Woody Allen c’est un style cinématographique qu’il faut apprécier, soit on adore, soit on déteste, pour ma part, je ne suis pas vraiment fan de ses films, et pour son dernier film en date, « Magic in the Moonlight », le réalisateur ne surprend en rien et reste fidèle à son style : lent, romantique et émouvant. La partie que j’ai le plus apprécié est le début, soit les quinze premières minutes, qui met en place l’intrigue basée sur la magie et l’illusion. Mais à partir de l’arrivée de Emma Stone, il ne se passe absolument rien, mis à part une ou deux scènes assez comiques et émouvantes, on s’ennuie ferme, rester dans l’histoire est une épreuve, ce qui est plutôt dérangeant. On ne peut pas sous-estimer les acteurs qui livrent de très bonnes prestations, parfois exagérées voir exaspérantes, mais qui correspond bien à l’époque. Le scénario reflète le casting : lent, long et superficiel. Il ne fallait pas s’attendre à un chef d’œuvre, certes c’est un très beau film, l’esthétique est soignée, les paysages et les décors fidèle aux années 1920, mais trop lent, trop superficiel, vide, malgré un concept original.