Pour une fois, j'ai préféré cette adaptation cinématographique à celle de l'oeuvre originelle, à savoir la bande dessinée éponyme d'Etienne Davodeau. Si le rythme y est inégal, le jeu de Karin Viard y est fabuleux. L'actrice porte grandement ce long métrage et apporte toute sa dimension émotionnelle à son personnage. Manque un brin de folie dans la réalisation d'inspiration "Frères Dardennes". Bon film.
Un road-movie à la fois tendre, fantaisiste et vibrant d'humanité mais au scénario pas complètement abouti, porté par l'interprétation émouvante de Karin Viard.
Beau petit film, d'un naturel rare, on suit cette femme au gré de ses rencontres, on a envie qu'elle continue son périple, qu'elle soit heureuse. Karin Viard est comme toujours excellente. Dommage qu'on reste un peu sur sa faim quand arrive le générique.
Portrait d'une femme un peu coincée qui va faire sauter les cadenas de son existence, le film de Solveig Anspach offre sur un plateau un rôle taillé pour Karin Viard, qui fait merveille dans la peau d'une femme tour à tour sur la réserve puis soudainement ouverte au monde et à ses possibilités. Bien entourée, au gré de rencontres aussi improbables que touchantes, elle sublime ce drame social aux ressorts parfois étranges, mais qui fonctionne diablement bien.
Karine Viard est très impressionnante dans ce très beau rôle. Bouli Lanners est également très à l'aise. Pour le reste, le film laisse une sensation mitigée, ce qui marche en BD est moins convaincant en film. C'est notamment vrai pour des seconds rôles qui peinent à fonctionner.
Adaptation d’une BD, ce film est attachant, très attachant, par la finesse de l’histoire et la beauté intérieure, discrète et émouvante, des personnages, tous remarquablement interprétés (mais Karin Viard au-dessus du lot, comme toujours). C’est l’histoire d’une émancipation tardive, d’une reconstruction intérieure. Celle d’une femme négligée, écrasée de responsabilités et de déceptions, qui se dépouille de ses oripeaux pour se mettre à nu, grâce à un bon nounours et une vieille toupie, et enfin devenir elle-même et s’épanouir. Tout cela dans un style naturaliste, beau et simple, et des photographies de ciels vendéens splendides.
le parcours libératoire d'une femme ordinaire à la vie ordinaire qui s'arrache de la routine et nous entraine dans un film un peu à sketches où en s'appuyant sur des rencontres au hasard de personnes un peu marginalises, un ancien taulard et ses ferres, une vieille dame esseulée, une jeune fille exploitée et sous la coupe d'une tenancière de bistrot, loin de son mari, de ses enfants et de sa sœur, va se remodeler et reconquérir une forme de liberté salvatrice. Le film vaut pat la tendresse de la metteure en scène envers ses personnages, son rythme lent sur fond de paysages bien filmés
Jolie surprise qui fait du bien sans prévenir. Karin Viard y est impeccable en femme qui plaque tout… sauf son humanité. Son escapade bretonne ressemble à un “burn-out” version grand air, avec auto-thérapie incluse. Les paysages sentent l’iode et la liberté, et les seconds rôles sont aussi attachants qu’un café partagé face à la mer. Oui, il y a quelques longueurs, mais comme une balade sur la plage, on finit par se laisser porter. Un film simple, touchant, et franchement agréable à regarder.
Karine Viard est superbe dans ce film simple mais qui gagne ses lauriers par le jeu des acteurs. Un scénario classique mais des personnages typiques, sortis d'un roman. A voir.
Il est des films qui nous attirent par sa tête d'affiche. Karin Viard est de ces actrices dont la présence au générique suffit à elle seule à donner envie de voir un film. Alors on s'asseoit confortablement et on donne toute son attention. Les minutes passent, les scènes s'enchaînent, et une petite pensée commence à s'installer : qu'est-ce que Karin Viard est venue faire là-dedans ? Tout son talent ne suffit pas à donner un intérêt au film, à part la scène de plage où elle s'affiche au naturel avec une décontraction déconcertante compte-tenu de la température de l'eau en hiver à Saint-Gilles Croix de Vie. A éviter donc, même si le sujet de la grosse crise de quarantaine mérite d'être traité.
Avec cette histoire baignée d’optimisme et d’humanisme (deux caractéristiques récurrentes dans l’œuvre de Davodeau), le spectateur se laisse facilement prendre au jeu, emboitant le pas hésitant de cette femme comme les autres qui a eu un jour le courage de dire stop à une vie devenue trop banale et sans relief. Lulu fait rire, Lulu émeut par son caractère, par ses choix, par ses maladresses… Autour d’elle, les hommes sont pour la plupart bienveillants, et constituent au final une galerie de personnages drôles et bien sympathiques dans un film dont l’esprit rappelle par moment (en moins complexe et en moins sombre) le très beau film de Dupeyron « Mon âme par toi guérie« .
Lulu femme nue - itinéraire d’une femme déçue et paumée après avoir loupé son entretien d'embauche. Malgré son malheur, elle va s'ouvrir aux personnalités d’humains eux aussi insatisfaits de leur vie. C’est très basique mais l’actrice arrive à nous embarquer avec elle. 2,9/5
"Lulu femme nue", je l'ai vu dans le cadre du Festival "Drôles d'endroit pour des rencontres" (décidément, j'en ai vu des films dans le cadre de ce festival, mais là on touche presque au but :o), lors d'une projection en présence de la costumière du film qui nous a raconté à quel point les habits des personnages du film étaient essentiels pour qu'on croie à ces gens modestes mais tellement humains qui peuplent le film de Sólveig Anspach, libre adaptation de la BD d'Etienne Davodeau.
Cette BD, je l'ai d'ailleurs lue après avoir vu le film, et je pense que j'ai eu raison, car évidemment la BD est sans doute plus riche, plus détaillée plus poétique aussi que le film, mais l'adaptation par la cinéaste d'"Hauts les coeurs" n'en reste pas moins très réussie, malgré 10 premières minutes pendant lesquelles il faut se faire à cette image pas terrible (j'ai toujours un peu de mal avec les films tournés en numérique, pourtant on en voit de plus en plus).
Forcément, on l'a d'ailleurs dit ici et là, et la présence de Claude Gensac dans les deux films accentuent cette comparaison. "Lulu femme nue" n'est pas sans rappeler "Elle s'en va" d'Emmanuelle Bercot, un autre film sur une femme qui s'échappe pour mieux renaitre, un film que j'avais vu, je m'en rappelle parfaitement, le jour même de mon anniversaire, invité par les cinéma Pathé pour l'occasion.
Mais si si l'escapade en voiture de l'immense Catherine Deneuve m'avait bien laissé de marbre, la fuite en avant de Karin Viard à Saint Gilles Croix de vie Anspach m'a beaucoup touché. "Lulu femme nue" est une oeuvre délicate, nourri de tendresse et d'humanité, mettant en avant ces liens qui se tissent et se retissent entre des gens un peu trop isolés, un peu trop perdus sans la solitude, un peu à la marge, qu'ils soient ancien repris de justice ou personnes âgés sans plus aucun lien social. Tous ces personnages écorchés vifs, blessés par l’existence, paumés au grand coeur sous des apparences un peu rustres, la cinéaste donne à chacun d'entre eux, le temps de nous les faire aimer, et rien que cela est fort louable dans un cinéma français où l'humanisme n'est pas toujours présent. Une aventure modeste, mais qui laisse vraiment une bien belle place à ces personnages qui ont connu des erreurs de parcours mais à qui on laisse une seconde chance. On aime beaucoup ce Charles (interprété par un Bouli Lanners qu'on a jamais connu aussi séduidant), ex-taulard dont elle s'amourache, ses deux frères pieds nickelés assez hilarants (avec Philippe Rebot, aussi bon que dans Mon ame par toi guérie, un film auquel on pense aussi, mais en moins fort), et bien sur, dans la dernière partie du film, Marthe (Claude Gensac) qui se fait piquer son sac avant de s'attacher à sa voleuse..
Bref, des acteurs magnifiés et qui donnent tout leur savoir faire, notamment Karin Viard qui incarne ce rôle de femme à la dérive sur la pente de la guérison avec énormément de justesse et de sensibilité.
un film frais. sans l'excellente te interprétation de Karine Viard, cela aurait pu être diffusé sur TF1 comme téléfilm. mais le scenario est sympa. quelques partis-pris qui ne laiseront personne indifferents. on a envie de suivre les aventures de Lulu comme dans une bonne BD ou un bon roman qu on ne veut pas lâcher. deux rôles loufoques (les freres du barbu)... on aime aussi Claude Gensac. une bonne surprise.
10 595 abonnés
11 630 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 13 juin 2014
Une crise de la quarantaine (ou cinquantaine...) soudaine pour une femme qui était enfermée dans son rôle de mère et de femme qui va vivre un échec dans sa recherche d'emploi, un échec qui lui permettre de se remettre en question sur sa vie et ses choix finalement ça va être un mal pour un bien. On ressent beaucoup de tendresse pour Lulu mais ça s'estompe assez vite surement du au fait qu'on ne connait pas son passé et tout ce qu'elle à vécu avant. La première partie est bien avec le duo Viard Lanners qui fonctionne bien mais cela ne dure pas longtemps et la deuxième partie est moins réussi. Au final un film trop classique et à qui il manque ce petit plus pour en faire un bon film.