Jeanne Dielman 23, Quai Du Commerce, 1080 Bruxelles
Note moyenne
3,6
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73 critiques spectateurs

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SB88
SB88

42 abonnés 1 634 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 décembre 2024
Film particulièrement long où le spectateur doit être un peu endormi pour suivre. Multiples séances d’ASMR qui vont de l’attente paiement client à la confection d’un plat à base de steak. Le film n’apporte rien sinon d’être face à des banalités alors que le métier de la dame ne l’est pas.
La fin du film est tout aussi suspendue que le reste...
3/5
Shawn777

831 abonnés 4 001 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 décembre 2024
La vie - au sens large - dépeinte par Chantal Akerman, spoiler: c'est morne, triste, monotone, sinistre et surtout routinier ! C'est en effet de par la répétition que la réalisatrice décide de raconter la vie de son héroïne, femme au foyer veuve, s'occupant de son fils lycéen et se prostituant pour arrondir ses fins de moins. Ce dernier est le seul aspect "hors-normes" (au sens propre) de la vie du personnage principal, le reste de sa vie n'étant qu'un enchainement de tâches répétitives et aliénantes. Il y a trente-six façons de raconter le quotidien morose d'une femme au foyer et de nombreux films se sont d'ailleurs penchés sur le sujet mais Akerman choisit ici d'adopter une approche jusqu'au-boutiste en nous faisant ressentir ce que son personnage ressent. C'est ainsi que nous avons des plans particulièrement longs et surtout fixes. La caméra ne bouge pas, elle est figée ; elle est présente sans être présente, à l'instar du personnage principal. L'utilisation de ces plans fixes permet également de mettre en scène la répétition ; nous avons en effet l'utilisation d'exacts mêmes plans à différents moments du film par lesquels on regarde les actions que répète le personnage principal (faire à manger, la vaisselle, cirer des pompes etc.). Alors évidemment, c'est pratiquement expérimental à ce niveau-là mais pourtant, moi qui n'apprécie pas ce genre de films d'auteur au boulard plus gros que leur scénario, je dois dire qu'ici, cette mise en scène particulièrement ennuyante sert très bien l'intrigue. La manière de raconter cette histoire en devient finalement prenante car on peut complètement se mettre à la place de l'héroïne. De plus, il faut également ajouter que le film n'a pour seule musique les bruits du quotidien (la vaisselle que l'on pose dans le fond d'un évier, les bruits de casseroles, les oreillers sur lesquels on tape etc.) et encore une fois, c'est une démarche jusqu'au-boutiste qui fonctionne particulièrement bien ! Il faut dire aussi que le film est brillamment mené par Delphine Seyrig qui, rien qu'avec ses expressions et son corps, parvient à nous faire comprendre tout ce qu'elle ressent ; son changement progressif de comportement est d'ailleurs très bien interprété. Car oui, même s'il ne se passe pas grand-chose, la cassure dans la monotonie n'en devient alors que plus flagrante lorsqu'un petit grain de sable vient se glisser dans ce rouage apparemment si parfait. Un grain de sable qui se multiplie avec divers indices, a priori futiles (un couteau qui tombe, des patates trop cuites, une lumières restée allumée) mais qui parviennent presque à mettre mal à l'aise ou à inquiéter le spectateur. "Jeanne Dielman 23, Quai Du Commerce, 1080 Bruxelles" est donc un film qui peut tout aussi bien ennuyer que captiver (et les deux sont parfaitement compréhensibles)
mais qui ne laissera en tout cas pas indifférent.
Pomacantha
Pomacantha

23 abonnés 62 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 décembre 2024
Voilà un film pas banal et je peux comprendre qu’il en ait déconcerté certains… Pour ma part je suis assez friande de ces ambiances 70’ que j’ai forcément connu mais avec un regard très jeune à l’époque. Maman, veuve au foyer, tient son intérieur à la perfection, fait les courses, à manger, fait les lits, tricote un pull-over, s’occupe du linge et son fils (probablement lycéen) n’y trouve rien à redire. Les après-midis, suite à une visite dans la chambre tout au fond du couloir, l’argent récolté est mis dans la soupière de la salle à manger. On ne manque de rien. Le soir atmosphère sage et studieuse lors du repas puis écoute de la radio, musiques et chansons d'amour, banal en somme. Mais quel est ce "bip" étrange à la nuit tombée, à quoi correspond-il et quid de ces virées nocturnes dont on ne perçoit presque rien… mais auxquelles on repense à la fin du film en vue de chercher/trouver une explication. De plus, le fils quasi mutique pendant le repas a le besoin d’avoir une conversation juste au moment du coucher… Comme (effectivement) il semble se passer peu de choses, le moindre détail a son importance et nous incite à continuer à scruter cette intimité en vue de réunir les pièces du puzzle. Les occupations et tâches ménagères si bien exécutées deviennent peu à peu compulsives, voire chaotiques jusqu’au dénouement final. Quelle interprétation donner ? Y en a t’il plusieurs ? Mère dévouée ou abusive ? Veuve éplorée ou libérée ? Dominatrice ou abusée ? Aliénante ou aliénée ?
guillebotis
guillebotis

4 abonnés 88 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 décembre 2024
Attention, le visionnage de ce film risque de hanter longtemps le spectateur piégé dans la poisse de ce drame presque ordinaire des années 70. Oeuvre maudite et hypnotisante de Chantal Akerman
CapMil
CapMil

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 décembre 2024
Vu il y a qqs jours sur Arte. Film d'un ennui profond, exagérément long, pénible, ridicule par moments. Pour pseudo-intellos snobs. Quasiment pas de dialogues, des plans fixes qui durent 5 minutes sur Delphine Seyrig immobile (ça va, on a compris !), ou en train de préparer des escalopes panées, ou de la viande hachée, ou du café. On nous montre tout, ça en devient obscène. On voit aussi Delphine Seyrig prendre un bain et récurer la baignoire ensuite en temps réel; ça dure une plombe. Donc un film extrémiste, complètement artificiel.
Ce film n'aurait certainement eu AUCUNE audience sans la présence, magique, comme toujours, de Delphine Seyrig, avec son visage magnifique et sa voix enchanteresse. Sans elle il ne pouvait pas y avoir de Jeanne Dielman.
cinono1

375 abonnés 2 315 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 décembre 2024
C'est un objet filmique assez unique, vraiment passionnant par sa façon de traduire la mise en scène du présent. Une femme etudié de facon anthropologique dans trois journée de sa vie, entre mystere et prosaisme. Le film traite de l'aliénation du quotidien, empechant de sentir et d'éprouver. Il y a toujours quelque chose derrière les images qu'on nous montre dans des beaux cadres soignées et emprisonnants, une forme de mystere persistant. Delphine Seyrig est belle, a un charisme fou, les variations de son jeu sont passionnants. Elle représente la femme a bien des égards, ramené a ses taches domestiques et vibrante a l'intérieur. Je ne m'y suis pas ennuyé un seul instant tout au long de ces 3 heures 13. il est toutefois parasité par quelques volontés arty, dans sa gestion des dialogues, une durée qui ne s'imposait pas et je n'aime pas le final
Sand
Sand

1 abonné 35 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 novembre 2024
Franchement je ne sais trop quoi en penser. Pourquoi rédiger une critique, alors, me direz-vous ? Et bien ne pas savoir quoi en penser et déjà en soit un avis...
Je me dis qu'il faudrait peut-être le voir sur 3 jours 樂
En quelque sorte on tient là les prémisses du "Loft", intrusion avec voyeurisme dans cette morne vie.
Le côté fascinant quelque part me fait mettre un 3.
Mais meilleur film du monde ??
Nath0301
Nath0301

69 abonnés 203 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 30 novembre 2024
Ce film réussit à me faire douter de mon amour du cinéma. Impossible de comprendre qu'il ait été désigné "meilleur film du monde". ça me dépasse. Pourtant, j'aime tous les genres de film, il m'est arrivé d'être fascinée par une oeuvre un peu expérimentale ou radicale. Mais là, c'est trop pour moi. Parce que, 5 minutes de plan fixe sur une femme qui prépare des escalopes panées ça peut s'entendre (et se regarder). Mais 3 h 30 !!! ?? Des heures de vide, de néant, des scènes où il ne se passe rien, à part Jeanne qui épluche les pommes de terres, qui astique sa cuisine et accessoirement quelques hommes de passage... Le procédé est peut-être audacieux, il n'en reste pas moins assommant. Il y a bien d'autres façons de nous faire ressentir l'ennui que celle qui consiste à nous l'infliger.
ferdinand75

739 abonnés 4 538 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 30 novembre 2024
Très étonnant de voir cet engouement, cette sorte de mise sur piédestal, pour ce film si ennuyeux, si plat, si soporifique. Film culte pour une frange de l’intelligentsia, film tourné uniquement en plans fixe, assez, voire très longs , où il ne se passe quasiment rien .Une seule scène dialoguée , très courte , sinon un silence complet pendant 3h20mn, indigeste . Et pourtant le plan fixe peut être un outil formidable, essentiel, sublime comme il l’est chez l’immense réalisateur japonais Yasujiro Ozu, auteur d’une dizaine de « vrai » chefs d’œuvre du cinéma. Parce ce que ses films sont remplis de sentiments, de complexité, d’analyse de l’âme humaine , de la relation intra familiale , de retournement .Des plans fixes oui, mais aucune répétition, des vrais scénarios et surtout de l’humanité, de la variation , de la mise en scène. Ici un enchaînement de plans ultra-ennuyeux : Jeanne va éplucher ces pommes de terre pendant 5mn, nettoyer et récurer sa baignoire avec de la poudre pendant 6min, laver la vaisselle pendant 10mn. Le pire, c’est le plan fixe du hall d’entrée de l’immeuble, jolie faïence bruxelloise, que l’on doit bien voir à 15 reprises, en plan fixe de 3 min , donc déjà presque une heure de film d’un hall d’immeuble . Est-ce que cela apporte quelque chose ? La vie est répétitive, nous le savons, mais ……Il y a cette allégorie sur le rôle de la femme, sa soumission, son aliénation, son quotidien triste, OK , mais cela aurait pu être la même chose pour le quotidien d’ un ouvrier , prolétaire bruxellois. Il y a la rébellion dans l’avant dernière scène. Révolutionnaire, radicale ? ,Bof , la symbolique est bien lourde , facile , aucune subtilité, dénué de sens . Et on finit sur un plan fixe de 10mn, on avait pourtant déjà compris le symbole, on est décidément pas dans de la dentelle. Très grande performance de Delphine Seyrig , qui était une très grande actrice. Mais cette mise sur piédestal de Chantal Ackermann, me reste assez incompréhensible et s’explique probablement pour d’autres raisons que cinématographique. Il en faut pour tous les goûts.
bbd 0
bbd 0

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 novembre 2024
Ce film est vertigineux,
par la vacuité terrifiante du quotidien qui se télescope à une fugace lueur d'absolu.
Un bon résumé de la condition humaine.
Christèle BRIER
Christèle BRIER

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 novembre 2024
je mets cette note car je ne sais pas trop quoi en penser. je peux comprendre l'importance de ce film qui est proche d'un documentaire, d'un état des lieux de la condition féminine à un instant T, mais l'objet cinématographique est insupportable, d'ailleurs cela veut dire que le rejet de cette vie présentée, est bien réel!
Nospam78
Nospam78

7 abonnés 43 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 29 novembre 2024
Ce film n'est pas seulement nul, c'est du foutage de gueule ! Ou comment voir une femme faire la vaisselle, mettre la table, faire cuir des pommes de terre, boire un café, se laver et j'en passe, et tout ça en temps réel en plans fixes et sans coupure. On tient en faisant chauffer l'avance rapide de la télécommande et tout ça pour une chute nulle. Au secours !
PAT3156
PAT3156

5 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 novembre 2024
Faut être franchement maso pour regarder ce film jusqu'au bout. Un chef d'œuvre d'ennui certainement. Personnellement, je n'y ai vu aucun intérêt. J'ai vu et aidé ma mère à éplucher les légumes, j'ai vu et aider ma mère à faire les courses, la vaisselle mais elle avait d'autres occupations en dehors du travail à la maison, un très grand jardin. Pas besoin de nous répéter les mêmes scènes pendant 3 h . J'ai craqué et zappé.
Claude Julien57
Claude Julien57

7 abonnés 191 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 novembre 2024
Finalement, qu'est-ce qui sépare ce film d'un (trop long) documentaire ? La fin, probablement, métaphore de l'échappement à la domination patriarcale ?? A voir quand même (une fois suffit, prévoir un entr'acte) comme reflet d'un certain féminisme des années 70. J'avoue avoir ressenti de la sympathie pour le personnage incarné par Delphine Seyrig, belle femme et grande actrice.
NB : Je précise que c'est le dithyrambe de Jacques Morice (Télérama) qui m'a conduit là....
Blablabla0626
Blablabla0626

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 novembre 2024
J'ai suivi Jeanne-Delphine Seyrig- hier au soir, un court instant exaspérée par ce 2e jour qui reproduisait, tout au début, à l'identique du 1er jour les gestes du quotidien. Et une question ? Ou veut nous emmener Chantal Akermann ? Que veut nous montrer ce film ? Et puis, progressivement l'ordre immuable se détraque : des cheveux moins bien coiffés, le bouton, les pommes de terre, la soupiere..... Le bébé qu'elle prend dans ses bras alors qu'elle l'ignorait jusqu'alors. Le fils rappelé par la fenêtre. Qu'est-ce qui perturbe Jeanne ? Que se passe-t-il dans son corps jusqu'alors frigide ? Cette absence d'émotion etait confortable et lui permettait de mener sa double vie sans etat d'âme. Une tâche de plus dans sa journée. Sans culpabilité, machinalement. Mais le plaisir s'invite dans son corps. Elle est vivante. Sa sortie de l'automatisme lui fait peur. Elle n'est plus une exécutante parfaite. Et ça, elle ne sait pas comment le gérer. Il est là, à côté d'elle, celui qui chamboule sa vie. Sa vie avant était réglée. Elle savait faire. Cette répétition était rassurante. Alors, revenir en arrière, effacer, supprimer, sombrer.
Un film qui interpelle.
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