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Jahro
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3,0
Publiée le 22 janvier 2018
On ne compte plus les adaptations du King, non pas Elvis mais bien-sûr Stephen, et on en a vu assez pour savoir que son nom sur l’affiche n’est pas gage d’excellence. Il y a ceux qui s’en sortent, comme Shining, Christine ou Misery, et puis il y a les catastrophes, qu’on taira par pure courtoisie. Cujo n’appartient ni aux uns, ni aux autres. Il est de la voie du milieu, de celle qui ne fait pas de vague, qu’on visionne sans passion mais qu’on n’oublie pas instantanément. La veine est inépuisable : une histoire qui suffit à broder un court long, un casting entièrement inconnu, une équipe sans prestige mais sérieuse, un cinéaste qui a toujours vivoté dans l’ombre, un budget ajusté pour rentrer dans les frais, et voilà comment amener sa pierre à un édifice déjà dense, voilà comment naît un opus de plus pour fans de frissons, aussi mineur que son ambition. Ici pourtant, les promesses de l’intrigue, les bons maquillages et le chien bien dressé permettront au pâle Lewis Teague de faire une sacrée perf’ : le film rapportera carrément plus de quatre fois sa mise. Alors qu’il n’est bien qu’un classique crescendo dont on devine chaque rouage, de l’entrée en scène jusqu’au final escompté depuis le premier quart d’heure. Pauvre toutou tout doux, qu’on change en monstre sanguinaire, grincheux et baveux, pour au fond si peu.
On retrouve dans Cujo tout le charme et les défauts de l'âge d'or des histoires de King et des productions de Spielberg (même si ce n'est pas lui ici): La photo typique eighties, la dissection de la famille américaine moyenne et son gamin irrémédiablement blond, la bande son ultra orchestrée à tendance violonneuse, la montée en pression progressive pour ne pas dire longuette, etc. C'est donc affecté d'un brin de nostalgie, que d'autres plus jeunes pourraient qualifier de ringardise, que j'ai porté jugement plutôt clément à ce Cujo. Car tout n'y est pas raté, à commencer par les scènes avec le chien, dans l'ensemble convaincantes, ou bien la partition assez exceptionnelle rendue par Dee Wallace (la maman), ou encore l'effet huis-clos extérieur, réussi lui aussi et rappelant volontairement tantôt Les Oiseaux, tantôt Les Dents De La Mer. La partie la plus faible reste le volet "sociologique" du film: Ces deux familles inintéressantes au possible qui donneraient presque envie que le chien les bouffe tous. Extrêmement dommageable également le choix de terminer le film en happy end là où le roman de Stephen King n'hésitait pas à opter pour la noirceur (décès du fils, contamination de la mère).
Un livre super mêlant drame, suspense, joie et tristesse, ce mélange qu'on ne retrouve pas dans le film. spoiler: Un scène intéressante était la fin, où dans le livre Tad décède et Donna s'acharne a le réanimé sans succès et attente de la rage elle montre les dents devant les autres qui arrivent. Dans le film on ne ressent pas cette mélancolie.
Les personnages ne sont pas forcément nommé et difficile à repérer.
Cujo passe généralement pour l’une des meilleures adaptations de Stephen King. Bon, c’est un film qui se laisse voir sans problème, mais je ne l’ai pas trouvé outre mesure enthousiasmant, sans doute à cause d’une simplicité qui confine presque à l’absence de propos réel. Pour tout dire on se retrouve, passé l’inévitable phase d’exposition, avec un huis clos dans une voiture. Deux personnes sont prises au piège de leur véhicule, seules, exposés à un chien enragé vindicatif. Du coup on ne va pas avoir grand-chose pendant 1 heure 30. Les lieux communs s’enchainent, je ne les détaillerai pas ici mais vous imaginez bien un peu comment on peut combler une histoire avec un postulat aussi léger. Alors je ne peux pas mentir, on ne s’ennuie pas franchement, Lewis Teague menant assez bien sa petite barque, mais je n’ai rien vu de déterminant non plus. D’autant que Cujo c’est un film qui propose très peu d’horreur, donc il ne faut pas s’attendre à beaucoup de violence, même si le chien est impressionnant, et ses attaques restent les meilleurs passages du film, bien qu’elles sont trop ténues. Le casting est lui aussi inégal. Si Dee Wallace, vieille habituée du genre, se montre comme souvent convaincante, en revanche le jeune Danny Pintauro, qui ne fera d’ailleurs pas carrière comme acteur, est un acteur-enfant qui ne convainc pas. Pas aidé par des dialogues ratés, il semble un peu perdu, et en tout cas on ne croit pas trop à ses réactions. Pour les autres interprètes rien de très significatifs, ils errent clairement en arrière-plan, même si je n’ai rien vu de mauvais. On va dire qu’en dehors de Dee Wallace le casting ne présente pas de réels atouts. En termes de réalisation Lewis Teague propose un travail assez propre. Il est habitué au film de monstre puisqu’il a bossé sur L’Incroyable alligator. Comme je l’ai dit les attaques sont assez bien emballées, et la mise en scène est un des rares éléments qui, je crois mettra tout le monde d’accord, Teague ne s’emmêle pas les pinceaux et avec sobriété livre un produit efficace, du moins niveau réalisation. Pour le reste je ne vais pas m’étendre longuement, le film ne retenant pas outre mesure l’attention sur les décors ou la photographie, Cujo souffrant d’un certain déficit d’ambiance. Même si on sent parfois un petit côté western pas déplaisant, le film n’arrive pas à amener une ambiance lourde, inquiétante, comme avait su le faire un autre film auquel Cujo est souvent comparé : les dents de la mer. Sans doute qu’une bande son tiédasse n’est pas pour rien dans ce sentiment. En clair Cujo n’est pas mauvais, ce n’est cependant rien de plus qu’une petite série B assez tiède, où se retrouve le bon et le moins bon. En tout cas ce n’est pas un film franchement marquant, hormis pour quelques attaques du chien, chien qui reste l’attraction principale d’un métrage trop simple et trop basique. 2.5
Dans le genre fureur animale, on a vu nettement mieux. La longue et atterrante première partie n’incite qu'à stopper les frais d'autant que le jeu des acteurs - à part Dee Wallace - fait peine à voir. Et ce n’est pas le doublage français qui sauve les meubles non plus. Seul le Saint-Bernard (et son dresseur) mérite(nt) notre estime. Dans la seconde partie toutefois, Lewis Teague tente de s’en sortir honorablement dans le difficile exercice du huis clos, apportant enfin un regain de tension à son « Cujo ». Une fois encore, les écrits de Stephen King passent difficilement la rampe de l’adaptation cinématographique.
Stephen King est un auteur qui a donné la passion de la lecture à beaucoup. C'est également un écrivain à qui l'ont doit des histoires inoubliables telles que Christine, Carrie, La ligne verte ou Shining mais qui n'a pas toujours eu droit à des adaptations cinématographiques de ses œuvres à la hauteur de son talent. Dans le cas de Cujo, le réalisateur Lewis Teague que l'on connaît peu - si ce n'est pour son travail sur les séries Profiler et Nash Bridges - réussit haut la main le passage au grand écran. Non seulement, le film après plus de 25 ans reste angoissant mais il a su donner aux personnages assez de temps et d'intérêt pour développer des intrigues secondaires et créer une empathie autour d'eux. Le casting réunit en fait de nombreux acteurs habitués aux seconds rôles avec pèle-mêle Dee Wallace - habituée des films de genre (Hurlements, Critters) - dans le rôle de Donna Trenton, le jeune Danny Pintauro pas encore devenu la star de Madame est servie (Who's the boss) et pour les sériephiles John Hardin, le "Gorge Profonde" de la première saison d'X-Files dans un tout petit rôle. La force de Cujo est de générer de l'angoisse d'un danger qui ne l'est habituellement pas, à savoir un chien de famille, de surcroît un Saint-Bernard, race reconnu sans grand danger pour les enfants. spoiler: La violence de l'animal est ici plus suggérée qu'affichée et la peur générée se fait plutôt dans la psychologie notamment dans la séquestration que subissent Donna et Ted Trenton. Revoir Cujo aujourd'hui, c'est comme recevoir une invitation à se plonger dans les romans de Stephen King qui, aussi décrié soit-il par certains, demeure un formidable trousseur d'histoires dont les œuvres incontournables ne manquent pas.
Très conforme au livre, le film Cujo fait le choix de séparer son histoire en deux parties principales, dont l'introduction qui prend une grande place. Trop grande sans doute. Quand on entre dans les choses sérieuses, c'est pour s'engager dans une répétition scénique assez lourde qui ne fait supporter que le maquillage excellent du chien. On remarque aussi quelques redondances dans les dialogues qui font s'écrouler le reste de l'intérêt. Il ne reste plus qu'à profiter de l'angoisse que procure certainement l'histoire.
Ce cauchemar adapté de Stephen King, où l'horreur surgit du quotidien, est techniquement correct, on ne peut pratiquement rien lui reprocher, le dressage du chien étant parfait. Mais le film véhicule une idée négative et répulsive du monde canin, en particulier du Saint-Bernard qui est un chien affectueux et sauveur de vies en montagne. Je ne peux donc pas apprécier ce sujet et je ne comprends pas comment King a pu écrire un truc pareil... Un film répugnant à mes yeux !
Bon thriller-épouvante qui rappelons-le a tout de même plus de 30 ans !! Certes le début est un peu long à se mettre en place mais une fois la demi heure passée le suspense et l'horreur sont à leur paroxysme !! On se met à la place de la pauvre mère et de l'adorable Tad et on frissonne rien que d'y penser !! Cujo est abominablement effrayant et les assauts du monstre font froid dans le dos !! Dommage pour le happy end (contrairement au livre il me semble!) mais franchement un film excellent qui n'a pas pris une ride !
Un film avec beaucoup trop de longueurs et de passages inutiles, beaucoup de copie sur le fameux "Grizzly, le monstre de la forêt", un gamin moche et pathétique avec une voix de femme qui fait grave pitié...
Cette adaptation du roman de Stephen King pourra paraître décevante. L'angoisse est bien au rendez-vous mais il manque une touche de saveur. Et puis le saint-Bernard est un peu trop doux à mon gout. 3 étoiles quand même pour cette adaptation qui à pris un coup de vieux. ----Octobre 2014----spoiler:
Cujo ne fait pas partie des grands romans de Stephen King mais il est agréable à lire et très tendu par moment ; son adaptation est correcte mais n'offre pas un film très prenant à voir même si la dernière demi-heure où la mère et son fils sont coincés dans leur voiture face un énorme chien enragé (pas de portable à l'époque pour appeler au secours) est assez intense et vaut le coup d’œil l'ensemble de Cujo n'est cependant pas un très grand film mais ce sont 1h30 qui se regardent sans jamais s'ennuyer.