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gabdias
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4,0
Publiée le 17 février 2018
Impossible de ne pas succomber à la magie et à la philosophie de ce drame bouleversant empreint d’humanité, de réflexion et de sociologie. Maîtrisé à tous les niveaux, c’est le genre de film qu’on aimerait voir tous les jours : un vrai mélodrame sensible, poignant et sublime. Qu’auriez-vous fait à leur place ?
Un très beau film de Kore-Eda , décidément un des maitres du cinéma japonais contemporain , très profond , très humain , dans la grande tradition japonaise de Ozu, de Mitsogushi , sur le questionnement de l’homme, sur la bienveillance et la quête d’identité. Le scénario aborde un thème déjà -vu, de l’échange de bébés au berceau, et de leur destin parallèle élevés par des familles de milieu très différent. Ici Le couple principal est un jeune couple CSC , le mari travaille dans un grand groupe japonais à une poste de cadre supérieur. IL donne une éducation parfaite à son fils, cours de piano, de maintien, meilleure école privée. Mais l’annonce par l’hôpital du changement de bébé au berceau va tout bouleverser. Son fils de sang va lui être présenté, mais le charme n’opère pas . Se pose alors la question essentielle de la filiation. La différence entre l’inné et la transmission. Pourra-t-il apprendre à connaître, amadouer, éduquer ce nouveau 2e fils ? Un temps il est tenté d’acheter ce 2e fils, financièrement pour en avoir la « propriété » mais l’argent n’est pas suffisant et il faudra qu’il essaie de chercher au fonds de lui même les ressources pour se remettre en question et retrouver le sens de l’amour. Le final est très astucieux ne prenant pas parti et laissant toutes les options ouvertes, et chaque spectateur face devant ce questionnement ouvert, pourra s’interroger sur son propre ressenti… Très beau film , même si j'ai un faible pour son autre chef d'oeuvre dans la même veine " Notre petite soeur" .
Un excellent film qui ose prendre des risques pour délivrer son message. Les personnages sont tous très attachants, ce qui donne à l'histoire un enjeux intense. Une véritable claque qui vous mènera à remettre pas mal de choses en question. Si vous avez une soirée à tuer c'est ce film qu'il vous faut.
On connaît tous le concept de deux enfants échangés à la maternité qui oblige deux familles aux idéaux et aux milieux sociaux différents à se rapprocher pour connaître leur progéniture tout en abordant la question délicate de ce qu'il faut faire pour remédier à cette impasse sans trahir les liens familiaux. Tel père, tel fils est probablement l'oeuvre qui exploite le mieux cet élément déclencheur pour plusieurs raisons. La première car il traite son histoire avec énormément de sérieux en abordant toute les questions possibles (trahison, adoption, échange, milieu social). La deuxième car il se concentre avant-tout sur les parents, un en particulier qui rejette la raison de la distance avec son fils sur le lien du sang, les enfants concernés étant moins privilégiés par la caméra de Kore-eda puisqu'ils ne comprennent pas quel est la complexité de la situation qu'ils vivent et subissent l'incompréhension de leurs parents accordant selon chacun peu ou trop d'importance à cet incident, ils sont avant-tout des victimes. Incompréhension parfaitement mise-en-scène, la moindre scène, la moindre parole est prétexte à développer les liens des personnages par l'amour ou le rejet. Tout en posant la réflexion de qu'est-ce qu'un père et qu'est-ce qu'un fils et si le sang est réellement un lien et un gage d'amour. Tel père, tel fils est une véritable réussite, l'émotion n'en devient que plus sincère. A voir absolument.
Je n'ai pas de mots pour exprimer la magnificence de ce film. La scène où le père poursuit son fils sur tout le long d'un chemin stratifier dans un bois..... Des larmes ont coulé de mes yeux pour la première fois en regardant un film
Une histoire d'échange d'enfants à la naissance, c'est toujours fort en émotions mais au vu des dialogues et des personnages les sentiments sont devinés et pudique, c'est jolie
L'histoire est bien tourné avec le point de vue des deux familles, on arrive à certains moments à préférer une famille puis deux scènes après, c'est l'autre qu'on préfère donc on s'ennui pas.
Les acteurs sont tous convaincants, grâce à ce jeu si introverti. La réalisation est originale par les émotions qu'on ressent, par un point de vue de la parentalité originale et un joli décalage de classe sociale.
les décors sont un peu clichés et artificielles mais restent jolies.
En résumé, ce drame japonais de Hirokazu Kore-eda, s'inscrit dans son temps (2013) en montrant des jolis émotions, les méfaits de la justice et des hôpitaux mais toujours avec sobriété et classe. Et la mise en avant de deux style d'éducation est un autre point fort.
Sur la trace du grand réalisateur japonais Ozu, Kore Eda nous offre un très beau film sur la famille et a le courage de la placer au centre des problèmes de la société japonaise. Deux familles que tout sépare se rencontrent dans des circonstances dramatiques lorsqu'on leur apprend que leurs fils de 6 ans ont été échangés à la naissance. Les notions essentielles, telles que le temps pris pour la famille plutôt que le carriérisme égoïste, la réussite sociale a tout pris ou encore des thèmes comme la primauté des liens éducatifs par rapport aux liens du sang, le rôle du père dans la famille, sont traités avec bonheur, simplicité et réalisme. Un film qui sait parler des vrais valeurs de la société en toute simplicité et même humour par moment, c'est si rare de nos jours. Réalisateurs français ou américains (je ne les cite pas): prenez exemple!!
Tel père, tel fils aurait plutôt dû s'appeler "Puis il devint père" (si la traduction avait été bien faite), pour rester fidèle au dénouement. C'est un beau film émouvant sur la question de la filiation et de la paternité. Il nous permet à la fois d'explorer la culture nippone et le rapport aux liens du sang. Emprunt de la réserve qui caractérise les japonais, l’œuvre met du temps à nous toucher réellement, tant les attitudes des personnages semblent peu naturels aux occidentaux que nous sommes. Il y a comme quelque chose de dérangeant dans cette dichotomie. Néanmoins, si l'on arrive à s'immerger suffisamment dans cette l'histoire qui manque singulièrement de rebondissements, on constate que le sujet est traité de façon subtile et sensible. Le réalisateur prend parti et critique l'éducation traditionnelle, ainsi que la place envahissante de l'homme, laissant penser que les lignes bougent un peu au pays du soleil levant. Mais les mères, qui auraient dû être au premier plan d'une telle analyse, sont malheureusement un peu en retrait, en atténuant ainsi la profondeur. Une belle réussite néanmoins.
Avec ce magnifique long-métrage, Kore-Eda atteint la quintessence de son art. A partir d’une histoire déjà contée maintes et maintes fois, il livre une œuvre d’une justesse incroyable et d’une finesse psychologique qui saisit le spectateur du début à la fin. Il décrit des sentiments très durs avec peu d’éclats de voix et un intimisme total, ce qui renforce un peu plus notre empathie envers des personnages qui souffrent tous de cette situation ubuesque. Au final, alors que le réalisateur évite le mélo à chaque instant, son film est un véritable crève-cœur. De l’émotion à l’état brut, nous renvoyant tous à nos relations complexes avec nos parents et nos enfants. Un petit bijou qui touche à l’universel.
La vie est un long fleuve tranquille version dramatique ou l'inné et l'acquis ... quand tu nous tiens !! Film tout en subtilité ... malgré quelques longueurs.
Kore-Eda est un formidable cinéaste de l'enfance. Alors qu'elle est au coeur du propos, ici, elle se révèle pourtant ici bien absente, le réalisateur préférant poser sa caméra distanciée sur le moins sympathique des protagonistes, jusqu'à l'amener à se transformer. Mais on n'y croit pas trop. Dommage, il avait tous les éléments pour un grand film.