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Starwealther
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3,0
Publiée le 11 juillet 2024
Céline Sciamma décide de faire un film sur une bande de filles de banlieue avec leurs problèmes et leur facon de vivre. Pas de pitié, même entre filles cela se règle par des bagarres. Beaucoup de déviance, un langage ordurier et des relations avec des trafiquants de drogue. Vous aurez le droit à tout! Une belle peinture en tout cas de la vie dans les quartiers de la périphérie parisienne.
Des tranches de vies dans la cité. On peut surtout être agacés par les personnages. Comme le titre l'indique, faire les folles et le scénario ne nous dévoile pas grand chose d'autre. L'absence des parents peut-être. Il n'y a pas un grand interêt à voir ce film. 2/5
Rare sont les films à parler des personnes qui sont les sujets de ce long-métrage sur les banlieues, plein de fougue et d’énergie grâce à sa bande de jeunes actrices mais qui pêche aussi par l’aspect parfois trop caricatural dont la réalisatrice fait preuve en dépeignant les rapports de force entre homme et femme dans les cités.
Comment Céline Sciamma, réalisatrice du remarquable Tomboy, a-t-elle pu s'égarer aussi largement ? Une explication possible : elle a été tellement fascinée par ses actrices qu'elle a oublié d'en écrire une fiction, hésitant constamment entre le documentaire énamouré et la chronique socialisante.
Au commencement, l'idée est pourtant excellente : donner à voir l'énergie électrisante des jeunes filles blacks de banlieue qui conjuguent féminité et codes de gang, désir d'émancipation et respect de la famille. Le parti-pris de suivre le personnage joué par l'étonnante Karidja Touré dans ses mues successives est aussi un axe prometteur.
Le fait que le résultat sonne tout du long assez faux illustre par défaut la magie du cinéma : les bonnes idées ne font pas les bons films. Bandes de filles s'avère assez ennuyeux, on ne croit guère à ce qu'on voit, et le manque de crédibilité phagocyte progressivement le film comme un lierre toxique. Ajoutez à cette impression générale d'artificialité quelques mauvais choix de montage, et le film apparaît finalement être un soufflé qui ne monte pas, sorte de photographie sur papier glacé de quatre jeunes filles dont on aura bien eu du mal à cerner les vraies personnalités.
Dommage pour Céline Sciamma, qui promettait beaucoup. A revoir.
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Une bande petite surprise! LA famille, les potes, l'école, la rue... Et l'envie de devenir adulte! Pour le cas, de devenir des femmes alors que ce ne sont que des adolescentes. LEs 4 jeunes qui interprêtent les rôles le font avec plasir et une prestation ; ou l'on sent qu'elles ont le jeu dans la peau. Bien qu'il s'agisse d'"amatrice" et que parfois, cela en fait un peu trop.Portée par des moments doux, joyeux ou encore violent (physiquement ou verbalement). Tout les "petits" maux des ados y passent. LA mise en scène donne un ton particulier. Un ton ou les mots sont très important pour le coup (le véritable langage des filles des cités, les gestes... (même si parfois, tombant légèrement dans l'excès ou à contrario ; cela fait un peu cliché de base qui fera plus sourire qu'autre chose ; tout en traitant un sujet de la société). Evidemment, le regard qui ait posé surr cette adolescence et sur l'envie de liberté et d'indépendance se veut juste et fort (car souvent montré du doigt). MAis à chaque générations, les ados ont leurs codes de "vie" avec leur mode de fonctionnement pour être entre guillemmet dans la mode. Rare sont les films traitant de la banlieue, surtout de cette façon ; ou l'on pourrait presque faire passer cela comme un docu / fiction. LA joie, le punch des jeunes y aient. Pour le reste, leur vie que beaucoup ne connaissent que via les clichés et des ont dit... Certes, cela paraitra parfois cliché ; mais globalement c'est montré d'un oeil objectif mais vrai (avec les bons et les mauvais moments). Une production à part, qui plaira sans doute aux jeunes qui s'y retrouveront sans doute selon les passages et s'en amuseront tout en apprenant un peu ou tout cela nous mène...^^. Le sujet était donc délicat à traiter, et être fait correctement et pour le coup ; le pari est réussi. Après faut il aimer ce "genre" de production et de ses thèmes peu souvent aborder ou trop souvent clichés.
Publiée le 27 octobre 2014 ( par Michel Crotti ) Une seule chose .... bravo à Karidja Touré - probablement un avenir tout traçé, douce, forte, non conventionnelle, incroyable dans le rôle de Marieme ou Vic - jeune pousse de 20 ans.... Pour le reste, par exemple, des moments où aucune musique n'accompagne les scènes - c'en est troublant, puis tout à coup, c'est abasourdissant, tellement fort..... des scènes de vie dans les cités, bof, du classique, du simple, du.... peu intéressant voire sans intérêt, proche nullité !! **
La banlieue regardée une fois de plus par la bourgeoisie parisienne. En effet, la seule réelle innovation de Bande de fillesspoiler: (titre qui n’est approprié que pour la première partie, la seconde montrant Vic menant seule son parcours dans la délinquance) par rapport aux multiples autres films concernant les quartiers populaires est que ses personnages principaux sont des filles et non plus des garçons. À cette exception près, le film de Céline Sciamma ressemble aux multiples films et reportages télévisées qui ont été réalisés depuis La Haine sur le sujet (qui outre ses qualités visuelles avait au moins le mérite d’être une des premières œuvres traitant cela). On peut toutefois noter le naturel de ses actrices principales (et particulièrement Karidja Touré) et la beauté de la séquence autour de la chanson Diamonds de Rihanna. Pour le reste, on peut regretter que même si, d’un point de vue purement cinématographique le film est plutôt bon, la réalisatrice se contente de raconter une histoire assez banale si on sort un peu des quartiers riches.
Présenté à Cannes le film de Céline Sciamma été reparti de la quinzaine nanti d'une rumeur plutôt flatteuse. Personnellement même si j'ai apprécié ce que j'ai vu je n'ai pas non plus été transcendé par ce drame adolescent. Mais il faut quand même souligner son principal point positif : la mise en avant comme personnages principaux de jeunes filles et particulièrement de jeunes filles noires qui au niveau de leur présence dans des rôles d'importance dans les longs-métrages sont souvent les grandes perdantes ! Après si les thèmes du film sont intéressants : entrée dans l'âge adulte, expression et conquête de la féminité, émancipation face aux garçons et aux codes patriarcaux de la banlieue et recherche d'un avenir loin du destin de mère et de femme mariée. Si ces thèmes donc, sont bien introduits et exprimés ils font cependant écho aux nombreux constats déjà publiés dans la presse et diffusés dans les journaux et émissions télévisés quant aux difficultés d'être une fille en banlieue. Néanmoins, il faut tirer notre chapeau aux quatre comédiennes débutantes qui incarnent ce quatuor de jeunes rebelles et qui le font avec un talent vraiment étonnant pour des comédiennes amatrices, jamais une scène ou un dialogue ne sonne faux. L'emploi de comédiens non-professionnels est toujours un pari risqué, il faut donc souligner le flair de Céline Sciamma dans la trouvaille de ces actrices. Le film de presque deux heures nous plonge dans une histoire plutôt prenante donc où la lutte de Vic pour définir son destin loin des stéréotypes sociétaux, culturels et cultuels donne un film souvent puissant et vraiment touchant, même s'il perd un peu pied dans sa dernière demi-heure. Un film en prise avec l'actualité et servi par un casting brillant de jeunes filles pleines de vie et force. Un drame prenant à voir.
J'ai eu davantage l'impression de voir un documentaire sur des adolescentes noires dans une banlieue française, qu'un film. Cela finit par ennuyer car il ne se passe vraiment pas grand chose. A la différence de "petite maman", ici, les jeunes filles arrivent à être naturelles d'où ma note supérieure.
Il y a de jolis moments, notamment dans la seconde partie du film. Toutefois, "Bande de filles" est moins abouti que le précédent film de la réalisatrice, le très touchant "Tomboy" : sur le fond comme sur la forme, l'ensemble reste ici assez superficiel, et malgré la fraîcheur des interprètes les personnages secondaires peinent à exister.
Bande de filles c'est un scénario pratiquement parfait, fin, posé, qui évoque les différentes embuches de ces filles de cité, abandonnées à leur sort, à devoir créer leurs propres repères. Le film parait même avoir l'ambition de présenter avec exhaustivité les différents profils de femmes, les différentes emmerdes qui pourraient leur barrer la route d'une belle vie. Du coup, le film est un peu désincarné, il est un peu osseux, ça manque de chair, c'est un produit théorique et militant, pas un grand film fait de sueurs et de sang.
Film intéressant qui retrace le parcours d'une jeune adolescente dans des quartiers difficiles. La mise en scène est efficace à défaut de totalement originale mais au moins elle se veut authentique. Une jeune actrice principale convaincante et qui mériterait d'être vu par la suite dans d'autres films tant aller sincère de vérité. Mon petit reproche aussi se situe surtout sur la fin du film en lui-même e sur les quelques longueurs qu'il existe dans ce film.
à la limite du documentaire, on est plongé dans le quotidien de ces filles de banlieues, avec leurs attitudes, leur code d'honneur, les délires, leurs idéaux. Même si le scénario n'est pas la grande force de ce film, ce dernier montre de vraies tranches de vie intéressantes . Que ce soit les violences comme les moments de sympathie, les actrices et le réalisateur arrivent à nous intéresser à ces destins banales mais pourtant atypiques. une vision différentes et intéressante de la vie banlieusarde .
Alors qu'on pourrait s'attendre à un film gangsta au féminin, "Bande de filles" accompagne sa fragile héroïne dans sa recherche d'identité, préférant distinguer un visage et une personnalité dans les foules fantomatiques qui peuplent les banlieues dans ce qu'en montre les médias.