Le film qui a mal vieilli et la fin qui est différente (et moins émouvante) de celle du livre, font un film sympa mais sans plus. J'ai été un peu déçu quand même.
Ce cauchemar adapté de Stephen King, où l'horreur surgit du quotidien, est techniquement correct, on ne peut pratiquement rien lui reprocher, le dressage du chien étant parfait. Mais le film véhicule une idée négative et répulsive du monde canin, en particulier du Saint-Bernard qui est un chien affectueux et sauveur de vies en montagne. Je ne peux donc pas apprécier ce sujet et je ne comprends pas comment King a pu écrire un truc pareil... Un film répugnant à mes yeux !
On entre dans une sorte de drame social où on s'invite au sein de deux familles en crise. Une partie bien écrite et intéressante si ce n'est que c'est long puisqu'on attend évidemment que le film d'horreur débute vraiment. Il faut ainsi près de trois quart d'heure avant qu'on voit Cujo commencer à vriller, sur 1h30 de film c'est un peu longuet, mais c'est l'écueil qui plombe trop souvent les films du genre. On reste impressionner par les attaques du chien, le maquillage hyper réaliste au visuel repoussant ajoute à l'effroi, et la mise en scène de Lewis Teague qui permet une violence qui prend aux tripes. Le film reste surtout efficace de part des détails qui n'en sont pas, comme l'effet visuel du chien qui s'enrage, la voiture qui résiste, la réaction des hommes face au "monstre". Et rappelons que Stephen King lui-même aime ce film, affirmant d'ailleurs que l'actrice Dee Wallace a réalisé "le meilleure interprétation" qu'il ait vu à l'écran d'un de ses personnages. On peut rester déçu par cette fin modifiée, celle du livre était plus audacieuse. Site : Selenie.fr
"Cujo" est l'adaptation du roman horrifique de Stephen King. L'histoire est expédiée en 1h20 et à trop vouloir prendre de raccourcis, le film perd l'intensité dramatique qui fait la force du roman. Un long-métrage qui reprend certes les grandes lignes du bouquin (sauf la bouleversante fin, on s'en serait douté), mais sans jamais nous effrayer ni nous émouvoir.
En 1983 alors que Stephen King est au sommet de sa gloire après les adaptations cinématographiques de « Carrie » (Brian de Palma en 1976), « Shining » (Stanley Kubrick en 1980), « Dead Zone » (David Cronenberg en 1983), il est quasiment acquis que toute adaptation du romancier sera un succès. Malheureusement, Lewis Teague solide tâcheron alors inconnu au bataillon, n’ayant pour fait d’armes que le très modeste « Incroyable Alligator » ( (1980), n’est pas de la trempe des trois réalisateurs cités plus haut, sans parler de John Carpenter qui réalisera la même année « Christine », autre chef d’œuvre ayant pris forme dans le cerveau du génie de Portland. « Cujo » que Lewis Teague réalise à partir du roman publié en 1981, centre bien sûr son intrigue sur le saint-bernard devenu « fou de rage » après avoir pourchassé un lapin dans son terrier où l’attendait une bande de chauve-souris qui se sont fait un plaisir de lui taillader le museau. Plutôt efficacement filmé par James de Bont, directeur de la photographie attitré de Paul Verhoeven, le saint-bernard usuellement plutôt placide devient subitement très inquiétant. Ce sont les aspects psychologiques notamment celui de l’enfant très développé dans le livre qui sont très mal exploités par Lewis Teague qui à sa décharge doit diriger des acteurs pas très convaincants notamment une Dee Wallace particulièrement terne. Le film a tout de même rempli son office en rapportant près de trois fois son budget. A l’époque, la performance était encore estimable. La véritable adaptation de ce très bon roman mythique reste donc encore à faire.
L’idée est d’une brillante simplicité : une mère et son fils sont coincés dans une voiture en panne et menacés par un chien enragé. Il n’en faut pas plus pour créer un huis clos terrifiant notamment grâce à un monstre d’une redoutable efficacité.
Huit clos adapté du célèbre roman de Stephen King, son adaptation au cinéma de 83 à méchamment vieillis. Le tous ressemble beaucoup à un mauvais téléfilm, même si à l'époque il était courant que ce genre d'adaptation sorte directement à la TV, comme se fut le cas pour Ça, les tommynockers, le fléau qu s'apparente à des mini-séries. Ici le début est relativement laborieux, les passages avec le chien sont tous de même mieux, mais rien de bien folichon. Après le fond de l'histoire c'est juste un chien qui a la rage, donc difficile de tenir tous un film avec ça. Les acteurs ont pas vraiment l'air investi et sont même plutôt mauvais dans l'ensemble, d'ailleurs la plupart se sont contenté de petits rôles au file de leur carrière si l'on peut appeler cela ainsi. Pour finir d'habitude je n'ai rien contre la vf mais ici le doublage du gosse est juste insupportable et ridicule. Un film tous juste passable donc.
Cette adaptation d'un bouquin de Stephen King n'est franchement pas un chef-d'oeuvre, mais ce n'est pas non plus un nanar. Le problème des livres de King, c'est qu'ils ne sont pas tous adaptables et qu'une partie d'entre eux ont beaucoup (trop) vieilli. Il faut quand même attendre plus d'une demi-heure avant qu'il ne se passe quelque chose. La quasi absence de musique est à double tranchant. Avec un scénario très basique et la vie de personnages stéréotypés dont on se fout éperdument, c'est un peu la misère. Parmi les acteurs, seule Dee Wallace (la mère de Elliott, Gertie et Michael dans E.T) tire son épingle du jeu dans ce survival. Elle doit à la fois supporter un mari au QI limité, un gros pervers balourd, les crocs du clebs et les atroces piaillements de son mouflet. Mais le meilleur acteur est, de loin, Cujo le Saint-Bernard. Grâce à un excellent dressage et à un joli 'maquillage', le bon gros toutou arrive à créer une certaine tension avec un naturel désarmant, le tout(ou) sans pouvoir suranimal. Et avec un cadrage typique d'époque (suggestion de la peur), qui parait ne laisser aucune échappatoire aux survivants, l'attente des secours dans la voiture -en plein cagnard- devient vite malsaine. Cujo prend alors un aspect diabolique. On passera outre les besoins physiologiques des survivants sur 2 jours/2 nuits, tout comme le final très aseptisé par rapport au bouquin. Au final, on obtient un film en 2 parties très (trop) distinctes. Pas désagréable mais vite oublié.
Début dilué et plutot long à se mettre en place, mais loin des naïvetés du genre (famille toute rose + drame). Un scénario qui devient excitant à souhait avec cette idée de huit-clos horrifique, le réalisateur se débrouille plutôt bien, ménage le suspense et filme le chien avec justesse. Un chien par ailleurs bien grimé. La photo est une réussite a contrario de la musique, plutôt plate et à la traine. Le film est un peu massacré par le final (où il y a un coté ou l'on sent que le réalisateur veut la faire un peu trop hollywoodienne). Quelques maladresse ou incohérence comme par exemple la femme s'inquiétant à peine de l'état de son fils et cencé être l'adaptation du livre. On peu regretter le non respect du livre au niveau de l'éternel ressurection et par la même occasion. Une sorte de non respect du spectateur, ou il aurait été capable d'accepter et / ou de comprendre la mort de l'enfant). C'est vraiment dommage que l'impasse est était faite sur des choses qui suivant comment elles sont traitées, peuvent réhausser le film et son ensemble.
Il paraît qu'on a tous en moyenne une chance sur dix millions de de se faire mordre par une chauve-souris enragée... La probabilité est plus forte de tomber sur un film décevant, et c'est le cas avec ce Cujo. Je ne m'attarderai pas sur l'éternelle question de la fidélité au roman (de toute façon, je ne suis pas un fervent lecteur de Stephen King) mais me bornerai à constater que, pour un film d'horreur/épouvante, celui-ci met un temps infini à se mettre en place, et qui plus est avec une telle paresse que l'on ne se sent guère l'envie de trembler. Bien dommage pour les acteurs qui ne sont pas spécialement mauvais, mais bon... L'esthétique globale évoque les téléfilms des années 80, la progression de l'histoire est beaucoup trop molle, et le chien n'effraie pas plus que cela. A mon sens, c'est un beau raté.