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annereporter94
57 abonnés
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5,0
Publiée le 10 février 2014
Un film d'une incroyable beauté. Beauté des images, beauté des sentiments. Les mots manqueraient presque pour exprimer tout ce que l'on ressent à la sortie de la salle...
Il n’y a pas de doute, Koreeda sait filmer les enfants. Il l’a prouvé à maintes reprises et notamment dans « Nobody Knows », œuvre bouleversante qui met en scène des enfants livrés à eux-mêmes, abandonnés par une mère absentéiste et devenus quasiment clochards en l’espace de quelques mois. Dans « Tel père, tel fils », il rempile pour un film dont l’histoire est centrée sur les enfants… mais dont la mise en scène se focalise sur les liens tissés au sein de la famille nucléaire, illustrant en même temps le point de vue du fils, de la mère, et du père.
Le scénario était a priori difficile à rendre fascinant : deux enfants, qui ont désormais six ans, ont été échangés à la naissance, et ne vivent donc pas avec leurs parents biologiques. Cette idée de base, loin de plaire à tout le monde, constitue le gros défaut du film, tout comme quelques interrogations scénaristiques qui restent sans réponse spoiler: (pourquoi l’autre famille accepte-t-elle l’échange ?) .
Face à un scénario que beaucoup se seraient contentés d’illustrer en tirant de grosses ficelles sentimentalistes, Koreeda filme avec retenue et pudeur. Et c’est justement cela qui rend son récit extrêmement touchant. Il nous amène à comprendre les émotions ressenties par chacun de ses personnages, en utilisant une mise en scène à la fois irréprochable et astucieuse. Elle lui permet de cerner le beau dans chaque instant, à l’image des séquences de trajet en voiture transformées en magnifiques bouffées d’oxygène. Elle lui permet également de renforcer la charge émotionnelle du film : personne ne pourra rester indifférent. Certains appelleront ça un « tire-larmes » (à l’image d’un « P.S. I love you »), j’aurais envie de rétorquer qu’il s’agit là du contraire absolu : Koreeda nous rappelle ici que l’universalité de l’émotion peut également émerger avec finesse et intelligence.
Un drame cruel et bouleversant brise le destin de ces deux famille à jamais , même si le sujet reste universel , le lieu de l'histoire ( le japon et ces traditions ancestrales ) la mise en scène tout en retenue et l'interprétation ( surtout les deux garçons ) y sont pour beaucoup dans l' exceptionnelle réussite du film .
Un film sublime, un film qui nous transporte dans la culture Japonaise. En effet on est confronté à deux milieux social (on peut avoir peur à la vieille comédie américaine sur la rencontre entre le riche et le pauvre mais ce n'est pas du tout cela) qui expose la mode de pensée de ce pays. On répugne la figure du père Nonomya fruit de la réussite capitaliste avec son "Tout s'explique donc", puis au long du film on comprend sa position jusqu'à même oublier les premier concerné: les enfant Ainsi ce film défile délicatement et nous offre une réelle réflexion sur cette société Japonaise mais aussi sur le rôle du père, de la famille et du lien du sang... A voir absolument !
Superbe. C'est terriblement prenant et émouvant. Quel choix. Tragique. Le film explore toutes les pistes et donne des réponses à cet homme qui cherche. Le deuxième père est plus confiant: il a peut-être déjà la solution. C'est vraiment très très beau et encore une fois également parce que cela fait remonter à ce père toute l'idée qu'il doit se figurer de la paternité car il pensait qu'il était inéluctable d'être le même père que le sien. Magnifique film qui mérite ses 5 étoiles
Un film simple et bouleversant, qui ne verse pas dans le larmoyant et explore la famille, la société japonaise, les traditions et la modernité, les gènes et l'éducation, l'amour et les liens du sang... avec humour et douceur, sans jamais porter de jugement. Les acteurs sont excellents mais on peut parfois regretter un léger manque de rythme.
Prenez le même pitch que "La vie est un long fleuve tranquille", enlevez toute la partie comique insolente et critique sociale, ajoutez-y le sérieux et la culture japonaise et vous obtenez "Tel père tel fils". C'est tendre, émouvant, la question sur les liens de la filiation est posée avec une grande subtilité, mais c'est le genre de film qui passionne ou pas.
D'une grande délicatesse ce drame interroge la notion de parenté, autant dans les attentes déçues que dans les implications afférentes, et la réalité des liens du sang avec la question implicite de l'inné ou de l'acquis ainsi que le poids de l'histoire familiale pour dresser le portrait de deux couples partiellement stéréotypés mais dénués de manichéisme et interprétés avec justesse (Masaharu Fukuyama offrant un jeu tout en nuances). Attendu mais non dénué d'une touchante pudeur.
Impossible de ne pas succomber à la magie et à la philosophie de ce drame bouleversant empreint d’humanité, de réflexion et de sociologie. Maîtrisé à tous les niveaux, c’est le genre de film qu’on aimerait voir tous les jours : un vrai mélodrame sensible, poignant et sublime. Qu’auriez-vous fait à leur place ?
Le réalisateur japonais est particulièrement doué pour faire des films sociaux où est mêlé sentiments humains et différence entre catégories sociales. "Tel père, tel fils" emprunte le même chemin, c'est une belle leçon de vie laissant en suspens plusieurs questions existentielles. A partir de quoi peut-on admettre qu'un enfant est de soi? Par les liens du sang? Par l'amour que l'on a pour lui? Hirokazu Kore-Eda mettra deux heures pour étaler toute la complexité de ce sujet. Une belle oeuvre sociale de ce talentueux réalisateur japonais.
Ce film reprend le scénario de base de “La vie est un long fleuve tranquille” avec les bébés échangés à la maternité et les deux familles opposées socialement. C’est la même histoire dans une version dramatique au lieu d’humoristique. J’ai trouvé le film trop simpliste, il y a trop de bons sentiments (spoiler: dans le dénouement notamment ). Je n’ai pas aimé l’évolution du personnage du père, tout m’a semblé cousu de fil blanc.
Partant d’une idée de départ plutôt banale – deux nouveau-nés échangés à la naissance – le réalisateur nippon Hirokazu Koreeda offre une chronique familiale sur la filiation paternelle sensible et émouvante évitant l’écueil du sentimentalisme niais. Dépourvu de clichés mais porteur d’un regard tendre et mélancolique le cinéaste offre par sa formidable direction d’acteurs et sa mise en scène sobre et sans emphase un long-métrage très bien tenu.
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2,5
Publiée le 5 juin 2014
Primé à Cannes en remportant le prix du jury Tel père, tel fils est un film qui raconte un drame la peur de tous les parents la peur de voir son enfant échangé à la naissance. C'est une histoire forte avec comme question est ce que les liens du sang sont plus important que les liens du cœur ? Hirokazu Koreeda le réalisateur a fait le choix de ne pas en faire trop c'est très sobre peut être trop car je n'ai rien ressenti je m'attendais à être touché par cette histoire mais cela n'a pas été le cas. J'ai eu l'impression aussi que le sujet n'était pas du tout exploité on tourne autour pendant deux heures mais on rentre jamais dans le vif le traitement est comme tout le reste trop sobre. C'est quand même un film "agréable" à voir mais je m'attendais à beaucoup mieux.