Borgman
Note moyenne
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46 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 24 novembre 2013
Dans le fond de cette parabole biblique relue à l'aune des codes du cinéma d'Haneke, et plus généralement du cinéma d'horreur (là est le génie d'Haneke, il a embourgeoisé le cinéma d'horreur, l'a érigé en cinéma de grand festival), il y a quelque chose de profondément dérangeant, qui tient moins au massacre programmé des bourgeois qu'à la survie de leurs enfants. Après avoir ingurgité des sédatifs, les enfants sont opérés par un des acolytes de Borgman: on les sauve pour les faire entrer dans le groupe. Le message était clair depuis le début, un carton nous l'annonçait, avant la première image: "Ils descendent sur terre pour grossir leurs rangs." Un tel argument aurait pu orienter Borgman du côté de Body Snatchers (celui de Kaufman plutôt que celui de Ferrare) mais l'horreur qu'il propose est plus métaphorique: les trois enfants blonds rejoignent à la fin le camp de Borgman et de ses amis altermondialistes. On le comprend par de nombreux énoncés qui traversent le film: lorsque la mère s'inquiète de la santé des enfants, le faux médecin (une autre acolyte de Borgman) lui répond que c'est "à cause du monde moderne". L'horizon du film est donc le retour aux bois : là se trouve sa pauvre thèse: pour sauver les enfants de la névrose bourgeoise et du néolibéralisme, il faut retourner dans la forêt.
jobreaker
jobreaker

4 abonnés 30 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 novembre 2013
Un brillant ovni cinématographique! Entre critique sociale et science fiction, Borgman est inqualifiable et c'est pour ça qu'on l'aime. Je doute que ce film reste très longtemps à l'affiche... Raison de plus pour se précipiter!
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 24 novembre 2013
Qu'est donc que ce salmigondis d'incohérences ? Voilà la question que je me pose encore après avoir vu ce film hier. Un thriller ? Une fable noire ? Par cette histoire qui marche à la fois sur les plates-bandes du réalisme et du fantastique, Alex Van Warmerdam a t-il voulu simplement nous amuser (bof, pas drôle) ? débrider notre imagination (encore faudrait-il pour cela qu'on rentre dedans pour y croire un minimum) ? nous délivrer un message philosophique (Borgman étant l'incarnation du mal), pire un message social (destruction de l'ordre bourgeois) ? Du début à la fin, j'ai attendu en vain une clé, un indice, un fil conducteur et je suis restée sur ma faim, empêtrée dans un film sans queue ni tête, qui tourne en rond et fait plus d'une fois paraître le temps long.
Tout commence par une scène bizarre et intrigante (la chasse aux hommes terrés dans la forêt). Puis, par un effet de contraste très réussi, on retrouve Borgman frappant aux portes de villas cossues dans une avenue plaisante où tout n'est que verdure et chants d'oiseaux. Le mystère s'épaissit et l'intérêt redouble. On attend la suite avec angoisse quand, par la ruse, il réussit à s'introduire dans une famille sans histoire. La scélératesse rôde, la noirceur et la perversité affleurent. Un malfaiteur délirant qui s'immisce dans la vie de gens bien rangés, et du même coup dévoile leurs failles, la situation est campée pour un bon thriller psychologique classique. Alex Van Waderdam a fait un autre choix et c'est son droit. Ce que l'on peut lui reprocher néanmoins, c'est de ne pas avoir réussi à se situer. On oscille ici constamment entre la farce et la réalité et ce film ne prend jamais sens.
Un film par lequel on ne peut pas tout simplement se laisser porter sans se torturer les méninges pour savoir à quel degré il faut le prendre n'est de toute façon pas un bon film. Que l'on reste à la fin sur le mystère de quelques interrogations est une bonne chose, pas qu'on n'en ait sur le sens même du film !
Ne cherchez pas, Borgman est juste une histoires de fous, et cela, dans toutes les acceptions de l'expression.
César D.
César D.

39 abonnés 616 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 novembre 2013
malgré une atmosphère angoissante et mystérieuse, après une première moitié brillante, ça tourne en rond. on ne sait rien des motivations de ces criminels qui tuent à tour de bras sans raisons apparentes.
ils veulent s'infiltrer dans la vie de cette famille, mais pourquoi? enlever les enfants, mais pourquoi? est-ce une secte? des extra-terrestres? aucune idée!
je ne suis pas fan de ces films où il faut tout imaginer. si vous ne l'êtes pas non plus, pas la peine de perdre 2 heures de votre vie pour ce film à moitié fini.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 22 novembre 2013
Il ne fait pas bon refuser un bain à Borgman, il ne sort plus de votre vie ! Faut dire que quand il s’invite dans une belle maison bourgeoise, il a des allures de rustre, sale et hirsute. D’ailleurs, il vient d’être traqué par un commando (christique?) qui a mené la battue dans le sous-bois voisin et l’a fait sortir de son trou. Mal accueilli et tabassé par le mari, Borgman va jouer les incruste grâce à la femme pleine de remords… et de fascination pour lui !

Mais qui est cet étranger ? Une mauvaise conscience qui stigmatise le délit de sale gueule ou la discrimination sociale ? Un ange exterminateur venu punir les dérives d’une bourgeoisie confortable et hypocrite ? Ou juste un démon, pure incarnation du mal, qui s’immisce dans notre quotidien à tous. Un démon qui « ne se contente pas de mettre en lumière ce qui ne va pas, mais fait en sorte que ça n’aille vraiment pas », insiste Van Warmerdam.

Borgman est un film étrange et dérangeant. Qui pose plus de questions qu’il n’apporte de réponses. Un film d’une profonde noirceur et d’un genre incertain entre horreur et fantastique. Un film qui « plonge dans une région obscure de notre imagination ». Mais ne nous en dit pas plus que l’énigmatique épitaphe : « ils descendent sur terre pour renforcer leur rangs ». Certaines scènes sont bluffantes, d’autres plus trash. C’est bien un objet curieux et fascinant.
MC4815162342

449 abonnés 1 489 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 mai 2014
J’étais très curieux de découvrir ce film après avoir visionné l’étrange bande annonce et bien voilà ma curiosité est assouvie j'ai vu ce... ce quoi d'abord ?
J'ai beaucoup de mal à le qualifier car même ayant été captivé j'ai rien mais rien de chez rien compris au film, il est bien foutu, prenant, intriguant, très très intriguant, très soigné niveau réalisation et mise en scène, avec un scénario troublant, je pense que même avec 10 visionnages j'aurais toujours rien compris mais bon c'est pas très grave, ce film reste prenant et laisse à réfléchir et le casting est vraiment surprenant.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 novembre 2013
Après Post Tenebras Lux, voici sans doute le film le plus barré de l'année. Présenté en compétition officielle à Cannes cette année, le nouveau film de Alex Van Warmerdam (Les habitants, La robe) est aussi absurde qu'étrange et intriguant. Comme dans le Reygadas, rien ne nous est expliqué. On ne sait pas d'où viennent ces personnages, ce qu'ils veulent, où ils vont... On ne peut pas dire que cela fasse peur, mais...
Thierry M
Thierry M

191 abonnés 2 435 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 novembre 2013
C'est d'une nulité rarement vu au ciné. Du grand n'importe quoi.
wesleybodin

1 255 abonnés 3 864 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 novembre 2013
Dès sa présentation au dernier Festival de Cannes, on a collé à Borgman l’étiquette d’un film se situant pile entre le cinéma de Roman Polanski et celui de Michael Haneke. Dans un sens, les critiques avaient raison. Mais cela serait également réducteur pour Borgman qui possède une personnalité très forte. Caressant très souvent le fantastique, le film du néerlandais Alex Van Warmerdam est un drame hypnotique dont il sera bien difficile de décrocher le regard.
guifed
guifed

75 abonnés 286 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 décembre 2013
Sélectionné au Festival de Cannes pour tous les prix "En compétition", Borgman s'annonçait haut en couleurs. Il s'avère en fait être un film esthétique. Avec un criminel esthétique. Des crimes esthétiques. Un scénario esthétique. Trop esthétique. En fait, en sortant de la salle, je me sentais frustré et énervé, prêt à mettre au plus 1,5. On passe 2h à attendre une clé qui ne viendra finalement jamais. La fin est hyper décevante. Mais tout compte fait, il est vrai que le tout ne manquait pas d'originalité. Le personnage de Borgman est extrêmement mystérieux. Il dégage un charme mystique, à tous les degrés. Il ne tue par pour tuer. Mais pour la beauté de l'acte et de tout ce qui précède l'acte. Pour la beauté de la chose détruite, de la faillibilité humaine, de l'aspect contingent et fébrile des relations humaines, mêmes les plus évidentes qui soient (l'amour entre mari et femme, entre enfants et parents, tout succombe à son charme ici). Le charme du Mal emporte tout sur son passage, s'il respecte les règles de l'art, nous dit l'auteur. Un message singulier, fort, qui mérite bien au moins 3 étoiles, même s'il aurait peut-être pu trouver un moyen de faire moins indigeste.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 novembre 2013
En voyant le nom d'Alex Van Warmerdam dans la liste des réalisateurs ayant un film en sélection officielle à Cannes 2013, on ne pouvait manquer de se rappeler de "La Robe" et, surtout, de "Les Habitants", un excellent film vieux de 20 ans. "Borgman", premier film néerlandais en compétition à Cannes depuis 38 ans. "Je voulais aussi faire un film très ouvert à l'interprétation, qui pose plus de questions qu'il n'apporte de réponses", déclare le réalisateur néerlandais Alex Van Warmerdam à propos de ce film. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il a parfaitement rempli son cahier des charges ! Mais quand il ajoute : "J'ai voulu montrer comment le mal se glisse dans le quotidien, comment il s'incarne dans des hommes et des femmes ordinaires, normaux, bien élevés, qui sont heureux et fiers d'accomplir leurs tâches, en portant une implacable attention aux détails", on se dit que, là aussi, il a certes réussi son coup, mais en laissant une impression de malaise, comme si la démonstration avait un goût douteux. En effet, la société néerlandaise avait la réputation méritée d'être très tolérante, très accueillante. Depuis quelque temps, des sentiments de rejet des autres sont apparus dans une frange importante de la population. Au début du film, on croit, on espère que le réalisateur va dénoncer cet état de fait. On espère que c'est seulement par maladresse de la part du réalisateur, toujours est-il qu'à la fin du film, on retient surtout que c'est lorsque "la" famille consent à accueillir "l'étranger" que les ennuis commencent. Quant à ces hommes qui vivent sous terre, susceptibles un jour de dominer le monde, il est permis de voir une allusion à des mouvements proches des nazis telle la Société Thulé. Heureusement, le film délivre aussi quelques scènes très drôles. Toutefois, "Borgman" est loin d'atteindre le niveau de "Les Habitants".
Jean-Claude H
Jean-Claude H

5 abonnés 4 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 octobre 2013
Il y avait longtemps que je n'avais plus vu un film aussi nul. Pourtant la bande-annonce était vraiment très bien ! la 1ière heure annonçait une fin génial ! Mais après ça n'a plus ni queue ni tête. La fin se veut un peu moral : les enfants sont sauvés de cette "bourgeoisie décadente" ! Autrement dit : comment perdre 1h30 de son temps !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 5 juin 2013
très perturbant , il est néanmoins fascinant , en y réfléchissant froidement on dira que l'histoire était bizarre et quoi qu'un peu immoral , mais j'avouerai que lorsque l'on ai pris dans le film on ne le lâche plus .
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 4 juin 2013
A mi-chemin entre le drame social et le film de zombie, Borgman désarçonne le spectateur pendant un premier tiers très convaincant. Ensuite, le récit se répète et s’égare, sans but et sans solution.
Louis Morel
Louis Morel

61 abonnés 850 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 mai 2013
Encore une perle de cinéma poétique et étrange. Entre incompréhension et fascination, "Borgman" séduit par son esthétisme proche de la perfection, et son scénario atypique. Un grand moment de cinéma.
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