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    A Touch of Sin
    note moyenne
    3,7
    1577 notes dont 224 critiques
    répartition des 224 critiques par note
    19 critiques
    73 critiques
    52 critiques
    44 critiques
    33 critiques
    3 critiques
    Votre avis sur A Touch of Sin ?

    224 critiques spectateurs

    benoitG80
    benoitG80

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    2,5
    Publiée le 24 janvier 2014
    "A Touch of Sin" semblait tellement et unanimement encensé par toute la presse que j'imaginais à l'avance découvrir un véritable chef d'œuvre... Certes, à la vision de ce film, il faut bien reconnaître une très grande maîtrise au niveau des cadrages, des plans et de la lumière, ainsi que la prise en compte de la dimension politique de la Chine actuelle... En outre, la violence subie et exercée, nous est montrée de plein fouet et sous toutes ses formes... Les louanges apportés peuvent donc évidemment être reconnus sans tarir... Mais au fond, en quoi ces quatre témoignages mis ainsi bout à bout sont-ils représentatifs de la Chine en particulier ? On aurait pu transposer ces faits dans d'autres pays tandis que des tas de problèmes bien plus typiques et cruciaux de cette société auraient été bien plus intéressants à être traités avec l'œil de Jia Zhang ke... De plus, c'est l'aspect formel de toutes ces réactions à la soumission, à l'humiliation qui prend très vite le dessus pour être théâtralisé à outrance et devenir un exercice de style assez pénible et dérangeant à la longue ! Ensuite, il manque certainement un véritable scénario plus construit que ces quatre personnages oppressés et en crise qui disjonctent tous, alors que rien ou si peu ne les relie entre eux... Ce film finalement, relève à mon avis plus d'une expérience cinématographique ou d'un concept artistique qu'on pourra trouver génial dans la mise en œuvre mais aussi, en grattant un peu, assez creux et vide malgré quelques moments forts et même remarquables... L'exploit réside sans nul doute dans le fait qu'un réalisateur chinois soit lui-même à la base de ce film, ce qui avant tout, a déjà contribué pour une grande part à son succès ! C'est sans doute un peu rapide d'en arriver à ces mêmes conclusions !
    CineRepertoire.free.fr
    CineRepertoire.free.fr

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    3,5
    Publiée le 7 janvier 2014
    Quatre personnages centraux, quatre histoires, quatre régions chinoises. Et quatre cheminements vers la violence, une violence tournée vers les autres ou vers soi-même, résultant d'un sentiment d'injustice, d'un vague ennui existentiel, d'un besoin d'argent, d'une nécessité d'autodéfense ou d'un profond désespoir lié au manque d'amour et de reconnaissance... Habilement agencés façon chassé-croisé, implacablement cohérents dans leurs résonances, ces récits inspirés de faits divers permettent à Jia Zhang-ke de brosser un tableau assez terrible de la Chine contemporaine. Un pays dont la mutation radicale (avec ses dommages collatéraux) s'est faite en tournant le dos au passé. Mao n'est plus ici qu'une vieille statue oubliée au carrefour d'un village ; les uniformes des gardes rouges sont déclinés en mode sexy dans les clubs privés, et seuls quelques "pauvres fous" critiquent ouvertement l'inégale répartition des richesses... Cette répartition des richesses, fruit d'une ouverture à un libéralisme et un capitalisme sauvages, dessine justement la nouvelle pyramide du pouvoir. Dans les quatre histoires qu'il raconte, Jia Zhang-ke montre différentes manifestations et incidences de l'argent-roi qui focalise toutes les attentions et pervertit, à ses yeux, les relations humaines, confinées dans un rapport de force entre dominants et dominés. Il dépeint un système collectif qui, au mieux, écrase des individus plus ou moins consentants, en les exploitant socialement, professionnellement, sexuellement, au pire, les pousse à des actes de rébellion irréparables. En remontant aux sources de la violence des faits divers qu'il adapte en fictions, le réalisateur non seulement nourrit une critique sociopolitique cinglante, mais aussi porte un jugement moral sur des dérives sociales qu'il perçoit comme immorales ("A Touch of Sin"). Immorales et déshumanisantes. La déshumanisation bénéficie ici d'un traitement différent de celui de la violence : elle permet un glissement intéressant du réalisme factuel et saignant vers un registre plus métaphorique, fondé sur des correspondances permanentes entre l'homme et l'animal. Le film est ainsi truffé d'échos animaliers. Jia Zhang-ke fait entendre, par exemple, le râle du tigre qui est représenté sur la serviette utilisée par Dahai pour cacher son arme (voir l'affiche du film). Il montre aussi un cheval fouetté jusqu'au sang, une volaille égorgée, des buffles dans un camion, un serpent traversant une route, des poissons rouges dans un sac, qui doivent être "libérés"... Dans ces mises en parallèle, il y a l'idée d'une réduction de la dignité humaine, l'idée que les laissés pour compte du miracle économique chinois sont plus ou moins considérés aujourd'hui comme des bêtes et qu'ils peuvent donc réagir "logiquement" avec une certaine bestialité. On notera également qu'à un moment donné, un personnage du film regarde un documentaire où il est question du suicide des animaux... Toute cette matière sociale, politique, symbolique est pensée et exprimée avec une intelligence sèche et désabusée. Une hauteur de vue qui n'exclut pas une belle précision dans l'expression de l'intime. Il y a cependant un petit écueil dans le développement du propos : un certain systématisme dans la répétition du "tout pourri". Mais l'impact de ce film, noir et désespérant dans son fond, crûment maîtrisé dans sa forme, est vraiment saisissant.
    bou77
    bou77

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    4,0
    Publiée le 25 juin 2014
    "A Touch of Sin" est un film politique qui peint une image de la Chine au vitriole ! L’histoire met en scène quatre Chinois qui ne se connaissent pas et qui évoluent dans une société très violente : les circonstances les feront exploser psychologiquement et commette l’irréparable. Le génie du réalisateur est d’avoir sélectionné et mis en scène des faits divers qui illustrent bien les conséquences d’une croissance économique aussi rapide, les inégalités et les rapports sociaux du pays. On a, par exemple, spoiler: l’homme intègre qui ne supporte plus la corruption de son village et qui décide de régler le problème à coups de fusil de chasse ; ou encore la femme qui commet un adultère et se fait tabasser, avant de se défendre avec un couteau à fruit face à des clients violents, ou encore le jeune qui enchaîne les boulots ingrats avant de se suicider parce qu’il enchaîne les problèmes... Le scénario est donc bien ficelé et il y a une interaction entre chaque personnage qui fait qu’un deuxième visionnage sera peut être nécessaire pour bien prendre en compte tous les éléments. En revanche, il est dommage que toutes les histoires ne se valent pas, chose courante dans un film choral. Au niveau de la mis en scène, c’est excellent. Rien à dire sur les plans et les acteurs jouent très bien. Au final, si le film invite les Chinois à réfléchir sur leur liberté d’expression, la corruption, la place des femmes dans leur société ou leur législation du travail, c’est parce qu’il est probable que ces drames se développent avec le temps. Mais encore faut-il qu’ils le voient car le gouvernement à censuré l’œuvre de Zhang-ke Jia. A voir !
    Roger O.
    Roger O.

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    1,0
    Publiée le 9 décembre 2013
    J'avais beaucoup apprécié Still Life et The World de Jia Zhang-ke et voilà que son dernier opus, A touch of sin, malgré le Prix du Scénario à Cannes et une presse exclusivement dithyrambique, me déçoit. Une nouvelle fois, je ressens l'impression d'être un peu seul de mon avis et je me pose des questions. Le film est constitué de quatre histoires, vaguement reliées entre elles. D'où ma surprise de voir ce scénario paresseux primé à Cannes. Jia Zhang-ke avait d'abord songé à huit sketches, pourquoi pas douze ou vingt-quatre? On a la désagréable sensation qu'il a compilé tous les maux de la Chine moderne et qu'il en a dressé une liste: corruption, prostitution, accidents du travail, mauvais entretien des trains à grande vitesse, etc, etc. On peut être sûr qu'il n'a rien oublié. Et chacun de ces points est illustré par la même réaction de la part de ceux qui en sont les victimes: la violence, la mort qu'ils donnent ou qu'ils se donnent. Et c'est là que le film devient même douteux, voire nauséabond. Le mineur, que Télérama juge "charismatique", et que je considère comme un psychopathe bas de plafond, se mue en justicier à la Bronson des grandes années du cinéma fasciste américain, et flingue tout le monde. Et le même nihilisme vain s'empare de tous les personnages confrontés aux horreurs de la Chine contemporaine. Peut-on d'ailleurs parler de personnages devant cette galerie d'incarnations métaphoriques? Je ne suis pas parvenu une seconde à prendre en pitié ces redresseurs de torts, à m'intéresser à leurs malheurs. Certes, la mise en scène est fluide et élégante, mais le propos dangereux. La seule solution est-elle dans ce dézingage systématique, en dehors de tout raisonnement, de toute prise de position vraiment politique? La seule solution est-elle dans le règlement de comptes individualiste? Le regard que porte le metteur en scène sur ces comportements extrêmes me paraît en empathie totale avec ces actes violents et inutiles. La pulsion l'emporte sur la réflexion, l'égoïsme sur la solidarité. Jia rêvait de tourner un film d'arts martiaux: il aurait mieux fait d'y aller directement plutôt que de passer par l'intermédiaire d'un film pseudo-politique.
    landofshit0
    landofshit0

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    2,5
    Publiée le 28 mars 2014
    Adulé par la critique le film de Jia Zhang-ke n'a eu quasi aucun avis négatif,et pourtant A touch of sin n'est pas exempt de défauts. Par le parcours de ces personnages Jia Zhang-ke montre le changement d'une Chine traditionnelle, qui s'est vue en quelque années donnée en pâture au libéralisme et à la corruption. Le premier personnage est celui qui à le plus d’intérêt des quatre,mais rapidement tout retombe. Le réalisateur à un vrai manque de tenu dans la narration,ces histoires tournent vite en rond. Et le rythme contemplatif n'apporte que de l'ennui,plus le film avance plus il devient ennuyeux. L'image et les cadrages sont beaux,mais les dialogues sont à la limite du ridicules tout comme les situations sommairement amenés. A touch of sin est une fois de plus un film surévalué par la critique française.
    al111
    al111

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    2,5
    Publiée le 12 décembre 2013
    En quatre récits et autant de flambées destructrices soudaines, le réalisateur raconte comment la violence répond au désespoir. Que celui-ci soit né d'une situation sociale insupportable ou d'une humiliation morale, la réaction est la même, un déchainement des tensions, un passage à l'acte meurtrier. Au passage, les quatre histoires ne manquent pas de planter le décor d'une Chine entre modernité et archaïsmes, où l'individu est noyé dans une société en manque de bienveillance. Corruption, inégalité sociales, aberrations dues à des systèmes hiérarchisés et ultra réglementés, relations humaines gangrénées par un chaos moral (on a la vision d'un pays en train de perdre tout son système de valeurs, par ailleurs dépassées, mais qui n'est remplacé par rien), tout y passe, le passage forcé de la Chine dans la sphère capitaliste semble brutal et fait de nombreuses victimes… Mais l'absence de liens entre les quatre personnages fait qu'on a l'impression de voir quatre moyens métrages avec un sentiment de répétition et une sorte de devinette un peu morbide pour les deux derniers une fois qu'on a compris la structure scénaristique : quand et comment le personnage va-t-il basculer dans la folie sanglante ? De plus, les récits semblent se perdre un peu en route, avec quelques passages flous, incompréhensibles : le spectateur peut se poser des questions l'empêchant d'être captivé d'un bout à l'autre, à moins qu'il ne s'agisse de références destinées au public chinois…
    traversay1
    traversay1

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    4,0
    Publiée le 11 décembre 2013
    Le public chinois ne verra pas A Touch of Sin. Du moins pas en salles. Mais via des DVD pirates, comme c'est le cas des précédents films de Jia Zhangke, le meilleur cinéaste actuel du pays (?). En tous cas, le plus clairvoyant, lui qui passe facilement du documentaire à la fiction. Ceci dit, il n'avait jamais été aussi radical que dans A Touch of Sin. La violence est au cœur de ce film somme, agrégat de quatre histoires qui décrivent de façon ultra réalistes, jusque dans ses excès, la Chine contemporaine, insoupçonnée, loin des clichés, celle qui subit de plein fouet le passage au capitalisme sauvage. Et surtout ces migrations, ce déracinement pour les plus pauvres..C’est une tranche de cinéma nerveuse et sèche qui passe allègrement d’un récit à un autre sans pour autant perdre son unité de ton. Il recèle une grande barbarie, un côté féroce et impitoyable qui glace les sangs. Comment Jia a-t-il pu tourner en Chine et contourner la censure ? C’est un mystère. Au-delà du propos, la science du cadrage du réalisateur cloue littéralement au sol par sa précision et sa poésie noire. Cette vision polyphonique de la Chine d’aujourd’hui est saisissante de bout en bout. Et proprement effrayante.
    islander29
    islander29

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    4,5
    Publiée le 13 décembre 2013
    Je dois avouer que depuis quelques années, j'étais sceptique sur la forme et le style des films de Jia Zhang Ke.... Et bien il a tout bon, voila un film qui propose une lumière étonnante et des vues panoramiques sur la chine tout aussi surprenantes.... Quant à l'univers décrit, la violence vécue socialement, les quatre histoires passent comme une lettre à la poste.... Que ce soit le serial killer dans l'entreprise, le femme violentée, les très jeunes prostitués, la chine se dévoile dans sa crudité et ses mouvances, sa modernité, ses hantises et ses anxiétés.... Caméra maitrisée, dialogues réalistes, le film est une grande vibration orthodoxe pour dénoncer une société chinoise moderne victime des mutations sociales..... Voila un film d'un style flamboyant et qui réconcilie avec un certain cinéma d'auteur dénonciateur et humaniste ....En tout cas moi j'ai retrouvé un bonheur certain devant l'écran.....
    Myene
    Myene

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    5,0
    Publiée le 13 décembre 2013
    J'ai bien hésité avant d'y aller tant je craignais le surdosage cumulatif de violence après Cartel,Snowpiercer, Zulu et Rêves d'or bien m'en a pris! c'est pour moi un chef d'oeuvre qui nous fait communiquer avec des mentalités et comportements que nous négligeons trop comme la succession de l'ordre et du chaos ou les épopées consacrées aux bandits meurtriers miroirs d'un inconscient collectif outragé ! Le réalisateur a bien choisi ces faits divers et su tresser les fils de ces parcours à la Altmann qui nous invite à reconsidérer tout ce que nous croyions savoir de la Chine ...Les 4 passages à l'acte sont des itinéraires personnels de rupture de 4 personnalités très différentes , un seul est en contact avec sa volonté de puissance les 3 autres étaient plutôt soumis à l'autorité et c'est leur indignité qui les fait devenir impitoyables avec les autres ou eux même Ce qui m'a plu dans ce film c'est certes le formidable documentaire sur la violente mutation sociale qui touche toutes les provinces mais aussi les références aux arts et thèmes de la culture traditionnelle; l'opéra populaire et les codes esthétiques picturaux ou d'art martiaux Je reverrai ce film avec plaisir sure d'en approfondir la portée Que dire pour vous inciter à le voir et bien "quand le chinois se réveillera la Chine tremblera".
    Romain A.
    Romain A.

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    1,5
    Publiée le 14 décembre 2013
    J'étais tenté de voir ce film. Je me rend donc, avec entrain à la séance. La première scène, celle de la mobylette, est géniale. La suite, avec le personnage montrée sur l'affiche m'a semblé un peu lente, puis l'explosion de violence à ravivé mon intérêt. L'humour noir, les belles images... J'étais content. Bon sang la scène de la Maserati... Après... Et bien c'est le drame. Le film deviens long, une accumulation d'histoires chiantes, toujours au même déroulement, on se fatigue, on tente de se raccrocher, mais non. On glisse, on s'enfonce dans son siège, les sous titres disparaissent, les yeux se ferment... La toute dernière scène de film m'a parlé, moi, public blasé au regard bovin, complètement amorphe et endormis devant une pièce sans queue ni tête et chiante. Comme si le réalisateur était conscient d’emmerder les spectateurs avec son film. Choc culturel ? Peut être. Cependant, je trouve les réactions presse insupportable, c'est assez évident pour moi qu'ils n'ont regardés que la première histoire et juger le film à partir de ça. J'ai vécu un calvaire dans mon fauteuil. J'aurais du partir, mais je mettais de la bonne volonté. Ma note ? Un gros Non.
    Julien D
    Julien D

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    2,5
    Publiée le 13 décembre 2013
    Construit à la façon d’un film à sketchs, ce nouveau fleuron néoréaliste chinois dresse un panorama sans concession de l’Empire du milieu moderne dont la population est en proie à la corruption de son pouvoir et à la déchéance sociale. Mais c’est justement sa construction éclatée, nous faisant suivre plusieurs parcours sans aucun rapport les uns avec les autres, que le propos perd de sa radicalité. Là où un récit structuré aurait pu en décupler l’aspect psychologique et rendre les personnages un minimum attachant, ici le choix narratif fait par Jia Zhang Ke de donner pour unique point commun aux segments son rythmique très lente brutalement interrompue par une montée de violence a toutefois l’avantage de se déplacer, l’un après l’autre, vers un contexte plus urbain, partant des zones minières à la ville, ce qui démontre efficacement que son fatalisme politico-social touche toutes les strates de la population chinoise. Terriblement languissante mais esthétiquement irréprochable, cette charge brutale contre la situation de la Chine y fut justement interdite de sorties en salles, preuve sinéquanone de sa pertinence, mais n'apprend finalement rien de nouveau au public occidental.
    Piwi47
    Piwi47

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    4,5
    Publiée le 22 décembre 2013
    Avec « A Touch of Sin », Jia Zhang Ke s'adresse au monde en examinant les gangrènes d'une société (en l'occurrence, la sienne) à travers le prisme de l'abandon à la violence, sous la forme d'un docu-fiction saisissant, lui-même établi comme un pamphlet rageur mais jamais moralisateur. Puissant, admirable, subversif, magistral. Un cas d'école !
    chest D.
    chest D.

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    1,0
    Publiée le 12 décembre 2013
    Comment transformer un cours de géopolitique en (bon) film? Deux options étaient possibles: la première consistait à faire tenir le film sur les personnages, à les délester de leur statut de symboles de la misère chinoise. Peut-être ai-je mal vu le film, mais j'ai le sentiment que ce choix n'est pas du tout celui qui a été fait: tous ses personnages sont ramenés à cette phrase d'une des filles du sauna (chapitre 3 du film) qui dit qu'il "vaut mieux avoir une triste vie qu'une belle mort". Aucun destin n'est donc héroïque dans A Touch of Sin, le jeune homme qui se défenestre dans le dernier chapitre a même droit à une triste vie et une triste mort. La Chine va vraiment très mal: la jeunesse désoeuvrée de Plaisirs inconnus a maintenant tellement froid qu'elle se suicide. L'autre option consistait à opérer un casse sur le cinéma américain lui-même, ce que fait par exemple Bong Joon-ho dans Snowpiercer, film-monstre qui excède ses références américaines et apparaît, par son casting même, comme une gigantesque tour de Babel couchée à l'horizontale, qui ratisse de tout ce qu'elle peut avant d'exploser. L'ambition de Jia Zhangke est moindre: il fait la somme de quatre faits divers récent qu'il abat successivement sous nos yeux comme des cartes censées former quelque figure. L'abattage successif de ces cartes ne produit pourtant rien: le film ne semble être que la somme des faits divers qu'il raconte. Jamais le tableau de la Chine contemporaine ne dessine un état du monde: le film reste, à l'image de ses tristes personnages, prisonnier de ses quatre cantons. Voir la critique complète sur mon blog.
    Thierry M
    Thierry M

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    0,5
    Publiée le 12 décembre 2013
    Mais que dire la dessus, 2h d'ennuis mortelle. Grosse déception.
    Akamaru
    Akamaru

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    3,5
    Publiée le 18 mai 2014
    Une radioscopie extrêmement réaliste et sans concessions de la Chine contemporaine. Pour dénoncer les conséquences de l'ultra-libéralisme et les poussées radicales de violence à travers tout le pays,Jia Zhang-Ke passe par le biais du film de genre. Cette peinture ambitieuse se décompose en 4 histoires indépendantes narratives,mais inter-connectées par leur thématique de la désespérance. Un mineur se révolte contre des conditions de travail déplorables. Un homme qui subit les événements,découvre les pouvoirs d'une arme. Une employée de sauna pète les plombs face à un client trop pressant. Un jeune accepte des postes de plus en plus dégradants,et s'enfonce dans une spirale négative. Humiliation quotidienne,égoïsme généralisé et relationnel réduit à sa plus simple expression,sont quelques uns des maux de la société du XXIeme siècle. Et Zhang-Ke le montre de la campagne la plus reculée à la cité high-tech. Si l'on aurait préfère un rythme plus soutenu,et une régularité plus grande des sketchs(le 1 et le 3 sont nettement supérieurs aux 2 autres),le sens du cadre,des couleurs et de la composition font de "A touch of sin",une œuvre particulièrement aboutie.
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