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Un visiteur
5,0
Publiée le 20 octobre 2013
Plus qu'un film : un Spectacle ! Du tragique et émouvant, du drôle, de l'insupportable, des couleurs, de l'inattendu, de l'humilité, de l'audace... Bref, un festival d'arts.... Un des meilleurs films jamais vus ! Merci !
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1,0
Publiée le 3 juillet 2021
Je voulais aimer ce film même si je ne suis pas un fan de l'art pseudo magique de Jodorowsky. Je suis sûr que je pourrais passer des heures à essayer de décoller les couches de motifs très subjectifs pour le réalisateur dans le film mais je ne suis pas le réalisateur donc cela n'a finalement que peu de sens pour moi et il s'est avéré frustrant d'essayer de m'engager dans La Danza de la Realidad. La nudité et les comportements graphiques désagréables des personnages qui y sont associés ainsi que le fait que la mère prononce toutes ses répliques en chantant comme à l'opéra sont tout aussi frustrants. Le format numérique haute définition ne convient pas à l'imagerie surréaliste de Jodorowsky aussi bien que la pellicule utilisée pour ses œuvres antérieures qui sont trop mystiques pour moi. J'ai perdu tout intérêt aux trois quarts du film mais je suis resté jusqu'à la fin me souvenant de la promesse faite par d'autres spectateurs que les derniers plans valaient la peine d'être vus malheureusement ce n'est même pas le cas...
Attention danger. Pour qui ne connaît pas le cinéma de Jodorowsky cette intrusion dans l’univers du réalisateur chilien peut décontenancer,au pire, choquer. C’est son histoire qu’il raconte à travers un délire burlesque et baroque où la demi-mesure des sentiments et de la mise en scène n’est pas à l'ordre du jour. Le cinéaste fait du cinéma qui réinvente sa propre vie, peuplée de personnages illusoires, habitée par des gnomes mutilés, hantée par des visions fascisantes. Tout en convoquant Fellini et Fassbinder , voire même Wes Anderson, Jodorowsky n’en fait qu’à sa tête, bien pleine mais totalement hallucinée. C’est un grand cirque déréglé car un autre cirque s’installe, le sien, et personnellement j’applaudis au clown mirifique.Pour en savoir plus
Plusieurs années après son dernier film Jodorowsky qui s'était converti en scénariste de BD (et des bons comme La Caste des Méta-Barons, Bouncer bien d'autres et bien sur le culte L'Incal) le voici à nouveau derrière une caméra pour nous livrer un film complètement barré comme seuls quelques cinéastes en ont le secret. Jodorowsky revisite à sa manière sa relation avec son père, un homme brutal qui tient une boutique dans une petite ville du Chili, ce sont des immigrés juifs et communistes venant d'Ukraine. Jodorowsky use d'une poésie particulière, très baroque et si on ne rentre pas dedans on peut trouver La Danza de la Realidad totalement grotesque (certains moments le sont comme la scène de miction) mais si vous avez apprécié ses précédents films vous regarder La Danza de la Realidad avec une certaine joie. Sans atteindre la beauté et la magie de Santa sangre ou de La Montagne sacrée, Jodorowsky réalise un film original, une ode à la vie avec des passages plus intenses que d'autres, des instants plus émouvants et si La Danza de la Realidad souffre d'inégalité cependant il s'en dégage une vraie passion de la part de son réalisateur de nous offrir une folie picturale. Un beau film.
« Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple, et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature; et cet homme, ce sera moi. » Avec ce pacte écrit aux lecteurs en 1765, Rousseau définit un nouveau genre littéraire, celui de l'autobiographie. Depuis, une infinité d'artistes a repris ce concept et Alejandro Jodorowski est l'un des derniers en date avec La Danza de la Realidad. Nous narrant son enfance dans son village natal au Chili, le réalisateur transforme la réalité pour mieux l'oublier et créer un conte onirique, où les âmes cinématographiques sensibles devront s'abstenir.
En reprenant l'ordre des Assassins, Nietzsche disait que « rien n'est vrai, tout est permis ». Cette phrase interrogeant la foi et la vérité fait parfaitement écho à l'œuvre du chilien, qui n'hésite aucunement à utiliser le surréalisme pour accoucher de ses souvenirs, craintes et doutes survenus lorsqu'il était enfant. À cause d'une éducation très sévère et d'un exil difficile subit par ses parents, le cinéaste a trouvé dans l'art (la littérature d'abord, puis le cinéma) un moyen de panser ses plaies, à jamais ouvertes dans sa mémoire. La poésie et le fantastique sont alors des armes redoutables pour Jodorowski car elles lui permettent de modifier la réalité à son bon vouloir, mais aussi de mettre un véritable visuel à ses fantasmes les plus fous.
Authentique film de et sur la famille (pas moins de six membres sont crédités au générique), La Danza de la Realidad se contemple tel un rêve que tout le monde ne comprendra pas. Certains même seront déroutés à l'idée d'assister à des chants maternels d'opéra, des hommes dévorant des ânes, ou la Théosophie personnifié. En jouant constamment avec la vérité, il n'est pas si surprenant de voir ce romancier faire apparaître cette figure philosophique pour trouver des réponses à ses questions existentielles.
La religion, la politique, la vengeance ou le courage sont autant de thèmes évoqués dans cette création que transcendés par le poète chilien. En marge de l'économie cinématographique (il utilise le crowdfunding pour financer son film), Jodorowski prouve qu'il est également unique en son genre en signant une œuvre aussi personnelle que singulière. C'est par ailleurs ce qui fait la force et la faiblesse de La Danza de la Realidad, une contradiction de plus dans un monde qui est tout aussi paradoxal, fait de rêves et de cauchemars...
Tout ça est bien convenu et superficiel...N'est pas Fellini ni Bunuel qui veut, et le cinéma à l'estomac ne prend que pour ceux qui n'ont encore pas vu ce genre de film...
Il y a une scène ou un petit orchestre de danse joue, et ...l'un des musiciens a des palmes au pied !! Oui, comme s'il allait nager !!! Vous vous rendez compte, super , non ? Ca c'est inventif, pittoresque, original ..
un MONUMENT !!! un film puissant malgré son coté déjanté, un film sensible malgré sa violence ('modeste) un film artistique dans tous les sens du terme , un coté "Fellini" ... quelle créativité!!! les images, la musique , les personnages .... la philosophie! a voir et revoir pour profiter de tout . un régal absolu .
Ce film ne laisse pas indifférent. On aime, on déteste mais forcement il nous parle et nous perturbe. Film assez mystique, filmé parfois avec beauté mais également parfois avec une terrible violence qui dérange. Parcours initiatique rempli de métaphores. De belles couleurs, de la belle musique, cette langue qui chante à nos oreilles, tout cela fait que je ne déteste pas le film, mais il m’a fortement dérangé et agacé…C’est une « étrange » expérience cinématographique que j’ai vécu en allant voir ce film.
Film qui sait nous toucher en passant par des perspectives de la vie bien différentes à celles qu'on a l'habitude de voir, je pense que chacun peut interpréter un message différant de la part de l'auteur Mais en tout cas on reste pas indifférent. Juste, il ne faut pas s'arrêter au premier degré C'est mon avis personnel. Moi, j'ai adoré!
Heureusement que le film était précédé par un joli court-métrage de Jean-Pierre Jeunet intitulé "Foutaises" ! C'était toujours ça de pris ! Car au cours des 2 heures et plus qui ont suivi, rien ne m'a plu, je me suis ennuyée, j'ai été fortement agacée, en particulier par le dialogue chanté de la mère qui m'a été insupportable. Je n'avais jamais vu de film de ce cinéaste et ne me déplacerai plus pour en voir. En outre j'ai été gênée par ce que j'ai pris pour une propagande religieuse. Contre la dictature chilienne, contre le stalinisme, contre la tyrannie, on ne semble trouver que la religion est représentée ici comme complètement salvatrice et libératrice !! En y réfléchissant, il vaudrait mieux transformer le film en bande dessinée. Déjà il n'y aurait pas le son et on pourrait regarder les images tranquillement sans les subir.
Dans ce film iconoclaste et inclassable, Alejandro Jodorowsky nous raconte son enfance chilienne, ou en tout cas essaye. Une vraie curiosité, à voir absolument !
A fuir !!! Ne perdez pas votre temps et votre argent car vous partirez au bout de 20 a 30 mn et si vous tenez plus alors "chapeau" :-) A fuir !!! Ne perdez pas votre temps et votre argent car vous partirez au bout de 20 a 30 mn. Si vous tenez plus chapeau :-)
Plutot bon connaisseur de Jodo, notamment par ses bd, ses travaux sur le tarot, deux films fascinants "la montagne sacre" et "El Topo"... Je suis affligé par son dernier film. Ce n'est qu'un re-sucé tellement pauvre des thématiques qui lui sont chères : filiation, mort, mystique, communisme, pouvoir... Certes c'est une autobio, et je le savais déjà fasciné par lui-même, mais de là à sortir un film aussi nombriliste, au secours ! Alors oui, la symbolique, les images fortes et dérangeantes, il sait faire, mais bon, une fois le premier quart d'heure passé et l'univers campé, qu'est-ce qu'on s'embête... Bref, j'espère que ce n'est pas son oeuvre testament, parce qu'il nous avait donné tellement de choses profondes et positivement dérangeantes.
Ouah Jodorowsky a encore la pêche. Il ne s'épargne pas. Il ne nous épargne pas. A plus de 80 ans il revient sur ses premières années au Chili. Son enfance, sa mère et surtout son père. Des images fortes, très fortes, trop fortes ?
Même si la seconde partie essentiellement axée sur son père est parfois un peu longue, la première partie nous ferait penser à Felini et son "amarcord" peut être la généreuse poitrine de la mère peut nous y faire penser.
Un film qui se mérite. Peut être un peu trop "télé rama"
Jodorowsky excelle indubitablement dans l'art de composer des images puissantes dont l'originalité mettra (presque) tout le monde d'accord. La question du sens à donner à de tels tableaux est une toute autre histoire. Dans ses précédents films, l'auteur nous perdait parfois (souvent ?) dans les propos politico-psycho-métaphysique qu'il semblait vouloir exprimer. La Danza de la Realidad propose une trame narrative linéaire plus accessible et des métaphores visuelles moins obscures qu'à l'accoutumée (si, si !), et offre un singulier feu d'artifice d'amour et d'originalité. Néanmoins (oreille en plus), quelques lenteurs viennent plomber le rythme de cette expérience pourtant si rafraichissante.