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Un visiteur
4,0
Publiée le 4 novembre 2014
La quête de liberté d'une jeune fille de banlieue aux prises avec un frère violent, une mère qui n'a pas le temps et les carcans éducatifs et culturels de son milieu.
Mariam tente d'échapper à son destin de future femme au foyer soumise à son époux et sans avenir professionnel. L'école la laisse tomber elle laisse tomber l'école. Elle suit un chemin qui ne mène nulle part mais en le suivant elle apprend la liberté. Cette quête rappelle le film sans toit ni loi d'Agnès Varda mais la construction est bien différente.
Super : La réalisatrice n'en fait pas des tonnes elle arrive à dire les choses sans trop s'appesantir. Elle a une sensibilité qui transparaît dans sa façon de filmer. Elle les aime ces filles.
Les moins : C.S n'en fait pas des tonnes sauf peut-être moment un peu maladroit celui où Mariam fait du deal séquence qui manque de faire tomber le film dans le mélo et le cliché.
Le placement publicitaire dans le film qui commence une pub babybel déguisée puis Twix (plan du distributeur automatique) et pub SFR (lorsque les filles sont à la Défense en haut de la tour) est un peu trop voyant et malvenu.
La naissance des pieuvres et son économie dans les moyens reste à mon avis le film le plus réussi de C.S.
Bande de filles est bien peut être prévu pour un plus grand public. Je le recommande aussi pour les classes de collèges et de lycées d'ile de France en particulier ça peut faire réfléchir.
J'avais beaucoup aimé le précédent film de Céline Sciamma, Tomboy, l'histoire de cette petite fille qui préfère le foot aux poupées, les shorts aux jupes-qui-tournent, les cheveux archi-courts aux crinières et qui s'invente une identité de garçon. C'était fin, profond -je pense que c'est un sujet qui la touchait tout particulièrement, et qu'elle connaissait bien.
Il n'en est sûrement pas de même de Bande de Filles, qui est un catalogue de tous les clichés sur la vie des cités. On croirait une séquence d'Envoyé Spécial...
Marieme (Karidja Touré) vit dans une famille monoparentale, sa mère fait le ménage la nuit, elle a un grand frère qui fait régner la terreur et veille sur deux sœurs plus petites. Quand le film commence, elle est en face de sa conseillère d'éducation qui lui dit qu'après avoir déjà redoublé, une première fois, la troisième, elle ne passera pas en seconde. Elle sera orientée vers un CAP. Un premier indice de la superficialité et de l'insignifiance du film: on aimerait savoir si Marieme est vraiment très mauvaise ou si elle est victime du syndrome celle-là-vu-son-milieu-faut-l'envoyer-en-CAP; si elle s'intéresse, ou pas, au travail scolaire. Si sa réaction est due à une déception ou juste une vexation. De même qu'on aimerait savoir comment sa mère se comporte avec ses enfants; comment elle supporte les allures de cheffaillon du fils ainé. Tout cela nous aiderait à comprendre la jeune fille; cela donnerait de la chair au personnage et à son histoire. Mais non. Sur le plan sociologique on reste au niveau du croquis grossier.
Marieme est racolée par une bande de trois filles qui cherchent une quatrième (la précédente s'est fait mettre en cloque), commandée par la belle, insolente et provocante Lady (Assa Sylla) Que font elles? Pas grand chose, un peu de racket pour se procurer de la tune, elles zonent, vont à la Défense ou aux Halles, leur plus grande joie est de s'offrir une chambre d'hôtel pour passer la nuit à danser, fumer la chicha, rien de bien méchant.... Dans ce quartier, filles, garçons vivent séparés. Pas de mélange de couleurs non plus: les black entre eux, les beurs entre eux, les blancs entre eux. Bref, ces cités que certains voudraient présenter comme une joyeuse mixture, c'est total ségrégation...
On s'ennuie vite dans ce film sans consistance, sans contenu et sans caractères. Il peut plaire à la droite comme à la gauche: chacun y trouvera son miel [Y a rien à espérer de ces lascars. Quelle magnifique énergie dans les banlieues!] ! Preuve de son insignifiance.... Même si Marieme a un exquis visage d'ange et des yeux de gazelle, on ne ressent aucune empathie pour elle. Ni pour personne d'autre. Ce ne sont pas de vrais personnages, juste des héros de BD.
C'est vraiment ce qui se passe en banlieue. Celà nous laisse malgrè tout un goût amère.le fait de penser que l'avenir dans les banlieues reste bien noir. Les actrices jouent Trés bien et sont magnifiques.
Comment Céline Sciamma, réalisatrice du remarquable Tomboy, a-t-elle pu s'égarer aussi largement ? Une explication possible : elle a été tellement fascinée par ses actrices qu'elle a oublié d'en écrire une fiction, hésitant constamment entre le documentaire énamouré et la chronique socialisante.
Au commencement, l'idée est pourtant excellente : donner à voir l'énergie électrisante des jeunes filles blacks de banlieue qui conjuguent féminité et codes de gang, désir d'émancipation et respect de la famille. Le parti-pris de suivre le personnage joué par l'étonnante Karidja Touré dans ses mues successives est aussi un axe prometteur.
Le fait que le résultat sonne tout du long assez faux illustre par défaut la magie du cinéma : les bonnes idées ne font pas les bons films. Bandes de filles s'avère assez ennuyeux, on ne croit guère à ce qu'on voit, et le manque de crédibilité phagocyte progressivement le film comme un lierre toxique. Ajoutez à cette impression générale d'artificialité quelques mauvais choix de montage, et le film apparaît finalement être un soufflé qui ne monte pas, sorte de photographie sur papier glacé de quatre jeunes filles dont on aura bien eu du mal à cerner les vraies personnalités.
Dommage pour Céline Sciamma, qui promettait beaucoup. A revoir.
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La vie au Nord de Paris, sujet déjà abordé. Le point de vue des filles, souvent victime, sujet nouveau, parfaitement mis en scène, souvent drôle, souvent dur.
On frissonne dès les premiers plans du film, parfait condensé de la personnalité de ces filles, qui ont du courage et de la rage à revendre. Mention spéciale à Para One pour sa BO électrique.
trop attendu, superficiel !! j'attendais de la profondeur !!! Autre, que ces parcours connus et inéluctables no espoir!!! Bien les filles prémices d'actrices!! couloir étroit de vies à se réjouir????
Film qui nous plonge dans la dure realité de la banlieue. vue en version féminine, ou parfois elles doivent se battre pour sortir de tous ces codes. Les jeunes actrices noires sont attachantes, touchantes. la bande son est sensas.
On suit avec intérêt l'émancipation et l'affirmation de cette jeune adolescente à travers cette bande de filles où règne une osmose communicative et bien visible à l'écran. On est souvent ému et touché par une pureté et un naturalisme qui sied au jeu de ces filles. Sans concession, parfois abrupt, c'est souvent très drôle également . Donc courez voir ce film.
Trop Long, ennuyeux, trop de gros plans répétitifs et paresseux. Très très surcoté, pas de vibration ni d'émotion scénario des plus banal. La purge. Imposture.
Film touchant et réaliste, une jeune fille perdue entre les dictates faites par les garçons de son quartier (en particulier son grand frère), l'amour, le besoin de liberté! Un bol d'air frais avec des actrices encores inconnues ça fait du bien!
pas mal mais je m'attendais à mieux. un très bon début après le film perd de sa fraîcheur bien qu' il ait bonne brochette d'actrices. bonne interprétations de la bande de filles avec un plus pour" mariemme " qui donne à la fois de la fragilité et de l'émotion au film.quelques passages très bons mais d'autres moins bien.par contre de la très bonne musique du début à la fin avec un générique musical génial.à voir une fois suffit.
Aïe aïe aïe… J’ai beau apprécier la patte de Cécile Sciamma d’habitude, là c’est vraiment trop… français. Et qu’on me comprenne bien quand j’utilise un tel qualificatif, ce sont bien les convenances du cinéma hexagonal que je vise : 40 minutes de situation initiale ; présentation didactique des enjeux ; focalisation extrême sur les déterminismes sociaux ; dialogues très pauvres qui se contentent de surligner la lecture sociale voulue par l’auteur… Pour moi ce n’est juste pas possible à suivre. Le pire c’est qu’il y a bien deux trois séquences, deux trois instants, qui savent traduire le savoir-faire et la délicatesse suave de Cécile Sciammia, mais à mes yeux, il manque tout ce qui devrait y avoir autour pour que ça fasse de ce « Bande de filles » un film enivrant. Car non, je suis désolé, mais simplement se contenter d’enchainer des « tranches de vie » pour sensibiliser et initier les gens à ce que c’est de vivre en banlieue, c’est bien peu, c’est même très pauvre, surtout quand on a déjà mis un pied en banlieue. Et tout ça pour dire quoi au final ? Simplement pour nous apprendre qu’être une jeune fille noire en banlieue spoiler: c’est dur . Et le pire, c’est que je dis ça sans animosité aucune. J’aime bien Cécile Sciamma. J’aime bien son regard. Mais là, pour moi, ce film est juste une ébauche pas réfléchie qui n’offre pas plus que ce que n’importe qui pourrait en attendre et s’en imaginer.