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stanley
83 abonnés
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4,0
Publiée le 14 décembre 2013
A Touch of Sin est un film paradoxal car Jia Zhang-Ke avoue s'être directement inspiré de plusieurs histoires vraies tragiques et, en même temps, nous donne son oeuvre la plus proche d'un univers fictionnel classique. Après des films difficiles, quasi documentaires et parfois trop arides, A Touch of Sin s'avère son film le plus abouti et la plus accessible. Un film d'une rare force d'évocation qui amène le cinéphile vers un moment d'intense émotion. La force principale du film est sûrement sa mise en scène virtuose mais sans stylisation. De beaux mouvements de caméra pour des travellings majestueux, des images d'une réelle beauté (avec le fait d'avoir trouvé des lieux variés, méconnus avec leur beauté propre) et une fluidité qui permet le passage d'une histoire à l'autre. Il faut aussi noter l'utilisation très fine des couleurs (successivement froides, brumeuses, contrastées et lumineuses). Le cinéaste sait aussi filmer la foule et les visages anonymes à l'expression curieuse, les feux d'artifice et la musicalité des chants. Quatre endroits de la Chine et autant de thématiques : les zones désertiques, les abords polluées d'une grande ville, une ville résidentielle et la mégalopole). Le film repose aussi sur des interprètes inoubliables : en premier Zhao Tao dans le deuxième segment, femme perdue au désespoir total mais dure et Jiang Wu homme désespéré quasi robotique. Ces qualités font vite oublier quelques failles du scénario lors du deuxième segment où le cinéaste semble hésiter. Jia Zhang-Ke montre la violence d'une façon très réaliste sans stylisation. Jia Zhang-Ke s'intéresse aussi aux animaux dans des scènes quasi poétiques. Le premier segment peut, lors de scènes violentes s'inspirer du Parrain et au troisième Haou Sao Sien n'est pas loin. Evidemment, le cinéaste questionne l'état de la Chine actuelle et la désespérance de ses habitants dans des lieux qui font froids dans le dos. Les premières et troisièmes histoires sont des purs chef d'oeuvre. Superbe film qui aurait mérité un des trois premiers prix à Cannes !
Un constat bien amer de la nouvelle réalité chinoise à travers quatre faits divers plus ou moins entrecroisés . Formellement efficace , référencé , le film interpelle d'un bout à l'autre , installé dans une violence froide à l'image d'une Chine opportuniste , corrompue , prostituée, sans vergogne , ni horizon ; prise au piège d'un individualisme maquillé . Mais , au fond , ce film parait en fait bien plus universel aujourd'hui que proprement chinois . Peut-être un bémol cependant , chaque histoire méritait en fait un film entier .
Un grand film, le grand film peut-être sur la Chine d'aujourd'hui. Aussi fort que Balzac au XIXème chez nous. Tout est parfait. Jamais on se pense dans une fiction tellement tout est magnifiquement orchestré. La forme ne prend jamais le pas sur le fonds et les acteurs sont au service de l'histoire. A revoir.
Véritable témoignage à charge envers la société contemporaine chinoise, A Touch of Sin nous montre la décadence actuelle présente dans le pays le plus peuplé au monde, sous forme de plusieurs pastilles se recoupant parfois. Tantôt politique, tantôt sociétale, tantôt arriviste ou encore simplement pour le goût de l'argent, la motivation qui pousse les gens à la violence, qu'elle soit physique ou morale, n'est qu'un faire-valoir. Car la violence est omniprésente et dépasse toute la bonne volonté que l'humanité peut y mettre, semble dire Jia Zhang Ke. La violence ressort d'autant plus que les décors et la manière dont est filmée cette œuvre sont magnifiques, presque poétiques, avec des tons pastels, des paysages naturels ou industriels grandioses qui semblent écraser toutes ces basses mesquineries du quotidien. Si les images sont choquantes et ont le mérite de sortir de l'ordinaire en dénonçant un aspect méconnu de la vie en Chine, le procédé est un peu répétitif et finit par lasser. Le film a une véritable force mais à trop en faire, il prend le risque de dégouter le spectateur dans trop de noirceur.
Jia Zhangke est un très bon metteur en scène. Ce film est à charge sur le monde des banlieues chinoises. Film gris, noir, triste. On pourrait et il se fait le même film sur les banlieues de Dublin, Haïfa, Detroit ... le cinéma français ne le fait pas , et c'est bien dommage. Des commentaires y voient de l'humour ... une femme frappée à coup de liasses de billets. Des sadiques ? Je comprends que de nombreux commentaires soient positifs : il n'y a que les cinéphiles à aller voir ce films et les cinéphiles partagent sur les médias sociaux. On peut passer un meilleur moment que de voir ce film. Juste une chose intéressante : justement la vision des hors-mégalopoles chinoises.
C'est un film à la fois politique et social, en ce sens qu'il dénonce la vie moderne en Chine, notamment la machine capitaliste qui broie les gens, en particulier les plus faibles. Le film est découpé en quatre histoires distinctes les unes des autres. Tout y passe : corruption, arrogance et cynisme des "gagnants", droit du travail quasi-inexistant, exploitation sexuelle, etc. La mise en scène est très efficace, plusieurs scènes sont poignantes. Cela dit, un certain nombre de défauts me sont apparus. D'abord le découpage du film en quatre parties fonctionnant en totale autonomie les unes des autres. Le "fil rouge", à savoir la souffrance et l'injustice des gens face au système, ne suffit que partiellement à donner une cohérence à l'ensemble. Il a fallu condenser chaque histoire pour qu'elle rentre dans le film, du coup la "conclusion" est à chaque fois expéditivespoiler: : vendetta, suicide... Or chaque sous-partie aurait mérité un film à elle seule et pas un simple bout. Enfin, j'ai noté certaines ficelles un peu grosses. Par exemple le motard qui suit un camion rempli de bovins attachés qu'on transporte sans ménagement à l'abattoir. C'est effectivement ce que ressentent beaucoup de gens face à cette jungle capitaliste corrompue, mais l'allégorie est assez facile. Malgré ces défauts, le message du film reste fort et sans concession.
Pas vraiment un film chorale plutôt une suite de 4 ou 5 histoires séparées, déjà ça commence mal car je n aime pas les films qui n'ont pas d'unité. Ensuite la vision de la Chine d aujourd'hui du metteur en scène est que les hommes st tous des brutes tandis que les femmes, elles, travaillent dans des bordels fréquentés par les brutes masculines. Peut être un peu simpliste, enfin je l'espère. La série de 4 ou 5 scènes empêchent l'approfondissement des personnages au profit d'une caricature gênante, par exemple dans la 1ère scène qui aurait mérite à elle seule un film. Déception et 2.5 pour être gentil.
Quelle que soit la maîtrise technique dont fait montre le réalisateur, j'ai détesté ce film qui se complait dans la violence, sorte de "Kill Bill" sauce chinoise. Ah, l'esthétisme des tomates bien rouges sur la chaussée tandis que le personnage de l'affiche joue avec une comme Georges Raft avec sa pièce de monnaie dans le Scarface de Hawks, avant d'aller trucider tout ce qui bouge, avec force éclaboussures ! La chine c'est le pire du communisme allié au pire du capitalisme. Un film comme "Train de nuit" montrait tout cela sans déverser des flots de sauce tomate sur l'écran. Ce film a eu le prix de scénario à Cannes ?? un scénario plein d'incohérences (la 3ème histoire surtout) . Est-ce dans "Train de nuit" ou dans "Still life" (ce dernier, monument d'ennui) qu'il y avait déjà un type qui battait un cheval attelé? Mais la critique est unanime, elle découvre que la chine peut être un pays violent (1 milliard 400 millions d'habitants, plus de 4000 exécutions par an) ça lui donne du grain à moudre!
4 portraits pour représenter les petites gens opprimés, la misère, la corruption. 4 portraits universels, déchirants, où la violence est la conséquence d'un trop plein de misère, d’humiliation. 4 portraits déchirants, filmés avec intelligence et onirisme dans une Chine en pleine mutation, découvrant la pouvoir du capitalisme et ses effets souvent pervers. Un film indispensable, filmé avec grâce et magie qui ne peut laisser personne indifférent dans ses silences et ses regards aussi éloquents que déchirants...
Un film au scénario original superbement mis en scène qui m a fait connaître la réalité de l état de ce pays qui veut paraître plus moderne et libre qu il ne l est puisque sa population subit toujours autant la Corruption, pauvreté etc.... Par ces différentes histoires dont on se demande quel rapport il peut y avoir, le réalisateur fait un portrait bien complet de son pays. Que ce soit a la campagne tjrs extrêmement pauvre et sous développée ou a la ville où les gens ont l apparence et l impression d être plus libres, tous au final subissent la loi de ces nouveaux riches, ceux qui ont su profiter de l essor du pays. Ces nouveaux patrons dirigent le pays et vivent à l occidentale où l argent donne le pouvoir tandis que les habitants luttent pour survivre! comme la triste histoire de ce jeune homme qui se rend compte que pour attirer la femme qui lui plait, il lui faudrait de l argent mais se trouve tjrs freiné par son ancien patron qui l exploite mais surtout par le fait de devoir subvenir aux besoins de sa famille tjrs à la campagne. Cette dernière histoire est vraiment la plus significative pour moi, elle résume parfaitement les choses. De plus, les différents destins se croisent et se rejoignent, on se rend compte d un coup de la maîtrise du scénario par le metteur en scène qui pour conclure en beauté nous balance sa morale dans un spectacle traditionnel.... Génial!
Le film raconte quatre histoires, toutes inspirées de faits réels divers réels. Les faits divers ont été prélevés sur les réseaux sociaux chinois. Jia Zhang Ke signe un film sur la Chine d’aujourd’hui. Le premier volet raconte un mineur, qui rendu fou par la corruption des élites de son village et par la soumission de la population, tue cinq de ses concitoyens. Le cinéaste nous offre un début à la Tarantino. Le deuxième chapitre raconte un motard, voleur et assassin. Dans le 3è, une hôtesse d’accueil, humiliée, assassine un client. Le dernier acte raconte le destin d’un jeune homme ballotté entre les mauvais emplois et qui craque sous la pression.
A touch of sin montre une Chine violente, pauvre, riche, injuste. La corruption est pré film est extraordinaire avec ces 4 histoires. Les quatre histoires se situent dans quatre régions bien distinctes, avec des dialectes différents. Le propos est politique. La violence est toujours présente. Les images sont fortes, brutales. Et le spectateur est soumis à une tension tout au long de ce film. La mise en scène est brillante.
A touch of sin est un film important, une fresque violente. Un regard sur la Chine contemporaine. Beau
Une vision sans concession de la Chine actuelle ou la corruption engendre la violence sous la forme de 4 personnages au destin à la fois différent et similaire. Ce n'est peut-être pas du grand cinéma mais la démonstration est prenante et percutante.
Loin du chef d'œuvre qu'avaient annoncé la presse et cannes lors de sa sortie, le film,divisé en 4 parties,dépeint la Chine d'aujourd'hui à travers 4 personnages qui souffrent, et essayent tant bien que mal de s'en sortir ou de trouver justice. En vain... La première scène est géniale et l'histoire qui suit (le premier chapitre) est assez prenante mais ensuite... Quel ennuie ! Mise en scène plate, acteurs zombies et scenar pas toujours d'une grande logique. Bref bien déçu...
Sorte d’ovni pour une industrie habituellement frileuse, A Touch of Sin se divise en plusieurs tronçons vaguement reliés, en suivant sur chacun d’entre eux des personnages que la vie va pousser sur le chemin de la violence. Dérive de l’argent, corruption et vice y sont présentés sous leurs aspects les plus crus : le réalisateur dresse un portrait bien amer de la société chinoise. Sa structure morcelée le prive malheureusement d’intensité dramatique mais le film reste agréable à l’œil, original et très violent : un exercice de style qui ne manque pas d’intérêt, en particulier venant d’un pays qui ne nous a pas forcément habitué à aller aussi loin.