A Touch of Sin
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232 critiques spectateurs

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poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 décembre 2013
Le ton est donné dès le début: un homme circulant à motocyclette tombe dans une embuscade, il sort une arme et abat froidement les individus qui avaient entrepris de le dépouiller. C'est une Chine sans concession que filme Jia Zhang-Ke, une Chine où la violence sourd de partout et où elle finit par éclater au grand jour. La violence, ce sont d'abord les rapports humains: dans la Chine d'aujourd'hui, livrée au capitalisme le plus brutal, les uns s'enrichissent éhontément sur le dos des autres, se payant des avions pendant que les autres vivotent. La condescendance, le mépris, le rejet, les injustices sont partout. Et pas moyen de se faire entendre, pas moyen d'obtenir justice par des moyens légaux.
Broyés par ce système inique, des travailleurs bafoués en arrivent au pire: à la violence qu'ils ont subi, ils vont répondre par d'autres formes de violence, plus radicales, plus définitives, le meurtre, les tueries ou le suicide! Jia Zhang-Ke, le réalisateur, s'est inspiré de faits réels survenus récemment dans son pays pour brosser le portrait de quatre individus qui, épuisés, à bout, n'en pouvant plus, en sont arrivés au pire. Quatre itinéraires: quatre humiliés, quatre offensés qui ne supportent plus ce qu'ils ont à subir.
Filmées avec force, avec passion, mais non sans un certain lyrisme, ces quatre histoires ne peuvent laisser indifférent. Elles interrogent non seulement la Chine et ses inquiétantes dérives, mais tous ceux qui, de par le monde, gagnés par l'ivresse du pouvoir et de l'argent facile, n'éprouvent plus que mépris pour leurs semblables moins favorisés. Les laissés-pour-compte peuvent avoir la fâcheuse idée de se révolter... 8/10
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 16 décembre 2013
Lors du festival de Cannes de cette année, le prix du scénario a été décerné à Jua Zhang-Ke pour ce film (dont le titre original est : TIAN ZHU DING). J'en attendais donc beaucoup de celui-ci, et pour le coup, je n'ai pas été déçu ! Le film dessine le portrait d'une Chine en proie à des problèmes sociaux importants. C'est à travers le regard de ces quatre chinois aux destins différents, mais dont la rédemption et la colère les unis, que nous assistons à des dénouements tragiques. La violence physique et morale est fortement représentée et la performance des acteurs est salutaire, tant ils possèdent tous des charismes indéniables. J'ai tout de même une petite réserve concernant la réalisation, qui malgré des plans soignés, utilisent abusivement la mise au point, qui, je trouve, gâche beaucoup la qualité visuelle. En tout cas, ce qui est sur, c'est que le film mérite clairement sa victoire cannoise !
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 16 décembre 2013
Pas mauvais. Mais honnêtement.. ennuyeux. J'ai eu l'impression d'y passer 4h
C'est jolie, avec un rythme atypique, une violence à des moments où l'on ne s'y attend pas, un point de vu de la chine rarement abordé. Mais 4 histoires qui n'ont vraiment rien à lien, la violence en chine. Comme Bruce Lee quoi^^!
2 coups de "pas content" qd même:
- Le prix du meilleur scénaro!! Oui mais non, Comment un film découpé en 4 histoires indépendantes peut-il avoir une telle récompense!!
- Les critiques pro unanime. Faut pas pousser. Le film n'est pas mal, mais pas extraordinaire. Si le réalisateur était ricain, auraient-ils écrit la même chose?
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 16 décembre 2013
Torrent d'éloges complaisantes de la presse pour ce film qui aurait été descendu en flamme s'il s'était s'agit d'un film français. C'est une sorte de snuff-movie de fiction, sans aucun sens. Bizarre, Dérangeant, mais surtout ennuyeux.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 16 décembre 2013
Style documentaire, un film qui raconte les choses "sombres" avec 4 images d'animal symbolique. Mais, pour connaître la Chine, ce n'est pas tout.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 15 décembre 2013
Fresque noire implacable sur la corruption des mœurs, A Touch of Sin est aussi froid et répétitif que la souffrance qu’il met en scène, une cohérence entre le fond et la forme certes appréciable mais qui donne parfois au film de Jia Zhang Ke des airs de longue, très longue agonie.

A Touch of Sin est sans conteste un grand film sur la Chine d’aujourd’hui, forcément indispensable au vu de la difficulté pour les cinéastes chinois à produire des œuvres amenant à réfléchir sur leur propre pays. Tableau intransigeant de la corruption généralisée des hommes et de la décadence morale d’un système uniquement occupé du bien-être des forts, il va d’ailleurs au-delà de la simple sociologie de base et a évidemment une portée universaliste qui n’échappera à aucun spectateur, la somme des humiliations défilant à l’écran étant tragiquement ordinaire.

Est-il pour autant un si grand film que cela, c’est une autre question. De par sa forme, succession plus ou moins articulée d’histoires personnelles, A Touch of Sin impose au spectateur une logique de répétition certes assez terrifiante mais qui finit presque par lasser. Long et lent, A Touch of Sin ne se renouvelle finalement pas tellement d’une histoire à une autre et passe au final deux heures et demie à appuyer sur les mêmes boutons, pas inintéressants mais paraissant un peu vains au bout d’un moment. Prix du scénario au dernier festival de Cannes, le film de Jia Zhang Ke est ainsi étonnamment un film où il ne se passe plus grand-chose une fois que l’on a compris le principe central de l’homme révolté face à l’injustice.

Difficile enfin de dire si la volonté de Jia Zhang Ke de filmer la violence au plus près, accumulant rivières de sang et passages à tabac, apporte vraiment quelque chose d’essentiel à son film, qui prend parfois des airs de Kill Bill, sans l’humour, et donne presque envie de sourire, ce qui n’est sans doute pas le but encouru. Sorte de penchant chinois moins rock'n'roll du récent God Bless America, A Touch of Sin a en effet du mal à cacher sa fascination assez banale pour la violence, certaines scènes de bagarre semblant même étrangement avoir été re-sonorisées pour en rajouter une couche. Pas certain que ces effets très western soient indispensables.

Passé cet écueil, il reste indéniable que Jia Zhang Ke sait insufler à A Touch of Sin le même sentiment d’immobilisme qui caractérise le piège dans lequel ses personnages sont prisonniers, errant continuellement sans espoir à l’intérieur d’une immense prison. Désespérément statique, comme en atteste sa fin en forme de boucle bouclée, son film gagne finalement en cohérence de discours ce qu’il perd en profondeur de récit, ne parvenant jamais vraiment à s’échapper de son très pesant carcan formel.

Il n’est par ailleurs pas évident que 133 minutes étaient nécessaires pour mener ce projet à bien, A touch of sin n’étant pas dénué de certaines longueurs. La faute à des récits à l’intérêt assez inégal, l’intensité dramatique à l’écran semblant parfois s’évaporer au profit d’une pure et un peu vaine contemplation. Un danger difficilement évitable pour une œuvre à l’ambition artistique et philosophique aussi marquée, qui à force de vouloir seulement suggérer perd parfois en route son propre sens. L’art est à ce prix.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 15 décembre 2013
Belles images, mais c est decousues, et n apporte pas grd chose. Dommage !
pierre72
pierre72

162 abonnés 367 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 décembre 2013
Cette semaine les critiques avaient raison. Ils nous sommaient de nous rendre séance tenante admirer "A Touch of Sin" film chinois dont la sortie semble de plus en plus compromise dans son pays. Le résumé du scénario qui court dans les gazettes laissait entrevoir un film violent et un peu primaire : je suis en colère et je tue les méchants. Réduction tout à fait simpliste au regard de ce qui est sur l'écran.
La violence est tout à fait présente, omniprésente même, durant les deux heures et quart de projection. Violence physique mais surtout psychologique tant les différents personnages de ces quatre destins dans la Chine libérale d'aujourd'hui sont englués dans un quotidien fait de corruption, de mépris, de misère sociale et d'intolérance. En racontant le parcours de quatre citoyens chinois qui ont été les héros/victimes de faits divers sordides, Jia Zhang-Ke dresse un portrait impitoyable de la Chine actuelle gangrenée par la corruption, le fric roi et les illusions fatales d'un progrès économique qui ne profite qu'à quelques uns. Il nous montre une société prête à exploser. Pour le moment ce ne sont que quelques éclats sporadiques. Mais cet ouvrier minier, ce jeune père obligé de s'exiler pour travailler, cette réceptionniste de sauna ou cet adolescent privé de la moindre attention sont les figures symboliques d'un état de violence latente qui risque de se transformer en guerre civile.
On pourrait reprocher aux personnages de se livrer gratuitement à leurs instincts meurtriers, mais c'est sans compter le talent du réalisateur qui, ici, fait vraiment oeuvre de cinéaste. La violence qui apparaît un peu gratuite lors du premier récit, se trouve au fur et à mesure, grâce à une narration tout en nuances, non pas justifiée mais expliquée par la pression palpable que subissent les personnages, se trouvant acculés devant un mur infranchissable. La seule solution qu'il leur reste c'est de périr ou de se battre...
Ce film a obtenu au dernier festival de Cannes le prix du scénario, alors qu'à mon avis le prix de la mise en scène lui aurait mieux sied. Ce que l'on voit à l'écran est tout simplement magnifique. Une succession de plans admirables, tantôt graphiques, utilisant les contrastes de couleur avec art, tantôt intimistes, traquant le moindre frémissement, la plus infime expression, bien plus signifiants qu'un long dialogue. Et comme nous sommes dans l'oeuvre d'un vrai cinéaste, les références sont multiples et posées avec finesse. Le côté western de la première partie précède un discret hommage aux films de sabres chinois (ou le Tarantino de Kill Bill) un peu plus loin.
La fin sur le blog
Mondocine
Mondocine

82 abonnés 293 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 décembre 2013
En cinéaste contestataire, le chinois Jia Zhang-ke dresse un portrait terrifiant de la Chine contemporaine, véritable comète en pleine ascension économique mais payant le tribu d’un libéralisme émergeant, fracturant le pays en le menant vers une violence longtemps contenue avant d’exploser aussi brutalement que ne l’a été l’évolution du pays. Une oeuvre forte et brillante de maîtrise et d’intelligence.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 15 décembre 2013
Je considérais jusque-là Jia Zhangke comme un grand cinéaste pour tout un tas de raisons diverses et variées, dont notamment un profond esprit d'analyse d'une situation, et cette faculté de pouvoir la retranscrire de manière calme, lente, subtile (enfermée dans des banalités quotidiennes). En ce sens, pour un cinéaste qui dépeint la vie sociale chinoise, il parvenait à inscrire cette idée dans des films logiquement longs, du moins pour ce que ça veut représenter (entre 1h45 et 2h30), là où l'ennui peut parfois faire son apparition. Mais j'admirais, en plus de mille et une choses, la venue du récit, le calme olympien qui ressortait de ses films, la qualité d'écriture qui mélangeait ce qui "devait" compter ou non (et même faire modifier cette perception selon le ressenti du spectateur).

A Touch of Sin, c'est strictement l'inverse. C'est bâclé (4 histoires en 2h10, certaines - notamment la première et la dernière selon moi, les 2 du milieu étant les "plus" réussies - sont tout sauf crédible), un déferlement d'action, sur le papier compréhensible, sur l'écran bien moins convaincant, et un point de vue global sur la Chine, qui certes me paraît dans de grandes longueurs réaliste, mais se retrouve enfermé dans une série d'histoires qui elles ne le sont pas et me paraissent déjantées.

Alors Jia Zhangke s'est peut-être dit qu'il ne fallait pas faire passer ses héros qu'en victimes (cf les 2 premières histoires où le déchaînement de violence est nuancé par l'extravagance du procédé), et de ce côté c'est peut-être pas bête de ne pas se cantonner à une opposition manichéenne basique, ceci étant cela n'explique pas tout. Déjà la première histoire, totalement bâclée et pourtant longue, est une caricature de ce que ça veut montrer. Alors je me répète il a sûrement cherché à équilibrer les rapports de force, néanmoins je suis scandalisé par l'évolution de l'histoire, la facilité d'absence de psychologie de personnages, là où pour un état d'esprit humain Jia Zhangke nous proposait 2h de film ici il nous présente un état d'esprit inhumain - dont la transition est affligeante niveau clichés - en 35 minutes approximativement, et il le fait 4 fois. (allez 3, la dernière c'est particulier

Manifestement, Jia Zhangke ne sait pas faire un film où il veut à tout prix imposer une idée au spectateur, et de manière aussi brutale. A Touch of Sin est un film pour Cannes, même s'il est pas nouveau au festival je crois, déjà pour ce côté "imposer une idée" - ce qu'il faisait bien plus subtilement auparavant, sans question de la violence, car le dérèglement de la Chine n'est pas qu'une question de violence, pis même avant Jia Zhangke s'intéressait aux causes, maintenant il affirme les conséquences (la violence), il facilite le propos je trouve et se détourne du réel questionnement - c'est très "occidental" comme point de vue.
Il a toujours fait ça, oui, mais de bien meilleure manière auparavant, là c'est prémédité de A à Z, les personnages sont peu réalistes - en réalité seule la deuxième histoire m'a convaincu - car on vogue dans des situations extrêmes, et vouloir extraire de cet extrémisme un "état de santé de la Chine", non, en tout cas Jia Zhangke le fait depuis 15 ans bien plus fort, beau, et moins sanglant.

S'il veut montrer comment ça se passe et prouver que certains éléments de son film sont vrais, qu'il fasse comme Wang Bing et Zhao Liang, des documentaires, et là ça irait. Mais ici, en plus de servir une histoire peu réaliste sur le fond, il renie toutes ses évolutions formelles de Still Life !! Formellement c'est même pas beau, et comme il ne fait plus durer ses plans (comme il faisait à ses débuts) mais adopte un style plus rapide - pour servir le fond - c'en est presque banal d'un point de vue esthétique...

Bref, de tous les côtés, un grand ratage, dur à avaler pour ce que j'attendais comme l'un des films de l'année.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 5 janvier 2014
Très ennuyeux... Je ne comprend pas l'enthousiasme de la critique...
Sylvain P

387 abonnés 1 429 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 décembre 2013
4 courts métrages d'une demi heure raconte chacun une histoire sordide de la Chine actuelle : ultra-capitaliste et non humaniste. Basées sur des histoires réelles, ces épisodes montre comment des individus peuvent être poussés à des comportements extrêmes par manque d'humanité. Le procédé est néanmoins critiquable. La dernière histoire, d'un jeune homme amoureux d'une prostituée et luttant pour s'en sortir financièrement, est la seule qui aurait mérité un développement, et l'on ressort frustré d'en voir si peu, d'autant qu'on a perdu du temps sur 3 histoires sans intérêt de meurtres.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 décembre 2013
C'est un film qui vient de quatre vraies histoires en Chine, impressionnant ou "choqué" par certains scènes, les sujets restent toujours très intéressants
dominique P.

904 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 décembre 2013
Je ne mets qu'une seule étoile car moi aussi, comme une autre personne qui a posté une critique, j'ai vécu un vrai calvaire dans mon fauteuil.
Le propos du film est intéressant mais il y a vraiment trop de tensions et de violences, c'est insupportable.
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 décembre 2013
A Touch of Sin est un film paradoxal car Jia Zhang-Ke avoue s'être directement inspiré de plusieurs histoires vraies tragiques et, en même temps, nous donne son oeuvre la plus proche d'un univers fictionnel classique. Après des films difficiles, quasi documentaires et parfois trop arides, A Touch of Sin s'avère son film le plus abouti et la plus accessible. Un film d'une rare force d'évocation qui amène le cinéphile vers un moment d'intense émotion. La force principale du film est sûrement sa mise en scène virtuose mais sans stylisation. De beaux mouvements de caméra pour des travellings majestueux, des images d'une réelle beauté (avec le fait d'avoir trouvé des lieux variés, méconnus avec leur beauté propre) et une fluidité qui permet le passage d'une histoire à l'autre. Il faut aussi noter l'utilisation très fine des couleurs (successivement froides, brumeuses, contrastées et lumineuses). Le cinéaste sait aussi filmer la foule et les visages anonymes à l'expression curieuse, les feux d'artifice et la musicalité des chants. Quatre endroits de la Chine et autant de thématiques : les zones désertiques, les abords polluées d'une grande ville, une ville résidentielle et la mégalopole). Le film repose aussi sur des interprètes inoubliables : en premier Zhao Tao dans le deuxième segment, femme perdue au désespoir total mais dure et Jiang Wu homme désespéré quasi robotique. Ces qualités font vite oublier quelques failles du scénario lors du deuxième segment où le cinéaste semble hésiter. Jia Zhang-Ke montre la violence d'une façon très réaliste sans stylisation. Jia Zhang-Ke s'intéresse aussi aux animaux dans des scènes quasi poétiques. Le premier segment peut, lors de scènes violentes s'inspirer du Parrain et au troisième Haou Sao Sien n'est pas loin. Evidemment, le cinéaste questionne l'état de la Chine actuelle et la désespérance de ses habitants dans des lieux qui font froids dans le dos. Les premières et troisièmes histoires sont des purs chef d'oeuvre. Superbe film qui aurait mérité un des trois premiers prix à Cannes !
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