Tel père, tel fils
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352 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 janvier 2014
Sur un scénario déjà exploité en France par E Chatiliez, voici un film très émouvant qui n'a rien à voir avec le film français, puisqu'il n'utilise aucun ressort comique mais au contraire nous touche beaucoup en nous faisant réfléchir aux conséquences d'un échange d'enfants à la naissance. On se met à la place des infortunés parents, on compatit aux peines des enfants (adorables petits garçons), on s'étonne de la réaction du père ambitieux prêt à miser sur le 2ème garçon peut-être plus conforme à ses désirs...
Alice025

1 887 abonnés 1 501 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 janvier 2014
Voici une petite perle du cinéma japonais, avec un thème délicat à traiter mêlé au drame. Deux nourrissons ont été échangé à la naissance. Ce film aborde les réactions diverses des deux couples, aussi contrastées soient elles, mais aussi la différence du milieu social, la vie et les habitudes des familles, l'évolution de cette nouvelle bouleversante...
Version dramatique du film « La vie est un long fleuve tranquille », cette histoire nous lance une longue réflexion sur les liens du sang et les liens du coeur. Comment vivrons nous cette nouvelle, si elle nous arrivait ?
Véritable leçon humaine, sensible, émouvante et touchante, « Tel père, tel fils » est un drame qui nous fera avoir les larmes aux yeux, face aussi à de très bons acteurs.
La seule chose que je lui reproche, c'est sa lenteur.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 18 janvier 2014
Un sujet vraiment intéressant avec d'excellents acteurs mais trop japonais pour moi! !! On a envie de crier ou de pleurer, voire de se mettre en colère ou de tout casser et eux ils restent. ..imperturbablement calmes. Vraiment trop japonais pour moi!
Gabith_Whyborn
Gabith_Whyborn

44 abonnés 842 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 janvier 2014
Très beau film japonais! Le synopsis fait évidemment penser au super film "La vie est une long fleuve tranquille" mais heureusement "Tel père, tel fils" est complètement différent, il n'y a que l'idée de départ qui est la même; leurs enfants qui ont été échangés à la naissance. J'ai trouvé ce film profond et poignant, le réalisateur Hirokazu Koreeda traite d'une telle justesse un sujet aussi délicat!
Cineseba
Cineseba

49 abonnés 632 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 janvier 2014
"Le film "Tel père, tel fils" est une belle version dramatique japonaise de "La vie du fleuve tranquille ". Dans ce film, un père issu d'un milieu aisé, qui a de fortes ambitions pour son enfant, découvre que cet enfant n'est pas le sien et qu'il y a eu d'échange de nouveaux nés… Il sera confronté au choix entre continuer à élever son enfant qui n'est pas le sien ou choisir son fils biologique … Le réalisateur Hirokazu Kore-Eda aborde avec justesse le thème de la filiation, de la paternité. Il nous pose la question : Que faut-il choisir entre les liens du sang qui semblent souvent associés à la transmission du patrimoine, de l'histoire familiale et les liens affectifs, la base de l'éducation ? Ce beau film montre aussi comment les enfants réagissent face à l'échange des familles. Faut-il éclater la cellule familiale ou pas ? D'ailleurs, H. Kore-Eda oppose les deux portraits de familles, l'une plus rigide, vivant dans un milieu aisé, qui pense que le travail est fondamental pour mieux vivre, l'autre plus joyeuse, qui partage les valeurs du bonheur, du plaisir, de partage… Film réaliste, sobre et touchant ! Le rythme des scènes est très calme, axé sur les sentiments, des craintes des parents face à leurs enfants échangés. Les acteurs sont intenses ! Enfin, le film est très frappant dans l'image de la société japonaise rigide et sa culture. Le système de l'éducation y est impressionnant ! Beau film, malgré quelques petits longueurs ! "
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 janvier 2014
Un film magnifique, tout en finesse et en retenue.
Roger O.
Roger O.

15 abonnés 37 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 janvier 2014
Le système scolaire japonais est impitoyable. Pour être admis dans une "bonne " école primaire, un enfant est obligé de mentir, de faire croire au jury qu'il mène une vie familiale exemplaire et qu'il a passé notamment une partie de ses vacances scolaires à faire du camping avec son père attentionné; l'examen d'entrée terminé, le père, qui a assisté à l'entretien, s'étonne de découvrir qu'il aurait passé ses congés sous la tente avec son rejeton. Celui-ci lui révèle alors que c'est son "professeur du soir" chargé de l'entraîner à l'épreuve qui lui a conseillé de présenter cette image de la famille idéale pour être accepté dans cette école recherchée... Cette scène inaugurale fait froid dans le dos...
Pourtant, l'intrigue qui va être immédiatement mise en place dès la seconde scène semble inspirée de La vie est un long fleuve tranquille: il s'agit en effet d'une histoire de substitution d'enfants. Mais on est loin de la comédie avec le film de Hirokazu Kore-eda: c'est une réflexion délicate et approfondie sur la filiation. Qu'est-ce qu'être père? Le père est-il simplement le géniteur qui a donné de sa semence ou celui qui a donné de son temps à l'enfant? La réponse est loin d'être évidente et la prise de conscience du père, déçu de voir que son fils n'est pas l'ambitieux qu'il est lui-même, sera douloureuse: il en viendra à être soulagé d'apprendre que si "son fils" lui ressemble si peu, c'est qu'il n'est pas le sien; mais il aura les pires difficultés à se faire admettre par son "vrai" fils, habitué à un tout autre type d'éducation et à une famille chaleureuse.
Parfois, l'opposition entre les deux familles est un peu trop appuyée: l'une froide, vivant dans un univers aseptisé avec apprentissage obligatoire du piano, l'autre vivant dans une bohème sympathique où le père partage les bains et les jeux de ses enfants; parfois aussi, la mise en scène trop explicite gagnerait à être plus fine: ainsi quand les deux chemins, l'un emprunté par l'un des pères, l'autre suivi par l'un des fils, finissent par se rejoindre; parfois enfin, un thème n'est pas suffisamment exploité: par exemple, celui de la fratrie; certes, l'un des pères a des relations conflictuelles avec son frère, mais pratiquement rien n'est dit du désir que pourrait ressentir un enfant non seulement de rejoindre le papa et la maman qui l'ont "élevé", mais aussi ses frères et sœurs avec qui il a tout partagé.
Malgré ces petites réserves, nous avons là un excellent film qui nous invite sans didactisme, sans réponse toute faite, à réfléchir à des problèmes existentiels et essentiels. Les acteurs sont formidables: les mères particulièrement et l'interprète du rôle principal qui est un chanteur très connu au Japon: Masahuru Fukuyama (quand on regarde certains de ses clips, on est surpris de la métamorphose...)
Quelques scènes du film, qui a obtenu le Prix du Jury au dernier Festival de Cannes, resteront gravées dans notre mémoire: celle de la sélection scolaire mentionnée plus haut; celle aussi de la révélation sur les circonstances de la substitution des enfants à la maternité; celle, enfin, où un enfant adopté se dresse violemment pour protéger "sa mère" contre celui qu'il considère comme un agresseur: ce dernier lui indique que le problème qui l'oppose à sa mère ne le concerne pas et l'enfant rétorque : "Cela me regarde parce que c'est ma mère!"
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 janvier 2014
Très émouvant, des acteurs très convaincant. Le film du moment.
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 janvier 2014
Hirokazu Koré-Eda renouvelle cette tradition du cinéma japonais subtil, délicat; une calligraphie tracée au pinceau le plus fin; en Europe on dirait: une aquarelle, et comme d'habitude, il parle de ce qu'il connait le mieux, les enfants -et des violences que les adultes leur font subir.

Ryota (Masaharu Fukuyama) est un brillant architecte. Il habite un magnifique appartement avec sa femme Midori (Machiko Ono) et leur fils unique de cinq ans, l'exquis petit Keita (Keita Ninomya); après un premier accouchement difficile, Midori ne peut plus avoir d'enfant. Ils adorent leur fils: mais, manifestement, Ryota ne se reconnait pas du tout dans son rejeton. Keita est facile; on le prépare déjà, dans son beau petit uniforme, à rentrer dans la meilleure école; on lui donne des leçons de piano, qu'il accepte sans mauvaise grâce. A l'audition, il est nul.... mais pas du tout attristé d'avoir raté, il applaudit de bon cœur les élèves brillants. Bref, c'est clair: Keita ne sera pas un winner, comme son Papa....

Coup de tonnerre: les parents sont convoqués par l'hôpital. Celui ci a la preuve qu'il y a eu échange de nouveaux nés, à la suite de la malveillance d'une infirmière frustrée. Le conseil qu'on leur donne: faire l'échange le plus vite possible.

L'autre père de famille, c'est Yudai (Lily Franky). Il tient un pauvre magasin d'électroménager (un petit boutiquier!), il ne fera jamais fortune mais il s'en fiche, puisque son boulot lui laisse le temps de s'occuper de son fils Ryusei, et des deux petits qui ont suivi. Choc culturel, même s'il n'a rien de caricatural (on n'est pas chez les Groseille et les Lequesnoy).

Les deux familles se fréquentent. Pour les deux mères, c'est facile: elles partagent le même désespoir. Elles peuvent pleurer dans les bras l'une de l'autre. Midori est toute prête à devenir amie avec Yoko (Yukari Saiki). Ce qui bloque, c'est l'arrogance de Ryota, qui est tout prêt à prendre les deux garçons: il a les moyens de les élever, lui! Ryota ne veut pas perdre. C'est pas son genre. Il veut tout gagner.

On échange les enfants pour une nuit, un week end. Keita n'est pas malheureux avec ce papa rigolo et joueur, et ce petit frère et cette petite sœur dont il rêvait. Ca se passe moins bien pour Ryusei, rétif à apprendre les règles de la bonne éducation bourgeoise...

Puis, vient le jour de l'échange définitif. Ce qui est terrible et que Kore-Eda nous donne à voir, c'est que pas un instant, on ne s'est soucié de ce que ressentaient les principaux protagonistes du drame: les deux petits garçons. On les a échangés comme des paquets dans une transaction commerciale. On ne leur a même pas expliqué ce qui leur arrivait. A la question "pourquoi aller chez ce nouveau papa?", Ryota n'a su répondre que "C'est une mission", comme si seul l'univers des jeux vidéo pouvait être le cadre de cette lamentable histoire. Oui, quelle violence fait subir la société japonaise aux enfants! (On ose imaginer que chez nous, où une armée de psys se serait abattue sur les familles, on aurait trouvé une solution moins violente

C'est un chef d'œuvre, et si vous n'êtes pas sortis de la salle avec la gorge serrée et les yeux humides, sortez de chez moi! Je ne veux plus rien avoir de commun avec vous. C'est un chef d'œuvre.
Christophe L
Christophe L

8 abonnés 379 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 janvier 2014
Incroyable histoire portée simplement par la caméra d'un réalisateur japonais qui, en traitant le sujet (échange de bébés à la naissance), montre avec la plus grande justesse, les points de vue divergent de deux familles d'un niveau social différent et confrontées à un dilemme de taille : 6 ans après, faut-il échanger à nouveau les enfants pour qu'ils retrouvent leur vrais parents ? Prix du Jury au festival de Cannes 2013 vraiment mérité...
Zeitnot33
Zeitnot33

4 abonnés 279 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 janvier 2014
Le scénario est classique : 2 familles que tout oppose.
Les deux enfants sont très bien.
Le tout en fait un film correct, sans plus.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 janvier 2014
Personnellement, ce film est très bien tourné, avec des acteurs pleins dans leur rôle et un jeu de caméra autour des enfants époustouflants.
spoiler: En revanche, je suis assez déçu concernant les choix des parents autour de la garde des enfants. Autant je comprends très bien le fait que les parents aisés, jouant le rôle du japonais "cliché" se tuant au travail avec des principes de réussir ou mourir, ont l'obsession de récupérer leur enfant biologique, autant je reste perplexe concernant la famille modeste qui base l'épanouissement de la famille par l'affectif et qui, selon moi, aurait du en toute logique refuser le changement des enfants. Je pense que travailler sur ces sentiments là m'auraient paru plus judicieux.


Au final quand même, j'ai trouvé ce film très bien, où les sentiments et les relations entre les personnes sont remarquablement mis en scènes.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 janvier 2014
Un film somptueux à ne rater sous AUCUN prétexte !
Rotten Tomatoes
Rotten Tomatoes

117 abonnés 695 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 janvier 2014
Il faut avoir un minimum de culture cinématographique pour apprécier Tel père, tel fils à sa juste valeur. Les longs-métrages japonais sont toujours durs à aborder : froids et calmes en apparence, la révolte est silencieuse. Hirokazu Koreeda réalise ici une magnifique oeuvre sur l'éducation des enfants en posant une simple question : un enfant tient-il de ses parents grâce à son sang ou grâce à l'éducation qu'il a reçu de ces derniers ? Sa réponse ne fait ici pas de doute : fustigeant la tradition nippone d'un père distant et dur envers son enfant - et sans remettre en cause l'amour qu'il lui porte - il préfère mettre en avant tout ce qui déplait dans la société japonaise : apologie de la procrastination, de la société occidentale et des pères aimant.
En ce qui concerne la technicité du film, je remet la palme d'or au directeur de la photographie, à la chef décoratrice ainsi qu'au chef éclairagiste : le film est visuellement magnifique et chaque scène, chaque plan est digne d'intérêt. A voir absolument, au moins pour s'habituer aux pépites du cinéma japonais. 4,5/5
AMANO JAKU

356 abonnés 797 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 janvier 2014
C’est la belle vie pour un jeune architecte, Ryoata, son épouse Midori et son fils Keita de 6 ans. Malheureusement, un évènement incongru va bouleverser leur vie de famille idéale : la maternité de l'hôpital où est né leur fils les contacte pour leur apprendre que deux nourrissons ont été échangés à la naissance. Le garçon qu’ils ont élevé n’est techniquement pas le leur, ce dernier ayant alors grandi au sein d’une famille modeste...Voilà le point de départ du nouveau film d’Hirokazu Kore-Eeda (qui nous avait déjà livré les bons "Distance", "Nobody Knows", "After Life" et "Air Doll"), qui n’est pas sans rappeler celui de "La Vie est un Long Fleuve Tranquille" (mais de là à dire que "Tel Père, Tel Fils" en est le remake, faut arrêter de boire les mecs !!). Mais, alors que le film d’Etienne Chatiliez mise tout son récit sur l’humour, Kore-Eeda lui va plus puiser du côté de la crise existencielle, la remise en cause des notions d’amour et de sanguinité : comment rester insensible devant ses familles confrontées à un dilemme insoluble « Les liens du sang sont-ils plus importants que l’amour que l’on a donné à celui que l’on croyait être la chair de notre chair ? ». Il commence dans un premier temps par nous immerger au sein du quotidien des deux familles, décrivant en prenant son temps mais avec une relative précision leur milieu social, leurs comportements, leurs gestes, leurs habitudes. Puis, le réalisateur choisit alors une voie inattendue : Ryota voit en cette révélation l’explication au fait que « son fils » n’arrive pas à être aussi bon que lui à l’école et en piano, et décide de faire avec l’autre famille un échange des deux garçons. Cette solution saugrenue, qui paraît la meilleure chose à faire pour Ryota, va pourtant assez rapidement prouver sa bêtise lorsque son fils biologique va enchaîner des « pourquoi ? » à tous ce que lui demandera Ryota, bien conscient du ridicule de la situation en jouant sur l'emploi des mots « papa » et « maman ». Et, alors que le reste des situations s’attache particulièrement aux différences entre les deux pères (Ryota est l’archétype absolu du cadre supérieur ambitieux, matérialiste, élèvant son enfant à la dure pour en faire un futur élite de la société ; alors que Yudai est un grand papa poule blagueur qui n’a comme projet pour ses enfants que de passer le plus de bons moments avec eux) ; Ryota va se retrouver devant le ridicule de la situation grâce aux deux garçons, l’un ne voulant pas devenir son fils, et l’autre qui ne veut plus revenir car il ne lui pardonne pas le fait de l’avoir abandonné. Et oui, car c’est à ce moment, alors qu’il ne croyait « ne pas l’aimer », que Ryota se rend compte à quel point il aime Keita (il n’y a qu’à voir sa présence lors du suivi de la scolarité de Keita ou de son apprentissage du piano) lorsqu’il découvre par le biais d’un appareil photo que ce dernier l’aime lui aussi énormément. Avec une simplicité et une virtuosité, Hirokazu Kore-Eeda arrive à nous émouvoir avec une telle puissance qu’il est difficile de contenir ses larmes. Très beau film loin des clichés mielleux des traditionnels mélodrames, "Tel Père, Tel Fils" est une ode à l’amour parental, un amour qui met en avant le fait que le cœur prévaut toujours sur le sang.
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