fixes qui durent 5 minutes sur Delphine Seyrig immobile (ça va, on a compris !), ou en train de préparer des escalopes panées, ou de la viande hachée, ou du café. On nous montre tout, ça en devient obscène. On voit aussi Delphine Seyrig prendre un bain et récurer la baignoire ensuite en temps réel; ça dure une plombe. Donc un film extrémiste, complètement artificiel.
Ce film n'aurait certainement eu AUCUNE audience sans la présence, magique, comme toujours, de Delphine Seyrig, avec son visage magnifique et sa voix enchanteresse. Sans elle il ne pouvait pas y avoir de Jeanne Dielman.
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 décembre 2024
La vie - au sens large - dépeinte par Chantal Akerman, spoiler: c'est morne, triste, monotone, sinistre et surtout routinier ! C'est en effet de par la répétition que la réalisatrice décide de raconter la vie de son héroïne, femme au foyer veuve, s'occupant de son fils lycéen et se prostituant pour arrondir ses fins de moins. Ce dernier est le seul aspect "hors-normes" (au sens propre) de la vie du personnage principal, le reste de sa vie n'étant qu'un enchainement de tâches répétitives et aliénantes. Il y a trente-six façons de raconter le quotidien morose d'une femme au foyer et de nombreux films se sont d'ailleurs penchés sur le sujet mais Akerman choisit ici d'adopter une approche jusqu'au-boutiste en nous faisant ressentir ce que son personnage ressent. C'est ainsi que nous avons des plans particulièrement longs et surtout fixes. La caméra ne bouge pas, elle est figée ; elle est présente sans être présente, à l'instar du personnage principal. L'utilisation de ces plans fixes permet également de mettre en scène la répétition ; nous avons en effet l'utilisation d'exacts mêmes plans à différents moments du film par lesquels on regarde les actions que répète le personnage principal (faire à manger, la vaisselle, cirer des pompes etc.). Alors évidemment, c'est pratiquement expérimental à ce niveau-là mais pourtant, moi qui n'apprécie pas ce genre de films d'auteur au boulard plus gros que leur scénario, je dois dire qu'ici, cette mise en scène particulièrement ennuyante sert très bien l'intrigue. La manière de raconter cette histoire en devient finalement prenante car on peut complètement se mettre à la place de l'héroïne. De plus, il faut également ajouter que le film n'a pour seule musique les bruits du quotidien (la vaisselle que l'on pose dans le fond d'un évier, les bruits de casseroles, les oreillers sur lesquels on tape etc.) et encore une fois, c'est une démarche jusqu'au-boutiste qui fonctionne particulièrement bien ! Il faut dire aussi que le film est brillamment mené par Delphine Seyrig qui, rien qu'avec ses expressions et son corps, parvient à nous faire comprendre tout ce qu'elle ressent ; son changement progressif de comportement est d'ailleurs très bien interprété. Car oui, même s'il ne se passe pas grand-chose, la cassure dans la monotonie n'en devient alors que plus flagrante lorsqu'un petit grain de sable vient se glisser dans ce rouage apparemment si parfait. Un grain de sable qui se multiplie avec divers indices, a priori futiles (un couteau qui tombe, des patates trop cuites, une lumières restée allumée) mais qui parviennent presque à mettre mal à l'aise ou à inquiéter le spectateur. "Jeanne Dielman 23, Quai Du Commerce, 1080 Bruxelles" est donc un film qui peut tout aussi bien ennuyer que captiver (et les deux sont parfaitement compréhensibles)
mais qui ne laissera en tout cas pas indifférent.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 décembre 2021
Un film très particulier, expérimental, où nous est détaillée à l’aide de plans fixes et quasiment en temps réel (20 minutes pour faire le café) la vie d’une ménagère-veuve apparemment plan-plan, mais obligée de se prostituer pour survivre et nourrir son fils. Et on attend trois heures que quelque chose arrive… Et ce quelque chose arrive et explique beaucoup d’autres choses. Un film trop long mais pas sans intérêt… et une expérience à ne pas renouveler trop souvent!
Cat37
Cat37

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 avril 2023
Complètement moderne des decennies plus tard
On a loué l'éclairage mais la bande son n'est pas en reste
Blablabla0626
Blablabla0626

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 novembre 2024
J'ai suivi Jeanne-Delphine Seyrig- hier au soir, un court instant exaspérée par ce 2e jour qui reproduisait, tout au début, à l'identique du 1er jour les gestes du quotidien. Et une question ? Ou veut nous emmener Chantal Akermann ? Que veut nous montrer ce film ? Et puis, progressivement l'ordre immuable se détraque : des cheveux moins bien coiffés, le bouton, les pommes de terre, la soupiere..... Le bébé qu'elle prend dans ses bras alors qu'elle l'ignorait jusqu'alors. Le fils rappelé par la fenêtre. Qu'est-ce qui perturbe Jeanne ? Que se passe-t-il dans son corps jusqu'alors frigide ? Cette absence d'émotion etait confortable et lui permettait de mener sa double vie sans etat d'âme. Une tâche de plus dans sa journée. Sans culpabilité, machinalement. Mais le plaisir s'invite dans son corps. Elle est vivante. Sa sortie de l'automatisme lui fait peur. Elle n'est plus une exécutante parfaite. Et ça, elle ne sait pas comment le gérer. Il est là, à côté d'elle, celui qui chamboule sa vie. Sa vie avant était réglée. Elle savait faire. Cette répétition était rassurante. Alors, revenir en arrière, effacer, supprimer, sombrer.
Un film qui interpelle.
Philippe Delbos 83
Philippe Delbos 83

6 abonnés 28 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 novembre 2024
Il existe plusieurs sortes de films datant de 50 ans : ceux qui ont mal vieilli, ceux qui n'ont pas pris une ride, et, comme ici, et c'est rare, ceux qui se sont bonifiés. J'adore cette façon de tourner de l'époque : de long plans fixes, des paroles rares, et un bruitage souvent sans musique. 3 journées consécutives dans la vie de Jeanne Dielman (Delphine Seyrig), veuve depuis 10 ans, vivant avec son fils devenant adulte, mais dont elle s'occupe comme on s'occupe d'un enfant : elle lui met le couvert, cuisine, lui cire les chaussures, l'aide à faire son lit, etc... Bref, comme elle dit à une connaissance, "heureusement que je l'ai", ce qui sonne volontairement totalement faux. Elle lui donne aussi de l'argent de poche, chaque matin, et plus que prévu s'il en veut plus. Pour cela, elle a un petit secret : elle se prostitue une fois par jour en semaine, chez elle, avec un client attitré par jour pour les 5 jours. 3 jours (3h15 de film) pour nous montrer que sa vie est réglée comme du papier à musique. Vie plate, sans rire, sans sourire, et, à priori, même si l'on ne voit pas les 2 premières séances avec ses clients, sans plaisir. Journées filmées 3 fois, avec quelques petites différences, comme le goût du café qui n'est plus bon le second jour. Et puis, en fin de troisième journée, le client. Cette fois, on entre dans la chambre. Voici comment j'interprète ce que la réalisatrice, Chantal Akerman a voulu montrer : l'impensable se produit : Jeanne sent du désir monter. Elle tente alors de repousser cet homme sans y parvenir et effectivement, éprouve du plaisir. C'est pour elle impossible, elle ne le supporte pas. Ce n'est pas le but. Je ne vous raconte pas ce qui se passe alors, on ne va pas spolier 3h15 de film ! "Un corps humain ne s'achète pas" affiche aujourd'hui le mouvement du nid de Toulon sur sa page facebook.
Ce qui est vraiment passionnant, c'est de voir l'évolution des gestes de la vie quotidienne en 50 ans : je vous laisse imaginer ce qu'est devenu le "on ne lit pas à table", la façon de faire le café, par quoi est remplacée la radio, comment on achète les affaires, en particulier l'alimentation... un film sobre, pudique, très réussit. Certains parle de meilleur film de tous les temps... Un film de femmes, précurseur, annonciateur.
QuelquesFilms.fr

353 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 octobre 2024
Une expérience unique, radicale, à la limite de l’expérimental. Chantal Akerman, dont c’était le troisième long-métrage après Hôtel Monterey et Je, tu, il, elle, montre dans les menus détails le quotidien d’une ménagère, capté en plans fixes, souvent en silence (il y a peu de dialogues dans le film) et en longueur de temps (3 h 20 !). Un quotidien ordonné et ritualisé de manière obsessionnelle, montré dans ce qu’il a d’ordinaire (ranger, nettoyer, faire les courses, préparer les repas…) et d’extraordinaire apparemment (se prostituer). Mais l’extraordinaire est ici complètement intégré à l’ordinaire, à l’ordre des choses, avec une maîtrise égale, placide et absolue de l’espace et du temps domestiques.
La mise en scène de Chantal Akerman et l’interprétation de Delphine Seyrig (Jeanne Dielman) sont d’une minutie incroyables, donnant naissance à un ballet domestique, petit joyau d’horlogerie gestuelle du quotidien, réglé comme du papier à musique et rythmé par les sons de la vie, amplifiés, métronomiques. Alors, bien sûr, habitués que nous sommes aux ellipses de la banalité au cinéma, il arrive que l’on se lasse au sein de séquences qui s’étirent en longueur. Mais l’acceptation de ce principe de réalité et de cette expérience du temps vaut la peine, car tout l’intérêt du film va résider, de façon minimaliste et infiniment subtile, dans la comparaison entre le premier jour du récit et les deuxième et troisième jours, et dans l’observation d’un dérèglement progressif. Une coiffure légèrement ébouriffée, une démarche moins assurée, des pommes de terre trop cuites, une robe de chambre partiellement boutonnée, de petites maladresses, des oublis, des airs rêveurs, un manque de réactivité… Le temps semble passer différemment. Le contrôle de Jeanne Dielman sur son quotidien semble se dissoudre peu à peu. Ce petit jeu de comparaison d’un jour sur l’autre, offert au regard et aux oreilles du spectateur, est assez fascinant. Et mystérieux. Que s’est-il passé dans l’intimité de la chambre, avec le client du deuxième jour, pour que tout se dérègle ensuite ? Comment expliquer le geste de Jeanne après la passe du troisième jour ?
La richesse du film est dans le trouble puissant qu’il génère et dans le champ d’interprétations qu’il ouvre. On pourrait voir dans cette histoire la révolte intime d’une femme face à des formes d’aliénation domestique et de domination masculine, la révolte féministe d’une ménagère-prostituée épuisée d’ennui routinier, de vide existentiel, de dépossession d’elle-même. Mais ça ne colle pas totalement à la réalité de ce qui est montré. Car, si la vie de Jeanne Dielman fonctionne en vase clos, si cette femme apparaît comme une prisonnière de ses habitudes, c’est une prisonnière volontaire et apparemment satisfaite de sa routine. Elle a choisi cette organisation de vie à sa convenance ; elle a choisi la prostitution plutôt que de se remarier et de devoir se « réhabituer » à quelqu’un après son veuvage. Elle ne semble pas contrainte, encore moins victime, et fait d’ailleurs son possible, dans les deuxième et troisième jours du récit, pour rétablir l’ordre qui lui échappe.
La clé, pour donner du sens au dénouement, est dans l’interprétation que l’on fait de la scène de sexe avec le client du troisième jour, mélange de sidération, de violence et de jouissance étouffées. Mélange qui laisse Jeanne hagarde et qui fait penser, comme cela a été confirmé par Chantal Akerman dans plusieurs interviews, qu’elle a connu la même situation avec le client du deuxième jour (scène non montrée à l’écran). C’est donc l’éveil violent de son plaisir sexuel qui a déstabilisé cette femme, elle qui n’avait du sexe qu’une approche anecdotique (dans le cadre conjugal) ou utilitaire (se prostituer pour assurer ensuite les besoins du foyer). En conséquence, dans le sillage de l’excellente analyse d’Alexandre Moussa sur le site Critikat, on pourrait considérer que cette « révélation » sexuelle constitue un insupportable désordre pour celle qui a fait de l’ordre son principe de vie, une terrible remise en question (ouvrant la vision de ce qu’aurait pu être sa vie en dehors du balisage aseptisé et rassurant qui a annihilé toute conscience de sa condition) et une insurmontable perte de contrôle à laquelle elle ne peut plus répondre que pulsionnellement, par un geste fatal, destructeur et autodestructeur. Au final, ce film est ainsi l’une des illustrations les plus singulières et saisissantes de la jouissance vécue comme une petite mort. Littéralement.
Alano3
Alano3

7 abonnés 20 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 novembre 2024
Vu ce soir, en 2024, la démarche d’Akermann est positive. Néanmoins le film a pris un gros coup de vieux. Ça n’empêche pas le propos et le jeu de Delphine Séring magnifique
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 739 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 juin 2024
Chantal Akerman, en un seul film, a révolutionné son genre. Sans aucun doute, ce film est parfait ! Fascinant dans par sa mise en scène unique et radicale. Durant près de 3h20, Akerman nous plonge dans une vie banale d'une femme au foyer, marquée par une profonde solitude. Il est difficile d'en dire davantage au risque de dévoiler les surprises. Au mieux, je pourrais dire que vous trouvez ce film ennuyeux, c est votre vie qu'il faut remettre en question mais pas seulement : Également, c'est la société qui nous entoure, qu'il faudrait remettre en question. Chantal Akerman, avec l'aide de son personnage principale, denonce tellement de choses, sans pour autant passer par l'excès. C est brillant en termes de mise en scène ; même révolutionnaire ! Je n'ai jamais vu un film réalisé comme ceci. Je pense sincèrement, que ce film a inspiré de grands cinéastes. Également, sa construction scenaristique est brillantissime ! Par le biais de petits détails, Le scénario de "Jeanne Dielman, 23 quai du commerce, 1080 Bruxelles" amplifie ce côté "immersif" de la VIE. Honnêtement, on ressort de ce film bouleversé. Par le ressentiment de longueur du personnage, de la vie de cette femme. La Realisatrice laisse planer le doute à nous, spectateurs, se demandant, ce que l'on vient de regarder.Et plus on avance dans l'histoire, plus l'émotion apparaît, plus la sympathie envers ce personnage, plus on se sent comme chez soi. Un film révolutionnaire ! Et tout ce vient, non pas d'un réalisateur mais d'une realisatrice !
Claude Julien57
Claude Julien57

7 abonnés 184 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 novembre 2024
Finalement, qu'est-ce qui sépare ce film d'un (trop long) documentaire ? La fin, probablement, métaphore de l'échappement à la domination patriarcale ?? A voir quand même (une fois suffit, prévoir un entr'acte) comme reflet d'un certain féminisme des années 70. J'avoue avoir ressenti de la sympathie pour le personnage incarné par Delphine Seyrig, belle femme et grande actrice.
NB : Je précise que c'est le dithyrambe de Jacques Morice (Télérama) qui m'a conduit là....
FredManga
FredManga

6 abonnés 152 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 15 janvier 2025
Il était sur Arte......j'ai regardé.......et j'ai pleuré........de rage d'avoir gaspillé presque 3h30 de ma vie !!!!!!!!!!!!! J'ai 75 ans et comme Jeanne , pendant quelques années j'ai fait les mêmes gestes , dans ma maison , dans mon parc , avec mes enfants....et je ne me suis jamais ennuyée !!!!!!!!!!!!!!!!!! Du reste , la Jeanne n'a vraiment pas l'air au bord de la crise de nerf !!!!!!!!!! Non , je n'ai rien compris à ces fadaises......... On ne peut pas même louer le talent de D.S , car elle agit naturellement comme tant de femmes .... pfffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffff
Alaska
Alaska

4 abonnés 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 novembre 2024
Excellent film évidemment pas fait pour ceux qui ne supportent pas les plans longs ou il faut un peu réfléchir et patienter... l'attente où il ne se passe"rien" vaut toute votre attention tant la fin est formidable et bouleversante.
LNKRDRN
LNKRDRN

12 abonnés 765 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 juin 2024
Un film un peu trop long pour ce qu'il est.

La mise en scène de ce film est très intéressante et la longueur des plans justifient bien son message.

Mais le film est trahit par sa longueur! Dès que nous avons comprit où il veux en venir, il devient inintéressant!

Malgré les quelques nouveauté qui s'ajoutent au fil des plans, ça reste très minime...

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