Tel père, tel fils
Note moyenne
4,2
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352 critiques spectateurs

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55 critiques
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170 critiques
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83 critiques
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Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 avril 2026
Il arrive que la vie nous arrache à une évidence que nous n’avions jamais interrogée. Avec Tel père, tel fils, Hirokazu Kore-eda ébranle la croyance selon laquelle le sang garantirait l’amour. Ici, deux familles découvrent que leurs fils de six ans ont été échangés à la naissance. L’hôpital propose alors une solution rationnelle : rendre chaque enfant à ses parents biologiques.

En cela, le film organise d’abord une opposition entre deux foyers. Les Nonomiya, famille aisée et structurée, vivant dans un appartement de verre et de lignes droites, où le temps semble tendre vers nul autre possible que la réussite. Quant aux Saiki, ils habitent un intérieur plus dense, traversé de désordre, de bricolages et de bruits. Cette architecture visuelle épouse la psychologie de Ryota, père ambitieux qui conçoit la paternité comme un projet à optimiser. Les scènes d’étude, le piano, les échanges montrent le père en position dominante, corrigeant, ajustant, mesurant. La violence passe par l’évaluation permanente.

Kore-eda pousse cette binarité jusqu’à la caricature légère. Il force le trait pour que l’effondrement soit perceptible. Ainsi lorsque l’échange s’opère, la mécanique rationnelle déraille. Le fils biologique ne s’insère pas dans ce décor comme une pièce manquante. Celui que l’on a élevé ne cesse pas d’aimer (et d'être) ceux qui l’ont nourri. Le film révèle alors l’impensé de son propre dispositif : la biologie produit une origine mais ne garantit pas un lien.

Le basculement le plus bouleversant tient aux photographies prises par l’enfant montrant Ryota endormi, dépris de sa posture de maîtrise. Le père cesse d’être fonction de contrôle pour redevenir corps. À cet instant, la filiation ne se joue plus dans la logique décrite précédemment mais dans la possibilité d’un regard réciproque.

Le film accorde une place centrale à la durée. Chez Kore-eda, le temps n’est pas un simple arrière-plan, il travaille les êtres et creuse les liens. En laissant les scènes se déployer sans précipitation, le cinéaste donne au temps de la matérialité. Six années ne se dissipent pas sur une décision administrative. Elles pèsent dans les corps, inscrivent des traces. Les cadres s’ouvrent peu à peu, les gestes prennent de l’ampleur, les certitudes perdent de leur netteté. De cette retenue naît la force du film. L’épure laisse affleurer ce qui résiste et ce qui demeure.

En cela, dans ce retrait final, le film interroge ce que signifie être père lorsque l’autorité ne repose plus sur le sang mais sur le temps partagé. En d'autres mots, aimer ne consiste pas à transmettre son image, mais à accepter de ne pas se reconnaître.
Nisan21
Nisan21

14 abonnés 237 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 avril 2026
Un sujet sensible, que le film arrive à traiter en évitant les clichés ou de caricaturer ses personnages.

La réalisation, tout en sobriété, accompagne et sublime le message de chaque scène.
L’esprit libre
L’esprit libre

1 abonné 16 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 mars 2026
Contexte : J’ai découvert récemment le film Une affaire de famille du même réalisateur. Et j’ai lu que ce dernier, ayant ete recompensé de la Palme d’or, n’etait pas considéré comme son meilleur film par la majorité des cinéphiles. J’ai voulu me faire mon propre avis.

Mon avis : Ce film traite aussi de la question des liens familiaux et de la classe sociale. Le sujet de l’échange des bébés est très sensible, et nous questionne. Quelle issue ? Quelle est la bonne solution ? Le système patriarcal nippon et l’importance de la filiation spoiler: se heurtent à la réalité des sentiments et des liens construits, qui s’averent plus forts que tout. Les dernières scènes sont émouvantes.

J’ai trouvé les 2 films d’un égal niveau.
Vio
Vio

1 abonné 9 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mars 2026
De très bons acteurs, surtout un jeu impressionnant pour des enfants. Des plans sublimes avec de jolis cadres, couleurs… une histoire toute fois un peu longue qui laisse beaucoup de « ventre mou » dans l’histoire. C’est dommage pour un si beau film. Je ne recommande pas pour du divertissement mais je recommande grandement pour découvrir l’art du cinéma
Basil
Basil

10 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 octobre 2025
Plutôt déçu du film à en voir les nombres d’éloges à son sujet. On attend quelque chose pendant 2h pour rien au final. Le jeu d’acteur est excellent certes, mais le film est lent, laisse croire à des sursaut de conscience qui ne viennent finalement pas. Je l’ai vu en me basant sur les critiques et j’ai été bien trompé. 2,5/5 pour la réal, la photographie et le choix mélodieux des musiques.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 août 2025
Partant d’une idée de départ plutôt banale – deux nouveau-nés échangés à la naissance – le réalisateur nippon Hirokazu Koreeda offre une chronique familiale sur la filiation paternelle sensible et émouvante évitant l’écueil du sentimentalisme niais. Dépourvu de clichés mais porteur d’un regard tendre et mélancolique le cinéaste offre par sa formidable direction d’acteurs et sa mise en scène sobre et sans emphase un long-métrage très bien tenu.
Geoffrey N
Geoffrey N

4 abonnés 92 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 août 2025
Le film essaie de faire passer de beaux messages sur la parentalité, malheureusement je trouve les procédés un peu grossier et simpliste. De plus le rythme est assez long on pourrait vite s'ennuyer, même si le film est très bien réalisé, bien joué et avec une photographie magnifique. Pour moi on reste sur un film passable à regarder, surtout avec le même synopsis que notre bon vieux "La vie est un long fleuve tranquille".
Iloonoyeil
Iloonoyeil

88 abonnés 367 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mars 2025
Kore-Eda Hirokazu admire le film Les 400 coups de François Truffaut mais , également, Kes de Ken Loach.
Ce cinéaste nippon traite avec ingéniosité et sensibilité les problématiques familiales et filme , avec empathie et subtilité, les enfants.
Merci pour la lecture.
Gérard Michel
Nilsadamdenovion
Nilsadamdenovion

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4,5
Publiée le 24 février 2025
Super film sur l'échange des enfants qui est un évènement qui peut arriver dans la réalité.
La manière dont le film nous embarque au Japon est éblouissante!
J'ai adoré les deux familles qui ont chacun leur conditions de vie et leur joie de vivre.
Le papa de Ryusei m'a beaucoup fait rire, je trouve que même dans l'affaire d'échanges des enfants, il arrive quand même à être calme et souriant. Le papa de Keita est très gentil, mais donne envie de se mettre en colère contre lui. Il a tellement envie d'échanger les bébés qu'il ne s'inquiète pas de rendre l'enfant triste.
J'ai été ébloui par les jardins japonais avec les cerisiers. C'est tellement joli qu'on a encore plus envie d'y aller.
Ce film est porté par un duo de familles très touchantes et d'enfants attachants.
Bravo de la part de Kore Eda pour ce film fantastique!
Fryzer
Fryzer

18 abonnés 388 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 novembre 2024
Un sujet qui m’a plus que dévasté là, je m’attendais encore à être surpris mais c’est au delà de mes espérances là… Kore-eda traite une thématique assez compliqué, touchante et dur de propos, mais y’a quelque chose qui dégage de l’œuvre : l’innocence… que ça soit les enfants ou les parents, personne réalise vraiment les choses, c’est juste exceptionnelle. J’ai eu les frissons. Les acteurs sont clairement convaincants et possèdent chacun un jeu subtil mais qui nous plonge dans ce drame à la perfection. Kore-eda je suis dans le train sache le !
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 octobre 2024
D'une grande délicatesse ce drame interroge la notion de parenté, autant dans les attentes déçues que dans les implications afférentes, et la réalité des liens du sang avec la question implicite de l'inné ou de l'acquis ainsi que le poids de l'histoire familiale pour dresser le portrait de deux couples partiellement stéréotypés mais dénués de manichéisme et interprétés avec justesse (Masaharu Fukuyama offrant un jeu tout en nuances). Attendu mais non dénué d'une touchante pudeur.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 septembre 2024
Sorti en 2103, ce film du réalisateur japonais Hirokazu Kore-eda constitue une variante dramatique de « La vie est un long fleuve tranquille ». Six ans après leur naissance, on découvre que deux garçons ont été échangés dans leur berceau. Ce récit permet de montrer deux modèles de famille aux comportements opposés quant à l’éducation de leurs enfants. Mais c’est surtout le sentiment affectif de ces parents, en particulier celui des pères, qui constitue le moteur de cette histoire. L’approche reste subtile avec une profonde réflexion sur le lien du sang, la transmission des valeurs et surtout le report des ambitions personnelles sur sa progéniture. Bref, une œuvre émouvante.
Dora M.
Dora M.

78 abonnés 543 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 septembre 2024
Ce film reprend le scénario de base de “La vie est un long fleuve tranquille” avec les bébés échangés à la maternité et les deux familles opposées socialement. C’est la même histoire dans une version dramatique au lieu d’humoristique.
J’ai trouvé le film trop simpliste, il y a trop de bons sentiments ( spoiler: dans le dénouement notamment
). Je n’ai pas aimé l’évolution du personnage du père, tout m’a semblé cousu de fil blanc.
NardoBordo
NardoBordo

16 abonnés 198 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 septembre 2024
L'échange d'enfants à la naissance est le sujet. Ce n'est pas traité comme "La vie est un long fleuve...", c'est un drame total ! La culture japonaise mise à dure épreuve, 2 familles, 2 enfants dans cette histoire complexe de rebondissement. Réflexion sur les liens du sang, ils seront bien bousculés de tous cotés. J'ai adoré la captation des émotions. Ce réalisateur est trop fort !
Isabelle D.
Isabelle D.

6 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 septembre 2024
Une histoire de bébés échangés à la naissance révélée lorsqu'ils ont six ans. Une connaissance intime de la culture japonaise, que je n'ai pas du tout, doit permettre de mieux apprécier la finesse et le réalisme du film interrogeant dans un esprit assez démonstratif mais aussi assez subtilement la composante génétique et la composante culturelle dans la constitution de la personnalité de l'enfant, ainsi que l'affectivité, ici en particulier celle du père. Encore une fois il est certainement vain de plaquer la psychologie française type dans cette épreuve sur cette histoire se passant dans une civilisation où les modes de vie apparemment très semblables aux nôtres sont en réalité lestés par l'héritage ancestral et ses bouleversements récents. La focale se porte sur la personnalité de l'un des pères, un jeune homme d'origine modeste mais très éduqué, cultivé, évolué et ambitieux. Architecte de formation, il s'occupe de design dans un grand groupe international. Il est très impliqué, doux et patient dans l'éducation de son petit garçon, notamment l'apprentissage du piano classique, mais peut-être un peu distant aussi. L'enfant, sage et beau comme une image, nous apparaît désarmant de gentillesse et de docilité, mais peut-être pas très doué ni très affirmé pour son âge.
Naturellement la révélation par l'hôpital d'un échange d'enfant suscite le séisme qu'on imagine et le film montre assez bien les différents soubressauts consécutifs à cette situation très complexe.
L'autre petit garçon n'a rien à voir : beaucoup plus grand pour son âge, dégourdi, remuant, provocateur. L'autre père, lui aussi, est très différent. Rigolard, simple, facile à vivre, il est à la fois plus en phase avec les traditions (le cerf-volant) mais aussi beaucoup plus proche de ses différents enfants avec qui il joue énormément. Le jeune père citadin voit cet autre père clairement comme un plouc.
Ce tandem familial passe par différentes étapes et un procès.
Le plus intéressant est l'interrogation du poids des gênes et du poids du milieu, et aussi du positionnement du plus jeune homme en tant que père par rapport aux deux petits garçons. Il voulait manifestement un fils affirmé et intello. La vie lui en a d'abord offert un trop sensible timide et naïf (on peine d'ailleurs à croire qu'il soit en vrai celui du boutiquier), puis un autre irrespectueux et plutôt violent. On comprend qu'il en accepte finalement la charge d'adaptation paternelle sensible pour les deux, au prix d'une évolution douloureuse mais finalement positive.Ce même "travail" semble plus aisé pour l'autre père.
Dans cette histoire on peut regretter l'évident sentiment d'abandon que pendant quelques mois le plus petit et silencieux des enfants a naturellement éprouvé. Malgré la demande de pardon de son premier père, l'enfant a dû connaître un vide effroyable.
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