S’il demeure correctement réalisé, quoique son sens du burlesque peine à s’incarner à l’écran – la faute à un sur-découpage des plans, à quelques problèmes de rythme et à l’interprétation en roue libre de ses comédiens –, Dennis the Menace Strikes Again n’arrive pas à la cheville de son aîné et lui offre une suite dispensable qui souffre du changement de casting. Les situations cocasses s’enchaînent sans véritablement faire rire, tenues ensemble par un fil directeur bien fragile. Nous regretterons que nombre de sketchs soient bâclés, qu’ils manquent de précision : la séquence de la piscine avait tout pour être hilarante en ce qu’elle proposait une rivalité entre séniors pleine de promesses comiques ; de même, l’explosion de barbe à papa offrait l’opportunité esthétique d’incarner par la matière et la couleur les bêtises du garçon. Il n’en est rien. La musique recouvre l’espièglerie de la partition que signait Jerry Goldsmith, mais ne suffit pas à rattraper un divertissement passable aussitôt vu aussitôt oublié.
Une suite plus sage, qui reprend les ingrédients du premier film sans retrouver totalement la même fraîcheur. L’humour reste familial et bon enfant, porté par Justin Cooper dans le rôle du jeune garçon, tandis que les adultes assurent le service minimum. La réalisation de Charles T. Kanganis reste simple et sans réelle prise de risque. Les gags fonctionnent par moments, mais l’ensemble manque de rythme et d’idées marquantes. Le charme opère encore pour les plus jeunes, même si l’impact est moins fort que précédemment. Une suite correcte mais dispensable, qui divertit sans laisser un souvenir durable