Jeanne Dielman 23, Quai Du Commerce, 1080 Bruxelles
Note moyenne
3,6
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73 critiques spectateurs

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Pascal
Pascal

269 abonnés 2 522 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 juillet 2023
La ressortie en salles de " Jeanne Dielman", réalisation mythique de la cinéaste Belge Chantal Akerman ( considéré même par un classement anglo saxon récent comme le meilleur film de l'Histoire du cinéma) permet d'évaluer, près d'un demi siècle après sa réalisation, sa pérennité, sa pertinence dans son regard sur l'existence.

Héritière de Bresson, Akerman propose un regard sur le réalisme de la médiocrité à travers le portrait au scalpel de ce qu'est une vie mutilée par sa banalité.

Delphine Seyrig interprète avec justesse et retenue ce personnage de femme ( sans doute atteinte de névrose obsessionnelle) qui prend conscience du vide, du manque de sens qu'elle a donné à son existence.

Contrairement à ce que j'avais pu lire, le film n'est pas répétitif, mais parvient au contraire, à renouveler ( certes dans les détails) les scènes quotidiennes et ne tombe jamais dans une exposition qui serait expérimentale.

Certes, sa longueur ( 3h20) peut rebuter à priori, mais cet opus de Akerman se suit avec intérêt jusqu'à son terme .

Toutefois, il faut reconnaître qu'il s'adresse, avant tout, à l'amateur d'un certain cinéma d'auteur ( les aficionados des films de Bresson et de Duras seront comblés, ainsi que les lecteurs de Cioran ou de Thomas Bernhard).

La destinée personnelle de la cinéaste s'éclaire peut-être avec le profil ( pessimiste ou réaliste ?) du personnage principal de ce film exigeant, qui donne envie de revenir sur l'ensemble de la filmographie d'Akerman et au passage de regarder autour et à l'intérieur de soi.

" Jeanne Dielman" appartient selon moi à la liste des films pivot de l'Histoire du septième art.
filmoholic
filmoholic

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 juin 2023
Les meilleures trois heures et dix-huit minutes de ma vie. Chantal Akerman a créé un film très puissant et Delphine Seyrig est l'actrice parfaite pour incarner le personnage de Jeanne.
jroux86
jroux86

17 abonnés 49 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mai 2023
Jeanne Dielman n’est pas un film facile. L’action se déroule sur trois jours et se focalise sur le quotidien de Jeanne, veuve et mère au foyer, la plupart du temps dans son appartement bruxellois. Le linge, la vaisselle, le ménage, la cuisine remplissent ses journées qui ne s’achèvent qu’avec le retour du lycée d’un fils taiseux, qu’elle élève seule. Il y a les passes aussi, l’après-midi, pendant la cuisson des pommes de terre. Durant ces journées qui ressemblent à toutes les autres, peu de mots sont échangés, peu de musique pour égayer la morne routine. La caméra d’Akerman se concentre exclusivement sur les gestes de Jeanne, rythmant son quotidien comme le film, s’attardant sur leur aspect répétitif, cérémoniel. Ces gestes sont sûrs, ostensiblement sûrs, précis, presque implacables. Ils sont montrés dans leur durée quasi réelle - ainsi lorsque Jeanne fait la vaisselle, dos à la caméra, on la voit laver puis rincer du premier au dernier couvert. Cette gestuelle, orchestrée avec beaucoup de soin, forme une boucle infernale, un rituel qu’on devine immuable dans lequel s’est enfermé le personnage - comme tant d’autres.

Afin de nous faire éprouver ce quotidien très répétitif, Chantal Akerman mise sur la longueur des plans et étire ceux-ci à n’en plus finir. L’attention du spectateur est donc mise à rude épreuve mais cette litanie de gestes est découpée et cadrée avec une telle précision - l’importance des raccords avec ces portes qui s’ouvrent et se ferment, ces lumières qui s’allument puis s’éteignent - que, curieusement, l’intérêt se maintient. A cette série de longs plans s’ajoutent des éléments dont la présence intrigue : le soir, dans la salle à manger, cette lumière provenant de l’extérieur et qui ne cesse de clignoter ; ou encore cette chambre au fond du couloir dans laquelle Jeanne se vend à des inconnus, chambre qui se trouve entre la salle à manger et la cuisine, témoin (ou peut-être juge) des incessants va-et-vient de l’héroïne. Sont-ils le signe d’une catastrophe imminente ?

Et puis vient le moment de bascule, presque imperceptible. Un grain de sable dans cette mécanique du quotidien dans laquelle nous nous sommes lentement mais sûrement laissés embarquer. Tout va se dérégler dans la vie de Jeanne et qui, à part nous, peut s’en apercevoir ? Car c’est dans les infimes détails de cette mécanique, qu’on a vue parfaitement huilée, que va se situer une fêlure, peut-être jusque-là évoquée de manière très lointaine, presque abstraite. A compter de cet instant, la tension sera de tous les plans : un bouton de robe de chambre qui n’a pas été correctement attaché, un couteau qui tombe, un regard un peu absent… Que se passe-t-il dans la tête de Jeanne ? Serait-elle en train de sombrer ? Que cache cette fragilité qui s’incarne soudainement dans les tout petits détails de sa monotone existence ? Et c’est précisément là que le génie d’Akerman nous éclate à la figure. C’est parce que la radicalité de sa mise en scène nous a fait ressentir l’immensité du gouffre au bord duquel Jeanne se trouvait que nous nous mettons à chercher les signes, minuscules, du désastre qui s’annonce. C’est parce que chacun des gestes, chacun des plans s’est répété ad nauseam que cette chorégraphie de l’ordinaire, devenue grâce au lent écoulement du temps si familière, révèle ce qui s’y cachait : la fragilité de l’héroïne.

Un exemple parmi tant d’autres : lors du deuxième jour, avant que tout ne bascule, Jeanne cire les chaussures de son fils au petit matin. Elle procède de manière très méthodique, avec des gestes secs : d’abord la cire, ensuite la brosse, enfin le chiffon. Et puis, le jour d’après, la même scène, mais entre-temps il y a eu le grain de sable. Cette fois-ci, et la nuance est importante, les gestes sont effectués dans un ordre différent. Et étrangement, dans ce presque rien, la tension est palpable. Pourquoi l’ordre a-t-il changé ? Pourquoi Jeanne a-t-elle oublié de passer le chiffon ? Que lui arrive-t-il ? Le regard du spectateur se retrouve suspendu au moindre changement dans la gestuelle millimétrée du personnage, remarquablement interprété par Delphine Seyrig. Le diable n’a, au cinéma, sans doute jamais été autant dans les détails. Fascinant.
AK13
AK13

1 abonné 21 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 mai 2023
Ce film est bien plus qu'un enchaînement de plans fixes sur de l'épluchage de pommes de terre ou de repas silencieux. C'est un chef d'œuvre sur la condition d'une femme dans sa banalité et sa gravité la plus profonde, avec des scènes remplies d'émotions parfois les plus indicibles et qui maintiennent le spectateur en tension tout au long du film. La fin est magistrale.
Patricia D.
Patricia D.

87 abonnés 181 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 mai 2023
Cet après-midi, j'ai pris 3h20 de mon temps pour voir enfin "Jeanne Dielman, 23 quai du Commerce, 1080 Bruxelles", tourné en 1975 et proposé aujourd'hui en version restaurée. Ce film monument de Chantal Akerman avec Delphine Seyrig a été récemment désigné comme le plus grand film de tous les temps par la revue Sight and Sound et le British Film Institute. Imaginé et réalisé par une femme et une équipe technique largement féminine, interprété par une femme, le film Jeanne Dielman montre, uniquement en plans fixes et sur trois jounées, l'activité domestique d'une femme filmée le plus souvent dans sa cuisine. Jeanne Dielman est veuve. Elle vit avec son fils lycéen à qui elle consacre l'essentiel de ses journées et qu'elle retrouve le soir. Elle se livre épisodiquement à la prostitution et reçoit chez elle, chaque après-midi, un homme attitré.
La première journée est montrée avec force détails, dans une maniaquerie qui frise l'obsession. Les dialogues sont très rares et l'incroyable présence de Delphine Seyrig remplit l'écran. On retrouve les routines de Jeanne au cours de la deuxième journée, des journées qui enchaînent des rituels d'insignifiance. Les bruits de la rue et des talons de Jeanne dans l'appartement sont omniprésents. Puis insensiblement, on constate des écarts dans les rituels, un dérèglement des habitudes. La forme du film épouse parfaitement la vacuité abyssale vécue par le personnage principal. J'ai fini par m'interroger : qui de Jeanne ou de moi allait finir par craquer, par exploser sous l'ennui ?... Et c'est Jeanne, d'une manière brutale et totalement inattendue, qui a rompu la monotonie et pulvérisé la désolation. La salle quasi pleine a été parcourue d'un frisson sonore et l'empathie a accompagné les dernières minutes si lourdes du film.
J'ai vécu cet après-midi une expérience de cinéma très certainement durable.
Jfc5033
Jfc5033

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 mai 2023
Une œuvre de douleur qui vient de très loin. Ne perdons pas de vue que Chantal Akerman n'avait que 25 ans lors de sa réalisation. Film peut-être éprouvant mais lucide.
Cat37
Cat37

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 avril 2023
Complètement moderne des decennies plus tard
On a loué l'éclairage mais la bande son n'est pas en reste
evariste75
evariste75

216 abonnés 252 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 28 avril 2023
Le film le plus rasoir que j'aie jamais vu !... Comment a-t-il pu être qualifié de "meilleur film de tous les temps " ?? Personnages mutiques, lumière blafarde, musique inexistante, que peut-on trouver à ce film ?
Alexandre M.
Alexandre M.

2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 avril 2023
La photographie est à l'image du film. Plate. On nous met en scène l'ennui avec des scènes interminables, en ennuyant le spectateur. Si seulement au moins ce choix était payant. En nous rapprochant des personnages, par exemple ? Mais non, ils sont tout aussi éloignés de nous que la caméra d'eux. Oui, le film est indigeste de par son rythme et sa durée. Et cela n'a rien de génial, ou même d'intéressant car les interminables scènes ne sont là que pour véhiculer la même idée tout du long ; l'horreur d'un quotidien monotone que l'on ne veut voir. Et bien qu'il ne faille qu'à peine dix minutes pour que le film nous fasse passer cette idée, il s'étend sur plus de trois heures. Jusqu'à une conclusion sans saveur, qui nous laisse sans voix, dans le mauvais sens du terme, car elle ne semble avoir aucun impact dans ce métrage sans enjeu. Je dirais même, sans intérêt.
Yves G.

1 875 abonnés 4 106 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 avril 2023
"Jeanne Dielman" a été élu l’an passé par la prestigieuse revue professionnelle "Sight & Sound" meilleur film de tous les temps, juste devant "Vertigo" et "Citizen Kane". Auréolé de ce prestigieux trophée, il ressort dans quelques salles d’art et d’essai et y attire un public nombreux, de cinéphiles et de curieux masochistes. C’est que le film est précédé d’une pesante réputation : il dure 3h21 et dissèque la morne répétition des gestes quotidiens d’une jeune veuve sans histoires qui vit seule avec son fils, dans un appartement bourgeois de Bruxelles.

"Jeanne Dielman" n’a rien volé de sa réputation. C’est un film radical.

Par son sujet : l’aliénation d’une femme condamnée à répéter chaque jour les mille et un gestes déshumanisants d’un quotidien sans âme. Rien ne nous en est épargné, du lever jusqu’au coucher, filmé quasiment en temps réel, l’espace de trois journées, pour en montrer la longueur et l’ennui. On voit tour à tour la préparation des repas, le lent épluchage des pommes de terre ou la confection d’escalopes panées, les repas proprement dits, pris sans un mot avec Sylvain, cet adolescent taiseux qui ressemble déjà tant à un petit vieux racorni qui jamais n’esquisse un geste pour aider sa mère ni même pour lui manifester la moindre tendresse, la vaisselle dans la cuisine exiguë, les rares courses à l’extérieur, l’accueil chaque après-midi (à l’insu de Sylvain ?) d’un homme différent qui paie Jeanne pour la brève et sordide étreinte qui se déroule, porte close, dans sa chambre, sur une serviette posée sur son couvre-lit qu’elle remplace méticuleusement après chaque usage….

Par son traitement : "Jeanne Dielman" a beau avoir été tourné par une réalisatrice de vingt-cinq ans à peine, il témoigne d’une maîtrise étonnante du cadrage et de la mise en scène, avec un soin tout particulier apporté au son (la rue dont on entend le bourdonnement, les claquements des talons de Jeanne sur le parquet qu’elle arpente dans tous les sens à longueur de journée) et à la lumière (que Jeanne allume et éteint chaque fois qu’elle passe d’une pièce à l’autre). Quant aux dialogues, c’est bien simple, il n’y en a quasiment pas, les rares paroles échangées l’étant sur un ton bressonien, volontairement plat, dénué de tout affect – ainsi de la lecture à son fils par Jeanne de la lettre qu’elle reçoit de sa sœur expatriée au Canada grâce à laquelle le spectateur apprend quelques bribes de l’histoire familiale.

Et le sujet et son traitement, il faut en convenir, se nourrissent l’un de l’autre. Un film plus court n’aurait pas fait autant ressentir au spectateur exténué l’écrasant ennui qui régit la vie de Jeanne et la conduit à la folie. Il faut la regarder, dans un interminable plan fixe, éplucher pendant cinq minutes des pommes de terre pour comprendre son état et plus encore pour le ressentir.

Pour autant, aussi impressionnant que soit ce film, il fait partie de ceux qu’on est plus content d’avoir vus que d’être en train de regarder. Comme l’écrit Jacques Morice dans sa critique évidemment extatique, « Il fut à sa sortie le film des fauteuils qui claquent ». Difficile en effet, même quand on en est prévenu, de supporter ce spectacle et de ne pas avoir la tentation de s’en échapper. Tel fut le cas, à la moitié du film, de l’ami que j’avais invité et qui légitimement pourrait m’en faire le reproche pour le restant de nos jours s’il n’était pas l’ami le plus indulgent et le plus altruiste que j’aie jamais eu.

J’écris cette critique sous le coup de la colère que m’a inspirée hier soir, jusqu’à tard dans la nuit, cet interminable martyre. Je regretterai probablement dans quelques mois ce coup de gueule pavlovien. Peut-être même attribuerai-je alors à "Jeanne Dielman" les cinq étoiles que la critique lui décerne unanimement. Mais, pour l’instant, je vis le contrecoup d’une expérience exténuante que je ne souhaite à personne, et surtout pas à mon meilleur ami !
traversay1

4 524 abonnés 5 440 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 décembre 2022
Les textes autour de Jeanne Dielman sont aussi intéressants, sinon plus, que le film en lui même. Celui de Benoït Peeters, en particulier, sur le site Diacritik, qui bien que datant de 40 ans, en propose une vision différente du tout venant en parlant d'anti-réalisme. Il pose notamment des questions sur les scènes volontairement abrégées par la cinéaste (où sortent la mère et le fils, la nuit, par exemple ?) qui contredisent l'idée de retranscription exhaustive du quotidien et intiment la conviction que ce sont les ellipses du long-métrage qui en disent le plus long sur sa nature. Meilleur film de tous les temps, en 2022, pour les critiques rassemblés par Sight & Sound, dans un sondage marqué par un wokisme galopant, Jeanne Dielman a marqué son époque et continue à enthousiasmer certains cinéphiles et à laisser de marbre les autres. L'ennui et la fascination sont de la partie pour qui essaie de voir le films sans préjugés, en pensant aussi à Eustache (les dialogues en moins) ou à Pialat (sans la fougue). C'est une épreuve, parce qu'étiré ad nauseam (qu'en aurait-il été sur 90 minutes seulement ?) pour mieux saisir la routine de cette veuve bruxelloise, symbole d'aliénation ou de névrose, mettez les termes qui vous siéront. Les gestes, les objets (ah, la soupière aux billets !), les rues vides sont autant d'éléments pour alimenter une froideur terrible et une tristesse infinie. On a le droit de réserver le titre de meilleur film de tous les temps à L'aventure de Madame Muir ou à Quand une femme monte l'escalier, par exemple, autres portraits de femme, mais ce n'est qu'une question de sensibilité personnelle et surtout d'émotion suscitée.
Nicolas L.
Nicolas L.

121 abonnés 2 110 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 17 décembre 2021
D'un ennui abyssal. Il ne se passe rien dans ce film mais alors absolument rien. C'est le quotidien d'une femme ordinaire en temps réel. Si au moins la photo était belle mais non la lumière est clinique et laide, si au moins la mise en scène était virtuose mais non elle est statique et inexistante ou bien si la musique était belle mais non il n'y en a absolument aucune. Et ça dure 3h15. Un véritable mystère que ce film soit souvent cité comme un grand film du 7eme art. Ça me dépasse complètement...
stans007
stans007

42 abonnés 1 475 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 décembre 2021
Un film très particulier, expérimental, où nous est détaillée à l’aide de plans fixes et quasiment en temps réel (20 minutes pour faire le café) la vie d’une ménagère-veuve apparemment plan-plan, mais obligée de se prostituer pour survivre et nourrir son fils. Et on attend trois heures que quelque chose arrive… Et ce quelque chose arrive et explique beaucoup d’autres choses. Un film trop long mais pas sans intérêt… et une expérience à ne pas renouveler trop souvent!
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 6 décembre 2021
Un film très particulier, expérimental, où nous est détaillée à l’aide de plans fixes et quasiment en temps réel (20 minutes pour faire le café) la vie d’une ménagère-veuve apparemment plan-plan, mais obligée de se prostituer pour survivre et nourrir son fils. Et on attend trois heures que quelque chose arrive… Et ce quelque chose arrive et explique beaucoup d’autres choses. Un film trop long mais pas sans intérêt… et une expérience à ne pas renouveler trop souvent!
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

168 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 février 2021
Apparemment, ceci est un bon film, comme quoi l'on a jamais fini de s'éduquer au cinéma. N'ayant pas appris à apprécier des scènes de cinq minutes où il ne se passe rien (et quand je dis rien, je veux dire rien ; j'ai apprécié Solaris et Stalker, par exemple), ni su déceler le message derrière les rituels de Jeanne Dielman, ménagère modèle entourée d'une tristesse morne qui fait croire au passage de Marguerite Duras à Bruxelles, pour moi ce sera un non. Un non à l'apathie, à la durée, et finalement aussi à ces gestes répétés, quoique précis, dont j'ai fini par ne plus pouvoir. Akerman arrive en tout cas à me faire confesser ma propre faiblesse : ce cinéma-là, ce n'est pas pour moi.

→ https://septiemeartetdemi.com/
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