Après son remarquable « Imitation game », Morten Tyldum change radicalement de cap et se lance dans la pure SF en réalisant « Passengers ». Doté d'un budget confortable, son nouveau film se révèle vite efficace et techniquement proche de la perfection. Pour autant, le cinéaste n'oublie pas la dimension psychologique en nous offrant un état des lieux complet et particulièrement adroit des sentiments humains en général et de la solitude en particulier. On se retrouve donc « coincé » dans un immense vaisseau spatial, à des années lumières de toute civilisation, en compagnie d'un unique passager. Ce pauvre homme va bien vite découvrir qu'il est en effet le seul à s'être réveillé de son sommeil artificiel... en plein milieu du voyage. Tout le problème est de savoir pourquoi lui et comment alerter le reste de l'équipage ! L'ensemble fonctionne à merveille et on ne s'ennuie pas une seconde dans ce huis-clos pourtant totalement dénué d'action et de violence physique. Il faut dire que la qualité des acteurs est irréprochable... tout reposant finalement sur leur capacité à nous surprendre et à nous faire « gober » cette improbable histoire. Impeccable !
Au-delà du prétexte de la romance et des incohérences dans un film de science-fiction pour lequel il a tant été décrié, ce long-métrage soulève des questions intéressantes : quelles raisons peuvent pousser tant de personnes à quitter leur vie sur Terre, leurs amis, leur travail ? Pourquoi mettent-ils toutes leurs économies dans ce voyage alors qu’ils ne sont pas sûrs d’arriver « à bon port » ? Une lucidité plus accrue que les autres, le désespoir, l’espoir que l’on prenne davantage soin de cette nouvelle planète ? J’aurais aimé que le film creuse davantage les motivations de ses personnages.
Autre question intéressante : que ferions-nous si, comme Jim et plus encore Aurora (car elle a été réveillé par la seule volonté de Jim), nous étions « coincés » jusqu’à la fin de nos jours dans un vaisseau spatial, sans espoir de retour en arrière (dans une vie qu’ils ont néanmoins choisi de fuir), ne jamais voir la Terre répondre à leur SOS avant plus de 50 ans ? Nous y ferions-nous ? Serions-nous désespérés au point de nous donner la mort ? C’est aussi pour cela que j’aime tant les films de science-fiction : il fait souvent nous poser des questions importantes, intéressantes, du fait des catastrophes éprouvées par les protagonistes (souvent avec une facilité et une certaine désinvolture assez déconcertantes d’ailleurs…).
Le film est un curieux mélange entre « Wall-E » de Pixar, de « Gravity » et de « Seul au Monde » avec Tom Hanks, pour la première partie du film avec Jim seul humain réveillé dans le vaisseau. La musique de Thomas Newman souligne l’angoisse ressentie à plusieurs moments intenses durant le film. Pas surprenant que parfois la musique fasse quelque peu penser à la bande originale de Wall-E : c’est Thomas Newman lui-même qui l’avait composé… On ressent très bien dans « Passengers » l’atmosphère « froide » et « aseptisée » des films de science-fiction, de surcroît se déroulant dans un vaisseau spatial, et dans l’espace…
« Passengers » est un long-métrage de science-fiction prenant, haletant, angoissant, qui soulève des questionnements intéressants que j’aurais aimé voir creusés davantage. Malgré que le film soit assez lent à démarrer jusqu’au réveil d’Aurora, il se suit avec plaisir.
Voir mon analyse complète du film sur mon blog; reves-animes.com
Une SF romantique mignonne à souhait avec 2 bons acteurs qui tiennent tout le film sur leurs épaules. Le reste n'est qu'une transposition flemmarde des ficelles habituelles de la comédie romantique du genre je t'aime moi non plus. Si le contexte spatial lui donne un petit piment supplémentaire, ça s'avère davantage de l'ordre du décorum qu'autre chose. Ça se laisse regarder quand même avec un petit plaisir coupable, mais ça ne marquera pas les esprits.
Mais il s'agit d'une comédie romantique! Une bluette qui suit tous les codes voire les clichés du genre et dont la tonalité légère, humoristique, empêche de donner le moindre crédit à l'aspect thriller ou même suspense de la seconde intrigue - résolue dès les premières images. L'inscription dans un cadre de SF confère certes une originalité mais qui n'est qu'un prétexte à une histoire d'amour ou plutôt une réécriture de conte de fées - l’héroïne s'appelle Aurore... Ne vous y trompez pas!
Les bases pour un bon film sont bien présentes dès les premières images, les effets spéciaux sont magnifiques, la mise en place sobre mais très efficace. On ressent de l’empathie pour Chris Pratt durant la première demi-heure, on découvre avec ravissement la belle Jennifer Lawrence. Tout concourt au bon déroulement de « Passengers ». Hélas, le scénario fait progressivement preuve de paresse et le film vire doucement vers un beau spectacle, hélas trop convenu avec d’inévitables clichés qui gâchent un peu le propos. Les enjeux existentiels sont expédiés pour faire place à une histoire d’amour assez banale et certaines situations frisent le ridicule. Malgré tout, on se laisse embarquer par cette histoire sentimentale qui remplit son objectif, celui de nous divertir malgré ses nombreuses facilités.
Bon film qui méritait mieux. Une GROSSE étoile en moins pour cette romance gnangnan qui ralentit trop le scénario en milieu de film. Les personnages sont top, les effets impeccables, la physique plutôt respectée. Du bon taff, dommage pour le côté guimauve
Les effets spéciaux d'une grande beauté ne parviennent pas à masquer les failles de cette comédie romantique de l'espace, un peu gonflée à certains égards. spoiler: L'énormité de ce que fait le personnage de Cris Pratt est tout de même traité de façon un peu trop légère.
Le début du film est très réussi, la fin beaucoup trop abrupte.
Ici c'est clairement le propos philosophique qu'il faut rechercher dans ce huis clos, et rien d'autre. Faut-il ne faut-il pas..? Il y a beaucoup de références au films pionniers du genre comme Alien entre autre mais on ne saute pas à pied joints dans le monde des créatures dégueulasses et fascinantes ni d'ailleurs dans le monde du rebondissement inattendu. On s'intéresse à la psychologie des personnages en se laissant aller à admirer des décors somptueux et la lenteur du film a tendance à le rendre organique. Il y a beaucoup de clichés mais pas facile de passer à côté quand on veut faire avancer le propos. Ennuyeux pour certains, fascinant pour d'autres.
Quand je lis les commentaires, je suis atterré. Comment un tel film a-t-il pu obtenir une si bonne notation? A vrai dire, le concept m'intéressais car il me faisait penser aux BD Bételgeuse et Survivants. Eh bien, j'ai vite déchanté. Oui, car de belles images et de beaux décors ne font pas un film. Un film, c'est aussi une histoire qu'il faut savoir bien raconter. Or, le réalisateur échoue sur toute la ligne. La faute à une réalisation plate et sans magie, des invraisemblances et incohérences à la pelle (et ce dès les premières minutes) et des dialogues risibles qui finissent par nous désintéresser de l'histoire. Sans parler des tartines de bons sentiments dorées sur tranches servies tout au long (je n'évoque même pas la fin qui est d'une niaiserie confondante), de l'apparition inutile du personnage-surprise de Laurence Fishburne et de la BO dont on ne gardera pas le moindre souvenir. Mais je ne m'étendrai pas plus. Donc, en conclusion, que ce soit la réalisation, les dialogues, les situations etc...tout sonne faux du début à la fin. Au bout de deux heures, c'est à la fois sans déplaisir et avec soulagement que l'on accueille le générique final.
Film sympathique qui pose un futur assez basique mais qui interroge rapidement le spectateur sur des questions intéressantes et personnelles qui nous plonge dans une ambiance intense et pesante ! Malgré son montage décevant (car trop basique et rapide), le film vaut le détour !
De bons effets spéciaux, des acteurs pas trop mauvais et une bonne idée de scénario (sur le papier du moins) Car le film suis une logique assez douteuse. spoiler: Le héro contraint de passer sa vie seul, suite à une erreur technique, décide au bout d'un an de réveiller une autre personne, bien sur une femme et tant qu'à faire la plus jolie, sinon c'est moins intéressant. Il commet donc un crime (on ne peut pas appeler ça autrement) en condamnant une femme à vivre seule avec lui contre son grée jusqu'à la fin de son existence. Un taré qui kidnappe une femme pour l'enfermer dans sa cave c'est du pareil au même pour, je ne vois pas la différence, même si elle peut s'attacher à lui, voir tomber amoureuse (syndrome de Stockholm) ça en reste pas moins un crime.
Traiter un sujet de ce genre de ne dérange pas, mais faire passer le héro pour un "gentil" et conclure par une fin (ils vécurent heureux ....) c'est tout de même assez dérangeant je trouve.
La logique, aurait plutôt voulu un huis clos à la Shining (le paranormal en moins) d'ailleurs en regardant le film, je pensais qu'on allait s'orienter vers une histoire de ce type, j'ai même pensé que le barman était un clin d'œil justement ^^
Je met quand même 3 étoiles car le film se laisse regarder ... c'est juste pour la morale, qu'on repassera...
Ceux qui ont vu 2001 l'Odyssée de l'espace vont comprendre un peu le projet, enfin le scénario que se joue sur ce vaisseau spatial. Les deux pauvres passagers réveillés par erreur ne peuvent malheureusement plus ré endormir. Par conséquent ils doivent vivre dans un immense vaisseau qui doit normalement rejoindre une petite sœur de la terre. Car c'est effectivement vrai la terre est morte. Après les deux acteurs jouent très bien leurs rôles. Dans ce vaisseau on s'y croirait, de magnifiques décors et de magnifiques effets spéciaux, on se croirait au fin de l'espace en compagnie de Jennifer Lawrence. Non mais sans blague, quelle belle histoire d'amour, au fin fond de l'espace sidéral.